En souvenir des enfants et des belles années d’autrefois; et de l’éternelle jeunesse david-hamiltonienne

Pour le 11 avril 2021.

Dans cet article de blog, voici quelques illustrations de la première page (janvier) des calendriers « PHOTO » de David Hamilton, entre 1974 et 1993, qui furent les années de parution des calendriers david-hamiltoniens en Europe.

Nous rappelons que le présent blog est sans l’ombre d’un doute, sur tout Internet, celui où l’on trouve le plus grand nombre des calendriers de David Hamilton.

Janvier 1974

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Janvier 1974, calendrier David Hamilton

Janvier 1975

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Janvier 1975, calendrier David Hamilton

Janvier 1976

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Janvier 1976

Janvier 1977

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Janvier 1977

Janvier 1978

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Calendrier David Hamilton, mois de janvier 1978

Janvier 1979

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Janvier 1980

photos 1980

Janvier 1980

Janvier 1981

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Calendrier David Hamilton, 1981, janvier

Janvier 1982

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Janvier 1983

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Janvier 1984

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Janvier 1985

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Janvier 1986

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Janvier 1987

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Janvier 1988

photos 1988

Janvier 1988

Janvier 1989

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Janvier 1990

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Janvier 1993

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« Le Monde d’avant », de Roland Jaccard, pour qui voudrait échapper au désert d’ennui d’aujourd’hui

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David Hamilton.

Le 15 avril 2021, qui approche, David Hamilton aurait eu 88 ans.

Par ailleurs, le lendemain, sortira en librairie Le monde d’avant de Roland Jaccard. Nous serons de ceux qui le liront aussitôt.

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Roland Jaccard et Olivier Mathieu, Paris, février 2020

Roland Jaccard vient également de publier trois articles sur son blog.

Le premier, « Le système solaire de la vanité », réunit quelques aphorismes délicieux

( https://leblogderolandjaccard.com/2021/04/05/le-systeme-solaire-de-la-vanite/).

« L’amour de l’échec est un vice pour Sartre. C’est la gloire pour Cioran. D’ailleurs que sommes-nous capables de jouer sur notre orgue de barbarie ? À peine une demi-douzaine de vieilles rengaines. Rien dans la vie ne nous frappe plus que ce simple fait : elle finit. Et tout sera effacé. » (Roland Jaccard).

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Ludwig Wittgenstein

Je trouve le deuxième article admirable (https://leblogderolandjaccard.com/2021/04/07/la-profession-de-foi-de-wittgenstein/).

Je cite la conclusion : « Bertrand Russell chercha à dissuader Wittgenstein de vivre seul en Norvège pendant deux ans. « Je lui ai dit, raconte Russell, qu’il ferait sombre et il m’a dit qu’il détestait la lumière. Je lui ai dit qu’il serait seul et il m’a dit qu’il prostituait son esprit en parlant avec des gens intelligents. Je lui ai dit qu’il était fou et il m’a répondu : Dieu me garde de la santé mentale. » Tout Wittgenstein est là. »

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Le troisième article, le plus récent, concerne les prises de position contre l’euthanasie de Michel Thomas, dit Houellebecq (qui fut mon collègue à la Nouvelle Revue de Paris, où je l’avais d’ailleurs précédé), et qui – c’est mon avis depuis longtemps – est un écrivain extrêmement surévalué, qui a simplement brillamment réussi une opération de publicité, de marketing littéraire.

En ces temps d’ordre sanitaire, tout particulièrement, comment ne pas donner raison à Roland Jaccard, quelle valeur est supérieure au respect de nos propres décisions?

« Est- il bien nécessaire d’interner dans des hôpitaux psychiatriques ceux qui ont une prédilection pour la mort, de leur donner des électrochocs et des sédatifs pour leur enlever cette fâcheuse idée que les menus plaisirs de l’existence méritent qu’on en jouisse ad nauseam, comme le préconise Houllebecq, dérobant par là-même à l’être humain la seule valeur spirituelle dont il a besoin pour vivre une vie pleine de sens ou pour mourir d’une mort pleine de sens, elle aussi : le respect de ses propres décisions ? » (Roland Jaccard)

A part cela, la vie est très souvent, comme ne savait que trop Baudelaire, « une oasis d’horreur dans un désert d’ennui ».

Reste à attendre le 16 avril pour que revienne un peu de temps d’avant. Encore un rien de patience…

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Une lectrice, à la piscine Deligny. Qui sait ce qu’elle lisait?

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Vaccination obligatoire, ma terrible confession: je n’arrête pas de me tromper. Et j’en demande humblement pardon aux hautes intelligences de mon temps!

Deux semaines avant le premier confinement en France, j’étais déjà confiné en Italie et j’avais donc appelé une amie parisienne, en lui expliquant que je ne pouvais pas sortir de chez moi et que la police patrouillait dans les rues. Elle me répondit en me demandant si je la prenais pour une conne. J’évitai de démontrer trop de sincérité. Elle, en tout cas, me prenait pour un menteur. J’ai souvent remarqué que plus vous dites la vérité, plus on vous prend pour un menteur. Puis, lorsque vous mentez, tout le monde loue votre sincérité. Deux semaines plus tard, mon amie me rappela pour me dire que maintenant, elle me croyait.

Dès après le premier confinement, j’écrivis sur ce blog que le second confinement arriverait tôt ou tard. Une autre amie parisienne me répondit que « je me trompais ». J’ai toujours adoré, depuis mon enfance, que l’on me dise que je me trompais. C’est un véritable plaisir pour moi, l’un des plus grands que je connaisse. Plus tard, innombrables les personnes qui m’ont dit qu’un second reconfinement était impossible. Se croyant sans doute fins connaisseurs d’économie, ou me répétant ce que leur avaient révélé les fins journalistes de leurs revues préférées, ils m’exposaient qu’un confinement n’était pas possible pour l’économie. Soit je ne leur répondais rien, soit je tentais de leur expliquer (mais c’était peine perdue) que, le capitalisme ne pouvant se passer de crise, ou plus exactement le capitalisme étant la crise, toute l’histoire du vingtième siècle prouvait qu’une crise de plus ne ferait que le plus grand bien aux milliardaires, aux banques et à la grande finance internationale. Et en effet, si les pauvres sont en grand danger, les riches se portent fort bien tandis que se met peu à peu (et fort rapidement) en place la « nouvelle société » à laquelle doit mener, c’est leur espoir et leur but, le « coronavirus ».

Il y a aussi quelques mois que je dis, sur ce blog, que l’on va vers la vaccination obligatoire parce que, ici encore, c’est à mon avis là le but des manoeuvres. Il paraît, m’écrivent de nombreux amis et correspondants depuis des mois, que je me trompe. C’est magnifique.

En tout cas, la vaccination obligatoire est « nécessaire dans une société démocratique », a décrété la Cour européenne des droits de l’homme. Pure coïncidence, évidemment, l’arrêt en question (dans une affaire dont elle avait été saisie en 2013 puis en 2015) vient de tomber à pic, si j’ose dire, juste en pleine phobie du « coronavirus », et en pleine campagne vaccinale. Dans l’arrêt rendu par son instance suprême, ce jeudi 8 avril, la CEDH estime que l’obligation vaccinale ne constitue pas une violation des dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme sur le «droit au respect de la vie privée». Et en droit européen, les décisions de la Grande Chambre, composée de dix-sept juges, sont définitives: aucun recours n’est possible. Et voilà, comme l’écrit Le Monde avec une charmante pudeur, un arrêt « qui conforte la possibilité d’une obligation vaccinale » contre le coronavirus.

M. Nicolas Hervieu, enseignant à Sciences Po Paris et juriste spécialiste de la CEDH, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP) et cité par Le Monde, pense que « cet arrêt vient conforter la possibilité d’une obligation vaccinale sous conditions dans l’actuelle épidémie de Covid-19 ». La décision de la CEDH, toujours selon M. Nicolas Hervieu, dresse « le constat d’un consensus général sur les effets bénéfiques de la vaccination qui ne sont pas remis en cause par les effets secondaires inévitables, dès lors qu’il y a un contrôle scientifique strict ». La cour, conclut-il, endosse « le principe de solidarité sociale qui peut justifier que l’on impose la vaccination à tous, même ceux qui se sentent moins menacés par la maladie, dès lors qu’il s’agit de protéger les personnes les plus vulnérables ».

«Lorsqu’il apparaît qu’une politique de vaccination volontaire est insuffisante pour l’obtention et la préservation de l’immunité de groupe (…), les autorités nationales peuvent raisonnablement mettre en place une politique de vaccination obligatoire afin d’atteindre un niveau approprié de protection contre les maladies graves», est-il notamment écrit dans l’arrêt de la grande chambre de la Cour de Strasbourg…

Les juges admettent que la vaccination obligatoire « en tant qu’intervention médicale non volontaire » constitue une ingérence dans l’exercice du droit à la vie privée. Mais voilà, ils l’estiment légitime et proportionnée au regard de l’objectif recherché. Extraordinaire…

J’imagine déjà Macron, ce malheureux qui ne voulait pas reconfiner et a été obligé d’être contraint, contre son gré et la mort dans l’âme, à reconfiner deux fois (pour le moment), quand il lui faudra annoncer lors de l’une de ses prochaines allocutions que, contrairement à ce qu’il avait promis, il va être contraint à être obligé, la mort dans l’âme et contre son gré, à imposer la vaccination obligatoire. Il y a du cornélien en cet homme. Polyeucte, Cinna, Rodrigue chez Pierre Corneille, Andromaque et Britannicus, et n’oublions pas
Titus, chez Jean Racine, ont désormais un nouveau pair: j’ai nommé Emmanuel. Les héros cornéliens se trouvent dans une situation psychologique tragique, écartelés entre les deux choix qui s’offrent à eux. Alors, soudain, tel Rodrigue qui choisit le devoir, Emmanuel se lèvera et, entre la vaccination et la vaccination, choisira. Euh… Entre la vaccination obligatoire et la vaccination obligatoire, que diantre choisira Emmanuel? Je préfère ne pas répondre à cette difficile question, pour ne pas encore me tromper. Je finirais par passer pour un imbécile.

J’engage évidemment mes lecteurs, correspondants amis à ne pas hésiter à me dire et à m’écrire que je me trompe. Les plaisirs de la vie sont tellement rares….

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Années 1970 : Er – Die Zeitschrift für den Herrn

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Un petit voyage, aujourd’hui, autour du magazine allemand « ER » (Er. Die Zeitschrift für Ihn. ER Verlag GmbH, München). Comme toujours, les images qui suivent – sélectionnées parmi des centaines voire des milliers d’autres par nos soins – datent des années 1963 à 1976, la plupart étant des années 1970-1972. Toutes les images sont des couvertures de la revue, sauf deux d’entre elles, dont l’une en noir et blanc, qui sont extraites des pages intérieures d’un numéro de février 1971.

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Voyez cet excellent article (en allemand): http://www.wirtschaftswundermuseum.de/er-zeitschrift-50er-1.html

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Comme toujours, une beauté des plus rares – celle, tout simplement, des femmes européennes de ce temps-là -, une pureté et une innocence infinies, pas une once de vulgarité. Du soleil, de la mer, du sable, de la nature, de la joliesse, de la gentillesse, de la simplicité. Les années david-hamiltoniennes, celles où il collaborait, en Allemagne, à Twen et à Konkret.

On reconnaît ici (image suivante), sur la couverture sublime de Er de décembre 1970, l’alors célèbre et très belle modèle Ushi Obermeier.

A notre connaissance, David Hamilton n’a jamais collaboré, en ce qui le concerne, à Er.

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Décembre 1970. Modèle : Ushi Obermeier

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Février 1971, pages intérieures, magazine ER

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Février 1971, pages intérieures, magazine ER

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Illustration (détail) extraite d’un numéro du magazine ouest-allemand « ER » (Er, das Herrenmagazin) de l’année 1973.

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Ordre moral et ordre sanitaire, même combat.

Ce qui se passe en France avec le troisième confinement est fort intéressant. MM. Macron, Castex, Véran, qui prononcent et décident les confinements, ne veulent point entendre ce mot. La chose est effective, mais le mot blesse probablement leurs sensibilités. Ils parlent, par exemple, de confinement « allégé ». Quant à Macron, qui a promis l’année dernière de ne pas reconfiner, puis qui a nommé Castex « Monsieur Déconfinement », puis qui a reconfiné deux puis trois fois avec l’aide dudit Castex, promet maintenant (à des écoliers) qu’il n’y aura pas de nouveau confinement avant la fin de l’année scolaire. Le troisième confinement devant s’achever (éventuellement) vers le quinze mai, et l’année scolaire finissant quelques semaines plus tard, c’est en effet vaguement probable. Mais l’année scolaire reprend (en principe) le 15 septembre… Il faudrait une boule de cristal pour dire et deviner combien de reconfinements non pas avant la fin de l’année scolaire, mais de l’année 2021. A moins encore que le fait de dire qu’il n’y aura pas de nouveau confinement jusqu’à la fin de l’année scolaire signifie que celui-ci, l’actuel, durera jusque-là. Au moins. Il n’y aura en effet pas de nouveau confinement si celui-ci reste le même…

Une quasi certitude est que, en Italie comme en France, toute décision concernant l’allégement des mesures liberticides sera évaluée et déterminée, officiellement, seulement d’après les données épidémiologiques. Données annoncées, publiées, prononcées par les experts scientifiques nommés par ceux qui ensuite décident de confiner – de vous confiner. Votre liberté est d’ores et déjà liée, depuis un an, à des algorithmes sanitaires

On ne va pas tarder à vous dire, à mon avis, dans les journaux ou lors des allocutions gouvernementales, que le « coronavirus » au fond a été a été un accélérateur extraordinaire en direction du monde d’après. Le travail à distance, par exemple. Quoi de mieux, va-t-on vous dire, qu’une société où tout un chacun se trouvera chez soi, derrière son ordinateur? Et d’ailleurs, on pourra vérifier que vous travaillez bien, comme il faut, et pas que vous perdez votre temps par exemple en regardant des photos de jeunes filles sur le blog « En défense de David Hamilton ».

Car signalons (si cela vous avait échappé, renseignez-vous) que, tandis que la France est en plein (troisième) confinement, le Conseil d’Etat va se prononcer dans le courant de ce mois – avril 2021 – « sur la conservation généralisée des traces des communications numériques laissées par l’ensemble de la population« . Non, la phrase ici soulignée en gras, et entre guillemets, ne sort pas de l’imagination d’Orwell ou d’un abject « complotiste », mais du journal Le Monde: https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/04/08/paris-pousse-le-conseil-d-etat-a-defier-la-justice-europeenne-sur-les-donnees-de-connexion_6075938_3224.html

On y lit entre autres : « Jusqu’où un Etat peut-il surveiller sa population au nom de la sécurité ? (…) L’enjeu est de savoir si la France peut légitimement demander aux fournisseurs de services de communications électroniques de conserver de manière généralisée et indifférenciée pendant un an les données de toutes nos communications personnelles ou professionnelles : numéro de téléphone appelé ou appelant, date, heure et durée de la communication, géolocalisation, identification du matériel utilisé, nom et adresse de l’utilisateur du matériel, adresse IP utilisée pour les services Internet, etc. De quoi permettre aux services de renseignement, à la justice et à la police de puiser, sous conditions, dans cette masse d’informations au gré de leurs besoins préventifs ou probatoires. » (Le Monde).

Vous avez bien lu. En France, le gouvernement, le gouvernement Macron-Castex, demande au Conseil d’Etat, de tout bonnement passer outre au droit établi par la Cour de justice de l’UE, selon laquelle – en revanche – les Etats européens ne peuvent pas réclamer aux opérateurs une collecte massive des données de connexions à des fins judiciaires et de renseignement. (Source : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/10/06/la-justice-de-l-ue-s-oppose-a-la-collecte-massive-des-donnees-de-connexions-internet-et-telephoniques-par-les-etats_6054906_4408996.html)

Nous avons donc un pays confiné. En élargissant un peu, nous avons un continent avec des pays qui se trouvent en « état d’urgence sanitaire » pérenne, depuis des mois, parfois depuis plus d’un an. En Italie, le décret-loi sur les mesures anti-« coronavirus », approuvé par le Conseil des ministres dans la nuit du 13 au 14 janvier 2021, a prolongé jusqu’au 30 avril 2021 l’état d’urgence qui fut déclaré pour la première fois le 30 janvier 2020 à la suite de la déclaration d’«urgence de santé publique d’importance internationale » par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à cause du « coronavirus » (au sujet de l’origine duquel on attend encore le début d’investigations sérieuses). La date « limite » – en Italie – du 30 avril 2021 est maintenant toute proche. Les meilleurs observateurs italiens disent, écrivent, savent que le gouvernement italien décidera une nouvelle, et sans doute longue, prolongation.

Tous les gouvernements de l’UE vont dans ce sens: en Allemagne, Merkel veut un nouveau confinement « bref » (sic) de trois ou quatre semaines pour son pays, où les gens sont confinés depuis avant décembre… En France, on parle de futurs « allégements », éventuellement (et si les données épidémiologiques consentent…) vers « mi-mai ». Bref, tous les pays de l’UE vont prolonger les états « d’urgence », reconfiner, ou ne pas déconfiner, au moins jusqu’à mi-juin ou mi-juillet 2021. Il faut visiblement mettre en place, avant tout « bout du tunnel », les passeports (voire les vaccinations) obligatoires. Vaccinations officiellement pas obligatoires pour l’instant, mais qui pourraient bien le devenir. Implicitement ou explicitement. Le passeport vaccinal, lui, est attendu pour le 15 juin

Et en France, en outre, le gouvernement Macron Castex envisage de ne pas considérer ce qu’a légiféré l’Union européenne au sujet des données, de toutes les données de tous les citoyens, qui seraient conservées « pendant un an » (guillemets citatifs), y compris « préventivement« . Qui sait, aussi leurs données sanitaires?

Ce qui faisait dire par exemple, dès le premier mars 2021, à la juriste Mireille Delmas-Marty : «Le rêve de perfection transforme nos Etats de droit en Etats policiers»: https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/01/mireille-delmas-marty-le-reve-de-perfection-transforme-nos-etats-de-droit-en-etats-policiers_6071518_3232.html

Citons Mireille Delmas-Marty (et l’on pourrait citer beaucoup d’autres juristes, politiciens, intellectuels faisant de pareilles constatations, en France ou dans d’autres pays):

« Après les discours musclés annonçant l’éradication du terrorisme, voici les discours savants sur le « Zéro Covid ». Et toujours la même obsession sécuritaire, le même rêve d’un monde sans risque, sans crime et sans maladie. (…) Que dirait-il (Emile Durkheim) à l’heure actuelle où le rêve de perfection s’accompagne d’une inflation de normes, véritable « goutte-à-goutte normatif » (Catherine Thibierge, 2018) qui, jour après jour, rend presque invisibles les transformations en cours. D’autant que de nouvelles technologies ne cessent d’arriver sur le marché, offrant aux décideurs des moyens de surveillance encore inimaginables au temps de Durkheim. La reconnaissance faciale, développée par Apple pour le déverrouillage de ses nouveaux téléphones, se combine à la surveillance par caméras, voire par drones, à la géolocalisation des utilisateurs d’Internet ou encore aux algorithmes de reconnaissance des émotions. » (extraits principaux de: Mireille Delmas-Marty, juriste, dans Le Monde)

Dans un récent article, sur son blog (dont je ne partage pourtant pas toujours toutes les thèses, et je le lui ai dit), Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université, a établi un parallèle assez intéressant entre certains discours généralisateurs et alarmistes sur l’inceste, et les discours alarmistes sur le « coronavirus ». C’est ici (https://lequichotte.com/2021/03/29/memoire-traumatique-et-manipulations-dans-tous-les-azimuts/) mais l’on consultera surtout cet excellent article de Peggy Sastre dans Causeur, le magazine d’Elisabeth Lévy auquel collabore Roland Jaccard ( https://www.causeur.fr/muriel-salmona-amnesie-tramatique-viols-192816).

Nous vivons dans un monde où les discours dominants entretiennent un climat de peur (voyez la dénonciation de cet état de fait, dans l’article de Peggy Sastre), que ce soit d’un point de vue moral ou que ce soit d’un point de vue sanitaire (avec la peur du « coronavirus »).

Les albums de David Hamilton ne sont plus republiés, on retire les livres de Matzneff des librairies et il n’a plus d’éditeur (et cela, à la suite de son lynchage médiatique, mais avant que tout jugement provenant de la justice ait été prononcé: à supposer encore que son procès ait lieu en septembre 2021), tandis que les « réseaux sociaux » censurent à tout va (ici encore, en se substituant aux décisions de justice). On ne peut pas publier, sur Facebook ou d’autres réseaux sociaux de ce genre, la photo d’un sein, y compris la photo d’un tableau de femme nue peint il y a plusieurs siècles. Et ce sont ces réseaux sociaux qui, tout pareillement, censurent (suppriment, ou rendent inaccessible) les sites, blogs, vidéos qui oseraient contester ou seulement égratigner les vérités officielles et gouvernementales sur le « coronavirus ». On est donc clairement en marche vers la pensée unique et vers la « police de la pensée » d’orwellienne mémoire.

Il devrait dès lors suffire d’un cerveau en état de fonctionnement pour comprendre que la surveillance se généralise, que la censure s’installe et que, tandis que les confinements se succèdent et que les états « d’urgence » se multiplient et se suivent les uns les autres, la liberté recule, irréversiblement. Irréversiblement.

Le résultat, pour l’Europe, est terrifiant. Sous prétexte de « sauver des vies », dans plusieurs pays d’Europe on trie (et, demain, on annoncera devoir trier) entre ceux que l’on opère et ceux que l’on n’opère pas. Des médecins, en Italie, avaient publiquement déclaré au début de 2020 qu’ils déploraient davantage de morts pour des cancers, des crises cardiaques, ou des opérations déprogrammées, que pour le « coronavirus ». (Reste à espérer, au fait, que les morts de cancers, de crises cardiaques, ou d’opérations déprogrammées, ne soient pas comptabilisés dans les statistiques des « morts de coronavirus », statistiques qui servent ensuite à vous confiner). Bref, sous prétexte de sauver des vies, on en sacrifie.

SOURCE. Hier encore, dans Le Monde, un collectif de 99 chirurgiens a déclaré: Nous, chirurgiennes et chirurgiens, sommes également confrontés à un tri : quels patients déprogrammer ? : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/06/nous-chirurgiennes-et-chirurgiens-sommes-egalement-confrontes-a-un-tri-quels-patients-deprogrammer_6075757_3232.html

L’espérance de vie a baissé, suite à l’annonce de l’irruption du « coronavirus », dans la presque totalité des pays d’Europe. La baisse de l’espérance de vie est la suivante. La plus forte baisse a été enregistrée en Espagne (moins 1,6 an par rapport à 2019), suivie de la Bulgarie (moins 1,5 an ), de la Lituanie, de la Pologne et de la Roumanie (moins 1,4 ans). En Italie, la baisse a été de 1,2 an et l’espérance de vie est donc passée de 83,6 à 82,4 ans. En Espagne, un nouveau-né en 2020 peut s’attendre à vivre 82,4 ans, contre 84 ans en 2019, ce qui signifie que l’espérance de vie est revenue au niveau enregistré en 2010. L’Allemagne et la France ont reculé respectivement de 0,2 et 0,7 an.

Vous vous trouvez sous confinement (et l’on tente de vous faire prendre des vessies pour des lanternes: le confinement pour la liberté). On feint de faire de la vie en soi un absolu, mais des malades ont été (par exemple en Italie, en 2020) ou risquent de nouveau qu’on les trie et qu’on les sacrifie. L’espérance de vie est en chute libre. Les « vieux » (qui sont les anciens « jeunes » des années 1970), les malades, appartenant semble-t-il surtout à des milieux modestes ou pauvres, meurent. La natalité, dont il ne restait déjà pas grand-chose, est elle aussi en chute libre.

C’est l’ordre moral qui est en marche. Des articles de presse, des sociologues, des intellectuels, des sondages, par exemple en Italie mais, je suppose, aussi ailleurs, affirment et démontrent que l’adultère est réduit à zéro. Il y a ici une logique étymologique: adultère signifie aller ad alter, aller à l’autre; avec les gestes-barrières, on ne va plus à l’autre. Ils avaient déjà essayé avec la capote anglaise, dans les années 1980. Ce que la capote anglaise n’avait pas réussi à interdire, le masque chinois l’a fait. Bravo.

En général, il est rare que votre amante habite dans votre domicile conjugal. Seulement, voilà, vous ne pouvez plus vous échapper de chez vous pour la rejoindre (à moins que, par chance pour vous, elle n’habite dans un rayon de dix kilomètres de l’endroit où vous vivez). D’ailleurs, vous ne pouvez sans doute plus la rejoindre chez elle, où se trouve son mari (il est confiné avec elle).

Je vais ajouter quelque chose. Contrairement à ce que la majorité des gens croient, on ne peut aimer quelqu’un (sauf exceptions rarissimes, qui existent) que si on NE le connaît PAS. Les gens confinés par centaines de millions ont donc désormais le (triste) choix ou de vivre loin de qui ils aiment (ou croient aimer), ou de devoir cohabiter soit avec des gens qu’ils n’aiment pas, soit dont ils vont rapidement s’apercevoir qu’ils n’ont strictement rien à se dire. Si vous voyez quelqu’un une fois par mois, ou par semaine, vous pouvez sans doute encore nourrir une illusion à son sujet. Si vous vous trouvez dans un confinement obligatoire, en revanche, vous allez vous apercevoir plus facilement et plus rapidement des mauvaises odeurs de ses aisselles et de celles de son esprit (ou de ce qui lui en tient lieu).

L’époque du confinement est et sera donc, sentimentalement parlant, celle de l’ennui conjugal accru, ou celle des ruptures, de la solitude, de l’ennui tout court. Il y a des filles qui vont me regretter…

En d’autres termes encore (tout ceci a été dit, sur ce très humble et très modeste blog, dès l’année dernière: relisez-le…), les mesures de confinement poussent à l’asexualité, à l’a-sensualité. Non, la distanciation sociale, le port du masque, les discours alarmistes des médias sur le « coronavirus », la peur de la contagion ne conduisent certes pas à l’Eros. Dans des tas de pays, de hauts responsables de la santé publique ont officiellement et publiquement déconseillé de faire l’amour. Il serait vraiment étonnant, alors, que beaucoup d’enfants naissent. Confinement égale frustration et, au mieux, disputes maritales et divorces en vue.

Et ceci se passe, en outre, non seulement en temps de confinement, mais aussi au moment où la présomption d’innocence est mise en danger, où l’on vote des tas de nouvelles lois qui bouleversent le paysage juridique et la morale, et enfin en pleine époque du féminisme misandre de « Metoo » (que l’on se souvienne des campagnes de presse menées contre le malheureux David Hamilton tout d’abord, puisque David Hamilton fut le « cobaye » de tout ceci, puis contre Gabriel Matzneff en passant par d’autres individus qui, contrairement aux deux précédents, n’ont pas le moindre talent artistique).

L’ordre sanitaire se double donc d’un ordre moral. Qui ne voit pas tout cela, ou qui ne comprend pas que ce que l’on présentait ces dernières années comme « démocratie » bascule (voyez la thèse de Mireille Delmas-Marty dans Le Monde) dans une conception étatique qui n’est et ne sera plus celle de « l’état de droit », n’a simplement pas encore compris ce qui est en train de lui arriver, et va lui arriver. Incessamment…

*

Je ne peux que vous redire, quant à moi: lisez, tant qu’il est temps, les livres des derniers grands écrivains de cette époque. Lisez, le 16 avril 2021, qui approche, le prochain livre de Roland Jaccard, qui sort aux éditions Serge Safran, « Le monde d’avant ». Lisez les livres de Gabriel Matzneff, ne serait-ce que pour vous informer avec votre cerveau, avec vos yeux, avec votre esprit à vous. Et lisez, tant qu’on y est, les livres d’Olivier Mathieu.

Bis ripetita placent. Quant aux (très éventuelles) jeunes filles david-hamiltoniennes (espèce hélas en voie d’extinction rapide) qui pourraient ne pas avoir disparu, avant qu’il ne soit trop tard, elles peuvent (naturellement) relire ceci: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-lire-les-filles/

La seule chose qui fait plaisir est que, dans cette société ou des fonctionnaires vont (voir plus haut) conserver de manière généralisée et indifférenciée pendant un an les données de toutes nos communications personnelles ou professionnelles : numéro de téléphone appelé ou appelant, date, heure et durée de la communication, géolocalisation, identification du matériel utilisé, nom et adresse de l’utilisateur du matériel, adresse IP utilisée pour les services Internet, il y aura aussi des employés chargés de conserver en sécurité le blog « En défense de David Hamilton » Ce qui prouvera aux historiens de l’avenir, si jamais des temps de liberté reviennent, que tout le monde en France, en 2021, n’avait pas complètement été amputé du cerveau…

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« Caelus caeruleus culus »

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Photographie David Hamilton

Tout amateur de David Hamilton connaît les photos de lui qui s’inscrivent dans la lignée de son portfolio « Le galet blanc » (douze photos, textes de Philippe Gauthier), édité par Agep (1980). ISBN 10 : 2902634099 et ISBN 13 : 9782902634. Format du coffret : 30, 5 x 42 cm. Format des planches : 40 x 29 cm.

Notice bibliographique BNF ici : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34738054m

On consultera avec profit cette page contenant une bibliographie de David Hamilton : https://www.ozanne-rarebooks.com/pdf/nus_mai_2016_sp.pdf

*

Pour accompagner cette très belle photographie (voir plus haut) de David Hamilton, je choisis un ancien poème de moi.

Dans mon livre de poésie Les derniers feux du bel été, paru il y a exactement dix ans, je m’étais en effet amusé à écrire quelques poèmes autour des mots latins « culus » (cul) et « caelum » (ciel), entre lesquels je faisais semblant d’effectuer un rapprochement étymologique.

La première partie de mon livre s’appelait « Caelus caeruleus culus » et j’attribuais cette phrase à un (inexistant) « Ligonus Robertus Fossorus, dans son oeuvre « Deliciarum Pastinationis Volumen » (XIV, chap. X, vers 1960) »…

Un énorme poème de plusieurs dizaines de pages s’appelait Culus caeruleus caelus puis un autre – que voici – Culus caeruleus Caelus.

Culus caeruleus Caelus

Dans Florence, hier renaissante,

Qu’il m’en m’ennuie ou m’en m’amuse,

Bleu ciel qui s’ouvre, or des passantes,

Je me souviens de quelque muse

De soleil au sortir de l’eau

Et de miroir des canicules,

Et de gestes dans les halos

Dans des contrejours qui basculent.

Je me souviens de ciels bleu ciel

Et je me souviens de mains sages,

De fruits étonnants de soleil,

Membres ronds et gracieux passages.

Soleil que l’on boit à gorgées

Et d’yeux le soleil dans les yeux,

De chairs de lumière gorgées,

Déesses offertes au Dieu.

Le crayon de la lune esquisse

Chair tendre où veine bleue affleure,

Tracés de silhouettes lisses,

Rotules de la mer qui fleure

L’arme de gorges désarmantes,

Ma geste en bouquet de cheveux,

Passantes toujours en allantes,

Du ciel tout rond comme un cul bleu.

(Les derniers feux du bel été, livre paru en 2011).

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Les aventures du Covid dans le monde des modernes La Palice

André Gervais avait écrit et publié en 1933 un livre intitulé « Au pays de Monsieur de La Palice » (La Renaissance du livre, 256 pages).

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Une lapalissade (le mot fut inventé par les Goncourt) provient de la réputation que se fit le seigneur Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice ou La Palisse (1470-1525) à la suite d’une chanson que l’on fit sur lui, remplie de vérités par trop évidentes, les fameuses vérités de La Palice.

Messieurs, vous plaît-il d’ouïr
L’air du fameux La Palisse ?
Il pourra vous réjouir
Pourvu qu’il vous divertisse.

La Palisse eut peu de bien
Pour soutenir sa naissance,
Mais il ne manqua de rien
Dès qu’il fut dans l’abondance.

Bien instruit dès le berceau,
Jamais, tant il fut honnête,
Il ne mettait son chapeau,
Qu’il ne se couvrît la tête.

Il était affable et doux,
De l’humeur de feu son père,
Et n’entrait guère en courroux
Si ce n’est dans la colère.

Il buvait tous les matins,
Un doigt, tiré de la tonne,
Et mangeant chez ses voisins,
Il s’y trouvait en personne.

Il voulait aux bons repas
Des mets exquis et fort tendres,
Et faisait son Mardi Gras,
Toujours la veille des Cendres.

Ses valets étaient soigneux
De le servir d’andouillettes,
Et n’oubliaient pas les œufs,
Surtout dans les omelettes.

De l’inventeur du raisin,
Il révérait la mémoire ;
Et pour bien goûter le vin
Jugeait qu’il en fallait boire.

Il disait que le nouveau
Avait pour lui plus d’amorce ;
Et moins il y mettait d’eau
Plus il y trouvait de force.

Il consultait rarement
Hippocrate et sa doctrine,
Et se purgeait seulement
Lorsqu’il prenait médecine.

Il aimait à prendre l’air
Quand la saison était bonne ;
Et n’attendait pas l’hiver
Pour vendanger en automne.

Il épousa, se dit-on,
Une vertueuse dame ;
S’il avait vécu garçon,
Il n’aurait pas eu de femme.

Il en fut toujours chéri,
Elle n’était point jalouse ;
Sitôt qu’il fut son mari,
Elle devint son épouse.

D’un air galant et badin
Il courtisait sa Caliste,
Sans jamais être chagrin,
Qu’au moment qu’il était triste.

Il passa près de huit ans,
Avec elle, fort à l’aise ;
Il eut jusqu’à huit enfants :
C’était la moitié de seize.

On dit que, dans ses amours,
Il fut caressé des belles,
Qui le suivirent toujours,
Tant qu’il marcha devant elles.

Il brillait comme un soleil ;
Sa chevelure était blonde :
Il n’eût pas eu son pareil,
S’il avait été seul au monde.

Il eut des talents divers,
Même on assure une chose :
Quand il écrivait des vers,
Qu’il n’écrivait pas en prose.

Au piquet, par tout pays,
Il jouait suivant sa pente,
Et comptait quatre-vingt dix,
Lorsqu’il faisait un nonante.

Il savait les autres jeux,
Qu’on joue à l’académie,
Et n’était pas malheureux,
Tant qu’il gagnait la partie.

En matière de rébus,
Il n’avait pas son semblable :
S’il eût fait des impromptus,
Il en eût été capable.

Il savait un triolet,
Bien mieux que sa patenôtre :
Quand il chantait un couplet,
Il n’en chantait pas un autre.

Il expliqua doctement
La physique et la morale :
Il soutint qu’une jument
Est toujours une cavale.

Par un discours sérieux,
Il prouva que la berlue
Et les autres maux des yeux
Sont contraires à la vue.

Chacun alors applaudit
A sa science inouïe :
Tout homme qui l’entendit
N’avait pas perdu l’ouïe.

Il prétendit, en un mois,
Lire toute l’Écriture,
Et l’aurait lue une fois,
S’il en eût fait la lecture.

Il fut à la vérité,
Un danseur assez vulgaire ;
Mais il n’eût pas mal chanté,
S’il avait voulu se taire.

Il eut la goutte à Paris,
Longtemps cloué sur sa couche,
En y poussant des hauts cris,
Il ouvrait bien fort la bouche.

Par son esprit et son air
Il s’acquit le don de plaire ;
Le Roi l’eût fait Duc et Pair,
S’il avait voulu le faire.

Mieux que tout autre il savait
À la cour jouer son rôle :
Et jamais lorsqu’il buvait
Ne disait une parole.

On s’étonne, sans raison,
D’une chose très commune ;
C’est qu’il vendit sa maison :
Il fallait qu’il en eût une.

Il choisissait prudemment
De deux choses la meilleure ;
Et répétait fréquemment
Ce qu’il disait à tout heure.

Lorqu’en sa maison des champs
Il vivait libre et tranquille,
On aurait perdu son temps
À le chercher à la ville.

Un jour il fut assigné
Devant son juge ordinaire ;
S’il eût été condamné,
Il eût perdu son affaire.

Il voyageait volontiers,
Courant par tout le royaume ;
Quand il était à Poitiers,
Il n’était pas à Vendôme.

Il se plaisait en bateau ;
Et soit en paix, soit en guerre,
Il allait toujours par eau,
À moins qu’il n’allât par terre.

On raconte, que jamais
Il ne pouvait se résoudre
À charger ses pistolets,
Quand il n’avait pas de poudre.

On ne le vit jamais las,
Ni sujet à la paresse :
Tant qu’il ne dormait pas,
On tient qu’il veillait sans cesse.

Un beau jour, s’étant fourré
Dans un profond marécage,
Il y serait demeuré,
S’il n’eût pas trouvé passage.
Il fuyait assez l’excès ;
Mais dans les cas d’importance,
Quand il se mettait en frais,
Il se mettait en dépense.

C’était un homme de cœur,
Insatiable de gloire ;
Lorsqu’il était le vainqueur,
Il remportait la victoire.

Les places qu’il attaquait,
À peine osaient se défendre ;
Et jamais il ne manquait
Celles qu’on lui voyait prendre.

Dans un superbe tournoi,
Prêt à fournir sa carrière,
Il parut devant le Roi :
Il n’était donc pas derrière.

Monté sur un cheval noir,
Les dames le reconnurent ;
Et c’est là qu’il se fit voir
À tous ceux qui l’aperçurent.

Mais bien qu’il fût vigoureux,
Bien qu’il fût le diable à quatre,
Il ne renversa que ceux
Qu’il eut l’adresse d’abattre.

Un devin, pour deux testons,
Lui dit, d’une voix hardie,
Qu’il mourrait delà des monts
S’il mourait en Lombardie.

Il y mourut, ce héros,
Personne aujourd’hui n’en doute ;
Sitôt qu’il eut les yeux clos,
Aussitôt il n’y vit goutte.

Monsieur d’la Palisse est mort,
Il est mort devant Pavie,
Un quart d’heure avant sa mort,
Il était encore en vie.

Il fut, par un triste sort,
Blessé d’une main cruelle.
On croit, puisqu’il en est mort,
Que la plaie était mortelle.

Regretté de ses soldats,
Il mourut digne d’envie ;
Et le jour de son trépas
Fut le dernier jour de sa vie.

Il mourut le vendredi,
Le dernier jour de son âge ;
S’il fût mort le samedi,
Il eût vécu davantage.

J’ai lu dans les vieux écrits
Qui contiennent son histoire,
Qu’il irait en Paradis,
S’il était en Purgatoire.

(https://greatsong.net/PAROLES-ANTHOLOGIE-DE-LA-CHANSON-FRANCAISE,LA-MORT-DE-LA-PALICE,101005731.html )

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Un responsable de l’AEM ayant évoqué l’existence d’un lien entre le vaccin d’AstraZeneca et plusieurs cas de thromboses mortelles, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero, l’Agence européenne des médicaments a établi aujourd’hui, cette fois, « un lien possible » entre le vaccin AstraZeneca et de « très rares cas de caillots sanguins ». Cependant, la « balance bénéfice/risque reste positive« .

L’AEM avait tenu à peu près un semblable discours, le 18 mars, à savoir que les bénéfices du vaccin d’AstraZeneca continuaient de l’emporter sur les risques, et que son utilisation restait « sûre », après que plusieurs pays en avaient pourtant interrompu l’utilisation.

En France, qui sait ce qu’en pense la famille d’un patient de 63 ans mort en mars de multiples thromboses après avoir reçu une première injection du vaccin d’AstraZeneca, et qui a déposé plainte contre X pour homicide involontaire? Une autre plainte contre X a été déposée, cette fois à Toulouse, après la mort d’une femme âgée de 38 ans. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête préliminaire après qu’un étudiant en médecine a à son tour été retrouvé sans vie. En Italie aussi, il y a eu aussi un grand nombre de « cas rares », et de plaintes déposées.

Il reste à attendre les décisions que prendront maintenant les divers pays d’Europe, en espérant naturellement que ne soient pas nécessaires, dans les prochains jours et les prochaines semaines, trop de cas « rares » de thromboses avant de devoir arriver à un nouvel « examen » de la part de l’EMA…

Monsieur de La Palice est éternel: d’ailleurs, il n’a pas été vacciné contre le « coronavirus », étant mort depuis pas mal de temps déjà.

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Covid, germe de l’optimisme (restez à la maison et buvez de l’eau fraîche) et un dangereux laxisme libertaire en marche

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Le gag continue. Car c’est d’un gag qu’il s’agit, trop souvent. Selon une nouvelle étude scientifique, se trouver à l’air libre ne serait pas seulement excellent pour votre santé, mais minimiserait le risque (déjà fort bas: consultez les statistiques…) d’attraper le « coronavirus ». De nouvelles preuves en ce sens ont été apportées par une étude irlandaise: seulement 0,1% du total des cas enregistrés en Irlande depuis le début de la « pandémie » sont attribuables à des infections survenues à l’air libre.

L’étude souligne, et la chose amusante est que ce n’est pas la première fois que des scientifiques se prononcent de la sorte,qu’il vaut mille fois mieux rester à l’extérieur. Sur les 232 164 cas de « coronavirus » officiellement enregistrés en Irlande jusqu’au 24 mars 2021, seuls 262 sont le résultat d’une transmission extérieure. 0,1 % du total. Depuis le début de la pandémie, les contagions liées à des « rassemblements extérieurs » sont infimes. Ces données ont été divulguées par le Health Protection Surveillance Center (HPSC) et par le journal The Irish Times.

Liam Fanning, immunovirologue à l’University College Cork, a déclaré que les données sont « rassurantes et que le soutien financier pour encourager les repas en plein air devrait être beaucoup plus élevé afin que l’Irlande puisse devenir une entreprise de restauration en plein air. »

Voilà une réflexion que Macron (qui, selon son entourage, lit pourtant dès l’aube les études scientifiques, parfois carrément – un exploit! – avant ses experts scientifiques) ne semble pas se faire en France, où les lieux de restauration sont fermés depuis la nuit des temps.

Ed Lavelle, professeur de biochimie au Trinity College de Dublin et président de l’Irish Society of Immunology depuis 2013, a également déclaré que « les résultats démontrent que les activités de plein air sont sûres. Aller à un bar en plein air est très sûr ». Sa collègue Orla Hegarty, elle, dit que « à l’extérieur, le risque de contagion est faible, parce qu’à moins d’être proche d’une personne infectée, la plupart du virus est soufflé hors de l’air, comme c’est le cas avec la fumée de cigarette. »

Le gouvernement irlandais a annoncé rouvrir les activités de plein air à partir du 26 avril, ainsi que certains sites touristiques et tous les locaux possédant des espaces extérieurs. La ministre du Tourisme, Catherine Martin, a mis à disposition des restaurateurs l’équivalent de 17 millions d’euros pour ceux qui voudront agrandir leurs espaces à l’extérieur.

Stationner dans des endroits ouverts est le véritable remède contre le « coronavirus », selon l’Université de Californie, qui a annoncé que la possibilité de contracter le virus dans un environnement fermé est dix-neuf fois plus élevé. C’est à de semblables conclusions qu’est arrivée une étude chinoise qui a montré que, sur 1 245 cas en Chine, seules trois personnes s’étaient infectées à l’extérieur.

Le chef du service des maladies infectieuses de l’IHU Méditerranée, le professeur Philippe Parola, a affirmé récemment à la télévision que le confinement n’a aucune efficacité sur la propagation de l’épidémie. L’Université de Stanford, à travers une étude de John Ioannidis, qui est (pour qui l’ignorerait) l’un des chercheurs les plus fameux au monde, a confirmé que confiner ne sert strictement à rien.

Et en France? Vous devriez aussi relire, dans Le Figaro, ce qu’annoncait dès fin octobre 2020 le médecin urgentiste Gérald Kierzek: « Si l’on ne met pas en place cette stratégie à l’issue de ce nouveau confinement, nous n’aurons qu’à nous préparer à un troisième confinement. » En effet, le troisième confinement a eu lieu. https://www.lefigaro.fr/vox/societe/hopitaux-tests-ce-qu-emmanuel-macron-n-a-pas-dit-20201029

*

Or…

« Restez chez vous », répète Macron depuis le début de 2020. « Sauvez des vies, restez chez vous », c’est l’un des slogans favoris de Macron sur « Twitter ».

« Ces prochains week-ends, même si vous n’y êtes pas contraints, restez chez vous » (Castex, 4 mars 2021).

La science est en marche…

Et maintenant, nouvelle promesse de Macron, il n’y aura pas (il l’a juré promis à des lycéens) de « nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire »: remarquez, elle est pratiquement finie.

« Il y aura des assouplissements pour cet été« , a aussi annoncé Macron. Juré promis. Naturellement, à l’en croire, dans cette vie assouplie, le masque fera partie de notre vie pendant encore un long moment. Il faudra – parole de Macron – « le porter jusqu’à cet été ». Au moins…

Des « assouplissements »? Des « allégements »? Je tremble un peu: que de laxisme en marche!!!!! Tant de liberté, n’est-ce pas dangereux?

Macron espère cependant que les élèves pourront avoir une rentrée scolaire avec des conditions « un peu plus allégées » en septembre. L’espoir aussi est en marche…

« Quelle existence, digne Hénarès, que celle qui nous reste dans une ville où la rencontre d’un ami peut être un accident funeste; où une main pressée dans la vôtre peut déposer le germe de la contagion; où un embrassement donne la mort! » écrivaient Hyacinthe de Latouche et Louis-François l’Héritier dans leurs Dernières lettres de deux amans de Barcelone, en 1821: juste il y a deux cents ans.

Moi aussi, je suis optimiste: ainsi, j’espère qu’en 2030 le re-confinement perpétuel sera tellement « allégé » qu’il sera quasiment fini…

Certes, c’est là faire preuve d’un optimisme d’imbécile. Mais ce sont les risques, encore une fois, qu’il y a à fréquenter Roland Jaccard. D’ailleurs qui, de lui ou de moi, a transmis à l’autre le germe d’un optimisme à l’évidence tellement démesuré?

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Covid et comédie du spectacle, quelle est l’alternative de votre prochain été?

En Europe, notamment en France et en Italie, le scénario est à peu près le même : les gens, beaucoup de gens ne veulent apparemment pas se faire vacciner avec AstraZeneca. Et certains meurent. Un exemple d’aujourd’hui? Mario Turrisi, avocat de 45 ans, vient de mourir après avoir été hospitalisé dans des conditions désespérées à Messine, suite à une hémorragie cérébrale. Connu et apprécié en Sicile (il avait été assesseur municipal de 2006 à 2008 et conseiller municipal de 2008 à 2013), il venait d’être vacciné par AstraZeneca. Tiens…

Source (parmi tant d’autres) au sujet du décès de Mario Turrisi: https://messina.gds.it/articoli/cronaca/2021/04/06/trombosi-dopo-il-vaccino-astrazeneca-tusa-e-in-ansia-per-lex-assessore-mario-turrisi-6157553c-f0d7-4869-aab9-16dabb6b4c72/

Ce qui n’empêche nullement des tas de médecins, d’experts scientifiques, de journalistes et de politiciens de répéter inlassablement que « les bénéfices sont supérieurs aux risques« . Le politicien et ex-maire de la ville de Florence, Matteo Renzi, a une épouse et celle-ci, vaccinée par une première dose d’AstraZeneca, est quand même « positive ». Son mari conseille (veut-il passer de la politique à l’exercice de la médecine?) aux gens de se faire vacciner. Toujours en Italie, une femme a perdu son mari, mort lui aussi après avoir été vacciné par AstraZeneca. N’importe, elle a déclaré vouloir se faire vacciner par le vaccin en question, et a « conseillé » elle aussi de se faire vacciner.

Beaucoup des malheureux qui sont morts d’une thrombose quelques heures ou quelques jours après avoir reçu AstraZeneca ne sont plus là pour protester. Quelquefois, cependant, leurs proches le font à leur place. «Ordonner la suspension immédiate de l’administration du vaccin AstraZeneca». Telle est la requête, déposée dans une plainte au parquet de Messine (et adressée à l’EMA, à l’Aifa et au ministère italien de la Santé) par les parents de la professeur Augusta Turiaco, 55 ans, morte à l’issue d’une semaine passée dans le coma après avoir reçu une dose d’AstraZeneca. Tiens…

L’Agence européenne des médicaments, elle, n’a « pas encore conclu » (sic) au sujet d’AstraZeneca. On attend pour demain son « verdict ». Bizarre, bizarre, dirais-je. Voilà donc un vaccin « autorisé » (comme les autres, à vitesse grand V), puis « suspendu » par une infinité de pays, mis en doute par de nombreux gouvernements,  puis de nouveau autorisé (et désormais souvent réservé à certaines tranches d’âge) mais on attend encore un « verdict »… Euh, il ne vaudrait pas mieux prononcer des verdicts avant de commencer à inoculer quelque chose aux gens?

Que va-t-il se passer? A mon très-humble et très-modeste avis, d’autres pays suspendront de nouveau, provisoirement ou définitivement, le vaccin AstraZeneca, ou alors on en limitera ultérieurement l’administration à certaines tranches d’âge. Ce qui ne fera de toute façon qu’augmenter la suspicion à l’encontre du vaccin AstraZeneca. Le 28 mars, d’ailleurs, a eu lieu un changement de nom:  le « Covid-19 Vaccine AstraZeneca » est devenu « Vaxzevria »… Tout va changer, vous allez voir…

Il ne reste qu’à espérer qu’on ne finisse pas par dire aux gens que puisqu’ils refusent de se faire vacciner, leur confinement sera (encore) prolongé. C’est ce qui survient pourtant dans certaines régions italiennes, où ceux qui refusent AstraZeneca sont rétrogradés, sur les listes d’attente, à la dernière place. Ce qui est une façon (et il y en a tant d’autres) de rendre le vaccin implicitement obligatoire.

Source, article récent (en italien), parmi bien d’autres, indiquant que ceux qui refusent le vaccin AstraZeneca seront rétrogradés en dernière position sur les files d’attente: https://newsmondo.it/vaccino-astrazeneca-cosa-succede-a-chi-rinuncia/cronaca/

Pourtant, parfois, les bouches se délient. « Nous pouvons désormais le dire, il est clair qu’il y a un lien avec le vaccin« , vient de dire Marco Cavaleri, responsable de la stratégie vaccinale à l’Agence européenne des Médicaments (EMA). « Parmi les personnes vaccinées, il y a un nombre de cas de thromboses cérébrales chez les personnes jeunes supérieur à ce à quoi nous nous attendrions« . Quant à Paul Hunter, spécialiste en microbiologie médicale de l’université d’East Anglia, « les éléments de preuves penchent plutôt dans le sens que le vaccin Oxford-AstraZeneca soit bien la cause« .

De son côté, l’OMS affirme (par la bouche de l’un de ses dirigeants, Rogério Paulo Pinto de Sa Gaspar) que: « à l’heure actuelle » (sic), « il n’y a aucun lien entre la thrombose et le vaccin AstraZeneca« . Explication: « Les données continuent d’arriver de Grande-Bretagne et d’autres pays et sont analysées par nos experts. Pour l’instant, il est important de réitérer que les avantages continuent de l’emporter sur les risques.« 

Quel soulagement que d’apprendre que la savante OMS « analyse les données qui lui parviennent »… Il existe ainsi un vaccin, au moins un, autorisé, ré-autorisé, administré aux gens et conseillé aux gens, qui a déjà fait un nombre imprécisé de morts (voilà un chiffre qui, espérons-le, court très peu de risques d’être gonflé), mais au sujet duquel les éminences « attendent encore les données qui continuent d’arriver » (textuel). C’est beau, la Science… Non?

Attendons le « verdict » qui devrait arriver demain, ou dans les prochains jours, et les « décisions » que prendront les gouvernements, y compris peut-être le gouvernement anglais.

Pendant ce temps, évidemment, divers pays ou Etats – aussi bien en Europe (Danemark) qu’aux Etats-Unis (Etat de New-York) ou qu’en Asie, et ailleurs – mettent ou ont déjà mis en place un « passeport vaccinal », en attendant naturellement de l’imposer rapidement (avant la mi-juin?)  au niveau international.

Naturellement, selon les règles jadis décrites par Guy Debord dans La comédie du spectacle, les « élites » font semblant de se déchirer, les uns se déclarant d’accord et les autres contraires. L’important est que les masses soient persuadées de l’existence d’un débat!

Rares ceux qui ont à la fois l’intelligence et le courage de s’opposer au flicage vaccinal. C’est le cas, à Naples, de l’un des plus fameux avocats italiens, Roberto Ionta. C’est un expert en droit dans toutes les causes touchant à l’indemnisation du sang infecté, et aux vaccinations. Roberto Ionta vient d’attaquer, cette fois, Vincenzo De Luca  qui est quant à lui gouverneur de la Campanie, et vient de distribuer environ 170.000 cartes de vaccination. Serait-ce déjà de la discrimination vaccinale? Telle est la question que pose Roberto Ionta. Pour résumer, le 17 février 2021, en Italie, le garant de la vie privée s’est en effet exprimé sur ce sujet, rappelant qu’« aucun employeur ne peut acquérir, même avec le consentement de l’employé, les noms du personnel vacciné ». Le garant a également précisé que dans tous les cas de figure, « seul le médecin compétent peut traiter les données personnelles liées à la vaccination des employés. L’employeur doit donc se limiter à mettre en œuvre, au niveau organisationnel, les mesures indiquées par le médecin compétent en cas d’incapacité partielle ou temporaire ». En conclusion, même le consentement de l’employé ne peut constituer une condition de légalité du traitement des données.

SOURCE: Pour qui comprend l’italien, lire: https://www.occhionotizie.it/covid-campania-card-vaccinali-illegittime-avvocato-diffida-de-luca/ ou aussi (sur le grand journal italien Corriere della Sera) : https://corrieredelmezzogiorno.corriere.it/napoli/cronaca/21_marzo_26/illegittime-card-vaccinali-avvocato-diffida-de-luca-40339a2c-8e4f-11eb-95a7-052e96b5ae85.shtml

Un passeport vaccinal européen ne devrait être instauré, s’il l’est, que sur une base juridique solide, et respecter de la vie privée. C’est une évidence, pour ne pas dire un truisme. L’EDPB et l’EDPS, deux organes de l’UE, ont bien fait de le rappeler, aujourd’hui, en affirmant leur hostilité à l’utilisation des données du passeport vaccinal pour créer une base géante centralisée des informations concernant les personnes qui y seraient fichées: « Toute mesure adoptée au niveau national ou européen impliquant le traitement de données à caractère personnel doit respecter les principes généraux d’efficacité, de besoin et d’équilibre« , a déclaré Andrea Jelinek.

« Par conséquent, l’EDPB et l’EDPS recommandent que toute utilisation ultérieure du certificat numérique par les Etats membres repose sur une base juridique appropriée dans les Etats membres et que toutes les garanties nécessaires soient mises en place. »

Par ailleurs le directeur de l’EDPS, Wojciech Wiewiórowski, estime que l’utilisation des données collectées doit être limitée et que celles-ci doivent être supprimées dès que la pandémie sera maîtrisée. Cela, afin d’éviter toute forme de discrimination basée sur les données de santé, ce qui constituerait un déni des droits fondamentaux des citoyens.

A lire, cet article (en français) d’un avocat qui pose la question: « Un passeport vaccinal est-il légal? » : https://www.village-justice.com/articles/passeport-vaccinal-est-legal,37756.html

Le passeport vaccinal, un renoncement de plus à nos libertés: l’opinion de Gaspard Koenig dans Les Echos: https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/le-passeport-vaccinal-un-renoncement-de-plus-a-nos-libertes-1300988

Covid-19 : le passeport vaccinal, évoqué par la Commission européenne, est-il juridiquement possible? C’est ici: https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-le-passeport-vaccinal-evoque-par-la-commission-europeenne-est-il-juridiquement-possible_4317149.html

Au fait, la « pandémie » sera-t-elle maîtrisée? Pas un jour ne passe, ou presque, sans que les « experts » ne trouvent et n’annoncent aux masses terrorisées un nouveau « variant » (on vient d’en découvrir un, par exemple, en Sardaigne).

Bref, l’alternative de votre prochain été pourrait être la suivante: ou bien vous serez fliqué par un passeport vaccinal et pourrez (peut-être) un peu circuler en portant votre masque et en effectuant qui sait combien de tests (un tampon au départ, un tampon à l’arrivée?), ou bien vous serez contraint par le confinement pendant tout l’été – voire pour qui sait combien de mois ou d’années? – à rester coincé entre quatre murs, par exemple à cause de tous les « variants » décelés à brûle-pourpoint par les experts scientifiques, prodigieusement inventifs, nommés et payés par les gouvernements.

Naturellement, quelqu’un en haut lieu doit espérer que vous finissiez par « craquer ». Les sondages en Italie affirment ainsi que sept citoyens sur dix sont d’accord avec le « passeport vaccinal ».

Encore un mince effort et 99,99% des gens se jetteront sur le passeport vaccinal et supplieront d’être vaccinés par tout ce qu’on voudra leur inoculer, condition sine qua non à la poursuite de l’exercice de leur nouvelle « liberté », plus ou moins égale à celle du hamster.

 

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Images rares et parfois « dédoublées » de David Hamilton (2)

Ici encore, un exemple de deux photographies de David Hamilton appartenant à l’évidence à une même séance photographique. Les deux images, ici, au demeurant très belles, très balthusiennes, ont toutes deux été publiées sous forme de cartes postales par les éditions Agep de Marseille.

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Coronavirus et gadgets Bonux, baby crash et BHL

Il est digne de souligner, de nouveau, l’unanimité parfaite de tous les gouvernements, et des chefs d’Etat (Joe Biden) jusqu’au pape, au sujet de la vaccination, qui est érigée désormais au rang de « devoir moral« . Qui ne se vaccine pas est donc désigné à la fois par la politique et par la religion, ou sera très probablement bientôt désigné, comme un « amoral » voire un « immoral ».

Bref, tout indique d‘une seule et même voix – discours gouvernementaux, articles de presse, études scientifiques – la possibilité fort concrète de nouveaux mois à passer sous confinement. Tout y concourt, en effet: les retards dans la fabrication ou la livraison des vaccins, ou alors les annonces de l’arrivée de nouveaux « variants » (bientôt, le variant japonais va-t-il voler la vedette aux précédents?) qui pourraient nécessiter de nouveaux vaccins.

Pas de vaccinations, pas de retour à la liberté. Retour à la liberté dont on parle d’ailleurs de moins en moins. Les politiciens, en Italie par exemple, préfèrent promettre des « allégements aux restrictions« . L’idée s’installe de plus en plus d’un « monde de demain » où la liberté sera officiellement réduite, et où une liberté restreinte deviendra le maximum de ce que l’on pourra espérer.

En Italie, hier dimanche, il y a eu 111 202 contrôles effectués, 2 643 sanctions et 12 plaintes. Mais aussi 14 797 magasins vérifiés, dont 88 propriétaires sanctionnés et 34 fermetures. Toute l’Italie, ces jours-ci, est en « zone rouge », mais le fait pour quelques rarissimes régions de passer en « zone orange » semble désormais quasiment quelque chose de… libertaire.

La Grande-Bretagne lance un passeport sanitaire « interne »; aux Etats-Unis, on offre 500.000 dollars à qui inventera des masques « plus confortables »; on se dirige très probablement, peu à peu, vers la vaccination obligatoire et le flicage sanitaire du passeport vaccinal. Plus exactement, le rêve pour les gouvernants sera atteint (on y arrive) quand ce seront les masses elles-mêmes qui réclameront qu’on les vaccine et qu’on leur concède de tels passeports. Et il n’est naturellement pas envisagé de renoncer aux masques et à la distanciation sociale.

Au moment où les réseaux sociaux commencent une entreprise de censures multiples (même la voix de Trump est devenue illégale sur Facebook) et que les maîtres de la Silicon Valley pensent masquer prochainement même les pouces baissés sous les publications ou vidéos de leurs amis, combien de temps faudra-t-il encore pour que la liberté devienne un gadget semblable à ceux que l’on trouvait, jadis, dans les paquets de lessive Bonux?

Les résultats se voient. dès aujourd’hui, et se verront probablement demain. Aux personnes âgées ou malades – souvent pauvres – dont la mort a malheureusement été hâtée de quelques mois ou de quelques semaines par le « coronavirus », il faudra ajouter les millions de naissances en moins qu’il y a et qu’il y aura dans le monde occidental. En Europe, et ailleurs (Amérique du Nord, Asie de l’Est) le « coronavirus » produira certainement un déficit démographique important. Baby flop ou, pour mieux dire, baby crash en vue. Termes trouvés dans Le Monde, hier. Combien de millions de naissances en moins? Il faudra consulter des statistiques pour le savoir.

Voir : https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/04/la-pandemie-de-covid-19-a-cree-un-bebe-flop-mondial_6075514_3210.html

Heureusement, il reste cependant des motifs d’espoir, notamment pour BHL. Il y a quelques mois, un soir en Italie, j’avais assisté sur la chaîne Rete 4 à une émission (qui s’appelle  Quarta Repubblica) conduite par le journaliste Nicola Porro, qui proposait un débat entre Matteo Salvini, politicien italien, et le philosophe français Bernard-Henri Lévy. Ce dernier avait alors exposé que les migrants seraient, selon lui, une clé fondamentale pour arriver à un vaccin efficace contre le coronavirus. « Le fait que nous trouverons le vaccin en Italie et en Europe, on le doit aux immigrés », avait dit BHL, ainsi que l’avait ensuite rapporté l’agence de presse AdnKronos.  En langue italienne: “Il fatto che troveremo il vaccino in Italia e in Europa lo dobbiamo agli immigrati”, voilà la thèse qui avait été répétée ce jour-là à plusieurs reprises par BHL, conseiller de Macron.

Un point de vue qui s’adapte à merveille aux récentes déclarations et prises de position de l’ONU, selon lesquelles ce ne sont pas seulement les migrants fuyant la guerre qu’il faut accueillir, mais aussi ceux qui fuient les conditions liées au réchauffement climatique. La catégorie d’immigrants « climatiques » ne peut être affectée, par exemple, par les décrets nationaux d’expulsion. Selon ce raisonnement de l’ONU, comme il a été rapporté par exemple par la BBC, les gouvernements qui repousseraient les migrants climatiques les exposeraient à des « violations de leurs droits fondamentaux de l’homme ». La migration climatique, a souligné la BBC, pourrait toucher des millions de personnes dans un tout proche avenir. Un rapport officiel préparé par la Banque mondiale dès 2018 indiquait que, dix ans plus tard, les urgences environnementales forceraient jusqu’à 140 millions de personnes, résidant actuellement en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique du Sud, à quitter leur pays en direction de l’Europe.

Source : un reportage de la BBC anglaise au sujet du drame des urgences climatiques, qui pourrait contraidre 140 millions de personnes à quitter l’Afrique, l’Asie du Sud ou l’Amérique du Sud : https://www.bbc.com/news/world-asia-51179931?intlink_from_url=https://www.bbc.com/news/world&link_location=live-reporting-story

Et quelques mois plus tard, surgissait le « coronavirus », avec la suite que l’on sait. Difficile, certes, que dans un continent confiné ou reconfiné depuis un an voire un peu plus d’un an, où l’on ne peut plus rencontrer quiconque (fermeture des bars, des restaurants, des cinémas), où l’on ne peut plus se voir (masques) ni se faire la bise (le « coronavirus »), où des scientifiques conseillent de ne plus faire l’amour (à cause du « coronavirus »), et avec toutes les incertitudes liées à l’avenir, il n’y ait pas de « baby crash ». Europe crash

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Gentille petite fleur, grand méchant loup et poisson d’avril?

loup

Personne ne semble encore guère s’en être aperçu en France, mais certains parlent d’un livre qui aurait paru tout récemment (peut-être au début de mars) au sujet de Gabriel Matzneff. En tout cas, le premier avril 2021, jour des poissons, est apparu sur le site de vente par correspondance E-Bay un livre qui serait donc intitulé «La Petite Fille et le Vilain Monsieur : sur Gabriel Matzneff et le Consentement », attribué à « Lisi Cori », et qui compterait 80 pages. Pas d’éditeur, et le numéro ISBN indiqué ne semble pas correspondre à grand-chose. Difficile d’en savoir davantage: le vendeur de ce livre, sur E-Bay, n’étant pas vraiment identifiable, et ne vendant d’ailleurs aucun autre livre ou objet. C’est ici : https://www.ebay.fr/itm/La-Petite-Fille-et-le-Vilain-Monsieur-sur-Gabriel-Matzneff-et-le-Consentement-/353437322262

Le titre ressemble fort à celui (« Lettres de la petite fille au vilain monsieur« ) qui se retrouve plusieurs fois (voyez, pour mémoire: https://vitrine.edenlivres.fr/resources/9782756105505) dans Les moins de seize ans, où ces lettres sont censées avoir «été écrites par une adolescente de quinze ans».

L’expression de « vilain monsieur » a aussi été employée au sujet de Matzneff par Roland Jaccard dans… Le Monde du 25 octobre 1974 (https://www.lemonde.fr/archives/article/1974/10/25/un-vilain-monsieur-heureux-de-l-etre_2539404_1819218.html).

En Italie, la page consacrée à Gabriel Matzneff (https://it.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Matzneff) sur Wikipédia renvoie – actuellement – à ce livre attribué à Lisi Cori, sur un autre site de vente (Amazon). La même chose sur la page allemande de l’article sur Matzneff (https://de.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Matzneff). Et ibidem sur la page anglaise (https://en.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Matzneff). Rien sur la page française de Wiki, en revanche.

Que dire? Le livre « La Petite Fille et le Vilain Monsieur : sur Gabriel Matzneff et le Consentement » existe-t-il? Je n’en sais rien, mais comme je crois à ce que je vois, pour l’instant j’émets plus d’un doute. Plus probablement, ce pourrait être un canular provenant de milieux possédant d’ailleurs une relative culture littéraire.

culto

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Beaux crépuscules des temps david-hamiltoniens

L’image qui suit est, pour mes goûts, l’une des cinquante plus belles photographies de David Hamilton, dans l’absolu.

soleil

Je trouve que son atmosphère n’est pas éloignée de plusieurs de mes livres, par exemple Le portrait de Dawn Dunlap ou Une dernière leçon de mon école (photographie de couverture de Max Stolzenberg), ou encore – tout récemment – Ma petite bande de jeunes filles en fleurs (avec un texte inédit de Roland Jaccard; et une photographie de couverture de Jean-François Chassaing) et Encore une gorgée de soleil (photographies de Max Stolzenberg et Jean-François Chassaing).

Recension de « Le portrait de Dawn Dunlap », vidéo de Roland Jaccard de 2017 (https://www.youtube.com/watch?v=gO7hrZeodSw).

Recension de « Une dernière leçon de mon école » par Max Stolzenberg, ami de David Hamilton: https://maxstolzenberg.com/2019/06/13/une-derniere-lecon-de-mon-ecole-2/

Recension de « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs » : https://leblogderolandjaccard.com/2020/10/07/olivier-mathieu-et-ses-amours-denfance/

Recension de « Encore une gorgée de soleil » : https://leblogderolandjaccard.com/2021/02/28/a-onze-kilometres-de-gourville/

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Couverture du livre « Le portrait de Dawn Dunlap », 2017, présentant en couverture une photographie jusque-là strictement inédite de Dawn Dunlap, prise à Paris en 1979.

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« Ma petite bande de jeunes filles en fleurs », 2020: la couverture (photo de couverture, prise le 24 août 2020, par Jean-François Chassaing)

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Macron, la lumière du monde et le bout du tunnel

Déjà Jean (8 : 12) l’avait dit: « Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres« .

Ah que aujourd’hui qu’on a en plus inventé l’électricité, les trains et les tunnels, on cause beaucoup, beaucoup, beaucoup de « voir la lumière au bout du tunnel » (dixit le porte-parole du gouvernement), et puis voici « la lumière au bout du tunnel » (dixit le commissaire européen Thierry Breton), et n’oublions pas que  « la lumière apparaît désormais au bout du tunnel » (dixit un autre commissaire européen, celui à l’Économie, Paolo Gentiloni), tandis que plus prudemment le chef de l’ONU António Guterres voit seulement « une certaine lumière au bout du tunnel ».

Hallucination collective plus ou moins prononcée de tant et tant d’éminences qui voient une certaine lumière, ou une lumière certaine, au bout de ce fameux tunnel? Ou encore les « élites » se sont-elles passé le mot? Quelque cabinet de conseil américain a-t-il eu l’idée de génie de conseiller aux gouvernements de mettre de la « lumière au bout du tunnel » dans le moindre de leurs discours, pour donner un peu de saveur à la soupe populaire des confinements? « Lumière au bout du tunnel » fait-il chicos? Macron en personne a annoncé: “Si nous restons unis, solidaires, alors nous verrons le bout du tunnel”.

Ne demandons pas même ce que « nous » verrons si « nous » ne restons pas « unis » et « solidaires » (solidaires de quoi? de qui? euh, qui sait?), mais bornons-nous ici à rappeler qu’Emmanuel Macron est le protecteur de l’Académie française, donc de la langue française. C’est même lui qui doit recevoir les gens élus à l’Académie française, avant qu’ils ne soient définitivement autorisés à s’asseoir chez la Vieille Dame. Par ailleurs, on sait que le tout jeune Macron, à une époque où le « consentement » n’était pas un sujet aussi à la mode que depuis Vanessa Springora, s’est mis à fréquenter sa prof de français, Madame Trogneux.  Ayant reçu l’enseignement voire les leçons particulières de Madame Trogneux, puis protecteur de l’Académie, on se doute que Macron a une connaissance parfaite de la langue française.

Il existe pourtant quelques légers problèmes dans l’emploi qu’il fait de l’expression « voir le bout du tunnel ». Rien ne dit, d’abord, que voir le bout du tunnel soit la garantie de quoi que ce soit. Si tu es dans un train qui sort d’un tunnel et qu’à la sortie du tunnel, il y a un précipice, tu as vu la sortie du tunnel mais c’est la dernière chose que tu verras. Ce qui compterait serait non pas de voir le bout du tunnel, mais ce qu’il y a ensuite. Un autre tunnel? Un train peut en cacher un autre, un confinement a déjà caché deux autres confinements, pourquoi un tunnel ne pourrait-il pas cacher un autre tunnel?

Rien ne dit, ensuite, qu’un tunnel ait à la fois une entrée et une sortie. Par exemple, quand il est question d’une galerie creusée dans la terre par un insecte ou par un animal (tunnel d’une taupe; tunnels d’une fourmilière), il s’agit souvent de galeries qui ne possèdent qu’une seule entrée, et pas de sortie. Il est donc clair et bien établi qu’il existe des tunnels dont on ne peut tout simplement pas voir le bout, tout simplement parce qu’ils n’ont pas de bout. Ils finissent sous terre et il n’est dès lors possible, en aucun cas, d’y voir la moindre lumière. 

Surtout, Macron devrait savoir que tout tunnel n’est pas forcément sous terre. On parle ainsi, en jardinage, d’un tunnel de feuillage, ou d’un tunnel de verdure. C’est même du mot « tonnelle » (de feuillage) qu’est venu le mot tunnel.  Dans ce cas, ledit tunnel peut se trouver dans la pénombre relative, puisqu’il est abrité du soleil par les feuilles ou les branches des arbres. Mais on n’y aperçoit, au bout, aucune « lumière » particulière. D’autant que, dans le cas de la tonnelle, elle est en général circulaire et n’a pas de bout.

Macron parle  au figuré, me direz-vous. Soit. Le « tunnel » est probablement, dans son esprit, une période de difficultés, celle liée aux restrictions de nos libertés, dont en effet on ne voit pas la fin. Tunnel est quand même un mot anglais (tonel, tonnell, tunnel) emprunté au français tonnelle. Tonneler, autrefois, signifiait chasser, prendre des oiseaux à la tonnelle, prendre quelqu’un au piège, tromper. Des dictionnaires, au vingtième siècle, et des écrivains reconnus emploient encore ce verbe en ce sens. A la sortie du tunnel, prions, mes frères, en vérité, pour que tout le monde n’ait pas été trop tonnelé, pendant le voyage dans le fameux tunnel à Macron.

Macron voit donc le tunnel au figuré (tandis que les Français subissent le confinement au propre), et considère donc à l’évidence, parmi tous les autres sens attestés du mot tunnel, qu’un tunnel a un début, une fin, qu’il se trouve sous terre et que les Français – à condition d’être « unis » et « solidaires » – vont finir par y apercevoir une « lumière ».

Il reste à souhaiter que le « tunnel » macronien ne soit pas celui du théâtre, quand l’acteur entre dans un long monologue où il est sujet à un trou de mémoire. Espérons qu’au bout de celui, infiniment répété, des allocutions télévisées du président, on n’ait pas perdu la mémoire de la liberté: de nos libertés.

Moi-même, ah que je voie la lumière étincelante, soudain, d’un nouveau quinquennat triomphant de la « France en marche » au chef traversant à toute vitesse, de tunnel en tunnel et de lumière en lumière, les territoires où les plèbes amassées (tout en respectant naturellement les gestes-barrières sous la surveillance vigilante et jamais démentie des forces de l’ordre), tenteront d’apercevoir la macronienne clarté. Un autre mois de mars, quand Louis XVIII et ses courtisans s’enfuirent vers la Belgique, Napoléon rentra à Paris et, selon lui, « l’aigle, avec les trois couleurs, vola de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame ». C’est beau. Et comme c’est sublime, aussi, ce jupitérien triomphe de la France en marche, de tunnel en lumière et de lumière en tunnel!

 

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Roland Jaccard et Patrick Juvet

Disque Patrick Juvet / David Hamilton / Laura les ombres de l’été

Roland Jaccard a eu le courage – et il en fallait – de défendre la mémoire de David Hamilton.

Roland est suisse. Comme Patrick Juvet, l’auteur de la musique – souvent si belle – du film de David Hamilton, « Laura les ombres de l’été » (1979). Patrick Juvet était venu au monde le 21 août 1950 à Montreux, pas bien loin de Lausanne (les deux sont dans le canton de Vaud), ville natale (un 22 septembre) de Roland Jaccard. Tous deux nés à la fin de l’été.

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Journal d’un homme perdu (Roland Jaccard)

A l’heure où Francoise Hardy, l’une des plus charmantes chanteuses des années 1960, demande l’euthanasie, voilà que l’écrivain Roland Jaccard évoque le chanteur Patrick Juvet, trouvé mort chez lui  il y a quelques jours à Barcelone, dans un bel article de son blog ( https://leblogderolandjaccard.com/2021/04/03/dans-les-carnets-de-mon-pere/).

« En société, quand il m’arrive encore d’être en forme, je me parodie moi-même, évoquant des scènes et des intrigues qui renvoient à un sujet mort. Mes amis semblent y trouver du plaisir, mais l’heure où des jeunes filles frappaient à la porte de la 612, ma chambre du Lausanne-Palace , est passée. Sans doute ne suis-je plus qu’un vieux débris attendrissant à leurs yeux, tout comme devait l’être Patrick Juvet dont j’apprends la mort. Nous ne chanterons plus : « Où sont les femmes … ». Soyons francs : nous avons aimé vivre une fois, mais nous n’aimerions pas recommencer. » (Roland Jaccard)

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Un calendrier de « réouverture progressive » jusqu’aux calendes grecques

Au Royaume-Uni, sur les trente cas « rares » de formation de caillots sanguins enregistrés (exclusivement jusqu’au 24 mars), chez des personnes vaccinées contre le « coronavirus » au moyen du vaccin d’AstraZeneca, « sept malheureusement sont mortes», a annoncé, aujourd’hui, l’Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) britannique. Il y aurait donc eu dans ce pays vingt-deux cas de thromboses veineuses cérébrales et huit autres de thromboses associées à un déficit de plaquettes, sur 18,1 millions de doses administrées.


En d’autres termes, le vaccin d’AstraZeneca, qui a d’ailleurs été rebaptisé d’un ou deux nouveaux noms, fierté nationale anglaise puisque c’est en partie l’oeuvre de l’université d’Oxford, et que par ailleurs (le saviez-vous?) la responsable de la campagne vaccinale anglaise n’est autre que l’épouse du Ministre du Trésor, est toujours l’objet de suspicions (pour employer un terme poli).

On s’y perd un peu pour comprendre quels pays ont décidé de le suspendre (à titre provisoire? définitif?) après de tout pareils cas graves de formation de caillots sanguins ; et surtout, la plupart des Etats de l’UE l’administrent à des patients appartenant à des tranches d’âge variées. « Aucun lien de causalité n’est prouvé », a pourtant souhaité rappeler l’Agence européenne des médicaments (AEM), « mais il est possible et des analyses supplémentaires sont en cours. »

Etranges raisonnements: aucun lien de causalité n’est prouvé, mais cette causalité est « possible », et des analyses supplémentaires sont (de nouveau) en cours. Mais en attendant, on continue à vacciner avec…

« Il faut arrêter de spéculer pour savoir s’il y a un lien ou pas. Tous ces cas ont eu ces symptômes trois à dix jours après l’inoculation d’AstraZeneca. Nous n’avons trouvé aucun autre facteur déclencheur », a dit et répété le 27 mars à la chaîne norvégienne TV2 Pal André Holme, chef de l’équipe de l’Hôpital national d’Oslo qui travaille sur ces cas. «L’Agence norvégienne des médicaments estime qu’il y a un lien probable avec le vaccin », a déclaré Steinar Madsen, l’un de ses responsables. Selon Paul Hunter, spécialiste en microbiologie médicale à l’université d’East Anglia (Angleterre), « comme nous observons maintenant que la même maladie se présente après les mêmes vaccins dans différents groupes de population, je pense que les éléments de preuves poussent plutôt à penser que le vaccin d’Oxford-AstraZeneca en est bien la cause ». Avant d’ajouter que le risque demeurerait « très faible », d’environ « une personne sur un million ».


L’AEM, annonce-t-on, se réunira à nouveau pour parler de tout cela du 6 au 9 avril. Selon les chiffres donnés par l’agence, on recenserait 62 cas de thromboses veineuses cérébrales dans le monde, dont 44 dans les pays de l’Espace économique européen, pour 9,2 millions de doses de vaccin administrées. Quatorze morts « seulement » auraient été enregistrées, « sans pouvoir toujours être imputables de façon sûre à ces thromboses atypiques », a précisé pour sa part la dirigeante de l’AEM, Emer Cooke…

Les Pays-Bas ont annoncé suspendre les injections de ce produit pour les moins de 60 ans, à la suite de l’Allemagne. Ils ont suivi le Canada et la France (55 ans), la Suède et la Finlande (65 ans). La Norvège et le Danemark, eux, ont complètement suspendu le vaccin d’AstraZeneca.

Etonnant… Le ministre de la Santé en Italie, qui s’appelle Speranza,a pourtant multiplié les déclarations en faveur du vaccin AstraZeneca. Tout comme la responsable de la campagne vaccinale (et, bis repetita placent, épouse du ministre du Trésor) au Royaume-Uni. Moi, j’avoue qu’il m’est vaguement difficile de comprendre pourquoi le même vaccin est inoculé aux citoyens de certains pays, mais pas d’autres pays, et en outre dans des tranches d’âge différentes. Il faudrait sans doute poser la question à Macron, qui dévore paraît-il les études scientifiques, parfois même avant ses propres « experts scientifiques ». Un Pic de la Mirandole de l’épidémiologie?

*

En France, Macron a parlé de six semaines pour « rouvrir progressivement le pays », tout en annonçant le troisième confinement. Celui de l’ensemble du territoire métropolitain, avec fermeture des écoles. Six semaines, cela nous conduit à la moitié du mois de mai 2021. Le même Macron, cependant, ne s’est plus hasardé à présenter des objectifs chiffrés, comme lors du pseudo-déconfinement de mi-décembre 2020, qui avait fixé un seuil de 5 000 nouvelles contaminations par jour et un maximum de 3 000 patients en réanimation.

Six semaines? Chacun est libre d’y croire… Faut-il rappeler que, le 1er mars 2021, Macron feignait de promettre un allégement des mesures restrictives aux libertés à partir de la mi-avril, grâce probablement aux miracles de la vaccination. Il fallait « tenir encore quatre à six semaines »… Effectivement, on a tenu encore entre quatre et six semaines, pour arriver au troisième confinement.

Macron a envisagé de « rouvrir progressivement le pays » (progressivement: sic) « à partir de la mi-mai ». Ensuite, entre la mi-mai et le début de l’été (le début de l’été est le 21 juin…), « un calendrier de réouverture progressive doit être établi pour la culture, le sport, les loisirs, l’événementiel et nos cafés et restaurants », a précisé Macron.

Un calendrier de réouverture progressive… Sic…

Ici, il ne s’agit hélas pas d’un calendrier de David Hamilton.

Certes, le mot « calendrier » provient du terme latin calendarium, dérivé lui-même de calendae, mais espérons encore, naturellement, ou faisons semblant d’espérer que le calendrier macronien de réouverture « progressive » ne s’échelonne pas jusqu’en 2030 voire jusqu’aux calendes grecques

Il ne reste qu’à croiser les doigts afin que dans six semaines, on n’entre pas dans un nouveau pseudo-déconfinement qui annonce le quatrième confinement

Le résultat de tout cela est, sauf peut-être pour une minorité d’aveugles, un mélange absolument incroyable d’arrogance et d’incompétence, pour reprendre et citer les termes employés par le professeur Christain Perronne dans ce livre paru chez Albin Michel.

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Des gens meurent après avoir été vaccinés par l’un des vaccins (AstraZeneca), AstraZeneca est un vaccin anglais, la campagne vaccinale anglaise est donnée en exemple dans toute l’Europe, le premier ministre anglais Boris Johnson salue « la victoire du capitalisme et de la cupidité » (textuel…), la responsable de la campagne vaccinale dans ce pays est l’épouse du Ministre du Trésor, lequel est aussi un ami de jeunesse de Johnson, on continue à vacciner encore un peu partout avec AstraZeneca, les restrictions sanitaires sont en place dans toute l’Europe, et (si vous l’ignoriez, vous allez l’apprendre ici) le Conseil d’Etat italien vient aussi de rendre obligatoire le port du masque pour les enfants de moins de douze ans.

Voilà les pièces du puzzle et, ici, il ne s’agit hélas pas d’un puzzle de David Hamilton.

*

Le plus grand étonnement est sans doute, de ma part, à quel point le « coronavirus » a changé les gens et les relations entre les gens. La plupart de mes amis, sauf sans doute les tout meilleurs d’entre eux, ont quasiment disparu. Tout ce qui était amitié, ou amour, ou sensualité, est gravement mis en danger. Face à Thanatos, ou à tout le moins face à une société qui semble atteinte d’un trouble mental collectif se rapprochant de la thanatomanie, il n’y a plus de bises, plus de slows, plus de poignées de main, plus d’accolades, mais sans que cela ne semble davantage pousser les gens à inventer ou approfondir de belles relations épistolaires, amicales ou amoureuses, comme il en existait jadis et comme j’en ai connu.

Il n’y a a plus aucun sursaut de l’Eros (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-lire-les-filles/).

Plus de Thanatos. Plus d’Eros. Plus rien. Le néant. Masques, distanciation sociale, les allocutions de Macron à la téloche, l’existence du hamster, la servitude volontaire.

Je me souviens encore d’un article de GabrielMatzneff, dans Le Monde, en 1978 ou 1979, où il parlait d’ataraxie. Nous ne sommes plus au temps d’hommes rejoignant l’impassibilité de l’âme en devenant maîtres d’eux-mêmes à travers l’épicurisme, le stoïcisme, le pyrrhonisme ou le scepticisme. Nous sommes en 2021, immergés dans un vaste état d’indifférence, une névropathie planétaire où toute réponse réactionnelle semble exclue. L’apathie totale.

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Roland Jaccard et Gabriel Matzneff (photo empruntée au blog de Roland Jaccard)

Certes, on ne peut pas accuser de cela le seul « coronavirus ». Le coronavirus est le point le plus bas des abysses occidentaux, mais c’est surtout le point d’orgue d’un long parcours, commencé il y a des dizaines d’années, voire dès la fin des années 1970. Les Français ne lisent plus, n’écrivent plus, ne savent tout simplement plus parler ou écrire la langue qui, jadis, fut appelée langue française. Les derniers grands écrivains sont voués aux gémonies, privés d’éditeurs, oubliés, méconnus. Le confinement s’installe, celui des corps et des esprits. Sans aucun heurt, quasiment sans la moindre protestation audible, le grand changement souhaité par les « élites » contemporaines est en marche. Fin de société, fin de civilisation, fin du monde, appelons-la comme nous voulons (https://leblogderolandjaccard.com/2020/10/26/une-atmosphere-de-fin-du-monde/). La fin des fins.

Quand les jeunes filles david-hamiltoniennes ont disparu, sans doute ignoraient-elles qu’elles étaient en vérité les prêtresses de funérailles dont elles n’avaient pas elle-même conscience…

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Détail d’une photographie de David Hamilton, lors d’une fameuse séance photographique qui a donné naissance à des cartes postales (éditions Agep), à des publications d’images dans des albums, dans des revues (y compris un reportage de mode).

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La querelle des alarmistes et des rassuristes

Si le règne de Louis XIV fut comme chacun sait le théâtre de la querelle entre « Anciens et Modernes», le p’tit quinquennat macronien aura sans doute été celui des disputailleries entre (d’une part) experts alarmistes et apocalyptiques, et (d’autre part) experts rassuristes et refusant quelque terrorisme intellectuel que ce soit.

Le 26 mars, l’épidémiologiste Laurent Toubiana – qui est aussi un spécialiste de démographie – a publié une étude, en collaboration avec trois autres signataires (le sociologue Laurent Mucchieli, l’informaticien Jacques Bouaud, le statisticien Pierre Chaillot), pour conclure que le « coronavirus » (Covid-19) a eu un impact relativement faible sur la mortalité en France.

Voici cette étude, pour ceux qui aiment s’informer partout (et pas seulement dans les « allocutions » macroniennes): http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/154-L%E2%80%99%C3%A9pid%C3%A9mie-de-Covid?19-a-eu-un-impact-relativement-faible-sur-la-mortalit%C3%A9-en-France

On apprend, grâce à Laurent Toubiana, que l’épidémie due au « SARS-CoV-2 » n’a pas eu d’incidence sur la mortalité des moins de 65 ans ; qu’elle a entraîné une surmortalité légère (environ 4%) chez les plus de 65 ans ; et que, comme on voit, on est loin – très loin – des prédictions « alarmistes » annoncées, par exemple, par le nouvel épidémiologiste Macron.

A cette fin, elle rappelle – par exemple – la prévision apocalyptique de «500 000 morts» (et peu importe que l’on joue sur les chiffres en disant que Mister Fergusson prévoyait entre 400 et 500 000 morts) avancée dès 2020 par cet épidémiologiste de l’Imperial College à Londres.

Source: Coronavirus : 300 à 500 000 morts en France dans le pire des cas ? titrait, en mars 2020, le très sérieux magazine Valeurs actuelles: https://www.valeursactuelles.com/societe/coronavirus-300-a-500-000-morts-en-france-dans-le-pire-des-cas/

« Ils sont où aujourd’hui, ces morts ? » interroge M. Toubiana...

Comparez aussi avec les prévisions alarmistes (pardon, « alarmantes », écrivait Le Monde) des « experts », au début de 2020 : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/15/coronavirus-les-simulations-alarmantes-des-epidemiologistes-pour-la-france_6033149_3244.html

Au-delà des disputes d’experts (ou présumés tels), et des voix scandalisées s’élevant – comme on pouvait d’ailleurs aisément l’imaginer- dans les rangs des amateurs d’alarmisme, Laurent Toubiana quant à lui dit en substance que le « coronavirus » est « un virus pas très méchant, qui n’a touché que les personnes sensibles ».

En effet, qu’on le veuille ou non, l’épidémie présumée de « coronavirus » n’a eu aucun effet sur le nombre de morts chez les moins de 65 ans. Que l’on songe que même l’Insee l’a dit et confirmé, dès le mois de janvier 2021 ; la surmortalité a été de + 2 % pour les 50-64 ans, mais de MOINS 1 % pour les 25-49 ans et même de MOINS 6 % pour les moins de 25 ans. La létalité du « coronavirus » est en effet très faible chez les jeunes et, par ailleurs, il y a par exemple moins de morts sur la route (en baisse de 21,4 % par rapport à 2019, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur: https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Chiffres-de-la-securite-routiere-en-2020).

On meurt donc MOINS, toutes causes confondues, à l’époque du « coronavirus » que les années d’avant ce « coronavirus ». N’en déplaise à qui que ce soit…

Toujours selon l’étude de Laurent Toubiana et de ses pairs, il faut aussi prendre en compte « l’évolution de la structure de la population française marquée par un vieillissement et donc une augmentation tendancielle de la mortalité ».Ainsi, l’année 2019 avait connu le plus grand nombre de morts depuis l’après-seconde guerre mondiale. On meurt donc en 2020, comme on est mort en 2019, avant tout à cause du vieillissement de la population (17.000 morts, selon Laurent Toubiana). Or, que ce soit malheureux ou pas, c’est indéniable: les vaccins « super-efficaces » vous vaccineront (peut-être) contre le « coronavirus », pas contre la mort.

En substance, Laurent Toubiana a comparé la mortalité de 2020 à celle qui aurait dû être la mortalité en 2020 sans le « coronavirus ». Avant d’établir un taux de surmortalité d’environ 4%.

En d’autres termes, et qu’on les partage ou pas, les conclusions de Laurent Toubiana et de ses pairs poussent à minimiser la gravité de l’épidémie. Elles rejoignent en outre celles – que nous avions citées sur ce blog – de l’historien et démographe Hervé Le Bras, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) qui, dans une tribune publiée par Le Monde, proposait de « nuancer la gravité de l’épidémie », soulignant que « la crainte engendrée par le virus semble en relation inverse de sa létalité».

Source: « La crainte engendrée par le Covid-19 semble en relation inverse de sa létalité » par Hervé Le Bras, directeur d’études à l’Institut national d’études démographiques: https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/09/herve-le-bras-la-crainte-engendree-par-le-virus-semble-en-relation-inverse-de-sa-letalite_6069258_3232.html

Dès lors, que penser? Que toutes ces personnalités scientifiques – et tant et tant d’autres – seraient de méchants « complotistes », de sombres « conspirationnistes »?

Qui sait si Monsieur Macron, le nouvel épidémiologiste, lit leurs travaux, à eux? Ou alors, qui sait si Macron les rejette et ne les lit même pas, préférant se plonger dans la seule lecture des « experts » qui donnent raison à ses propres opinions, pour ne pas dire à ses projets, qui sont ou semblent être des projets de confinements et reconfinements successifs?…

L’étude de Laurent Toubiana, et de ses pairs, conclut en toute logique que les mesures de restrictions sanitaires sont disproportionnées et que le risque lié à la pandémie est surévalué.

Or, dans toute l’Europe, les études comme celle de Laurent Toubiana sont passées sous silence ou rejetées, quasiment d’emblée. Ce qui témoigne d’une curieuse conception de la science. La seule conception intellectuellement honnête consisterait pourtant à lire, et à analyser, à critiquer toutes les études. Celles des alarmistes, apocalyptiques, fanatiques d’une sorte de terrorisme sanitaire, d’une part; et, de l’autre, les études de scientifiques comme Laurent Toubiana, que l’on appelle parfois les « rassuristes ».

MM. Macron en France, Draghi en Italie, Johnson au Royaume-Uni, Merkel en Allemagne, et les autres, ne jurent cependant que par leurs campagnes vaccinales et leurs certificats vaccinaux, conditions sine qua non à un (éventuel) « retour à la normalité ». BIzarre, bizarre…

Savez-vous par ailleurs que, à Londres, des socialistes radicaux comme l’ancien leader travailliste Jeremy Corbyn, d’anciens trotskistes comme John McDonnell, des conservateurs ultra-traditionalistes comme l’ancien leader conservateur Iain Duncan Smith, des thatchéristes et des « brexiteers » comme le député Steve Baker, des libéraux-démocrates comme le leader Sir Ed Davey sont tous – ouvertement et ensemble – contre les « passeports de vaccination », désormais masquéa en « certificats de vaccination »?

On peut estimer que pas moins de 70 députés britanniques – de tous les partis! – jugent la mesure des passeports vaccinaux « extrêmement dangereuse », parce que « discriminatoire » à l’égard de ceux qui ne veulent pas se faire vacciner (ou ne peuvent pas pour des raisons médicales), et parce qu’elle créerait un précédent inquiétant. « Donc, vous allez vers un nouveau Big Brother« , a prévenu par exemple le député conservateur (donc, du parti de Boris Johnson) Steve Baker…

Si j’ai bien compris ce que me criaient les copains, du temps de mon enfance, et ils avaient l’air très bien informés, on était « en démocratie ». Je n’ai pas appris, depuis, qu’on ait cessé de l’être. Supposant donc que l’on soit toujours « en démocratie », j’ai passé mon existence à m’informer quant à cette excellente nouvelle, et à étudier un sujet aussi passionnant qu’enthousiasmant. J’ose en conclure que ces 70 députés britanniques représentent l’avis des citoyens qui ont librement voté pour eux, et que l’on ne peut donc pas vraiment faire comme s’ils n’existaient pas, en tout cas tant qu’on est et qu’on reste « en démocratie ».

Il sera passionnant d’observer, en Grande-Bretagne et dans tous les pays d’Europe, dans les semaines et les mois à venir, tout ce qui touchera au caractère obligatoire des vaccinations et des passeports vaccinaux

Et puisqu’on est, alléluia, « en démocratie », j’ose supposer être encore – pour combien de temps ? – libre de lire des études comme celle de Laurent Toubiana, mais pas du tout encore obligé de devoir apprendre par coeur, ou recopier cent fois, malgré le désir qui pourrait m’envahir, les allocutions macroniennes pourtant tellement rayonnantes d’intelligence, d’un sens critique sans égal et d’une telle virtuosité oratoire!

En France on a eu le nouveau roman, la nouvelle philosophie, la nouvelle droite, la nouvelle gauche, les nouveaux yaourts de la nouvelle cuisine et on a désormais, c’est la nouveauté des nouvelles nouveautés, la nouvelle épidémiologie. N’oublions donc point, n’oublions jamais que Macron, notre « nouvel épidémiologiste », qui a juré de ne pas reconfiner et n’en est en somme que – fort modestement, qu’il me soit consenti de le dire – à notre troisième reconfinement, a juré que la vaccination ne serait pas obligatoire. Alors, est-il besoin vraiment de vous dire la suite?

*

Pour s’informer ultérieurement.

Sur le site de « Sud Radio », Laurent Toubiana publie une étude édifiante sur la surmortalité, « relativement faible », en 2020: https://www.sudradio.fr/societe/exclusif-laurent-toubiana-publie-une-etude-edifiante-sur-la-surmortalite-relativement-faible-en-2020/

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Les délires complets d’Henri Cartier-Bresson au sujet de David Hamilton (1974)

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Rêves de jeunes filles, photographie de David Hamilton, années 1970. « Leurs auteurs m’intéressent d’un point de vue sociologique et politique, car ils représentent l’aboutissement et le désarroi d’un certain monde à l’américaine, un monde qui va au néant. Malheureusement, ils ne révolutionnent rien, ils sont intégrés à cette société de braderie. Ils ressemblent à ce monde sans sexe, sans sensualité, sans amour. Scatologues et coprophages, ils photographient leurs angoisses, leurs névroses »… (Henri Cartier-Bresson, 1974)

Aujourd’hui, David Hamilton a été cité dans la presse italienne. Précisément, dans un article du journal La Repubblica, qui se trouve ici : https://smargiassi-michele.blogautore.repubblica.it/2021/04/02/fotografia-staging-true-fictions/

Le titre de cet article (Tutte le fotografie sono messe in scena) est: « Toutes les photos sont mises en scène ».

Pour le sujet qui nous intéresse – David Hamilton, donc – l’auteur de l’article cite un vieil entretien (datant de 1974) du photographe Henri Cartier-Bresson.

L’entretien en question, avec un journaliste (Yves Bourde), s’intitulait « Nul ne peut entrer ici s’il n’est pas géomètre : Un entretien avec Henri Cartier-Bresson » et est paru dans Le Monde du 5 septembre 1974. On le trouve sur Internet. Encore faut-il préciser, pour qui l’ignorerait, que Cartier-Bresson et le journal Le Monde étaient comme cul et chemise.

Henri Cartier-Bresson s’en prenait à pas mal de photographes de son époque. Certains de ces photographes réagirent et il y eut en France une polémique à ce sujet, à l’automne 1974.

L’extrait où Cartier-Bresson cause de David Hamilton est celui-ci :

« Toutes ces images posées, mises en scène, sans le moindre sens de la forme, de la dialectique, ces héritages de la mode et de la publicité, les photographies de [Richard] Avedon, de [Jean-Pierre] Sudre, de David Hamilton, de Diane Arbus, de Duane Michals, les travaux récents de Bruce Davidson, que sais-je encore ?« 

Que les propos de Cartier-Bresson aient pu avoir quelque fondement, par rapport à certains de ces photographes, pourquoi pas?

Mais en quoi s’appliquaient-ils à David Hamilton? En rien…

Cartier-Bresson :

« Leurs auteurs m’intéressent d’un point de vue sociologique et politique, car ils représentent l’aboutissement et le désarroi d’un certain monde à l’américaine, un monde qui va au néant. Malheureusement, ils ne révolutionnent rien, ils sont intégrés à cette société de braderie. Ils ressemblent à ce monde sans sexe, sans sensualité, sans amour. Scatologues et coprophages, ils photographient leurs angoisses, leurs névroses« … (Henri Cartier-Bresson)

*

Stop au délire… Cartier-Bresson avait-il jamais vu – en cette année 1974, celle où il s’exprimait ainsi – une photo de David Hamilton?

David Hamilton n’aurait « pas eu le moindre sens de la forme« ? Mieux vaut entendre ça que d’être sourd… Stop au délire…

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Photo David Hamilton, début des années 1970. « Toutes ces images posées, mises en scène, sans le moindre sens de la forme, de la dialectique, ces héritages de la mode et de la publicité, les photographies de (…) David Hamilton » (Cartier-Bresson)…

David Hamilton n’aurait « pas eu le moindre sens de la dialectique« ? Euh, quelqu’un peut me traduire ce charabia? Stop au délire…

En quoi David Hamilton aurait-il « représenté l’aboutissement et le désarroi d’un certain monde à l’américaine« ?… Il n’y a aucune trace d’américanisme dans l’oeuvre de David Hamilton, et il n’y en avait aucune au début des années 1970 et donc en 1974, année de ces propos aberrants et consternants – consternants d’imbécillité – de Cartier-Bresson… Tout au contraire, dès lors, et pendant toute son existence, dans des dizaines d’entretiens David Hamilton a dit son refus de l’américanisme… On vous fait une liste, si vous voulez, des entretiens de David Hamilton rejetant l’américanisme. Cartier-Bressson n’avait pas eu le temps de les lire? Ou ne les avait-il pas compris?

En quoi David Hamilton aurait-il été « intégré à ce monde de braderie« ? Toute personne sachant de quoi elle parle sait aussi que David Hamilton, dans les années 1970, n’était pas même intégré, et ne voulait pas l’être, au petit monde des photographes français, monde à l’égard duquel il se montrait beaucoup plus réellement cruel et cinglant que Cartier-Bresson (voir, notamment, un fameux entretien de David Hamilton au mensuel Photo, en 1974). Dans ce monde des années 1970, ce monde de « braderie » si l’on voulait, David Hamilton sauvait quelque chose de purement traditionnel, de purement européen, de purement féminin aussi. David Hamilton était très loin de « brader » quoi que ce soit, ou de participer à quelque braderie que ce soit!

En quoi David Hamilton aurait-il exprimé un « monde sans sensualité« ? Il semble, à la vérité, que ce soit tout le contraire… David Hamilton était le photographe de la sensualité. A l’évidence. Une évidence qui échappait, donc, au seul Monsieur Cartier-Bresson?

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L’actrice Dawn Dunlap, photographie de David Hamilton. « Ils ressemblent à ce monde sans sexe, sans sensualité, sans amour. » (Cartier-Bresson)…………………

En quoi David Hamilton aurait-il été « scatologue » et « coprophage« ? En quoi David Hamilton aurait-il photographié ses « angoisses »? Par « scatologue », on entend un écrivain qui fait de la scatologie son thème de prédilection. En quoi David Hamilton aurait-il fait, même une et une seule fois, de la scatologie son thème de prédilection? Un « coprophage » se nourrit d’excréments. En quoi David Hamilton se nourrissait-il d’excréments?… Et pourtant, Cartier-Bresson, dans Le Monde, traitait divers photographes (dont David Hamilton, cité nommément) de « scatologue » et de « coprophage »… On met au défi qui que ce soit de produire une et une seule photographie de David Hamilton – photographe de la sérénité, de la tendresse, de l’innocence, de l’émotion – répondant à de telles définitions…

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Photo David Hamilton, ici en noir et blanc, appartenant à une fameuse séance photographqiue, début des annèes 1970. « Scatologues et coprophages, ils photographient leurs angoisses, leurs névroses »… (Henri Cartier-Bresson)…………….

*

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On trouve même sur Internet un (certainement éminent) spécialiste de Cartier-Bresson qui écrit, sur son p’tit blog spécialisé en critique de la photographie: « Concernant son rapport aux photographes américains, il (Cartier-Bresson) déclare en 1974« . A ceci près, cher Maître de la critique photographique, que David Hamilton était britannique. Pas américain…

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Patrick Juvet s’en est allé

David Hamilton, Patrick Juvet, Dawn Dunlap

C’est avec tristesse que l’on apprend la mort – qui vient d’être annoncée – de Patrick Juvet. Né le 21 août 1950 à Montreux (en Suisse), entré au conservatoire de Lausanne à l’âge de six ans, dans la classe de piano où il avait obtenu un premier prix, Patrick Juvet avait été l’auteur de plusieurs jolies chansons, et de la musique – trop peu connue –  du film Laura les ombres de l’été, de David Hamilton, en 1979.

David Hamilton, Dawn Dunlap, Patrick Juvet (1979)

Invité par Michel Drucker à la télévision française (les autres invités de Drucker, ce jour-là, étaient entre autres Georges Brassens, Laurent Voulzy et Eddie Mitchell), il avait insisté sur la grande beauté des images du film de David Hamilton (https://www.youtube.com/watch?v=Nrs_eTKGMFU ).

Il s’était aussi produit, pour interpréter l’une des chansons du film, de nouveau à la télévision, en compagnie de Dawn Dunlap.

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David Hamilton et Charlotte Rampling à Cannes, Festival de Cannes, 1977

Signalons rapidement que la bande originale du film  Laura les ombres de l’été de David Hamilton s’est vendue, sauf erreur de notre part, à près de 650 000 exemplaires. Une partie de la musique avait été produite par le Néo-Zélandais Brian Southcombe (aujourd’hui décédé), ancien mari de  Charlotte Rampling, amie de David Hamilton.

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Disque du film, musique Patrick Juvet, éditions Barclay

2 avril.

A signaler que le journal La Dépêche mentionne – contrairement à d’autres organes de presse – la collaboration de Patrick Juvet au film de David Hamilton.

« Patrick Juvet a également réalisé la bande originale de « Laura, les ombres de l’été », de David Hamilton. »

C’est ici :

https://www.ladepeche.fr/2021/04/01/patrick-juvet-linterprete-de-ou-sont-les-femmes-et-ex-star-du-disco-est-mort-9463655.php

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Gabriel Matzneff, Roland Jaccard, Michel Foucault et une époque « formidable »…

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La première page  de « Vanessavirus » (Gabriel Matzneff, 2021). Au bas de la page se trouve une note que nous ne reproduisons pas ici.

Selon le magazine Le Point, Olivier Duhamel s’apprêterait à publier un livre, trois mois après la parution de celui dans lequel Camille Kouchner, sa belle-fille, a porté contre lui des accusations « d’inceste » sur la personne de son frère jumeau. Toujours selon Le Point, le livre de Camille Kouchner aurait été tiré à 225 000 exemplaires. Il est à se demander, en cette période de confinement, et aussi où tous les sondages indiquent que les Français ne lisent plus, combien de personnes l’ont acheté. Les faits semblent prescrits, mais Olivier Duhamel est visé par une enquête préliminaire pour « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité ».

Livre ou pas livre? Qui sait? Et qu’importe? Pour ne parler que de l’aspect littéraire, il est assez absurde de comparer l’hypothétique défense d’Olivier Duhamel avec le Vanessavirus de Gabriel Matzneff. D’une part un politologue, d’autre part un vrai écrivain, un romancier et un diariste. Je n’ai pas trouvé, c’est vrai, que Vanessavirus soit le meilleur livre de Matzneff. Mais il faut aussi tenir compte de l’âge d’un écrivain, et des circonstances dans lesquelles il est amené à écrire.

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Les lettres françaises numéro 1106 – « De l’autre rive » par Gabriel Matzneff. 18-24 novembre 1965.

Il est en tout cas amusant de lire dans Le Point la phrase qui suit : « La publication d’un tel ouvrage ne va pas de soi, vu la gravité des faits auxquels il entend répondre, d’autant que la justice ne s’est pas encore prononcée sur les suites qu’elle pourrait leur donner. » C’est une phrase assez stupéfiante puisqu’elle semble sous-entendre que tout homme, écrivain ou pas, de talent ou pas, n’aurait pas le droit de publier un livre au moment de son choix, pour répondre à un autre livre. Je suis d’avis qu’il serait difficile à Duhamel d’égaler, ou seulement d’approcher le talent littéraire de Matzneff. Mais quoi pourrait ou devrait interdire à qui que ce soit de publier un livre? Quoi devrait imposer à Duhamel – ou à Matzneff – d’attendre une (éventuelle) décision de justice, lors de procès dont personne ne peut vraiment dire, aujourd’hui, s’ils auront lieu, et quand?… Est-ce que François Villon aurait dû attendre, pour écrire ou publier ses derniers poèmes, d’avoir été banni de Paris? La littérature est pleine d’écrivains qui ont répondu, avant toute décision de justice, par un livre, aux accusations portées contre eux…

Le Figaro aussi dresse un parallèle entre Duhamel et Matzneff: « Olivier Duhamel n’est pas le premier homme accusé de violences sexuelles à répondre par la rédaction d’un livre. Gabriel Matzneff l’a fait avant lui, il y a quelques semaines. En réponse au Consentement de Vanessa Springora, l’écrivain de quatre-vingt-quatre ans, visé par une enquête pour viol sur mineurs et qui va être jugé pour apologie de la pédophilie, a autoédité son roman. Il y décrit l’histoire d’un homme mis au ban de la société et remercie ses soutiens indéfectibles. » (Le Figaro)

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Le paragraphe du Figaro aussi, à sa façon, est cocasse. On remarquera que le livre de Matzneff, dont le titre n’est pas cité, Vanessavirus, n’est d’ailleurs pas un roman. Il est résumé en deux lignes parfaitement superficielles et discutables. A la quasi évidence, le rédacteur de l’article du Figaro n’a jamais lu Vanessavirus. On rappellera qu’à ce jour, sur Internet, la seule recension de Vanessavirus a été publiée sur ce très-modeste et très-humble blog.

Ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2021/03/10/la-toute-premiere-recension-de-vanessavirus-de-gabriel-matzneff/

Mon opinion – celle d’un passionné de littérature, pas de ragots de concierge – est qu’on ne peut pas mettre dans le même sac Matzneff, Foucault et Duhamel. Que la justice fasse, le cas échéant, le travail qui est le sien, mais qu’on laisse les écrivains écrire en évitant, si possible, d’aller cracher sur la tombe de morts qui ne peuvent plus se défendre. Comme c’est le cas de David Hamilton.

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Une très jolie et très émouvante photographie de Roland Jaccard (photo empruntée au blog de Roland Jaccard)

Roland Jaccard vient quant à lui de publier, dans Causeur, un article auparavant paru sur son blog : https://www.causeur.fr/ce-qui-rend-notre-epoque-formidable-194533

Ce qui rend notre époque « formidable », oui, formidablement émétique, est le nombre de gens qui parlent de sujets dont ils ignorent tout. Et de pseudo-critiques littéraires qui jugent et condamnent des livres qu’ils n’ont sans doute jamais eu l’occasion de tenir entre leurs mains.

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Confinement, coma pharmacologique social pour civilisation en stade terminal

Il faudrait commencer par dire que la phrase « les épidémiologistes disent que » est une phrase creuse et absurde. « Les » épidémiologistes n’existent pas. Il existe des épidémiologistes. Dont il est à souhaiter qu’ils ne disent pas tous la même chose. Dont il est à souhaiter qu’ils ne se répètent pas les uns les autres. Et ceci vaut, naturellement, pour les philosophes, les historiens, les médecins ou pour qui que ce soit. Un monde où tous les membres d’une même profession tiendraient un et un seul discours serait un monde uniforme et totalitaire.

Il existe, par exemple, des épidémiologistes pro-confinement, comme des épidémiologistes anti-confinement. Le problème résidant en ceci, que ces derniers ne sont pas invités, ou sont moins invités que leurs confrères pro-confinement, sur les plateaux de téloche. Les épidémiologistes anti-confinement (ou en général toutes les personnes anti-confinement) ne sont pas écoutés. En conclusion, on peut dire que le gouvernement en France, ou en général les gouvernements de l’UE, n’écoutent  les épidémiologistes ou scientifiques (ou personnages présentés comme tels) que lorsqu’ils disent ce que lesdits gouvernements veulent entendre. On a donc trop souvent l’impression, ici ou là, que des épidémiologistes courtisans disent aux gouvernements ce qu’ils savent devoir leur dire, les gouvernements s’appuyant ensuite (ou se retranchant derrière) les avis qu’ils ont reçus mais aussi, peut-être, plus ou moins directement sollicités, ou sélectionnés.

« Les épidémiologistes disent que », cette phrase de journalistes, est ridicule. Elle rappelle un fameux slogan du fascisme italien, « Mussolini a toujours raison », le pauvre Mussolini ayant d’ailleurs donné à de multiples reprises la preuve qu’il avait très souvent complètement tort. Or, à moins que l’on ne veuille passer aujourd’hui à « les épidémiologistes ont toujours raison », il est évident que ceux-ci ne peuvent pas avoir toujours raison. Leurs discours, depuis le début de l’irruption du « coronavirus », en donnent d’ailleurs maints exemples, qu’il ne serait que trop facile d’énumérer. Un Grec fameux disait, jadis, « je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais pas ».

On est aujourd’hui dans un monde, celui de 2021, où tant d’ignorants croient savoir. Et où Macron joue quant à lui au nouvel épidémiologiste en s’appuyant sur les études de certains (mais pas d’autres) épidémiologistes qu’il lit, jusqu’à en tirer les conclusions qu’il veut bien en tirer. Un monde où les épidémiologistes seraient censés être infaillibles serait inquiétant. Voire est inquiétant. En Italie, par exemple, le président du Conseil Mario Draghi – qui comme Macron vient de la banque – dit (mais une telle attitude ne sera pas seulement celle du gouvernement italien) qu’il décidera de la suite des confinements, au printemps et en été, selon les chiffres, les courbes et les taux d’incidence.

En d’autres termes, les restrictions aux libertés – à vos libertés – sera décidée en se retranchant derrière les avis non pas vraiment des épidémiologistes, de tous les épidémiologistes, mais des épidémiologistes favorables à de telles mesures restrictives de la liberté. Un monde géré par des chiffres, des taux d’incidence, des courbes, des algorithmes. Cela peut rassurer tous ceux qui, manquant d’intelligence tout court, ont sans doute besoin de recourir aux « intelligences » (sic) « artificielles ». Mais n’est-ce pas inquiétant?

*

Pour le moment, on s’y perd dans les vaccins qui un jour ne sont pas disponibles (puis dont le lendemain on « retrouve » 29 millions de doses à Agnani, en Italie…), bloqués ici ou là par tel ou tel pays. Entre annonces – faites par des pays, des régions ou des villes – que les doses manquent, et les promesses qu’elles vont arriver, règne une grande confusion. Volontairement, ou pas? Qui sait?

Sans parler d’AstraZeneca qui change le nom de son vaccin, que certains pays suspendent et d’autres pas (tandis que des gens, dans plusieurs pays, continuent de mourir peu de temps après avoir été vaccinés avant que la plupart des scientifiques assurent qu’il n’y a aucun lien, autre que temporel, entre ces morts et les vaccins). Le vaccin AstraZeneca, aussi, selon un pays et un autre, est inoculé ou proposé à des catégories d’âge complètement différentes…

Beaucoup de gens, semble-t-il, courent se faire vacciner, bien que l’on ne sache toujours pas – entre autres – quelle est l’origine du « coronavirus ». En Italie, Paolo Liguori, journaliste bien connu dans ce pays, figure familière des téléspectateurs italiens, estime depuis le début que le coronavirus sort du laboratoire de Wuhan. Il vient de répéter, ces derniers jours, qu’il a des sources fiables. Mais les journalistes, c’est un peu comme « les » épidémiologistes. On n’écoute guère que les journalistes qui vont dans le sens du vent.

Le détail de l’origine du « coronavirus » me semble pourtant plus qu’un simple détail. En effet, si le vaccin est d’origine naturelle – ce dont doute par exemple le professeur Luc Montagnier, biologiste virologue français et prix Nobel de médecine 2008 – ou s’il s’est enfui par accident d’un laboratoire, ou s’il a été diffusé volontairement, tout change. Radicalement. Par exemple, dans l’hypothèse selon laquelle il s’agirait de guerre bactériologique, ou au moins d’un essai de guerre bactériologique, se vacciner pourrait s’avérer relativement inutile, si d’autres virus devaient être lâchés demain dans les airs.

Naturellement, le droit de se faire vacciner doit être laissé à tout un chacun. A condition, cela va de soi, que le droit de ne pas se faire vacciner soit tout pareillement reconnu. En effet, se faire vacciner est un droit tant que ne pas se faire vacciner n’est pas un délit. Si ne pas se faire vacciner devient un délit, alors se faire vacciner cesse d’être un droit pour devenir une obligation.

Toujours est-il que, face à l’irruption du « coronavirus » au sujet de l’origine duquel on ne sait fondamentalement rien, bien que la fourniture des vaccins semble aléatoire, bien que l’on ne puisse qu’espérer que certains vaccins ne soient pas de mauvaise qualité à la suite « d’erreurs humaines » (la presse rapporte aujourd’hui que 15 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson auraient été jetées à la suite d’une « confusion » dans une usine de fabrication de Baltimore), des gens continuent à choisir de se faire vacciner. Parmi lesquels certains continuent d’être « positifs » (en Italie, un sociologue, De Masi, est « positif » au « coronavirus » après ses deux injections). Et d’autres à mourir. A Malte, où six personnes viennent de décéder après avoir été vaccinées par les deux doses, à ce jour et sauf erreur de notre part 186.111 doses de vaccins ont été inoculées, dont 52.340 secondes doses.  Et sur ce dernier nombre, six morts toutes récentes. On peut évidemment dire que « ce n’est pas beaucoup ». C’est cependant suffisant, sans doute, et en tout cas à mes yeux, pour laisser à tout un chacun le choix et la liberté de décider s’il veut ou pas se vacciner…

*

S’appuyant ou se retranchant derrière les avis d’épidémiologistes choisis (voire nommés) par eux, les gouvernements (notamment en Italie et en France) ont imposé un reconfinement, pseudo-« allégé » ou pas mais, pour qui appelle un chat un chat, ont reconfiné.

En fait, la France ressemble hélas à un malade placé en coma pharmacologique dans l’attente de l’hypothétique attente de la panacée: ici, la panacée étant le(s) fameux vaccin(s). Le confinement me semble, en effet, socialement, une sorte de coma pharmacologique.

Et si les vaccins (pour une raison ou une autre, et il y en a tant) n’arrivaient pas? Et s’ils n’étaient pas aussi « efficaces » que le proclament les laboratoires (qui les préparaient depuis dix ans, les vendent et y gagnent des milliards de dollars)? Et si « les épidémiologistes disaient » que les vaccins ne sont pas suffisants et que des « variants » nous envahissent et qu’il faut attendre d’autres vaccins? Attendre sous confinement, cela va de soi…

De Noël à Pâques, de semaine en semaine, de mois en mois, de saison en saison, les promesses de « retour à la normalité » ou de « bout du tunnel » se succèdent, sous le signe exclusif de la procrastination. On remet toujours à plus tard ce très hypothétique retour à la « liberté » (ou à ce que l’on appelait ainsi). Le sort du mois d’avril, en France et en Italie, est déjà réglé. Mais les « élites », d’une « étude scientifique » à une autre, d’un discours de politicien à un autre, d’un propos d’expert à un autre,  commencent à parler de mai, de « mi-mai »… Juin… L’été… L’automme… 2022… 2023…

Si la philosophie dominante devient « pas de vaccin, pas de liberté« , ou encore « pas de passeports vaccinaux, pas de vacances ou de voyages« , alors – comme le dit d’ailleurs depuis un an ce très-modeste et très-humble blog – on risque donc d’aller vers l’obligation implicite ou explicite de la vaccination. En Italie, la vaccination a été rendue obligatoire, ces derniers jours, pour les médecins, infirmiers et pharmaciens. Sous peine de suspension. Ensuite, à qui le tour? Et en Italie toujours, le dernier décret en date prévoit ceci: ni les médecins ni les infirmiers vaccinant quelqu’un, si ce quelqu’un meurt ou a des séquelles graves, ne pourront être poursuivis par la magistrature

Moi, personnellement, vu que j’habite en Italie, si on me demande si je veux me faire librement vacciner par un infirmier (qui aura été obligé de s’être fait vacciner) ou par un médecin (obligé de s’être fait vacciner), tout en sachant que les catégories et corporations des médecins et infirmiers ont demandé au gouvernement italien de les exempter de toute responsabilité civile ou pénale avant de vacciner, et si on me demande alors de me faire inoculer un vaccin (par exemple un de ceux qui sont autorisés, puis suspendus, puis de nouveau autorisés, et que certaines études scientifiques relient à des thromboses parfois mortelles), faudrait-il encore vraiment appeler « démocratie » tout Etat où je serais obligé – de force? – d’être piqué?

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Macron et la philosophie du bout du tunnel

J’ignore si vous comptez les allocutions téloche de Macron. Moi pas. En tout cas, il y en avait une, ce soir. Pas vue: je n’ai jamais regardé la télé de ma vie.


Bon, donc, rapidement, Macron qui jurait de ne pas reconfiner vient de vous reconfiner pour la troisième fois…

C’est quasiment drôle, tout ça.

Les établissements scolaires vont fermer pour trois semaines dans tout le pays. « Nous pouvons nous féliciter d’avoir rouvert parmi les premiers nos écoles et de les avoir maintenues ouvertes depuis septembre 2020 », a estimé Macron, en les fermant pour trois semaines. Enfin, pour trois semaines, on en reparlera d’ici là…

Par ailleurs, extension à tout le territoire des mesures de restrictions aux libertés, qui concernaient jusqu’alors « seulement » (sic: je lis ça dans certains journaux) 19 départements, à partir de samedi et « pour quatre semaines ». Bon, pour quatre semaines, on en recause d’ici là.

Le « couvre-feu », lui, continue de s’appliquer de 19 heures à 6 heures et (liberté, liberté chérie) « les déplacements sont autorisés dans un rayon inférieur à 10 km, sans attestation, sans limite de durée ». N’est-ce pas trop de libertés, monseigneur?

En fin d’allocution, Macron a évoqué la réouverture « à partir de mi-mai » (euh, de quelle année?) de certains lieux de culture et de terrasses. « Nous allons bâtir, entre la mi-mai et le début de l’été, un calendrier de réouverture progressive pour la culture, le sport, les loisirs, l’événementiel, nos cafés et restaurants ». La liberté est en marche!

« Si nous restons unis, solidaires, si nous savons nous organiser les prochaines semaines, nous verrons la lumière au bout du tunnel », a enfin assuré Macron. Enfin, remarquons que pour voir une lumière au bout d’un tunnel, il faut qu’il fasse jour. S’il fait nuit, tu peux arriver à la sortie de tous les tunnels que tu veux, et tu ne vois pas beaucoup la différence.

Regarder par le petit bout de la lorgnette, par ailleurs, signifie aborder les choses par leur côté le plus mesquin. Qui sait par où je dois regarder le tunnel, M’sieur?

Bon, toutes mes excuses aux lecteurs de ce blog qui, s’ils le lisent et le comprennent, savaient depuis trois mois ce que Macron allait dire et décider. Allez, à la prochaine. Enfin, au prochain reconfinement…

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Michel Foucault colonialiste et impérialiste blanc?…

Au suivant. C’est au tour de Michel Foucault d’être accusé de « pédocriminalité ». Avec une différence, par rapport à Gabriel Matzneff. C’est que Michel Foucault est mort il y a longtemps déjà. En d’autres termes, un article du Sunday Times (édition du 28 mars), reprenant les affirmations de l’essayiste Guy Sorman, accuse un homme pour des faits présumés et qui remonteraient aux années 1965-1969.

Je redis ici ce que j’ai déjà dit, sur ce blog, lors de l’affaire Matzneff. Le recours à la prostitution infantile auprès de petits garçons est quelque chose qui m’est complètement étranger. Je ne le conçois pas. Cependant, je n’arrive pas à concevoir non plus que l’on accuse maintenant des gens qui, comme Michel Foucault, sont morts depuis 1984.

Il paraît que Foucault vivait à Sidi Bou Saïd, près de Tunis, endroit fréquenté aussi par Guy Sorman, à l’époque. « Il y avait des enfants de 8, 9 et 10 ans qui lui couraient après. Il leur jetait de l’argent en leur disant : ‘‘Rendez-vous à 22 heures à l’endroit habituel’’ », aurait dit Sorman au Sunday Times.

Beaucoup considèrent Foucault comme « de gauche », à supposer que ce mot de « gauche » ait un sens et qu’il en ait davantage que celui de « droite ». Je ne suis pas particulièrement de gauche. Mais je sais que Foucault était un vrai philosophe, dans une époque qui en a eu très peu de vrais et énormément de faux.

Gabriel Matzneff a parlé dans ses livres – pour se vanter? je l’ignore – de pratiques sexuelles mercantiles que je trouve douteuses. Ce ne sont pas non plus les pages que j’aime, de cet écrivain.

Et Foucault? Foucault n’a jamais caché ses conceptions de la sexualité. Mais ici, il est dénoncé par Sorman, près de trente ans après sa mort. L’endroit où Foucault aurait eu des relations avec de jeunes garçons aurait été, en plus, le cimetière du village. « Il avait des rapports sexuels ici, sur les tombes, avec de jeunes garçons. La question de leur consentement n’était pas même soulevée. Il n’aurait jamais osé faire ça en France, il y a une dimension colonialiste là-dedans, un impérialisme blanc », dit Sorman, qui précise aussi regretter de ne pas avoir fait oeuvre de délation, à l’époque, en dénonçant les agissements présumés de Michel Foucault. Agissements que Sorman définit comme «ignobles » et «moralement hideux ».

Le 13 mars dernier, le même Sorman, invité au sujet de son Dictionnaire du Bullshit, avait dit sur France 5 : « Ce que faisait Foucault avec de jeunes enfants en Tunisie, ce que j’ai vu et que je me suis reproché de ne pas avoir dénoncé à l’époque, me conduit, non pas à rejeter son œuvre, mais à la regarder avec un regard différent. Ce sont des choses parfaitement ignobles avec de jeunes enfants, des choses d’une laideur morale extrême. Je relis Foucault, mais je sais qui est Foucault, ce double regard s’impose. »

Dire – comme le font plusieurs organes de presse – que cette nouvelle affaire, l’Affaire Foucault, rappellerait l’Affaire Gabriel Matzneff, n’est pas complètement vrai. Gabriel Matzneff est encore vivant. Si son procès a lieu, ce qui (vu son âge, et vu la situation sanitaire planétaire) n’est pas certain, il peut se défendre. L’Affaire Matzneff est née suite à la campagne lancée par Vanessa Springora, qui prétend avoir été autrefois victime – du temps où elle était une jeune fille – de son « emprise ». Ici, Foucault est accusé, après sa mort, par quelqu’un qui ne dit même pas avoir été une de ses victimes. Mais par un de ses collègues.

Peut on intenter un procès à un mort ? A ma connaissance, non, il n’est pas possible de poursuivre pénalement un mort ou ses héritiers. Il existe en effet un principe de personnalisation des peines pour tout ce qui touche aux crimes ou délits. Aucune enquête judiciaire ne peut être lancée contre une personne décédée. Y compris à la lumière de nouveaux éléments, fussent-ils ou pussent-il même sembler accablants.

Reste aussi à voir si, en proférant des accusations aussi graves, et qu’elles soient fondées ou pas n’entre pas en ligne de compte, il n’y a pas ici une atteinte a la mémoire d’un mort. La même question devrait se poser au sujet de David Hamilton.

Le code pénal sanctionne la diffamation ou l’injure faite à une personne décédée. Ne pourrait-on pas aussi plaider que les amis de Michel Foucault, voire ses lecteurs, subissent un préjudice moral et affectif? C’est bien là ce qu’ont affirmé des « fans » d’une vedette de la pop, Michael Jackson…

*

Notons que dans mon dernier petit livre en date, Encore une gorgée de soleil, je citais Michel Foucault.

Et je renvoie à cet article de Roland Jaccard : https://leblogderolandjaccard.com/2017/02/07/memoires-dun-obsede-sexuel/

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Poème pour ma mie, m’amie, ma pandémie

« Isabeau, ma mie, je ne serai content de Jupiter que lorsqu’il aura changé vos deux tétins blancs en deux noires bouteilles, où je téterai du vin de Beaune jour et nuit » (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris,1832)

*

O liberté, ô chère amie,

Que Jupiter mue en bouteilles

Vos deux tétins dessous les treilles

Où téter le nectar des vins:

C’est la grand fête du vaccin!

M’épidémie!

O liberté! Chère m’amie!

Le fond de l’air est au viral!

Voici les temps du carnaval!

Et que ce soit Noel ou Pasque,

Travestissez-vous donc d’un masque!

Que Jupiter, si je ne mens,

Nous veut en reconfinement!

Ma mie!

M’amie!

Ma pandémie!

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Essayons d’imaginer ce que va dire Macron (31 mars 2021)

Article publié à 15 heures, cinq heures avant l’allocution de Macron.

Macron et Draghi, même combat?

Aujourd’hui, un « conseil de défense » s’est tenu, ce mercredi 31 mars, et il sera suivi dans quelques heures, semble-t-il, par une allocution de Macron, à 20 heures. Certainement par une pure coïncidence chronologique, c’est également aujourd’hui qu’en Italie, pays voisin, le président du Conseil Mario Draghi va émettre un nouveau décret, qui concernera donc les prochaines restrictions qu’il aura décidé d’imposer aux Italiens pendant le mois d’avril, voire les mois suivants.

Il semble donc assez difficile de ne pas noter que MM. Macron et Draghi ont choisi le même jour pour communiquer leurs décisions.

Commençons par la France. Est-il vraiment très difficile de supposer que Macron commence par exposer ses inquiétudes, avant de déballer les chiffres, courbes et statistiques venant de ses propres « experts scientifiques »?

Macron va-t-il étendre les mesures de restrictions aux libertés à d’autres départements ? Ou revenir à un confinement strict, voire encore plus strict ? Ou trouver quelque chose de nouveau? Espérons que ce ne soit pas le jour choisi pour rendre la vaccination obligatoire puisqu’il a juré qu’elle ne serait jamais obligatoire!… Seule certitude: une nouvelle fois, « 66 millions de procureurs » devront se soumettre aux décisions macroniennes.

Décisions qui seront probablement « expliquées » par Castex qui parlera demain, jeudi. Comme d’habitude. A la suite de quoi, dit-on, il y aura un « débat » et un « vote » devant les deux chambres du Parlement « sur l’évolution de la situation sanitaire et les mesures nécessaires pour y répondre ». Un débat qui se tiendra dès le matin à l’Assemblée nationale puis au Sénat l’après-midi, sur la base de l’article 50-1 de la Constitution (qui n’engage pas, notons-le, la responsabilité du gouvernement).

Que va-t-il se passer? Je n’ai pas de boule de cristal, et me contente de donner une opinion, la mienne, qui n’engage que moi. La voici.

Jusqu’à présent, on a toujours dit aux masses qu’elles seraient confinées jusqu’à telle ou telle date, « au moins ». Est-ce ici que le gouvernement français (ou le gouvernement italien, ou les deux) vont changer de méthode? Je n’exclus pas, pour ma part, un discours déclarant que le confinement va désormais devenir la règle, qu’aucune date de fin du confinement ne peut plus être annoncée parce que les nouveaux variants, de plus en plus difficiles à déceler, interdiraient désormais d’indiquer toute date de déconfinement.

En gros, et pour simplifier, on pourrait avoir un discours gouvernementalo-scientifico-médiatique selon lequel l’épidémie de « coronavirus » décline, mais où arrive une nouvelle épidémie croissante  avec un ou plusieurs variants, ce qui imposerait le reconfinement.

Il serait certes inquiétant – et je voudrais espérer que cela n’arrive pas – que l’on annonce un jour prochain l’établissement du confinement comme règle, et de la liberté comme exception, et cela – en outre – au nom de variants encore indécelés ou indécelables (ou partiellement indécelables).

Conclusion provisoire. En Italie, il serait très étonnant que les mesures de restrictions aux libertés soient allégées au mois d’avril. Tout au plus, en laisse-t-on planer la vague promesse, pour la fin du mois d’avril. En d’autres termes, en Italie, le choix semble devenir de plus en plus : ou confinement rigide, ou confinement vaguement moins rigide. Seulement en Italie? Seulement au mois d’avril, et cela alors que les laboratoires commencent à annoncer partout et pour l’automne prochain leurs nouveaux vaccins super-efficaces cette fois, à les écouter, pour les adolescents?…

A force d’attendre tous les vaccins super-efficaces pour toutes les classes d’âge et pour tous les variants à venir, le « retour à la normalité » n’est pas pour demain. Tout au plus en repoussera-t-on la date de six mois en six mois. Selon l’étude « Return to normal: COVID-19 vaccination under mitigation measures » (ISS et Fondation Kessler), le retour à la « normalité » arriverait en février 2022… Mais d’ici là, je n’ai personnellement aucun doute à ce sujet, d’autres variants vont débouler et d’autres savantes études interviendront…

*

Enfin, pour parler aussi un peu de l’Allemagne,  on vient d’y apprendre que Niels Kort, membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel, a renoncé à se présenter aux élections législatives du 26 septembre prochain, à Berlin. Il est en effet accusé d’être intervenu pour que le ministère de la santé achète des masques de protection à une société dans laquelle il détient des parts. Un contrat de 20 millions d’euros, selon Die Welt. On espère évidemment que dans d’autres pays, dont l’Italie et la France, on ne finisse pas par apprendre, plus ou moins vite, l’existence d’autres scandales de ce genre dans tout le petit ou grand commerce des masques, tests, gels hydroalcooliques, seringues, vaccins… Et dire que plus de variants arrivent, et plus il va falloir de masques, tests, gels hydroalcooliques, seringues, vaccins… et confinements, ma mie! Pardon, je voulais dire, ma pandémie!

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De la nécessité d’une enquête « transparente et indépendante » au sujet de la gobe-moucherie et des mouches que gobent les gobe-mouches?

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La comédie continue. Suite à une « enquête » de l’OMS en Chine (enquête qui avait duré moins de temps que la « quarantaine » à laquelle avaient été soumis les « enquêteurs »), il paraissait que la fuite « accidentelle » hors d’un laboratoire (le laboratoire vendu par l’habile Chirac à la Chine) était exclue.

Ce très modeste et très humble blog, il y a déjà plusieurs semaines, avait rigolé de cette nouvelle bien apte à abuser les gobe-mouches, catégorie qui représente quand même pas mal de monde.

En effet, une enquête digne de ce nom devrait envisager toutes les possibilités, non seulement la fuite « accidentelle » du nouveau coronavirus d’un laboratoire de Wuhan, mais aussi sa diffusion volontaire. Aucune enquête ne peut s’appeler enquête si elle écarte, d’emblée, quelque possibilité que ce soit. C’est une leçon que j’ai retenue de ma très humble et très modeste expérience de journaliste d’investigation, et de l’enseignement que j’ai alors reçu de plusieurs grands journalistes d’investigation d’alors.

Pour Wuhan, aucune enquête digne de ce nom ne peut avoir lieu sans la collaboration totale des autorités chinoises, sans des visites aussi longues que nécessaire de tous les lieux possibles et imaginables (par exemple les marchés d’animaux), et sans le libre interrogatoire de qui que ce soit (scientifiques du ou des laboratoires de Wuhan, employés de ces laboratoires, malades des hôpitaux, habitants)… J’appelle un interrogatoire libre celui qui ne risque pas que l’interrogé finisse ensuite en camp de concentration.

Que se passe-t-i? Non pas sur le devant de la scène (ce qui se passe sur le devant de la scène est presque toujours une mise en scène, comme l’a enseigné Guy Debord, et n’a donc pas le moindre intérêt), mais dans les coulisses?

Sur le devant de la scène, on a vu le grand patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, déclarer que la conduite d’une enquête spécifique sur l’hypothèse d’un accident de laboratoire chinois était nécessaire. D’autant plus amusant qu’il y a quelque temps, l’OMS disait le contraire. Et que l’on croyait que cette enquête venait de s’achever. Il semble, maintenant, qu’elle n’ait pas commencé… Bizarre, bizarre, comme disait Louis Jouvet.

Quels sont les tenants et les aboutissants de ce nouvel acte de la comédie du spectacle? Y aurait-il des vérités que certains ne parviennent plus à étouffer? Ou alors, veut-on refaire le coup de l’enquête pour revenir, avec plus d’écho encore, à l’officialisation de la thèse selon laquelle il n’y a pas eu d’accident de laboratoire? C’est l’un ou l’autre.

En tout cas, voilà ensuite que le département d’Etat américain a publié une déclaration des gouvernements de quatorze pays (Australie, Canada, Royaume-Uni, Corée du Sud, Norvège, entre autres). Pourquoi le département d’Etat américain doit-il publier une déclaration de ces pays? Lesdits pays ne sont pas assez grands pour le faire tout seuls? Toujours est-il que cette déclaration chaperonnée par Biden (et non pas par l’abominable Trump) accuse la Chine d’avoir entravé le travail des experts internationaux. Bizarre, bizarre…

Lisons: « Ensemble, nous sommes favorables à une analyse et à une évaluation transparentes et indépendantes, exemptes d’interférences et d’influence indues, sur les origines de la pandémie de Covid-19. A cet égard, nous exprimons notre préoccupation commune concernant la récente étude commanditée par l’OMS. La mission a été significativement retardée et n’a pas eu accès à l’ensemble des données originales et des échantillons ».

Diable, diable. Ma foi, voilà des choses dites pratiquement sous la même forme, il y a deux mois environ, par ce très humble et très modeste blog. Enfin, merci beaucoup, cela fait toujours très plaisir d’avoir raison, même avec quelques semaines, quelques mois, quelques années, quelques décennies de retard. Ce qui finira par m’arriver notamment, à titre posthume, avec l’histoire du « suicide » de David Hamilton.

Bref, le fait est que l’on ne sait pas officiellement, plus d’un an après l’irruption du « coronavirus » (irruption qu’annoncait au demeurant dès 2015, entre autres, une émission scientifique de la télévision italienne, diffusée il y a six ans, et que l’on trouve sur You Tube), s’il y a eu diffusion « accidentelle » du virus, voire diffusion volontaire.

En décembre 2019, deux mois après le colloque organisé par Bill Gates au sujet d’une pandémie planétaire. Déjà, en 2015, lors d’une conférence, Bill Gates avait notamment dit que « nous ne sommes pas prêts pour la prochaine pandémie ». Ce grand initié avait alors décrit un virus aérien, avec une période d’incubation asymptomatique mais contagieuse, ainsi que fut la grippe « espagnole » de 1918. La menace était connue des épidémiologistes depuis l’épidémie de SRAS, en 2002-2003, et si vous comparez les deux récits officiels, vous trouverez peut-être d’étonnantes coïncidences, comme si la SRAS 2002-2003 avait été une sorte de « répétition » (encore un terme de comédie du spectacle) du « coronavirus » Covid-19.

Fin 2019, le centre américain Johns-Hopkins, qui mène des études financées à la fois par le gouvernement et par des mécènes privés comme la Fondation Bill et Melinda Gates, avait organisé un exercice de simulation de « pandémie de coronavirus », le nom de l’événement choisi avait été « Event 201 », réunissant des personnages influents et des épidémiologistes. Et tandis que Bill Gates – par exemple – finance officiellement le centre de recherche britannique Pirbright, spécialisé en travaux épidémiologiques (et qui a déposé dès 2015 le brevet d’un vaccin contre un « coronavirus »), voilà que deux mois plus tard le « Covid 19 » apparaissait en Chine. Mystérieusement…

Honoré de Balzac, dans César Birotteau qui date de 1837, décrivait « L’air étonné des gobe-mouches de Paris ». Sainte-Beuve, quelques années plus tard, avait créé le néologisme gobe-moucherie. Il moquait ainsi « La gobe-moucherie humanitaire (la plus gobe-mouches de toutes) » (Charles Augustin de Sainte-Beuve, Portraits contemporains).

Suite à la mystérieuse apparition du « coronavirus » en Chine, voilà que des millions de gobe-mouches, dans le monde entier, commencèrent à gober. La gobe-moucherie coronavirienne, n’en déplaise à Sainte-Beuve, a dépassé la gobe-moucherie humanitaire!

*

Un livre à lire.

Dès mars 2019, le journaliste Lionel Astruc publiait un livre intitulé : L’art de la fausse générosité – La fondation Bill et Melinda Gates (éditions Actes Sud). Voir : https://www.actes-sud.fr/node/67429

Lionel Astruc : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Astruc

Dotée d’un budget annuel d’environ 4,7 milliards de dollars, la fondation Bill Gates s’intéresse à tous les domaines : santé, agriculture, éducation. « Officiellement, son objectif est de lutter contre les inégalités« , selonLionel Astruc. « En réalité, elle alimente davantage et consolide un système qui produit des inégalités. »

Lionel Astruc ajoutait (au début de 2019): « La fondation a plus de budget que bien des États. Bill Gates maîtrise l’art de transformer cette pseudo-générosité en pouvoir pour alimenter un système qui le porte, lui, en haut de la pyramide. »

Voir (site France Inter): : https://www.franceinter.fr/emissions/l-interview/l-interview-16-mars-2019

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David Hamilton, photographies de jeunes filles

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Photo David Hamilton, ici en noir et blanc, appartenant à une fameuse séance photographqiue, début des années 1970.

Trois photographies de David Hamilton (ou très proches d’autres images appartenant aux mêmes séances photographiques), ici en noir et blanc, parues dès le début des années 1970. Toutes antérieures – sans le moindre doute – à l’été 1972, elles ont été publiées dans des albums de David Hamilton, et / ou dans la presse de nombreux pays.

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Photographie de David Hamilton, sans doute pas la plus connue de toutes, ici en noir et blanc, début des années 1970.

Il reste des photographies
Qui ont vieilli, de jeunes filles.
Et puis des romans d’autrefois,
Dans les couleurs de ces temps-là.
Je me souviens de la falaise,
Un soir d’octobre en Arromanches,
De la mer tombe à Paimpolaise.
Autres qu’en Mort, mon cœur passé
Jamais n’aura plus de vacances,
Tant d’étés prochains ont cassé!
Toute danseuse à l’horizon
S’est éclipsée en pirouette,
Ont trépassé tant de saisons,
Ne laissant ombre de jeunette.
Elles ont fui sans un adieu,
Parfois sans un mot ni un geste,
Comme les nuages aux cieux,
Et voilà que tout seul je reste.
Au creux des mains, sonne l’aumône
Que parfois me fit une môme,
Fausse monnaie ou si menue,
Et mon ciel est resté sans nues.
Où a fui le temps de jeunesse?
Au cœur, ma peine n’a de cesse.

O.M.

(Extrait de : Les jeunes filles ont l’age de mon exil, première édition 2010, deuxième édition 2016, troisième édition 2018).

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Photo David Hamilton, ici en noir et blanc, appartenant à une fameuse séance photographqiue, début des années 1970.

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Jeunes filles matznéviennes du jardin du Luxembourg, baisers volés, Roland Jaccard

Voici un petit épisode de ma vie. C’était le soir de la finale de la Coupe du Monde de 2006, disputée entre la France et l’Italie. Et voici, sur You Tube, par le plus grand des hasards, une vidéo réalisée par quelqu’un que je ne connais pas, autour de l’écran géant où j’ai suivi cette finale. Pour qui regardera cette vIdéo, il peut être amusant de songer que je suis dans la foule, à cinq ou six mètres de là.

L’épisode que je veux raconter s’est produit trente secondes après cette vidéo. Je m’étais allongé, ivre de contentement pour la victoire de l’Italie, sur une pelouse. J’avais les yeux fermés. C’était l’été. Il faisait chaud. Autour de moi, des milliers d’Italiens qui exultaient.

Soudain, une fille que je ne connaissais pas s’était allongée sur moi et m’avait embrassé. Que Muriel Salmona, Vanessa Springora et les autres se rassurent, je n’avais exercé aucune « emprise » sur cette jeune fille. C’était l’été. Je me trouvais au milieu d’une foule (voir vidéo). Cette fille m’avait embrassé à mon insu. Un baiser volé. Je n’avais pas eu le temps de lui demander sa carte d’identité. Par ailleurs, les « applications » téléphoniques de « consentement », en ces temps rétrogrades, n’existaient pas.

Voici comment j’ai raconté, en 2018, dans mes mémoires Je crie à toutes filles mercis, cette scène (page 489).

« Je m’étais allongé sur une pelouse du chioschetto di San Niccolò et une fille ravissante, inconnue de moi et jamais revue, s’était penchée sur moi et m’avait embrassé à pleine bouche. Cet enfant serait foudroyé. Je lui avais demandé comment elle s’appelait. Elena, je crois. Elle avait énormément ri quand elle avait entendu un très présumé Français, tel que moi, lui préciser en toute sincérité que je remercierais pour l’éternité Zidane, puisque c’était à son agression ignoble perpétrée contre Marco Materazzi que j’aurais dû
ces instants, aussi doux que fugaces, où Elena m’avait mis la langue en bouche.
 » (extrait de Je crie à toutes filles mercis)

(A noter que j’emploie souvent et volontairement, dans mes livres, l’expression « la langue en bouche » plutôt que « la langue dans la bouche ». C’est une sorte d’italianisme, car en italien, dans les banlieues que j’ai fréquentées pendant un quart de siècle, on dit: la lingua in bocca).

Quel âge avait Elena? Je ne m’en souviens pas, je ne l’ai sans doute jamais su. Nous nous étions embrassés cinq minutes, puis elle avait disparu dans la foule. En s’excusant. « Excuse-moi, je ne voulais pas me moquer de ton pays ». Et moi qui lui expliquais qu’elle n’avait pas besoin de s’excuser. Nous avions beaucoup ri: elle avait embrassé un (présumé) Français pour fêter la défaite de la France. Enfin, c’est la seule fille de (?) ans qui m’ait jamais embrassé avant de s’en excuser. Elle embrassait très bien. Et son haleine était celle de la jeunesse.

*

Une autre fille qui m’a embrassé en traître, alors que je ne la connaissais pas et avant que nous ayons échangé un seul mot fut Pascale, au printemps 1985, dans une discothèque sur la Seine qui s’appelait la Péniche. Nous nous sommes quittés au jardin du Luxembourg (« mon côté matznévien », comme dit Roland Jaccard), en juillet 1985.

Pages 202 et 203, dans Je crie à toutes filles mercis, j’ai raconté comme suit mon historiette avec Pascale.

« La collision entre Pascale, écolière parisienne qui avait redoublé voire triplé
sa terminale, et moi, avait eu lieu sur une péniche aménagée en boîte de nuit des
quais de la Seine. Le terme de collision était parfaitement adéquat.
Nous nous étions embrassés avant même d’avoir prononcé un seul mot ou
de savoir comment nous nous appelions, et avant que j’aie eu conscience de son
existence. Cet enfant serait foudroyé. Tout à coup, j’avais découvert une langue
dans ma bouche. La propriétaire de cette langue était Pascale. J’avais ouvert les
yeux avec quelque inquiétude (et si ça avait été un homme? une laide? une vieille?)
et j’avais trouvé les siens dans les miens. Voulait-elle rendre jaloux quelqu’un?
Apparemment non car, ce soir-là, elle semblait seule.
Nous avions flirté toute la nuit. J’avais retraversé Paris avec elle, à pied, dans
l’aube déserte de printemps. Sa robe noire lui laissait les épaules nues. Brune ou
blonde je ne sais plus, les cheveux longs ondulés, sexy, mince, un grand front,
les yeux pétillants, souriante, des seins en poire et très fermes.
Deux mois plus tard, ultime entrevue entre le grand bassin et le Sénat, sur
deux chaises vert-de-gris du Jardin du Luxembourg, immuables depuis mon enfance et dont l’inclinaison du dossier était parfaitement adaptée à la robe légère
très échancrée que Pascale portait ce jour-là.
Elle ne songeait nullement à me quitter mais j’avais décidé, à son insu, que
cette rencontre serait la dernière. Ce que j’aimais davantage, dans mes histoires
sentimentales, c’était le début puis les adieux. Entre les deux, je m’ennuyais rapidement. C’était peut-être mon enfance qui m’empêchait de vivre pleinement mes
aventures. Cette enfance avait été la source de tout. Je ne pouvais ni ne voulais
la renier. Quelquefois, elle m’étouffait. Mon enfance était la rivale la plus sérieuse
de toute fille qui croisait mon chemin.
Ce jour-là, je ne réfléchissais même pas à ce que j’eusse pu désirer. Je l’ignorais,
probablement. Je m’étais exclusivement préoccupé du lieu de ce rendez-vous et je
l’avais choisi parce que j’y avais passé de longues heures heureuses au temps de
mon enfance. C’était tout près du bassin où j’aimais tant faire voguer, jadis, mon
grand voilier de bois aux voiles blanches. Il fallait que tout moment important de
ma vie, ou présumé tel, demeure lié à mon enfance.
Je repoussais des tas de filles, je les larguais, je les dédaignais. Tanja et Pascale
étaient les deux derniers exemples en date. Ensuite, quand je me retrouvais seul,
il m’arrivait de m’en étonner ou de m’en plaindre. » (extrait de Je crie à toutes filles mercis)

*

Bienheureux les temps où les étudiantes ne portaient pas de masque-muselière. C’était aussi une société où des algorithmes ne supprimaient pas le moindre bout de sein et où des féministes misandres n’accusaient pas le genre masculin, dans son ensemble ou aux deux tiers, d’être constitué de violeurs.

C’était encore une époque où les filles vous embrassaient et vous volaient des baisers, ne vous demandaient pas de test (ni d’application téléphonique pour exprimer leur consentement préalable: les téléphones portables n’existaient pas).

*

Je pense que vous devriez lire mes mémoires, Je crie à toutes filles mercis, et aussi un grand nombre de mes romans. C’est-à-dire vous ajouter à leurs quelques dizaines de lecteurs affectionnés. Mais ici encore, Je crie à toutes filles mercis est un livre que seul Roland Jaccard a eu le « courage » de recenser. Qu’importe? Un exemplaire ou l’autre survivront, sans doute.

L’océan de la médiocrité finira par faire arriver les bouteilles à la mer de mes livres jusqu’aux pieds nus, sur la plage du Temps, d’une jeune fille hamiltonienne. Mes livres, tout comme ce blog, n’ont d’autre ambition que d’être un petit espace de liberté pour une toute petite élite.

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De BIG BROTHER jusqu’au GREAT EPIDEMIOLOGIST, la démocratie défaillante est en marche

« Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne » : comment l’entourage de Macron met en scène un président qui serait devenu épidémiologiste. Cette phrase (ici soulignée par nos soins) est celle qu’on lit aujourd’hui dans Le Monde.

On lit ensuite (même article): « Selon ses proches, le chef de l’Etat a acquis une maîtrise des travaux épidémiologiques, au point de ne plus forcément suivre les conseils des scientifiques. »

Citons encore : « Depuis que M. Macron a tenu tête aux spécialistes de la santé, son entourage l’assure, dans une boutade teintée d’admiration : « Le président est devenu épidémiologiste. » En privé, ses proches se montrent impressionnés par la maîtrise du chef de l’Etat, qui a suivi de multiples travaux de recherche sur le sujet du coronavirus. (…) « Il consulte toutes les études, dès qu’elles sont publiées. Au point que, parfois, le président peut en évoquer une que les experts en face de lui n’ont même pas lue », raconte un participant.« 

Si l’on comprend donc bien, des « proches » de Macron louent – sous couvert d’anonymat, apparemment- son intelligence supérieure.

Suis-je cependant un imbécile si je demande en quoi le fait de « lire » des études scientifiques, fussent-elles à peine parues, peut rendre « épidémiologiste »? Suis-je cependant un imbécile si je demande en quoi le fait de « lire » des études de mathématiques, fussent-elles à peine parues, peut rendre par exemple mathématicien? Suis-je cependant un imbécile si je demande en quoi le fait de « lire » des études de linguistique, fussent-elles à peine parues, peut rendre par exemple linguiste? Ma mère était linguiste, enseignante dans plusieurs universités européennes, bardées de diplômes et doctorats. Elle parlait dix-sept langues. J’ai donc lu dans mon enfance beaucoup de travaux de linguistique. Cependant, si vous n’êtes pas linguiste, vous n’y comprenez rien.

En quoi « lire » des études d’épidémiologie permet-il de devenir épidémiologiste? Si je lis une étude scientifique, je peux comprendre la thèse défendue par les auteurs. Quoi me permet d’en juger la validité? Rien…

Si Monsieur Macron lit une étude qui dit blanc, puis une autre étude qui dit noir, comment fait-il pour trancher? Pile ou face ne me semble pas très scientifique. Si Monsieur Macron lit une étude provenant de ses « experts scientifiques » (s’ils en ont publié), ou une étude disant ce que croient ou répètent ses « experts scientifiques », puis s’il lit une étude scientifique provenant de scientifiques défendant par exemple les thèses scientifiques de personnalités comme les professeurs Perronne ou Raoult, comment fait-il pour être d’accord avec les uns ou avec les autres?

Prenons un exemple très récent: Monsieur Macron a -t-il lu l’étude scientifique norvégienne, à peine parue, établissant un lien entre vaccin AstraZeneca et thromboses? Sur quelle base scientifique Macron, le nouvel épidémiologiste, s’appuie-t-il pour rejeter l’étude norvégienne? Tout au plus, s’il rejette une étude scientifique au profit d’une autre étude scientifique, Macron effectue un choix entre une étude à laquelle il croit (ou veut croire), et une autre à laquelle il ne croit pas (ou ne veut pas croire). Attitude qui, dans ce cas, n’a justement rien de scientifique, mais est purement idéologique et politique…

En attendant, les rares lecteurs de ce très-modeste et très-humble blog savent, depuis des mois, que j’y évoque l’affaiblissement évident de la démocratie.

Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains, demande dans Le Monde d’hier : « Ces privations de liberté seront-elles réversibles, dans les faits, mais surtout dans les esprits? »

On lit, toujours dans Le Monde: « Le risque d’une d’accoutumance à un « doux autoritarisme technocratique », conduit au nom de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, constitue une menace pour nos démocraties ».

Citons l’article d’Aurélien Pradié : « Depuis un an, comme jamais en temps de paix, nos libertés, en tous domaines, ont reculé. L’hebdomadaire libéral britannique The Economist a décerné à la France d’Emmanuel Macron la qualification de « démocratie défaillante ». Il ne s’agit plus d’une situation exceptionnelle mais d’une situation devenue durable. Il est donc temps de poser une question que les paroles d’experts et les courbes épidémiologiques ne peuvent plus effacer : aimons-nous encore la liberté ? Chacune de ces privations de liberté, limitations intrusives, ont été conduites au nom d’un objectif vital : protéger autant que possible nos compatriotes des effets d’une pandémie meurtrière. Nul ne le conteste. Et pourtant, ces privations de liberté doivent, désormais, susciter deux interrogations majeures. D’abord, sont-elles intégralement justifiées ? Leur efficacité est-elle suffisamment établie ? Leurs effets collatéraux, sociaux et psychologiques en particulier, sont-ils suffisamment et constamment évalués ? Chacune de ces restrictions et atteintes aux libertés est-elle pleinement et démocratiquement contrôlée ?
A cet égard, comment ne pas s’indigner que le gouvernement et sa majorité aient abruptement dissous, en pleine crise sanitaire, la mission d’information sur la gestion de l’épidémie au sein de laquelle siégeaient des députés de tous bords ? Comment comprendre aussi que les députés dociles de la majorité, presque devenus simples spectateurs de la vie démocratique, aient systématiquement refusé que les prorogations successives de l’état d’urgence sanitaire soient conditionnées à des clauses de revoyure devant le Parlement ?
Dans un pays démocratique, le contrôle de la représentation nationale est essentiel. Il n’est ni une option ni un accessoire épisodique. » (Aurélien Pradié, dans Le Monde)

*

En France, on parle de reporter les élections. Les élections régionales et départementales étaient prévues les 13 et 20 juin 2021. Auront-elles lieu ou seront-elles remises à… à qui sait quand?

En Allemagne, après ses « excuses » à ses concitoyens, Angela Merkel parle de centraliser toutes les mesures dites « sanitaires » (en d’autres termes, celles des restrictions aux libertés). En substance, le gouvernement allemand pourrait à partir de maintenant rédiger tout seul et directement les lois anti-covid, surtout les détails des restrictions, au lieu de les discuter avec les gouvernements régionaux.

Et en Italie? Une mise à l’isolement durant cinq jours, voilà ce qui attend les voyageurs (ceux venant d’Union européenne…) qui souhaiteraient entrer dans ce pays. Les voyageurs européens devront se soumettre à un test avant leur départ, et à un autre à l’issue de la quarantaine. Ce dispositif « s’applique à tous ceux qui partent et arrivent » dans la péninsule, y compris les ressortissants italiens. Par ailleurs, toute l’Italie sera classée en zone « rouge » pour Pâques.

Est-il permis de demander si un continent comme l’Europe (accessoirement, celui où je suis né), où les élections en France sont reportées (ou, disons, où le report des élections – sous prétextes « sanitaires » – est question d’un débat), où la chancelière allemande évoque dans une émission de télévision très suivie la possibilité de décider toute seule des « restrictions sanitaires », où un pays comme l’Italie exige deux tampons (un au départ, l’autre à l’arrivée, et une quarantaine de cinq jours), est-il permis de demander quel est désormais l’état de la démocratie?

Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la mienne de donner raison à The Economist – cité par Aurélien Pradié – quand il parle de « démocratie défaillante »…

Pour ma très-modeste et très-humble part, je me bornerai à dire qu’il y a environ trente ans que j’ai annoncé dans plusieurs de mes livres et de mes romans ce qui est en train de se passer. Et que tout ceci ne fait que commencer, vu qu’après Pâques je ne serais pas surpris d’un renforcement massif des mesures « sanitaires » dans beaucoup de pays de l’UE, voire dans tous. D’autant qu’en France Macron, la tête toute pleine des études scientifiques qu’il lit à foison dès leur parution, notre Grand Epidémiologiste s’apprête à prononcer sa nouvelle allocution télévisée…

Post scriptum: je lis L’Equipe tous les matins. Puis-je entraîner l’équipe de France de fouteballe en vue de la Coupe du Monde au Quatar?

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« Mon coeur sur l’échiquier » (roman), à la frontière du monde d’avant et du coronavirus pour mille ans.

Si l’on couchait avec
ses premières amours, ce serait la fin de la littérature.

Mon coeur sur l’échiquier, mon dernier roman en date, est paru il y a un peu plus d’un an (2020). Juste à la frontière du monde d’avant et du coronavirus pour mille ans… Roland Jaccard en est l’un des personnages.

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Photographie extraite d’une revue italienne de photographie (début des années 1970)

Un bref extrait de mon roman Mon coeur sur l’échiquier (chapitre 1), publié en 2020.

Toutes mes histoires sentimentales naissent dans des brasiers d’étoiles,
de crépuscules, d’aubes, de soleils. Elles s’y consument. Je suis fait pour
les amours impossibles, les amours malheureuses, les amours entrevues, les
coups de foudre, les aventures brèves. Il n’y a que ces amours-là qui aient
une saveur d’éternité. L’amour, c’est l’élan. Le sexe avec une seule femme
implique à la longue, pour moi, la plus épouvantable de toutes les tyrannies.
Je laisse ça aux sans imagination.
(…) J’avais été élevé par deux femmes, ma mère et ma grand-mère. Comme
David Hamilton, j’avais été l’enfant des femmes. Ma mère ne s’était pas bornée
à me donner la vie. Elle avait refusé l’avortement et m’avait évité l’Assistance
publique. Je n’avais jamais été à l’école. Elle m’avait tout enseigné. Pendant
les années les plus sublimes de mon existence, celles de mon enfance, ma
mère avait été Celle qui ne m’abandonnait pas.
Elle ne m’abandonnait pas; je ne pouvais pas l’abandonner non plus. Il
eût été inconcevable de faire subir, plus tard, à qui que ce fût, la douleur
de l’abandon. La femme qui me permettait de jouir de ma liberté était devenue un jour ou l’autre la femme qui risquait de me retirer ma liberté, après
m’en avoir fait don.
Dès mon enfance (dans mes romans, le Temps des Hôtels et le Temps
des Aprems), j’avais aimé l’anarchie dans l’ordre et l’ordre dans l’anarchie.
Mon amour de la liberté me poussait à avoir une prison et une geôlière. La
première d’entre elles avait été ma mère. Toute amante serait dispensatrice
de liberté et garde-chiourme, tour à tour.
Les deux jours de la semaine les plus précieux étaient ceux où ma mère
allait enseigner le latin médiéval à l’Université de Nanterre. C’était le mardi
et le jeudi. Je la saluais depuis le balcon du 7, square des Aubades, aux
Grandes Terres de Marly-le-Roi. En moins de cinq minutes, j’avais rédigé
un compte-rendu détaillé, scrupuleusement mensonger, de l’après-midi qui
n’avait pas encore commencé. Mes billets d’aprems ressemblaient à ceci:
Maman, j’ai appris mes leçons pendant deux heures, j’ai lu pendant une
heure, j’ai fait une heure de violon puis une heure de piano.
Je m’enfuyais, jouant et vagabondant à travers la banlieue ouest. Pas une
fois, par miracle, ma mère n’était revenue sur ses pas et n’avait découvert le
pot aux roses de mon emploi du temps imaginaire et fallacieux.
Ce schéma, toute ma vie amoureuse l’avait reproduit. Puisque j’étais
pauvre, que je ne travaillais pas, que j’étais socialement fainéant comme
tous les artistes et créateurs acharnés, que je ne voulais pas tripalier mais
rester fidèle à mes conceptions philosophiques, et que mon incapacité à
trimer augmentait avec l’âge, j’avais délégué au beau sexe le soin de pourvoir à mes besoins matériels, aussi modestes fussent-ils. C’était les femmes
qui avaient dessiné le cadre de ma liberté. La plupart avaient attendu de
moi une contrepartie en amour, sexe, fidélité, mariage, promesses que je
les rendrais mères.
Or, j’étais pour toujours l’Enfant des Aprems. Au milieu de la liberté
qu’elles m’offraient, je ne tardais pas à étouffer. Pour ne pas asphyxier, je les
cocufiais. Je remettais en œuvre cette bonne et vieille stratégie enfantine des
billets d’aprems, qui avait amplement fait ses preuves. Cela fonctionnait toujours à merveille. Je ne les trompais pas par manque d’amour ou par infidélité
chronique. Je ne me posais pas cette question grotesque et bourgeoise de
l’infidélité. Je devais être fidèle à moi-même et à ma liberté. Jusqu’à la mort.
Les femmes qui m’entretenaient, dont je dépendais économiquement,
je devais me libérer des jougs sous lesquels elles voulaient me voir marcher
chargé de chaînes. C’était une nécessité absolue, les tromper. Mais périlleuse
puisque, si elles s’apercevaient que je forniquais avec d’autres qu’elles, voilà
que pour si peu que ça, je retombais dans la misère. Il me fallait pourtant
augmenter sans cesse le nombre de mes maîtresses. Courir le plus de risques
possibles. Me mettre perpétuellement en péril. Plus j’aimais une femme, et
plus je la trompais. La Femme était Celle qui me sauvait et m’enchaînait, la
Femme était Celle qui me libérait et m’emprisonnait. La Femme était Celle
dont j’avais absolument besoin pour ne pas être abandonné. La Femme était
Celle que je n’osais pas abandonner et Celle que je n’abandonnais pas, même
lorsque je ne l’aimais plus.
Tout être vraiment libre souhaite éperdument aller en prison, un jour ou
l’autre, pour mieux s’en évader. J’étais de la race de ceux pour qui même la
liberté devient rapidement une prison. Dès que j’avais ressenti le moindre
attachement vis-à-vis d’une femme, fût-ce celui de la routine, j’avais été
impuissant à m’en arracher, parce que sans cachot, j’aurais également été
privé de liberté.
Chaque femme était potentiellement une de Celles qui n’abandonnent
pas. Je me refusais à ce que se sente jamais délaissée par moi quelque jeune
fille émouvante que ce fût, si elle manifestait le désir d’entrer dans ma vie
ou répondait favorablement aux invitations que je lui adressais afin qu’elle
entre au moins, pendant une heure d’éternité, dans mon lit.
Je me souviens du générique de La seduzione et de Giuseppe Laganà,
dans le train qui le ramène à Catania. Le rythme des bielles, le vent qui
s’engouffre par la fenêtre ouverte du corridor, les parfums de la nature
méditerranéenne, les couleurs juteuses de l’italianité, la mer sous le soleil.
J’adore il melodramma strappalacrime. Départs et arrivées, retrouvailles et
adieux – colonnes sonores: Carlo Savina, Ennio Morricone, Stelvio Cipriani,
Armando Trovaioli – dans les films italiens des années 1970.
(…) Dans les fleurettes éphémères, on a peu de temps et chacun se montre
sous son meilleur jour. On se contente d’inventer l’autre. La connaissance tue
l’amour. On ne peut aimer que qui on ne connaît pas. En amour, il faudrait
presque toujours s’arrêter à la première écorce. (…) Au bout de tant d’années, les souvenirs laids ou routiniers sont forcément les plus nombreux. Ils occultent les autres.

*

L’extrait qui suit a été inspiré, pratiquement, par la dernière jeune fille que j’aie rencontrée – à Paris, en février 2020 – avant que l’engrenage du « coronavirus » et des confinements ne broient les libertés. 

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Couverture de la revue de photographie italienne « Fotopratica », février 1983. La photo est d’Angelo Cozzi, contemporain de David Hamilton et l’un des grands photographes de jeunes filles, en Italie, au vingtième siècle.

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Photographie d’Angelo Cozzi, parue en 1983 dans la revue italienne Fotopratica.

Un autre bref extrait du même roman (chapitre 8)

La conversation avait commencé par une sorte de mise en garde de sa part:
– Je ne veux pas qu’il y ait d’ambiguïté entre nous.
C’était un propos fréquent chez des jeunes filles que l’on avait éduquées
pour qu’elles restent dans l’ignorance complète de ce que peut parfois être
une histoire d’amour nouée avec un homme plus âgé. Une telle relation,
désormais, semblait représenter le mal absolu. On le leur avait dit. Elles le
croyaient. Or, une histoire amoureuse devrait être liberté. Elle ne se vit et
ne s’écrit que de l’intérieur. Il était dommage que les jeunes filles se méfiassent
de tout ce qui pouvait arriver. Beaucoup d’elles voulaient recevoir des engagements préalables que l’on n’attenterait point à leur vertu. Il est monstrueusement triste de ne pas laisser la vie décider. Le charme de l’existence réside dans l’imprévu. J’avais connu des filles avec lesquelles je pensais qu’il n’y
aurait rien, mais nous avions partagé des émotions inoubliables. D’autres,
avec lesquelles j’avais envisagé un grand amour et qu’au matin je me torturais les méninges afin d’excogiter un moyen de les convaincre de disparaître
à jamais.
Le Je ne veux pas qu’il y ait d’ambiguïté entre nous de Béatrice était une
adorable, énorme et très excusable naïveté. Il y aurait toujours ambiguïté
entre un homme et une femme. Sans ambiguïté, la vie serait sans surprises.
Je n’avais pas de sphère de cristal pour savoir ce que je penserais dans dix
minutes ou demain, encore moins la semaine suivante. Béatrice non plus. Je
lui avais répondu qu’il n’y avait aucune ambiguïté et qu’en effet, je pourrais
tomber amoureux d’elle.
Elle m’avait remercié de ma sincérité mais, avait-elle répliqué, il ne faudrait jamais que j’oublie qu’elle avait un copain. J’avais promis. Elle semblait
sortie des années 1970 et de l’éternité.
– Tu es intemporelle, Béatrice.
Elle avait rougi en me disant que c’était le plus beau compliment qu’on
lui avait jamais fait.
– En général je ne me fie pas des gens, mais avec toi c’est différent. Et
je ne sais pas pourquoi, Olivier.
Cette fois, c’était moi qui avais tressailli. A l’intérieur du bar voisin où
nous avions poursuivi notre conversation après la fermeture de L’Aristée,
Béatrice m’avait bouleversé. Elle ne pourrait jamais se douter ce qu’elle
m’avait offert. Je l’écoutais. Elle avait souffert, ce qui l’auréolait de profondeur et de maturité. Je l’admirais. Le savait-elle?
Vers cinq heures du matin, la jolie brunette m’avait fait la bise avec infiniment d’élan. Peut-être parce que nous ne réussissions pas à nous séparer,
nous avions prolongé notre dialogue. Dix minutes plus tard, mes lèvres
avaient de nouveau frémi au contact frais de ses joues.
Cette fois, Béatrice allait disparaître. Elle disparaissait. Je l’avais suivie
des yeux, insaisissable et impalpable, jusqu’au coin de la rue Descartes.
Et puis elle s’était diluée, distraite, dissoute dans l’aube parisienne.
Quand donc reparaîtrait-elle à mes regards, si toutefois elle y reparaissait
jamais? Egarerait-elle le bout de papier sur lequel je venais de lui gribouiller en hâte mon numéro de téléphone et qu’elle avait roulé en boule, tout
froissé, dans sa poche?
Je me souvenais de ma découverte adolescente des bises. Est-ce que très
souvent, le souvenir des premières bises n’était pas plus fort que tout? C’était
les premières fois que, sautant d’une joue à l’autre, j’étais passé au-dessus
de bouches que je n’aurais jamais osé embrasser. Comment voudrait-on que
j’eusse oublié cela? Il y avait eu des bises par lesquelles certaines de mes
histoires d’amour avaient commencé. D’autres, par lesquelles elles avaient
fini. On met beaucoup de temps à savoir embrasser mais tout autant à savoir
faire la bise. Je n’avais jamais oublié les bises de mes premières amours. Je
n’oublierais pas celles de Béatrice.

(…) C’était au terme de tous ces faits indépendants les uns des autres, de toutes ces causes, de toutes ces combinaisons accidentelles et dont la réunion s’appelle le hasard, que je l’avais entraperçue. Place Saint-Michel, le ciel était pur, palpitant, rougeoyant. L’incendie
du jour nouveau s’annonçait. Traversant la Seine, je m’étais mis à fredonner
Marianne, chanson de Michel Delpech. Dans l’aurore, je pensais à Béatrice.
C’était elle, la lumière de ce matin.
Je ne savais pas s’il se passerait quelque chose avec elle. Je n’avais jamais
couché avec mes premières amours et j’en étais ravi. Si l’on couchait avec
ses premières amours, ce serait la fin de la littérature. Voilà, en une phrase,
comment j’aurais résumé Je crie à toutes filles mercis. On ne devrait peut-être
pas coucher non plus avec ses dernières amours. Les rêves accomplis sont
souvent tristes. Entre Béatrice et moi, il n’y avait rien eu. Ou il y avait eu:
rien. Ce rien avait été quelque chose de très beau. Cela serait très beau. Ou
cela aurait pu être très beau.

(…) En vérité, seule Béatrice m’avait ému. La plus jeune de toutes, la plus
belle et la plus sage. Ce que j’avais eu envers elle, ça avait été un élan du
cœur. Elle s’était envolée, je n’attendais rien d’elle et j’étais amoureux. Sur les
paroles de Béatrice, sur ses silences, et quelle qu’eût été la durée des unes
ou des autres, la vie avait dessiné un point d’orgue d’émotion. La vie d’un
artiste de la séduction est la recherche, au milieu du nombre immense des
jeunes filles, de celle qui pourrait être toutes les autres. (…)
– A chaque femme, on croit que c’est la bonne.
Être fidèle à l’émotion jusqu’au bout, voilà ce que j’essayais de faire.
Malgré la mort qui menaçait. Ou grâce à la mort. Elle ne serait jamais perdue
pour moi, la candeur de coeur qui rendait encore mes émotions d’aujourd’hui
semblables à celles de ma jeunesse enfuie. Voilà une raison pour laquelle
j’étais satisfait par le titre de l’histoire de ma vie, Je crie à toutes filles mercis.
Adieu, Paris! La mémoire de mon coeur conserverait tout ce qui avait
relevé de reconnaissances de roman.
(…)
Roland Jaccard m’avait dit:
– Je te souhaite un bon retour à Florence, Olivier. Gardons le meilleur,
qui fut précieux! Tout le monde t’a trouvé sympathique. Et la nouvelle de
ta présence chez Yushi court, comme une traînée de poudre, à travers le
Landerneau germanopratin. Il y avait de jolies gamines délurées, hier soir,
à L’Aristée?
– Une inoubliable Béatrice…
– Au moins, de bons souvenirs…
– Que les filles sont jolies et que la vie passe vite!
– Ne t’inquiète pas ! Tout ira pour le mieux!
– Espérons, Roland. Permets-moi de te dire que je t’aime beaucoup.
– Moi aussi!

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David Hamilton et les maîtres de la Cancel Culture

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Photo David Hamilton, début des années 1970.

En 2017, quelques mois à peine après la mort tragique (25 novembre 2016) de David Hamilton, la prestigieuse Steven Kasher Gallery de New-York a eu l’excellente idée de réaliser une exposition intitulée « Three Masters of Erotic Photography » (trois maîtres de la photo érotique), qui a eu lieu du 23 février 2017 au 15 avril 2017. Le 15 avril étant, par ailleurs, le jour où était né David Hamilton en 1933.  Excellente idée, oui, puisque cette exposition de photos de nus présentait un choix des célèbres photographes Sam Haskins, Francis Giacobetti et Kishin Shinoyama. Les articles de presse, ou les sites sur Internet, ont été nombreux à saluer cette exposition consacrée aux trois maîtres. Avec la série Cowboy Kate de Haskins, les séries Birth, Death Valley et Twin de Shinoyama, et enfin les portraits de Jane Birkin de Giacobetti.

Voici la publicité faite aux trois maîtres par le site de la prestigieuse galerie Steven Kasher : http://www.stevenkasher.com/exhibitions/three-masters-of-erotic-photography

Personne ou presque ne semble avoir noté que cette exposition reprenait les oeuvres d’un livre fameux en Allemagne (et pas qu’en Allemagne), qui s’appelait « Vier Meister der Erotischen Fotografie » (Quatre maîtres de la photographie érotique), datant de l’événement Photokina (Cologne, 1970). Même des revues polonaises, en 1971, avaient publié les photos de David Hamilton.

Et donc, me direz-vous? Et donc, vous dirai-je, la prestigieuse galerie Stevn Kasher, trois mois après la mort de David Hamilton, a organisé une exposition (s’achevant le 15 avril, jour de naissance de David Hamilton) qui reprenait l’exposition de 1970.

En 1970, les maitres étaient quatre: Vier Meister der erotischen Fotografie, Sam Haskins, David Hamilton, Francis Giacobetti, Kishin Shinoyama. Avec des textes de Michael Naumann, Jean Cau, Alain Robbe-Grillet, Yukio Mishima. Editions W. Heyne, 1970. En 2009, encore, ce livre était rappelé sur le blog de Sam Haskins. Et David Hamilton était mentionné : « In 1970 an exhibition titled ‘Four Masters of Erotic Photography’ was first shown in Munich and later travelled around Europe including London. The show featured my work alongside David Hamilton, Francis Giacobetti and Kishin Shinoyama. » (C’est ici : http://www.samhaskinsblog.com/?m=200901)

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VIER MEISTER DER EROTISCHEN FOTOGRAFIE / HAMILTON, HASKINS, GIACOBETTI, SHINOYAMA. 1970.

 

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VIER MEISTER DER EROTISCHEN FOTOGRAFIE / HAMILTON, HASKINS, GIACOBETTI, SHINOYAMA. 1970. Ici, avec la couverture de David Hamilton.

En revanche, en 2017, pour la galerie Steven Kasher, voilà que les quatre maîtres de 1970 n’étaient (par qui sait quel hasard?) plus que trois (capture d’écran, plus bas).

L’un des quatre maîtres avait disparu. Devinez lequel…

Ainsi, un livre et une exposition de 1970 sont-ils expurgés (et en plus, par une galerie prétendant rendre hommage à la photographie érotique des années 1970!) d’un photographe sur quatre…

Vous avez dit « Cancel Culture »?

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Le dilemnatique Macron et le confinement en marche

Selon la presse de ce jour, par exemple Le Monde: « Emmanuel Macron face au dilemme d’un nouveau confinement plus strict« .

Qu’est-ce qu’un dilemme? C’est la nécessité dans laquelle se trouve une personne de devoir choisir entre les termes contradictoires d’une alternative. Ici, ce serait donc: confiner ou ne pas confiner?

La « solution » proposée va s’appeler, avec une audace infinie et profondément novatrice: reconfinement. Macron , après avoir juré de ne pas reconfiner, a reconfiné (deuxième confinement). Ensuite, il a fait semblant de s’opposer à un (troisième) reconfinement (tout en imposant un vrai-faux reconfinement de seize, puis dix-neuf départements).

A la suite de quoi, Macron va reconfiner. Comme ce très-modeste et très-humble blog vous le dit depuis des mois. Vous devriez le lire, et même essayer de comprendre ce qu’il vous dit.

J’imagine déjà l’allocution télévisée où le quadragénaire président, le front précocement ridé par les vagues covidiennes, expliquera aux gens possédant une télévision, c’est-à-dire à 99,99% des gens, que contraint et forcé et la mort dans l’âme, à la tête du Conseil de Défense (Foch, sors de ce corps, c’est un ordre!) il s’est battu jusqu’au bout comme Bonaparte au pont d’Arcole pour ne pas reconfiner, qu’il n’a pas reconfiné à la fin de janvier, qu’à la fin janvier il n’a pas reconfiné, que fin janvier seul contre tous il a refusé de reconfiner, qu’au mois de Janus il a choisi pour la liberté en excluant de reconfiner, que reconfiner a été son choix héroïque en janvier. Et qu’accessoirement en mars il reconfine pour « quelques » semaines « au moins », vive la liberté, vive la République, vive la France, mais un confinement n’est pas un confinement, c’est le début du bout du tunnel. Fin de l’allocution. Marseillaise.

Naturellement, chacun est libre de se plonger dans les macroniens méandres dilemnatiques. Un dilemme, en logique, est un raisonnement dans lequel deux prémisses, l’une fausse et l’autre juste, conduisent à une même solution. Or la solution que Macron connaît, celle à laquelle il désire arriver depuis le début, comme d’ailleurs tous ses collègues de l’UE et d’ailleurs, s’appelle: confinement.

Le reste, encore une fois, est mouches pour les gobe-mouches. Et elles gobent, les mouches! Monde d’avant ou monde d’après, voilà quelque chose qui ne changera pas: le gobage des mouches.

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David HAMILTON et les SLOWS LOVE des LOVELETS

loveletscarian

Disque (pochette d’une édition italienne) des Lovelets

Quelques pochettes de disques italiens (années 1970) du groupe des « Lovelets » (groupe musical aux saxophones sirupeux, spécialisé en musiques de films).

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Coronavirus, bientôt le retour à la case départ?

Retour à la case départ?

L’Allemagne vient de déclarer qu’existait un risque qu’arrivent prochainement de nouveaux « variants » résistant aux vaccins. C’est une déclaration, faite au journal « Bild am Sonntag » pas par n’importe qui, mais par le chef de cabinet d’Angela Merkel, qui s’appelle Helge Braun. « Il existe un risque croissant que le prochain variant soit résistant au vaccin. Dans ce cas, nous aurions besoin de nouveaux vaccins, et donc nous devrions tout recommencer depuis le début« . (Source : https://www.bild.de/bild-plus/politik/inland/politik-inland/minister-helge-braun-im-interview-kanzleramt-warnt-vor-super-mutante-75884950,view=conversionToLogin.bild.html)

Or, pour qui lit ce blog avec  attention, telles sont les craintes que nous exprimions il y a déjà plusieurs semaines. Le point est ici: qu’un vaccin existe (ou pas), qu’il soit livré (ou pas), qu’il soit fabriqué ici (ou là), des politiciens commencent à évoquer la possibilité qu’il faille tout recommencer depuis le début. Et donc, évidemment, prolonger les mesures de « restrictions aux libertés ». Ainsi, Helge Braun a demandé du même coup des mesures plus sévères.

Tant qu’on y est, le taux d’incidence pourrait être désormais calculé en Allemagne non plus à partir de 250 cas jugés et déclarés positifs tous les 100.000 habitants, mais à partir de 100 cas… Il est donc officiel de dire que le gouvernement allemand pourrait placer des régions sous confinement parce que ce même gouvernement, ou les experts sanitaires par lui nommés, auraient trouvé – en une semaine – 100 cas « positifs » sur 100.000 habitants. Donc, un sur mille.

Deux tests par semaine?…

Enfin, il est question (toujours en Allemagne) que les employés des entreprises doivent effectuer désormais deux tests par semaine. Arrivera-t-on un jour à un test par jour?… Plusieurs par jour?…

Est-il vraiment encore des gens qui ne comprennent pas que, bien avant d’être une question de santé, le coronavirus est une question de liberté?

Comment ne pas s’inquiéter, comment ne pas s’étonner d’une situation où, si l’on songe au nombre de « variants » du « coronavirus » (variants dont la découverte a déjà été annoncée, ou qui sera annoncée dans l’avenir), la situation actuelle (confinements et restrictions aux libertés) n’a potentiellement aucune raison de jamais finir? Citons de nouveau Helge Braun: « Il existe un risque croissant que le prochain variant soit résistant au vaccin. Dans ce cas, nous aurions besoin de nouveaux vaccins, et donc nous devrions tout recommencer depuis le début« . Il ne relève donc nullement de la science-fiction d’imaginer un scénario où, sous prétexte de variants et donc en attente de nouveaux vaccins, les mesures de « restrictions aux libertés » seraient pérennes. N’est-ce pas inquiétant?… On a envie de poser la question, qui est sans doute la grande et la seule vraie question: variants à l’infini, confinements à l’infini? A cause d’un cas positif sur mille, des millions de gens placés sous confinement, à l’infini?… On comprend très bien les craintes des gens, notamment au regard de la campagne permanente d’alarmisme médiatique à laquelle ils sont soumis par la télé, la radio et la presse écrite. Mais…

Relire Roland Jaccard

C’est réellement un scénario qu’il aurait été difficile d’oser imaginer, il y a encore quelque temps. Pourtant, n’est-ce pas vers cela que l’on se dirige? Un monde qui cherche à « nier la mort », qui cherche à évacuer la mort? Un monde qui a tellement peur de mourir qu’il en oublie de vivre, et préfère vivre une vie sous confinement, une vie sous une cloche illusoire de sécurité? Un monde où la peur de vivre est plus forte encore que celle de mourir… Une vie sous dictature biocratique (relire ce tout récent article de Roland Jaccard : https://leblogderolandjaccard.com/2021/03/27/ce-qui-rend-notre-epoque-passionnante/)

*

Vaccination obligatoire?

L’autre question est celle de la vaccination obligatoire. Laquelle, tout en espérant – à titre personnel – que l’on n’y arrive jamais, sera à mon humble avis à l’ordre du jour, tôt ou tard. En Italie, M. Stefano Bonaccini, président de région (Emilia-Romagna) trouve « scandaleux » que des médecins et autres personnes travaillant dans des hôpitaux refusent la vaccination. En d’autres termes, un politicien se permet de juger (et de stigmatiser) les décisions prises par des médecins (donc des gens qui ont fait des études scientifiques).

Que reste-t-il de la liberté de choix des gens (et des médecins en particulier)? Se dirige-t-on vers une société où des politiciens, au nom de « la » science, imposeront leurs volontés, et les imposeront même aux médecins? N’est-ce pas inquiétant? Et d’autant plus inquiétant que lorsque des études scientifiques, par exemple, établissent une connexion entre un vaccin (AstraZeneca) et des thromboses mortelles, il est rejeté par les politiciens?… Comme si « la science » n’était digne d’être écoutée que lorsqu’elle dit ce que disent, et donc ce que veulent entendre, les politiciens…

Les propos de M. Flick

Toujours en Italie, M. Giovanni Maria Flick, ancien ministre de la Justice dans son pays, et ancien président de la Cour constitutionnelle, estime qu’il faudra une loi pour imposer la vaccination obligatoire en Italie, mais que ce caractère obligatoire n’est nullement incompatible avec la Constitution. Ce qui signifie, si les propos de M. Flick étaient suivis d’effet, que l’Italie pourrait imposer la vaccination obligatoire. Et les autres pays de l’Union européenne? Par ailleurs, comment peut-on imaginer que certains pays rendent la vaccination obligatoire, et pas les autres? Cela promet de sacrés débats, notamment en Italie, sur la constitutionnalité d’une loi qui obligerait des gens, contre leur propre volonté, à subir une vaccination… Qu’ils aient tort ou raison de ne pas vouloir se faire vacciner, peu importe: mais on est curieux de voir si, dans un pays ou plusieurs pays, des lois imposeront un tel choix à des adultes. Pendant ce temps, au demeurant, des essais de vaccins contre le « coronavirus » sont effectués – le plus officiellement du monde – sur des enfants parfois âgés de six mois. 

La démocratie, pour autant que je m’en souvienne, ne parle-t-elle pas depuis longtemps de respect de l’autre, de respect de la personne humaine, de respect de la façon dont tout un chacun conçoit la vie? Obliger les gens à se vacciner ne serait-il pas périlleux pour la démocratie? Peut-on imaginer que des individus sains d’esprit et adultes soient contraints, de façon coercitive, à recevoir des soins (ici des vaccins) qu’ils ne souhaiteraient pas recevoir, ou auxquels, pour quelque raison que ce soit, ils n’adhéreraient pas?…  Peut-on imaginer des médecins accompagnés de policiers se présentant chez vous pour vous piquer de force? Où aurait-on jamais vu cela? Que resterait-il, à ce point, de la démocratie?…

Et pourtant, des médecins – je parle ici de l’Italie – et des infirmiers, ne souhaitant pas se faire vacciner, sont en train de perdre leur travail, ou risquent de le perdre. Et pourtant, un ancien ministre de la Justice évoque l’idée de rendre la vaccination obligatoire. Ce qui, dans ce cas (voir les propos, cités plus haut, du chef de cabinet d’Angela Merkel) pourrait rendre potentiellement plausible un scénario d’une humanité dont tous les individus devraient de façon coercitive recevoir chaque année, voire chaque mois, piqûre sur piqûre de qui sait combien de doses de combien de vaccins…

Que va-t-il se passer en Italie? En France? En Allemagne? Pour les médecins? Puis pour les enseignants? Et un jour, pour tout le monde?

Pendant ce temps, c’est-à-dire pendant le temps où un ancien ministre de la Justice italien parle de la possibilité de rendre le vaccin obligatoire, voilà – en Italie aussi – une enseignante âgée de 46 ans, qui s’appelait Cinzia Pennino, qui est morte à l’hôpital de Palerme, peu de jours après avoir effectué le vaccin anti-Covid AstraZeneca. La famille et les proches accusent AstraZeneca, les médecins quant à eux ne voient « aucun lien entre le vaccin et le décès ». La chanson devient répétitive… Et l’on ne peut que redire ici que le vaccin n’est évidemment pas mortel pour tout le monde. Mais que, même s’il ne porte à des thromboses que dans certains cas, il n’en reste pas moins qu’un risque existe ou semble exister (y compris selon des études scientifiques: https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/18/des-chercheurs-norvegiens-etablissent-un-lien-entre-le-vaccin-astrazeneca-et-les-thromboses_6073617_3244.html) et qu’il serait d’autant plus réellement extraordinaire que des Etats ou des gouvernements rendent la vaccination obligatoire…

Le 14 juillet, la fête?

Le discours à la mode semble maintenant s’orienter vers la promesse d’une « immunisation de masse » pour l’été. Certains sont encore plus précis: le 14 juillet. L’immunité collective en Europe est par exemple promise pour le 14 juillet par Thierry Breton, « commissaire européen au Marché intérieur ». Ou alors s’agit-il, toujours et toujours, de faire patienter les gens, et de remettre l’arrivée de Godot (pardon, des vaccins) ou le retour à la « liberté » au mois et au trimestre suivants?…

Notons que tous les politiciens sont d’accord sur un point: le salut ne peut venir, selon eux, que des vaccins. Pas un seul qui n’imagine, apparemment, d’autre solution ou d’autre thérapie.  Notons aussi que certains évoquent la nécessité de refaire partir l’économie. Une seule notion reste étrangement absente de la plupart des discours, et cette notion est celle de la liberté. De faire repartir la liberté. Déjà qu’il n’en restait pas beaucoup,,,

En vérité, et à mon humble avis qui n’engage que moi, une immunisation de masse en juillet 2021 est impossible, si vous songez notamment aux fiascos passés des vaccinations; et aux « nouveaux variants » qui pourraient obliger à « tout recommencer depuis le début ».  L’immunisation de masse au moyen des vaccins (or, tout le monde n’a pas envie de se faire vacciner), à mon avis, ce n’est pas avant deux ans. Eté 2023. Si tout va bien…

Avril 2021, c’est le mois prochain, et législations spéciales

Mon opinion est que l’on se dirige, qui sait dès le mois d’avril, dans plus d’un pays d’Europe, vers de nouvelles mesures restrictives, vers de nouveaux confinements (déguisés ou pas), et vers les étapes du passeport vaccinal et de la vaccination rendue implicitement ou explicitement obligatoire.

Des législations spéciales vont aussi apparaître ou, plus exactement, sont déjà apparues (exemple: au Danemark, une nouvelle disposition du Code pénal double la peine d’un délit lorsque celui-ci est «lié à la pandémie de Covid-19 ou qu’il est commis dans le contexte de la pandémie»). 

Se dégage-t-il vraiment de tout ceci un parfum de « démocratie »?…

Qui sait comment les populations européennes réagiront – à supposer qu’elles réagissent – à tout cela?

J’ai le grand regret, croyez-moi, de vous dire et répéter que vous n’êtes pas sortis du confinement. Chacun peut se demander quand il en sortira, voire s’il en sortira jamais, et dans quel état sera ce jour-là, si le soleil s’en lève jamais, sa liberté. A chacun d’apporter ses propres réponses, selon son intelligence, son optimisme ou sa crédulité…

*

 

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Êtes-vous cinéphile?

Avez-vous vu le film américain de 1938, « Child Bride », de Harry Revier avec (entre autres) Shirley Mills, Bob Bollinger, Warner Richmond? Il s’agissait d’un film éducatif destiné à lutter contre les mariages d’enfants. Dans la scène sans doute la plus fameuse, Shirley Mills avait douze ans.

https://en.wikipedia.org/wiki/Child_Bride

Avez-vous vu le film « Baby Love » (datant de 1969) d’Alastair Reid, avec Linda Hayden, actrice alors âgée de 15 ans? C’est l’histoire d’une fille – elle aussi âgée de quinze ans – qui, après le suicide de sa mère, séduit sa nouvelle famille adoptive.

https://en.wikipedia.org/wiki/Baby_Love_(1968_film)

Avez-vous vu le film « French Lolita » de Pierre B. Reinhard, avec Cécile Fleury et Richard Sun?

https://www.imdb.com/title/tt0304040/

Avez-vous vu le film allemand « Lolita am Scheideweg », sorti en 1980 (puis dans les années suivantes dans tous les pays d’Europe), film de Jess Franco, avec Katja Bienert?

https://www.moviepilot.de/movies/lolita-am-scheideweg

Avez-vous vu le film « Emmanuelle et Lolita », sorti en 1978, dirigé par Henri Sala avec Susan Scott, Nieves Navarro, Thiwa Juporn, Philippe Gasté?  https://www.filmsenfrance.com/emanuelle-e-lolita.html

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Avez-vous vu (1997) le film d’Adrian Lyne d’après „Lolita“ de Vladimir Nabokov?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lolita_%28film,_1997%29

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lyne

Avez-vous vu « Lolita » de Stanley Kubrick? https://fr.wikipedia.org/wiki/Lolita_%28film,_1962%29

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Avez-vous vu le film – un film parfois quasiment david-hamiltonien – « Petites lèvres » (titre italien: Piccole labbra), film datant de 1979 et dirigé par Mimmo Cattarinich, ancien collaborateur de Pasolini, Fellini, Lizzani et Ferreri? Film avec Pierre Clémenti, Katya Berger, Ugo Bologna.

https://boowiki.info/art/film-italien-de-1979/les-petites-levres-film.html

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Film « Petites lèvres »

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Film « Petites lèvres »

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Film « Petites lèvres »

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Avez-vous vu le film érotique datant de 1981 de Jesús Franco avec Katja Bienert, Ursula Buchfellner et  Raquel Evans, qui a eu divers titres selon les pays mais est surtout connu sous son titre allemand « Die nackten Superhexen vom Rio Amore »?

Avez-vous vu le film (1979) de Walter Boos, « Die Schulmädchen vom Treffpunkt Zoo » (titre allemand), d’après le livre « Christiane F. – Wir Kinder vom Bahnhof Zoo »? https://de.wikipedia.org/wiki/Die_Schulm%C3%A4dchen_vom_Treffpunkt_Zoo

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Die Schulmädchen vom Treffpunkt Zoo

Avez-vous vu « Liane, l’esclave blanche », titre d’une co-production italo-allemande de 1957, d’après le roman écrit par Anne Day-Helveg? Titre allemand : Liane, die weiße Sklavin. https://de.wikipedia.org/wiki/Liane,_die_wei%C3%9Fe_Sklavin

Avez-vous vu le merveilleux film de David Hamilton, « Un été à Saint-Tropez »? https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_%C3%A9t%C3%A9_%C3%A0_Saint-Tropez

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Un été à Saint-Tropez, un film merveilleux et éternel de David Hamilton

Avez-vous vu « Premiers désirs » de David Hamilton? https://fr.wikipedia.org/wiki/Premiers_D%C3%A9sirs

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Films conseillés aux cinéphiles et nostalgiques des années 1970, en ces temps de confinement.

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« Premiers désirs » de David Hamilton

Bibliographie david-hamiltonienne

Voici la revue STAR CINE VIDEO, fondée en 1983. Ici, la couverture du numéro 5 (décembre 1983), avec un article sur le film PREMIERS DESIRS de David Hamilton. Format : 28 x 21 cm. 52 pages. En couverture, une photo extraite de « Premiers désirs ». La revue a apparemment cessé sa publication dès 1984.


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Coronavirus qui rôde, scénario minutieusement rodé?

Sur le front du coronavirus, et pour parler ici avant tout de l’Italie, tout ce pays sera en « zone rouge » jusqu’au 30 avril. Au moins… Cinémas, théâtres, restaurants, salles de sport, tout (ou presque) sera fermé. Et le 30 avril, l’état « d’urgence » sanitaire sera prolongé. Cela fait un an que ça dure, on ne voit pas pourquoi ça ne continuerait pas. En fait, dans tous les pays, les divers gouvernements de l’UE ne font guère rien d’autre que de parler des (éventuelles et futures) ré-ouvertures. Pour l’heure, personnellement, je ne vois aucune ré-ouverture de quoi que ce soit, mais une pérennisation des confinements, reconfinements, mesures restrictives et couvre-feu. D’autant que les « taux d’incidence » sont là, au coin de la rue, prêts à être pris comme prétextes enclenchant automatiquement d’ultérieures restrictions. La Toscane, par exemple, où j’ai des amis médecins dans les hôpitaux (des amis médecins qui ne se connaissent pas les uns les autres, travaillent dans des services anti-coronavirus et ne sont en rien « no vax », puisqu’il ont choisi de se faire vacciner) qui m’assurent que la situation hospitalière est parfaitement tranquille, le Toscane est devenue « zone rouge » parce que le seuil bureaucratique (250 cas positifs sur 100.000 habitants) a été dépassé: les autorités ont découvert 251 cas positifs… Juste avant Pâques, l’excuse parfaite pour interdire aux gens de se rencontrer. Adieu, socialité entre Européens…

Autre point sur lequel insister, l’Italie actuellement semble intentionnée à la fois à placer tout son territoire en « zone rouge », mais à rouvrir les écoles. L’ouverture des écoles semble une vraie obsession des gouvernements. Emile Durkheim, auteur de thèses fameuses sur l’apprentissage social de l’école, aurait été ravi. Les gouvernements tiennent-ils tant que ça à ouvrir les écoles parce qu’on y enseigne et impose le port du masque obligatoire? Officiellement, c’est une question d’instruction. Grands Dieux, le baccalauréat étant désormais bradé à tout le monde, et le niveau orthographique et culturel des nouveaux bacheliers étant pathétique et ridicule, est-ce que fermer les écoles pendant quelques mois changerait vraiment beaucoup de choses? Le baccalauréat était décerné à 1% d’une classe d’âge, à l’origine. Aujourd’hui, en France, il doit être distribué à 80% des élèves qui s’y présentent.

Par ailleurs, on constate toujours – et cela va s’accentuer, je le pense et le crains – les habituels « mouvements de balancier » entre les divers pays de l’UE. Quand je confine ici, je déconfine là. Quand j’ouvre (ou déclare vouloir ouvrir) les écoles ici (Italie), je ferme (ou dèclare vouloir fermer) les écoles ailleurs (France).

Comme si quelqu’un, dans les coulisses, avait une carte de l’Europe où tous les pays étaient une bouilloire. Et comme si d’obscurs cuisiniers soulevaient le couvercle des marmites, pour relâcher de temps à autre la pression… Les sociologues distingués appellent ça, ai-je cru comprendre, « l’acceptabilité sociale ».

Quant au banquier Draghi, nommé tout rècemment et en toute logique premier ministre en Italie, il va sortir de son chapeau de magicien une nouvelle norme qui imposera aux médecins, et aux personnels hospitaliers italiens, de se vacciner. Sous peine de ne plus pouvoir exercer leur métier, ou d’être suspendus. Voilà qui promet du travail aux juristes, puisqu’il est à supposer (et à espérer) que des recours seront déposés. La vaccination obligatoire des médecins italiens sera-t-elle d’ailleurs un premier pas avant la vaccination obligatoire des médecins français? Ou de la vaccination obligatoire pour tous?

En tout cas, depuis le colloque international de l’extralucide Bill Gates en octobre 2019 au sujet d’une pandémie mondiale, puis quelques semaines plus tard « l’apparition » du « coronavirus » (avec le « mystère » de son origine), l’UE a globalement confiné les Européens « parce qu’il fallait attendre les vaccins », puis « parce que les vaccins n’arrivaient pas ». M’est avis qu’il va encore falloir les confiner, le temps qu’ils attendent que lesdits vaccins soient fabriqués en Europe. En croisant les doigts pour qu’ils ne soient pas ensuite confinés à cause des « variants » qui pourraient obliger à d’autres attentes d’autres vaccins, pendant d’autres mois ou d’autres années, ou d’autres siècles (ces seize derniers mois environ, plus de 16 000 mutations du « coronavirus » ont été annoncées).

A moins, naturellement, que tout ceci, de A jusqu’à Z, ce coronavirus qui rôde ne soit un scénario parfaitement rodé: écoliers dressés au port du masque et à la distanciation sociale, vaccinations de masse et à répétition, bouleversements démographiques en Europe à la suite d’une augmentation des morts (surtout parmi les personnes âgées, soit à cause du Covid 19, soit à cause des difficultés rencontrèes par les malades atteints par d’autres pathologies). La nouvelle philosophie de la nouvelle société consistant à donner la prééminence de la santé du plus petit nombre (taux de létalité du Covid 19, rappelons-le, 0,5%) sur la liberté de centaines de millions d’Européens.

Pour résumer, pas de vaccins et pas de passeports vaccinaux, pas de liberté. Boris Johnson attribue le succès du vaccin britannique au «capitalisme» et à la «cupidité». Tous ses collègues n’ont pas cette franchise d’expression.

Paul Atanga Nji, ministre de l’Intérieur au Cameroun, vient quant à lui d’ordonner la fermeture des églises qui, dans son pays, nient l’existence du coronavirus.

Entre ce que l’on t’interdit de dire et ce que l’on t’oblige à dire, la liberté, sous toutes les latitudes, risque décidément de devenir toujours davantage une peau de chagrin…

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Pour passer les derniers temps, tandis que la liberté entre en agonie

Avec Pâques 2021, et les retards allégués dans les livraisons de vaccins, l’Europe se dirige probablement vers une nouvelle série de confinements, reconfinements et couvre-feu. Après avoir dit aux masses qu’il leur fallait attendre les livraisons des vaccins, on va leur dire qu’il faut attendre que les mêmes vaccins soient fabriqués en Europe.

Par ailleurs, pour ne prendre qu’un exemple qui semble criant, la Toscane vient de passer en zone rouge. Et pour quel motif? La zone rouge est décrétée lorsque l’on dépasse 250 cas « positifs » sur 100.000 habitants. Et en Toscane, les autorités ont déclaré avoir trouvé 251 cas positifs…

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Pour parler d’autre chose, tant que ce blog existera (ou continuera à publier des articles), signalons qu’un article récent a été repris ici, au sujet du beau livre Figures de style (Serge Koster – Jean-Jacques Morize): https://editions-sydney-laurent.fr/article-de-presse-dans-le-magazine-photo-fr-pour-nos-auteurs-jean-jacques-morizet-et-serge-koster/

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Pour le reste, voici quelques illustrations extraites du magazine ouest-allemand « Konkret » (années 1970 à 1973). Il est amusant de lire, ici ou là, qu’il se serait agi d’un magazine « pornographique ». Si la pornographie est (et telle en est la définition) la représentation de choses obscènes, sans préoccupation artistique et avec l’intention de provoquer une excitation strictement sexuelle, on ne voit pas ce qu’il y aurait eu d’obscène dans les photographies de « Konkret » (ou dans celles de David Hamilton, collaborateur de ce magazine prestigieux dans l’histoire de la presse allemande), qui publiait des images manifestement artistiques et bien dignes de susciter des émotions chez les lecteurs.

Considérant que nous sommes en 2021, et que les restrictions aux libertés vont durer pendant encore des mois voire des années, les occasions de liberté sont et seront de plus en plus rares. Et c’est plutôt vers le passé qu’il convient de se tourner: qui lira ou relira les albums d’Alain Robbe-Grillet et de David Hamilton, qui les livres de Roland Jaccard ou ceux de Gabriel Matzneff, qui de vieilles collections de Konkret. Et puis, rappelons-le de nouveau, le 16 avril 2021 est proche, qui sera la date de sortie du prochain livre de Roland Jaccard.

On pourra aussi relire, par exemple, « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs« , texte qui est lui aussi le tableau d’un monde révolu: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-lire-ma-petite-bande-de-jeunes-filles-en-fleurs/

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Photo de David Hamilton. Magazine « Konkret », auquel il collabora à de très nombreuses reprises dans les années 1970-1973.

Toutes les images qui suivent sont extraites du mensuel ouest-allemand « Konkret » entre 1970 et 1973. Une seule des images (voir plus haut) est de David Hamilton.

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Pâques 2021: les cloches vont-elles apporter aux enfants des oeufs en chocolat, ou les gouvernements vont-ils apporter aux cloches un grand reconfinement généralisé dans toute l’Europe?

L’Allemagne, où Madame Merkel venait d’imposer un confinement aux Allemands pour Pâques, avant de sembler changer d’avis et de faire mine de leur présenter des « excuses », a en revanche placé la France en « zone à haut risque », et impose des restrictions aux frontières. Pour passer, il faudra – au minimum – un test négatif. En attendant la suite. Car en avril, les choses risquent de ne pas s’améliorer…

Oui, la suite va arriver. On a fait attendre les masses jusqu’à Noël, pour « sauver Noël » (l’expression était très à la mode, notamment en Italie), que l’on n’a pas sauvé. Puis on a fait attendre les masses jusqu’à Pâques. Voici Pâques, qu’en Italie on ne sauvera pas: les jours pasquaux seront marqués par des restrictions (du 3 au 5 avril, toute l’Italie sera « rouge », les restrictions maximales).

Mais après Pâques ? Après Pâques, on ne va rien sauver non plus, à mon avis… On ne va même plus faire semblant de vouloir sauver le pont du premier mai…  L’Italie annonce déjà (et va très probablement confirmer par décrets gouvernementaux) que les jours du premier mai (2021) seront soumis à un confinement total.

Pour autant que l’on puisse vraiment comprendre quelque chose à la situation italienne, qui varie d’une région à une autre et change tout le temps, il y a une chose qui ne va pas changer: les mesures restrictives. En outre toujours susceptibles d’être renforcées, elles seront en vigueur pendant tout le mois d’avril, d’autant que l’état « d’urgence » est censé durer jusqu’à fin avril (mais, selon toute vraisemblance, devrait être ensuite prolongé jusqu’en juillet, comme le désire dès aujourd’hui le ministre italien de la Santé)

Concrètement, l’Italie pourrait donc se trouver au mois d’avril dans une situation à peu près comparable au premier confinement de 2020: les « zones » iraient du « rouge » à « l’orange », et l’on parle très fort du fait de fermer les bars non plus à six heures du soir, mais à trois heures de l’après-midi

L’année dernière, en Italie, le premier confinement avait pris fin au mois de mai (2020). Oui mais voilà, depuis lors, les « tests » ont paraît -il fait beaucoup de progrès. Bref, les autorités sanitaires italiennes pourraient, y compris au mois de mai, annoncer des chiffres de « cas positifs » aisément susceptibles de permettre de continuer à édicter des mesures de « restrictions aux libertés ». Il y a aussi quelques différences avec l’an dernier: en Italie, il semble que l’obligation de vaccination soit très prochainement promue par voie législative, en ce qui concerne (pour commencer?) les personnels de santé.

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En Allemagne, en Italie, en France, bref dans toute l’Europe, ce qui s’annonce pourrait bien être – comme ce très modeste et très humble blog l’écrit et le répète inlassablement depuis belle lurette – un printemps entier sous confinement.

Un ou des gouvernements changeront peut-être de mot, on emploiera peut-être un autre mot que celui de « confinement », on tentera peut-être de confiner en essayant de donner l’impression de ne pas confiner, mais le résultat concret et réel sera celui-là: printemps sous confinement.

En France, Macron vient de déclarer: « Nous avons eu raison de ne pas reconfiner la France à la fin du mois de janvier ». Espérons qu’il ne reste donc pas à attendre qu’il se donne raison, mi-avril ou fin avril, de la reconfiner!…

A la suite de quoi, l’Europe sera donc arrivée à l’été 2021. Qui sait où en seront les « passeports vaccinaux »? Qui sait si les vaccinations ne seront toujours « pas obligatoires »? Qui sait jusqu’à quand auront été prolongés les états « d’urgence » sanitaire?… Le gouvernement espagnol a décrété le nouvel état « d’urgence » (ou « d’alerte ») sanitaire jusqu’au 9 mai 2021. Depuis le 27 janvier et jusqu’au 1er avril 2021, les Belges ne peuvent pratiquement plus sortir de leur pays. Au Royaume-Uni, « si » la situation sanitaire le permet, les restrictions aux contacts sociaux seront levées le 21 juin 2021 « au plus tôt ». Le gouvernement néerlandais « déconseille fortement » à ses sujets de se rendre à l’étranger avant le 16 avril. Et toutes ces dates ne seront probablement que provisoires.

Un motif de fierté? L’état d’urgence sanitaire s’exporte très volontiers loin des frontières européennes. Le 23 mars, le comité chargé de lutter contre le coronavirus a appelé le gouvernement yéménite à déclarer « l’état d’urgence sanitaire »… Le 25 mars 2021, la République du Congo a prolongé l’état « d’urgence » sanitaire pour la 18e fois consécutive…

Après avoir passé la première partie de l’année sous confinement, reconfinement, couvre-feu variés, et vu que l’acceptabilité sociale semble au beau fixe, qui sait s’il ne restera pas à remettre ça pour les six derniers mois de 2021…

En France, l’état « d’urgence » sanitaire avait été imposé une première fois du 23 mars au 10 juillet 2020, puis réinstauré le 17 octobre 2020 (second confinement). Le Parlement l’avait prolongé jusqu’au 16 février 2021, puis jusqu’au 1er juin 2021. La date approche: en mai 2021, il sera de nouveau prolongé

Il y a encore des gens qui ont besoin d’un dessin?

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Inventaire avant fermeture

Et voilà. Comme prévu, en France, on passe de seize à dix-neuf départements confinés (ou reconfinés): la Nièvre, le Rhône et l’Aube s’ajoutent aux précédents. En France, toujours, les réunions de plus de six personnes sont interdites. En attendant la suite de cette triste farce.

Farce, j’ai dit. Le Monde écrit, sans rire: « Le ministre de la santé justifie désormais le choix gouvernemental de ne pas confiner« , pour illustrer le reconfinement de trois départements supplémentaires… Espérons de ne pas arriver trop vite au jour où toute la France sera reconfinée, et où « le choix gouvernemental de ne pas confiner » sera donc entièrement démontré par un reconfinement complet. Peut-être ces gens, à force de marcher sur la tête, ne savent-ils plus ce qu’ils racontent? Ou alors, l’inversion des valeurs, comme celle du sens des mots, est-elle totale?

Dans l’Europe entière, la nouvelle stratégie des ayatollahs du reconfinement est désormais de tout faire pour se déguiser en ennemis du (re)confinement. Ces gens reconfinent les masses, tout en espérant qu’elles ne s’en aperçoivent pas. Merkel confine son pays pour Pâques, puis fait semblant de revenir en arrière et se répand en excuses. C’est la technique du « je te promets cent coups de martinet et, ensuite, je te fais grâce ». Les chiens maltraités aussi lèchent la main de leurs mauvais maîtres.

En France, ou en Italie, les citoyens doivent justifier leurs déplacements. Même si un juge de Milan vient d’émettre une sentence intéressante (article en italien, ici : https://www.huffingtonpost.it/entry/non-ce-obbligo-di-dire-la-verita-nellautocertificazione_it_605cb515c5b67ad3871d720a). La sentence en question émise par le juge Alessandra Del Corvo est celle qui a absous un jeune homme de 24 ans qui avait menti aux forces de l’ordre, lors d’un contrôle qu’il avait subi à Milan, en mars 2020. En effet, selon le prononcé du jugement, « une telle obligation de déclarer la vérité n’est prévue par aucun État de droit » et, même si elle l’était, elle serait « en conflit évident avec le droit de défense de l’individu », prévu dans la Constitution italienne. Selon ce juge italien, donc, le jeune homme (défendu par l’avocate Maria Erika Chiusolo) n’a commis aucun délit: non seulement il n’existe en droit AUCUNE règle spécifique quant à l’obligation de vérité dans les autocertifications d’urgence covid, mais mieux encore, il n’existe aucune loi qui prévoie l’obligation de présenter une autocertification. Enfin, il est inconstitutionnel de sanctionner pénalement les « fausses déclarations » de ceux qui ont choisi « légitimement de mentir pour ne pas encourir de sanctions pénales ou administratives ».

Quoi qu’il en soit, on va donc accorder, ou feindre d’accorder un peu de liberté aux Européens, pour Pâques. Quitte à édicter de nouvelles mesures plus dures après Pâques.

Véran a en effet déclaré aujourd’hui que confiner est « une décision qui ne se prend que lorsque toutes les autres options n’ont pas suffi à endiguer l’épidémie. Il est trop tôt pour juger si les mesures sont efficaces et suffisamment efficaces. »

Traduction: il pourrait y avoir un reconfinement après Pâques, sous prétexte que les mesures prises auparavant ne suffisaient pas.

Tout cela est grotesquement cousu de fil blanc, mais tant qu’il y a des gogos pour gober, les bonneteurs (ceux dont Maurice Barrès parlait, jadis, en évoquant « les élégances et les gestes en tire-bouchon d’un bonneteur en quête de dupes« ) ont de beaux jours devant eux.

Dernier détail amusant, Véran vient de déclarer : « A la mi-avril, nous tiendrons les objectifs fixés. Avec en ligne de mire l’espoir immense du retour à la normale.« 

La mire est – en français, et le français est en principe la langue parlée en France, pays dont Véran est ministre – une petite pièce métallique fixée à l’extrémité du canon d’une arme à feu, qui permet de déterminer la ligne de visée. Prendre en ligne de mire, c’est pointer une arme et viser en vue d’un tir. Si l’on parle, au figuré, de POINT de mire, il s’agit alors d’un objectif que l’on se propose d’atteindre. Mais il est vaguement curieux d’annoncer que l’on veut prendre « en LIGNE de mire » l’espoir du retour à la normalité. Véran ne connaît visiblement pas la différence, en français, entre le POINT de mire et la LIGNE de mire. Cette dernière expression ne peut concerner qu’un tir d’arme à feu. Dont le « retour à la normalité » serait la CIBLE. Allo, docteur Freud, c’est un lapsus?

*

Image extraite du mensuel ouest-allemand « Konkret » du 3 décembre 1970.

Mieux vaut en avertir, avec quelques jours d’avance, les lecteurs de ce blog. Il est relativement probable à ce jour (25 mars 2021) que le blog « En défense de David Hamilton » suspende prochainement sa publication, pour une durée indéterminée. Pour de nombreuses raisons, certaines personnelles (un blog prend beaucoup de temps) et d’autres générales (restrictions liberticides prises sous des prétextes sanitaires, qui rendent par exemple les voyages entre pays européens quasiment plus difficiles que, jadis, le franchissement du Mur de Berlin).

Il est certes possible aussi que la décision d’interrompre – au moins provisoirement – la parution de tous les articles sur ce blog, ou de presque tous, ne prenne effet que d’ici quelques semaines. En tout état de cause, elle ne paraît pas devoir être remise en question, dans son principe. Que ce soit dans trois jours ou dans trois semaines, ce blog suspendra sa parution. Les lecteurs de ce blog en seront très probablement prévenus.

Nous aurons encore publié un blog écrit en français, pas en franglais, pas en argot de banlieue ou pas en langue pseudo-cultivée d’illettrés à lunettes et d’analphabètes en col blanc; et quelques jolies images d’un monde (le monde d’avant) qui n’était certes pas dépourvu de défauts, celui des dernières décennies de l’Europe avant son effondrement définitif, et que nous regretterons un peu.

Ce n’était pas grand-chose, mais nous aurons fait ce que nous pouvions.

« Konkret » Avril 1970

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Sacrifices pasquaux et agneaux prêts à tout avaler, dur amolli et mou durci, chiasmes de la carotte et du bâton…

Quand l’exécutif impose un confinement ou un reconfinement, on ne te dit jamais – petit homme, homme libre – jusqu’à quand, mais on te promet toujours qu’un tel reconfinement pourrait être allégé si les circonstances le permettaient. Par ailleurs, on te dit qu’un allégement pourrait toujours être durci, toujours si ces fameuses circonstances l’exigeaient. Castex vient ainsi de dire que « nous » (pluriel pontifical) « pourrions durcir les mesures ». Ce qui est durci pourrait être allégé, ce qui est allégé pourrait être durci. Tant de science me laisse béat d’admiration. C’est philosophique, c’est profond, c’est macronien, c’est profondément macronien.

C’est aussi ce que j’appelle quant à moi la carotte et le bâton, quand on parle non pas des libres citoyens de la libre démocratie macronienne, mais des ânes réticents qui se décident à avancer soit si on leur  présente une carotte, soit si on leur donne du bâton, autre moyen d’obtenir le même résultat.

En Allemagne, Merkel impose un confinement pasqual puis change d’avis et se répand en excuses. En Italie, les restrictions aux libertés sont prévues jusqu’à Pâques. A la suite de quoi pourraient arriver les prochaines. Quant à la Belgique, elle choisit une fois « un sacrifice à court terme » et se reconfine « pour quatre semaines ». Plus de frites et de moules ches Eugène, dis, fieu, mais il est très approprié d’évoquer un sacrifice, puisque la fête de Pâques approche.

En France, après l’allégement du confinement va-t-on avoir l’élargissement du confinement, plus exactement l’élargissement du confinement allégé (par exemple à l’Aube, au Rhône et à la Nièvre)?

Allégement du confinement durci ou élargissement du confinement allégé, quels chiasmes n’offre point la prodigieuse pensée française ! Des horizons s’ouvrent, aussi infinis que le confinement:  ce qui peut être confiné peut -il être élargi? Ou ce qui est élargi peut-il être confiné? Qui aura précédé l’autre, l’oeuf ou la poule? Le confinement ou l’élargissement?

On se croirait dans un sujet du bachot de philo, ou, en moins intelligent, dans un pensum d’Onfray.

Est-il possible d’à la fois refuser un confinement (comme joue à faire croire Macron) et l’approuver (comme joue à faire croire Castex)?

« Je ne crois pas que vous puissiez à la fois prier et garder une attitude de critique et d’épicurien de la foi, approuvant une chose, et rejetant l’autre. Il faut tout avaler comme l’agneau pascal que les Juifs dévoraient jusqu’aux os, jusqu’aux intestins, avec accompagnement d’herbes amères » (correspondance entre Paul Claudel et André Gide, 1899-1926, lettre de P. C. à A. G.).

Prêts à tout avaler, mes agneaux?

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David Hamilton, l’enquête n’est pas finie

Quelques portraits, pas très connus pour certains d’entre eux, de David Hamilton pendant les dernières années de sa vie.

 

David Hamilton et le rire des Dieux

 

Portrait de David Hamilton, quelque temps avant sa mort

Portrait de David Hamilton, quelque temps avant sa mort

Portrait de David Hamilton, quelque temps avant sa mort

Portrait de David Hamilton, quelque temps avant sa mort

Par ailleurs, nous remercions les personnes, habitant boulevard du Montparnasse à Paris, ou fréquentant ces lieux, qui viennent de nous faire parvenir des photographies prises, à Paris, boulevard du Montparnasse justement, le soir du 25 novembre 2016 et aussi au cours du mois qui a précédé. Photographies jamais parues dans la presse, prises depuis d’autres angles et, je dois dire, fort intéressantes. Merci à tous…

Parmi des milliers d’autres que nous collectionnons avec soin, une photographie encore de la soirée du 25 novembre 2016, devant l’immeuble où est mort David Hamilton

Parmi des milliers d’autres que nous collectionnons avec soin, une photographie encore de la soirée du 25 novembre 2016, devant l’immeuble où est mort David Hamilton

Parmi des milliers d’autres que nous collectionnons avec soin, une photographie encore de la soirée du 25 novembre 2016, devant l’immeuble où est mort David Hamilton

Parmi des milliers d’autres que nous collectionnons avec soin, une photographie encore de la soirée du 25 novembre 2016, devant l’immeuble où est mort David Hamilton

Parmi des milliers d’autres que nous collectionnons avec soin, une photographie encore de la soirée du 25 novembre 2016, devant l’immeuble où est mort David Hamilton

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« Figures de style », pour perpétuer les Nymphes

L’ami Steven Sampson, écrivain, a eu la gentillesse de m’offrir un livre intitulé Figures de style, que je viens de recevoir ce matin et de dévorer. Oeuvre du romancier Serge Koster et du photographe Jean-Jacques Morize, c’est un ouvrage qui vient fort à point – surtout aujourd’hui! – pour réhabiliter les nymphes et autres nymphettes.

Serge Koster évoque à juste titre les nymphes que le Faune de Stéphane Mallarmé rêvait de « perpétuer ». Il aurait pu aussi évoquer les nymphettes de Nabokov, ou les adolescentes de David Hamilton. D’autant plus que Jean-Jacques Morize a été le réalisateur, sous divers pseudonymes, d’un très grand nombre de films érotiques.

Un livre en noir et blanc, où il n’y d’ailleurs pas que des images de nu, à lire et à admirer. Et à conserver, dans une bibliothèque, près des ouvrages créés en collaboration par David Hamilton et Alain Robbe-Grillet.

Olivier Mathieu

Figures de style – Textes et photos

Figures de style, de Serge Koster et Jean-Jacques Morize, éditions Sidney Laurent, 110 pages, numéro ISBN 9791032639269.

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Dois-je vraiment croire, maintenant, que le « coronavirus » tue les morts?

Les autorités américaines doutent. selon ce que l’on apprend, des 79 % de super-efficacité, tartarinesquement annoncés par AstraZeneca pour son « vaccin ».  Ce qui n’a pas empêché Anthony Fauci, qui est aux Etats-Unis le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, de déclarer: « Le fait est que c’est très probablement un très bon vaccin, et ce genre de chose ne fait rien d’autre que jeter un doute sur les vaccins ». Le fait est aussi qu’Anthony Fauci est très probablement un très bon scientifique.

*

Macao et Hongkong ont annoncé aujourd’hui (24 mars), la suspension de leur campagne de vaccination avec le vaccin Pfizer-BioNTech, à cause d’un « problème au niveau de l’emballage d’un lot de flacons ».  Tant que ce n’est que l’emballage qui est défectueux, il reste de l’espoir. D’ailleurs, ces  deux territoires ont souligné que cela ne présentait aucun risque sur le plan de la sécurité sanitaire. Ouf. Comme dirait Anthony Fauci, le fait est que c’est très probablement un très bon emballage, et ce genre de chose ne fait rien d’autre que jeter un doute sur les emballages.

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Les mesures « sanitaires » sont prolongées aux Pays-Bas. Ce royaume va prolonger (« jusqu’au 20 avril ») les restrictions, qui auraient dû (selon les promesses du gouvernement) être levées le 30 mars.

Madrid rouvrira ses portes aux touristes britanniques le 30 mars.  Le gouvernement espagnol a annoncé, en effet, qu’il lèverait à cette date les restrictions sur les vols en provenance du Royaume-Uni. Chose d’autant plus digne qu’on la remarque que, jusqu’au 30 juin, il est interdit aux citoyens du Royaume-Uni de sortir de leur pays. Effectivement, permettre d’arriver à des citoyens qui ne peuvent pas voyager est une idée digne du Père Ubu. Le fait est que c’est très probablement une très bonne et très intelligente idée.

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Selon Le Monde d’hier, Castex s’était fait « vacciné » (sic). Selon Le Monde d’aujourd’hui, le Covid-19 a tué 73 744 morts en Espagne. Si le Covid se met à tuer les morts, où allons-nous? Le fait est que Le Monde est très probablement un très bon journal, dont les journalistes ont fait de très bonnes études de journalisme.

Capture d’écran

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En Slovaquie, le premier ministre a été « sommé » de démissionner pour sa mauvaise gestion de la crise. La présidente slovaque Zuzana Caputova a en effet demandé la démission du premier ministre Igor Matovic. Ce monsieur est accusé d’avoir « mal géré la crise sanitaire ». Voilà des choses qui n’arrivent pas, par bonheur, dans « la France en marche ».

En Allemagne, Merkel vient d’imposer un confinement dur pour les jours de Pâques, avant de revenir sur sa décision au bout de deux jours, et de présenter ses « excuses » à son peuple. De deux choses l’une, ou bien il était utile et nécessaire de prononcer un confinement dur avant-hier et, dans ce cas, il est absurde de l’annuler aujourd’hui. Ou alors, c’était inutile et, dans ce cas, on aimerait savoir combien d’autres confinements inutiles ont été déjà mis en place par Merkel ou les autres gouvernements de l’entité bureaucratique appelée UE (ex-Europe). A commencer par l’actuel confinement de seize départements français, que même Le Monde appelle, aujourd’hui, un « vrai-faux reconfinement ». Le fait est que c’est très probablement un très bon vrai-faux reconfinement.

*

Le fait est que l’Europe est très probablement gouvernée depuis quelques dizaines d’années par de très bons politiciens, et l’on espère que ce genre de chose ne jette pas qu’un seul doute sur eux.

 

 

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David Hamilton et le printemps

Photographie David Hamilton (albums, affiches…)

21 mars 2021

« Elle si jeune, moi déjà mûr. Elle printemps. Moi hiver? Non, l’été penché vers l’automne »

(Jules Michelet, Journal).

Photographie David Hamilton. Danseuse.

Photographie David Hamilton. Album « Souvenirs de vacances », éditions Robert Laffont, Paris, 1974

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Printemps 2021: David Hamilton Mädchen

Bibliographie david-hamiltonienne

Voir : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Tendres-cousines

Magazine allemand « Bravo » (1981), avec en couverture une photo de David Hamilton, et à l’intérieur une affiche (film de David Hamilton, « Tendres cousines »). Voir : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Tendres-cousines

Nous sommes le 19 mars 2021. Voici une revue allemande du 19 mars 1981.

C’est la couverture du « Jugendmagazin » (magazine pour la jeunesse) Bravo, numéro 13, daté du 19 mars 1981. Il offre pour principal intérêt de présenter, dès la couverture, une photographie de David Hamilton, photographie qui est aussi l’une des affiches proposées par ce numéro du magazine allemand.

L’actrice est Anja Schüte (David Hamilton – Zärtliche Cousinen).

HAMILTON MÄDCHEN. Détail de la couverture du magazine « Bravo ». La photo est de DAVID HAMILTON (pendant le tournage du film « Tendres cousines »). Voir : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Tendres-cousines

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Des textes de Roland Jaccard… à lire!

Roland Jaccard et Olivier Mathieu, Paris, février 2020

Les gens ne lisent plus. Plus personne ne lit. Il suffit de songer que, même à la suite d’articles consacrés par Roland Jaccard à mes livres, que ce soit dans Le service littéraire ou sur son blog (https://leblogderolandjaccard.com/2021/02/28/a-onze-kilometres-de-gourville/), personne ne m’écrit pour acquérir ou lire un de mes romans ou de mes recueils de textes, ou de poèmes. Personne! Le manque de curiosité est total. Absolu…

Cela signifie que le grand public désormais n’achète quasiment que des livres vantés par la publicité, par le marketing, ou encore parfumés de scandale. Le grand public achèterait ainsi, dit-on, les ouvrages (audacieusement qualifiés de « romans ») comme ceux de Mesdames Flavie Flament, Vanessa Springora, Camille Kouchner et tant d’autres…

Je peux compter seulement sur un petit noyau d’irréductibles lecteurs, sans doute ni plus ni moins nombreux que ceux de Gabriel Matzneff, autre auteur confidentiel.

RAPPEL : voir, ici, la toute première recension de Vanessavirus: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2021/03/10/la-toute-premiere-recension-de-vanessavirus-de-gabriel-matzneff/

Photo OM
Lectrice

LISEZ…

Il est vraiment à se demander qui lit encore…

Les filles lisent-elles encore? https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-lire-les-filles/

Et les mécènes? https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/vous-etes-un-mecene-misanthrope-lisez/

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Roland Jaccard et Gabriel Matzneff (photo empruntée au blog de Roland Jaccard)

Voici, à titre documentaire, les huit principaux textes que Roland Jaccard m’a consacrés, entre 2017 et aujourd’hui, soit dans Le service littéraire, soit sur son blog. Ou encore sur le site suisse « Bon pour la tête ».

Je suggère aux personnes intéressées d’imprimer ou d’archiver ces textes, qui rassemblent les opinions de Roland Jaccard sur mes ouvrages.

*

Une photographie d’une jeune fille. Années 1970.

Texte 1

David Hamilton: Flament glose…

par Roland Jaccard

1er février 2018 sur le site du journal “Causeur” d’Elisabeth Lévy

https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

Texte également publié sur le blog de Roland Jaccard, ici : http://www.roland-jaccard.com/2018/02/02/david-hamilton-flament-glose/

J’aimais bien David Hamilton de quelques années mon aîné, que je croisais parfois boulevard Montparnasse. Ses photos avaient bercé mon adolescence. Et personne n’y voyait rien d’obscène. Les plus grands artistes avaient travaillé avec lui et même Alain Robbe-Grillet avait signé un livre : Rêves de jeunes filles avec Hamilton dont la notoriété s’étendait au monde entier. Il y régnait un érotisme doux, presque chaste, qui n’offusquait personne. Ses films, en revanche, passaient inaperçus : le photographe avait éclipsé le cinéaste dont on retiendra néanmoins Laura ou les ombres de l’été avec Dawn Dunlap actrice à laquelle Olivier Mathieu a rendu un bel hommage dans Le Portrait de Dawn Dunlap.

Je savais par un ami commun que la situation de David Hamilton était devenue précaire et que certaines rétrospectives de son œuvre avaient été annulées après des accusations de pédophilie : sans doute portait-il aux très jeunes filles un amour immodéré. Mais jamais la justice, en dépit de deux plaintes, ne l’avait jugé coupable. Et voici que trente années plus tard, une présentatrice de télévision, Flavie Flament, un de ses anciens modèles le prend pour cible dans un médiocre roman intitulé : La Consolation. Le nom de Hamilton sent alors le souffre, tout comme ceux de Weinstein, d’Allen, de Polanski, de Balthus et de tant d’autres.

Devenir « le bourreau de son bourreau »

Sans doute lassé par une époque où la délation et la vulgarité commandent l’esprit du temps, David Hamilton se donne la mort dans des circonstances encore mal élucidées. On le trouve étouffé dans la nuit du 25 novembre 2016 « avec un sac plastique sur la tête » et la porte ouverte de son appartement. Certains pensent qu’il aurait pu être assassiné. Je crois surtout qu’il était dégoûté par un monde où il n’avait plus sa place et qu’il en a tiré la conclusion logique.

Mais j’apprends non sans stupéfaction que Flavie Flament, dans l’émission « Philosophie » d’Arte, que chacun peut consulter, se réjouit, trente ans après, de la stratégie qu’elle a mise en œuvre pour devenir « le bourreau de son bourreau », stratégie qui lui a permis de se « reconstruire ».

Elle parle d’Hamilton comme d’un monstre de lâcheté, mort de manière vulgaire et sans panache, le visage couvert d’un sac en plastique, car il ne supportait pas de voir son image. On a rarement été plus loin dans l’ignominie. Et, au passage, tous ceux qui ont eu recours au sac plastique pour se suicider apprécieront… s’ils en ont encore l’occasion.

Au mauvais souvenir de Lou Reed

Cette sordide histoire m’a rappelé celle de Valérie Solanas, intellectuelle féministe radicale, qui appelait dans son Scum Manifeste à châtrer les hommes et qui tenta d’abattre Andy Warhol et deux de ses compagnons. Elle passera trois ans en prison, soutenue par les féministes américaines (le National Organization for Women) qui voyait en elle la championne la plus remarquable des droits des femmes. Lou Reed, lui, chanta: « Je crois bien que j’aurais appuyé sur l’interrupteur de la chaise électrique moi-même. »

Sans recourir à de telles extrémités, on s’interrogera légitimement – Houellebecq l’avait fait à l’époque – sur la haine des sexes et la férocité du désir de vengeance de femmes sans doute humiliées et blessées à un âge où elles idéalisaient encore les rapports amoureux. Mais quoi qu’ait subi Flavie Flament de la part de David Hamilton, ce qui n’est pas prouvé, sa jouissance à l’annonce de son suicide et la stratégie à long terme mise pour y parvenir, me laisse pour le moins songeur. Je me garderai bien de me scandaliser, ne sachant ce qui relève d’une obsession pathologique ou d’un désir immodéré de rester sous les feux de la rampe en un temps où ce genre de dénonciation vous valorise plus qu’il n’inspire le dégoût. Faut-il vraiment, comme le suggère Madame Taubira, que les hommes apprennent ce qu’est l’humiliation ? Auquel cas je ne saurai leur conseiller meilleure maîtresse que Flavie Flament.

Roland Jaccard

*

Une couverture du magazine ouest-allemand d’ultra-gauche « Konkret ». Ici, une couverture de 1967. David Hamilton collabora amplement à Konkret dans les années 1970-1973.

Texte 2

OLIVIER MATHIEU DIT MERCI À TOUTES LES FILLES…

Le 12 novembre 2018 sur le blog de Roland Jaccard

https://leblogderolandjaccard.com/2018/11/12/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles/

Olivier Mathieu a été l’amant – imaginaire ? – de Dawn Dunlap, l’actrice américaine découverte dans Laura, les ombres de l’été (1979), le film de David Hamilton. Ce fut son seul film et pour Olivier Mathieu, sans doute, son seul amour. Après le tournage, elle a disparu. Il ne l’a jamais retrouvée, cette ravissante nymphette en celluloïd. Alors, il lui a consacré un livre : Le portrait de Dawn Dunlap. La même histoire, je l’avais vécue avec Louise Brooks et il en subsiste des traces dans l’ouvrage Louise Brooks, portrait d’une anti-star. Cela crée des liens.

Olivier Mathieu s’est également interrogé dans quelques livres récents sur la mort de David Hamilton : suicide ou assassinat. L’enquête se poursuit. Olivier Mathieu est un teigneux qui ne lâche jamais le morceau. Par ailleurs, il écrit des romans en italien – l’Italie est son pays d’élection – et nous livre son autobiographie : Je crie à toutes filles mercis, allusion à la «Ballade de merci » de François Villon qui s’achève par : « Je crie à toutes gens mercis». Il ne faudrait quand même pas qu’on pense qu’Olivier Mathieu estropie le français : il le maîtrise au contraire à la perfection et en joue sur tous les registres : rabelaisien parfois, nabokovien souvent, mais toujours surprenant, comme peut l’être Henry Miller auquel il m’a fait souvent penser. Par ailleurs, il confirme – et je ne peux que l’approuver – que notre maître en mélancolie est ce cher Henri-Frédéric Amiel.

Ayant passé beaucoup de temps à tenter d’élucider l’énigme David Hamilton, il n’est guère surprenant que l’ombre de ce dernier soit omniprésente dans cette autobiographie. « David Hamilton et moi, nous aurons été des conservateurs-révolutionnaires du Sexe et de la Sensualité», écrit-il. Et, à propos du cinéma, il évoque les filles – elles sont nombreuses à avoir traversé la vie d’Olivier Mathieu: c’est son côté matznévien – qui, comme lui, se reconnaissent dans les triangles amoureux, depuis l’admirable Adieu Philippine de Jacques Rozier jusqu’à Jules et Jim de François Truffaut, Sérénade à trois d’Ernst Lubitsch et, bien sûr, La Maman et la Putain de Jean Eustache. Par tempérament, il apparaît dans son autobiographie plus proche de Jean Eustache que de David Hamilton.

Par ailleurs, il consacre quelques pages à tordre le coup à la rumeur qui voudrait qu’il ait fréquenté dans sa jeunesse des néo-nazis. Il les vomit au contraire comme il vomit les négationnistes. Dadaïste, oui. Situationniste, oui. Mais aussi, il l’admet, une capacité hors du commun à se fourrer, en plein centre de l’agora médiatique, dans les situations les plus déplaisantes et les plus déplacées. Il en a payé le prix fort, son exécrable réputation le précédant partout.

Bref, la politique, le cinéma, le sexe constituent la toile de fond de ce livre qui est proprement inclassable – et c’est tout à son honneur. Ce qu’il en reste, ce sont les premiers slows, le 8 mars 1978, avec Véronique et Corinne. « Les instants essentiels de ma vie sentimentale ont duré cinq minutes. Ce sont ces cinq minutes-là que j’appelle ma vie », écrit encore Olivier Mathieu. Belle conclusion pour une suite de rendez-vous manqués. Mais ne le sont-ils pas tous ?

Roland Jaccard

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Une couverture du magazine ouest-allemand d’ultra-gauche « Konkret ». Ici, une couverture de 1967. David Hamilton collabora amplement à Konkret dans les années 1970-1973.

Texte 3

Le 21 octobre 2019 sur le blog de Roland Jaccard

OLIVIER MATHIEU, UN GLADIATEUR FACE À LA MORT

https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/

Un ami, Olivier Mathieu, qui défend quotidiennement sur son blog la mémoire de David Hamilton, a été bouleversé par la mort inéluctable – une tumeur au cerveau – de son pote Gabriel, un jeune Vénitien de cinq ans [en vprité, d’origine vévitienne et âgé de sept ans]qu’il aimait et traitait comme son fils. Il a tenté en vain de faire sauter la banque de la mort. Mais au jeu de la mort, la banque ne perd jamais. Seule la littérature peut lui opposer une forme d’éternité.

Alors avec un acharnement admirable, le même qu’il a mis au service de David Hamilton, il a sauvé ce qu’il a pu du calvaire enduré par Gabriel, conscient avec Henri-Frédéric Amiel qu’il cite en exergue, que cet enfant était de ce monde où les plus belles choses ont le pire destin. J’ignorais que Gustave Flaubert, également présent dans ce livre, avait écrit en 1859 : « Les bourgeois ne se doutent guère que nous leur offrons notre cœur. La race des gladiateurs n’est pas morte, tout artiste en est un. Il amuse le public avec ses agonies. » Olivier Mathieu est un gladiateur. Face à la mort de Gabriel, il retient ses larmes, comme si une part de lui-même nous disait adieu où que nous allions. Mort à jamais…qui peut le dire ?

Roland Jaccard

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Roland Jaccard, (éternel) enfant

Texte 4

COMMENT LA SOCIÉTÉ FABRIQUE DES PARIAS : GABRIEL MATZNEFF ET OLIVIER MATHIEU

3 février 2020 sur le blog de Roland Jaccard

https://leblogderolandjaccard.com/2020/02/03/comment-la-societe-fabrique-des-parias-gabriel-matzneff-et-olivier-mathieu/

Gabriel Matzneff a enfin obtenu ce à quoi il aspirait depuis sa jeunesse : une gloire internationale, certes pas sous la forme qu’il désirait. Poursuivi pour pédophilie, harcelé, menacé de mort, il incarne dorénavant la figure de l’écrivain maudit dans la lignée d’Oscar Wilde. Il a suffi d’un livre d’une femme qui racontait comment il avait abusé d’elle quand elle était encore adolescente pour que Matzneff adulé par le Tout-Paris littéraire et mondain devienne un monstre qui non content de jouer à l’amoureux transi avouait benoîtement prendre du plaisir au tourisme sexuel. Manille était son point de chute. Il le narrait dans ses journaux intimes et dans ses romans avec une gourmandise malicieuse. Qui aurait songé au siècle passé à s’en offusquer : il était beau, élégant et fin lettré. Politiquement inclassable et orthodoxe de surcroît. Il pensait qu’il construisait sa propre statue en défiant les bonnes mœurs et en choquant les pisse-froids.

Et soudain, le vent a tourné : l’enfant était devenu le nouveau symbole du sacré auquel il ne fallait surtout pas toucher. Toute la vie sociale se structurant autour de lui, la pédophilie devenait le nouveau tabou et Gabriel Matzneff le bouc-émissaire idéal. Il ne lui restait plus qu’à se réfugier en Italie, près de San Remo, dans un palace, son goût du luxe et du faste l’ayant toujours emporté sur le reste. Il était devenu Éric Von Stroheim dans «  Folie de femmes», film qui révélait son âme, tout au moins se plaisait-il à le répéter. À quatre-vingt-trois ans, lui qui était à peu près oublié et proche de la mort, ressuscitait. Il en éprouvait une secrète satisfaction et ne répugnait pas à répondre aux journalistes venus de pays où il était totalement inconnu pour répondre aux accusations qui fusaient. Il était enfin parvenu à transformer sa vie en destin. Grâce à Vanessa Springora qui, à partir de quasiment rien, c’est-à-dire un gros chagrin d’amour comme en connaissent toutes les adolescentes, avait braqué les projecteurs de l’actualité, trente cinq après leur liaison, sur l’homme qui l’avait trahi. Se doutait – elle qu’elle lui faisait le plus cadeau qu’il convoitait depuis si longtemps : la gloire ? Elle-même en tira un profit auquel elle ne s’attendait peut-être pas. À moins que comme dans un film de David Mamet ou de Joseph L. Mankiewicz, ce ne soit un coup monté… auquel cas, chapeau l’artiste ! Hypothèse peu probable, mais qui pourrait donner lieu à un film d’un cynisme réjouissant.

Évidemment, le modèle du livre de Vanessa Springora est celui de Flavie Flament accusant David Hamilton, photographe apprécié dans le monde entier, de l’avoir violée. Peu après, David Hamilton, quatre-vingt-trois ans lui aussi, se suicidait. Ou était assassiné. Olivier Mathieu a enquêté patiemment sur cette mort étrange et sur le blog de David Hamilton nous livre ses conclusions. Mais qui est Olivier Mathieu ? Un écrivain devenu lui aussi un paria, non pour des questions de mœurs, mais pour avoir été dans sa lointaine jeunesse un négationniste le proclamant par goût du scandale dans une émission de Dechavanne. C’est la plus grosse connerie qu’il ait commise et qu’on ne lui a jamais pardonnée. Il est vrai qu’être négationniste est doublement inacceptable : d’abord par rapport aux six millions de juifs exterminés et ensuite même pour les nazis qui estimaient que c’était leur principal titre de gloire. Olivier Mathieu s’en est rendu compte trop tard et même s’il a publié par la suite d’excellents livres où il se repentait, il fut totalement effacé de toute vie sociale, vivant dans un taudis en Italie, lui aussi, et se nourrissant avec les migrants de la charité publique. Même dans l’opprobre générale, mieux vaut être riche, mondain et bien entouré que condamné à perpétuité à l’anonymat et à la misère. Benjamin Constant avait coutume de dire que «  les circonstances ne sont rien et que le caractère est tout. » Les destins croisés de Gabriel Matzneff et d’Olivier Mathieu le contredisent. S’ils sont intéressants à étudier, quel que soit le jugement qu’on porte sur leurs œuvres, c’est qu’ils en disent long sur la manière dont la société façonne selon l’époque ses boucs-émissaires. Nous avons là deux cas de figure, deux parias dont l’un s’en sort plutôt bien et dont l’autre ne sortira, même par miracle, jamais de sa léproserie. Sans doute est-ce injuste, mais nous savons tous que «  vie » et « injustice » sont synonymes. Les livres de Gabriel Matzneff ont été honteusement retirés des librairies et des catalogues de ses éditeurs. Ceux d’Olivier Mathieu sont difficiles à trouver. À titre personnel, je vous les recommande, notamment « C’est David Hamilton qu’on assassine » et « Une dernière leçon de mon école ». Quant à son blog, il vaut vraiment le détour.

Roland Jaccard

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Mon coeur sur l’échiquier (roman), 2020, Editions des Petits Bonheurs

Texte 5

Le 30 mai 2020 sur le blog de Roland Jaccard: https://leblogderolandjaccard.com/2020/05/30/le-billet-du-vaurien-olivier-mathieu-met-son-coeur-a-nu/

LE BILLET DU VAURIEN – OLIVIER MATHIEU MET SON CŒUR À NU…

Par principe, je ne parle jamais des livres dont je suis un des personnages. Mais si je ne le fais pas pour Olivier Mathieu, qui lira : « Mon Coeur sur l’Échiquier » publié chez un éditeur inconnu par un auteur qui ne l’est pas moins ? Pire qu’inconnu d’ailleurs : un réprouvé, un maverick comme on dit aux États-Unis pour désigner un cheval sauvage qui ne suit jamais le troupeau. «  Seuls sont les indomptables » de David Miller avec Kirk Douglas est d’ailleurs un des films préférés d’Olivier Mathieu. Est-ce à dire qu’il est irréprochable ? Certes non : il a aidé ses ennemis à creuser sa tombe en tenant des propos ignobles sur les Juifs et on ne le lui a jamais pardonné. C’était il y a plus de trente ans. Il y a des provocations qui se paient d’autant plus chèrement que leur auteur n’y adhérait même pas.

Olivier Mathieu a choisi la voie de l’exil et d’une forme de rédemption à travers la littérature. Il s’est passionné également pour un autre réprouvé, le photographe David Hamilton, dont il a tenté d’élucider les circonstances de la mort. Oui, répétons-le, Olivier Mathieu est un infréquentable qui vomit sur l’extrême-droite dans son dernier livre tout en affichant son goût pour les Lolitas et en défendant Gabriel Matzneff, autre exilé en Italie.

Par curiosité, j’avais lu son portrait de l’actrice Dawn Dunlap qui était l’égérie de David Hamilton, tout comme Louise Brooks le fut pour Pabst. Je l’avais trouvé excellent. Plus personnel, « Mon Coeur sur l’Echiquier » ne l’est pas moins. Il faut le lire en écoutant « Melancolia in september » de Peppino Di Capri et en buvant quelques rasades de whisky japonais. Un homme qui se livre nu, tel qu’il est, est toujours émouvant. Et pour avoir passé quelques soirées avec lui chez Yushi, j’ai entendu sa voix dans son écriture. C’est un ensorceleur pris au piège de ses sortilèges. Et parfois un vieil homme dont l’émotion est contagieuse, notamment lorsqu’il parle de Gabriel un petit enfant qu’il considérait comme son fils et que la mort lui a arraché. « Ta mort prématurée, Gabriel, écrit-il, aura été mon dernier chagrin de vieil homme. Et quand nous serons tous les deux morts, Gabriel, nous serons toujours copains. » Il lui avait appris à jouer aux échecs. Ça crée des liens indestructibles. Tout ce livre n’aura finalement été écrit que pour conjurer cette mort et se préparer soi-même au grand saut dans le vide. Chacun, conclut Olivier Mathieu, se souviendra de moi pour le meilleur et pour le pire à sa façon. Ou m’oubliera. Le meilleur se trouve dans ces pages testamentaires autour desquelles virevoltent également de délicieuses nymphettes.

Roland Jaccard

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« Ma petite bande de jeunes filles en fleurs », 2020: la couverture

Texte 6

OLIVIER MATHIEU ET SES AMOURS D’ENFANCE

Le 7 octobre 2020 sur le blog de Roland Jaccard: https://leblogderolandjaccard.com/2020/10/07/olivier-mathieu-et-ses-amours-denfance/

Olivier Mathieu était né pour tout gâcher. Et il a tout gâché. Avec une énergie inépuisable et un instinct très sûr de tout ce qu’il convenait de ne pas faire. Était-ce pour préserver ce génie qui lui est propre et qui ne ressemble à aucun autre ? Un génie qui ne sera jamais reconnu, comme si les dieux lui avaient infligé un châtiment dont il ne se relèverait jamais. Le destin vous joue parfois des tours bizarres : il vous comble de dons pour mieux vous en montrer l’inanité. Il vous précipite dans un suicide existentiel d’où ne surnagent que quelques souvenirs d’enfance. Des éclairs qui vous protègent de la mort prête à vous avaler. Ces éclairs ont des prénoms : Véronique et Corinne. Ce sont elles qui illuminent : « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs» , tout comme Albertine chez Proust, Proust auquel Olivier Mathieu a emboîté le pas avec, au bout du chemin, une qualité d’émotion, une ferveur, qui vous donnent un sacré coup de blues. Que de précipices faut-il avoir frôlé pour atteindre un tel degré de perfection ! Comme si Olivier Mathieu avait sacrifié sa vie, ses amours, ses ambitions pour retrouver le temps perdu, un temps à jamais gravé dans sa mémoire sans doute parce qu’il est parvenu à esquiver les tentations de la chair pour aimer comme un éternel enfant.


Certains ont décrit à juste titre Olivier Mathieu comme le dernier des romantiques. Il a aimé, il a haï. Il a été aimé, il a été haï. Il en a ri, il en a pleuré. Mais les seules jouissances de son âme furent celles que lui procurèrent Véronique et Corinne. Il ne les a jamais possédées. Ce sont elles pourtant, ces adolescentes d’un siècle déjà éteint, qui illuminent son âme à l’heure du crépuscule. C’est à elles qu’il s’adresse dans un ultime élan du cœur. C’est à elles qu’il doit de pouvoir rembobiner le film de sa vie en songeant que non tout n’était pas définitivement perdu. Par un tour de magie auquel personne ne s’attendait et dans un genre périlleux entre tous, celui des amours enfuies, il nous livre un chef d’œuvre. Et je pèse mes mots. Tout était perdu. Tout est retrouvé. La magie de l’écriture n’est pas un vain mot. Olivier Mathieu en connaît le prix. Le reste importe peu.

Roland Jaccard

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Voici une admirable photographie de David Hamilton photographié en plein travail. Sa dédition artistique, y compris sur une photographie, est encore palpable.

Texte 7

À ONZE KILOMÈTRES DE GOURVILLE…

Le 28 février 2021, ce texte, sur le blog de Roland Jaccard, au sujet de mon livre Encore une gorgée de soleil. https://leblogderolandjaccard.com/2021/02/28/a-onze-kilometres-de-gourville/

Ne me demandez pas où est Gourville: je n’en ai pas la moindre idée. Et la description qu’en fait Olivier Mathieu dans : « Encore une gorgée de soleil» ne m’incite pas à lui donner rendez-vous au comptoir du Café du Commerce pour y médire du monde et contempler l’effondrement d’un pays, la France, qui ne nous donne plus qu’une envie : la fuir. D’ailleurs Olivier Mathieu ne vit même pas à Gourville, mais dans un champ jaûnasse, envahi par les fleurs de colza et où pourrit la carcasse d’un cheval. Le logis mis à sa disposition est situé au beau milieu de ces champs : la nuit, il oscille entre insomnie et cauchemars. Le jour, il rêve de retourner à Florence ou à Venise, mais même Paris lui est inaccessible. La dèche, passé soixante ans, conduit droit à l’effondrement. Ne lui reste plus qu’à ressasser des souvenirs, toujours les mêmes : David Hamilton, Dawn Dunlap et la ribambelle de fillettes qui le laissaient songeur dans son adolescence où il avait été élevé dans le culte de l’échec, tant en amour qu’en politique.

Toujours élégant dans son style, il profite de cet ultime livre, souvent poignant, pour remercier les jeunes filles qui ne laissent traîner sur la Toile aucune trace de leurs existences de retraitées. De la sorte, ajoute-t-il, “elles n’abîment pas le souvenir trompeur que, quelque fois, je m’efforce d’avoir conservé d’elles”. Il est vrai, nous l’avons maintes fois observé, on ne tombe amoureux que d’un âge. Pour ma part, le fétichisme de l’âge m’a rendu de bien mauvais services. Sur ce point au moins, Olivier et moi sommes d’accord : quand la chair des jeunes filles en fleurs se flétrît, on peine à voir la différence avec les champs qui entourent Gourville.


Parfois, néanmoins, un rayon se soleil efface l’amertume. En se rendant au Café du Commerce pour ne pas sombrer dans une mélancolie irréversible, une voiture s’arrête pour le prendre en stop. Et c’est ainsi que surgit Aline, vingt-cinq ans, baby-sitter, dans la morne vie d’Olivier. Au début, il osait à peine la dévisager. Il convenait de ne pas l’effaroucher. Une plainte est si vite déposée. Mais elle lui plaisait bien avec son grand nez et ses yeux bleus. Et d’ailleurs qui ne lui aurait pas plu, à onze kilomètres de Gourville, dans la solitude la plus totale. Ils se revirent jusqu’à ce que le confinement interrompe une histoire à peine ébauchée. Lui a-t-il fredonné : « Capri, c’est fini » ? On ne le saura jamais. Mais on se doute bien qu’à Gourville les passions ne sont pas faites pour durer. De toute manière, Olivier qui a un sens très sûr de l’échec, aurait préféré son désespoir à Aline. On reconnaît un écrivain, un vrai, à tout ce qu’il sacrifie pour son œuvre. Même à onze kilomètres de Gourville, Olivier Mathieu, ne s’accroche pas à la bouée de sauvetage que lui offre le destin. Il préfère crever en solitaire …. comme je le comprends !

Roland Jaccard

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Roland Jaccard, 2020

Texte 8

Le suicide? Après l’été…

Texte de Roland Jaccard dans

Ma petite bande de jeunes filles en fleurs” (automne 2020)

Ils sont nombreux ceux qui pensent que je suis déjà mort. Je me garderai bien de leur donner tort. Ils se demandent pourquoi je ne me suis pas suicidé, moi l’apologiste de la mort volontaire. Je me pose la même question. La vieillesse me fait horreur: elle est réservée aux lâches. Il se trouve que j’en suis un, moi qui n’ai cessé de rabâcher que nul n’est tenu de subir les affronts de l’âge. La dernière fille que j’ai tenue dans mes bras – c’était pendant le confinement – avait vingt ans. Ce qui me troublait le plus, c’était son look d’étudiante des années soixante. Back to the past: j’étais encore à Sciences Po et je venais de la draguer dans un cinéma qui projetait Les nymphettes. Dans ma chambre, il y avait des posters de David Hamilton et, pendant que nous faisions l’amour, Adamo chantait: Tombe la neige. La neige ne cessait pas de tomber. Jusqu’à ce que Hervé Vilard fredonne: Capri, c’est fini. Avec Chloé, puisque tel était son prénom, le mirage s’évanouit au bout de trois semaines. Je n’ai jamais su pourquoi elle avala quarante comprimés de Rivotril. Elle disparut ensuite de ma vie, prétextant que j’étais toxique. Il ne me restait plus qu’ à revoir le film d’Agnès Varda: Chloé de cinq à sept. Il arrive que nos vies ressemblent à un mauvais film. La mienne tournait au cauchemar. Je ne quittais plus mon lit. Et je sanglotais en écoutant ma playlist des années soixante. Oui, j’étais déjà mort. J’étais trop lâche pour me jeter par la fenêtre, même si de pauvres petites femmes l’avaient fait avant moi. Et il ne me restait plus de Rivotril. Pour passer le temps, je flirtais vaguement avec Léa, une Eurasienne, que les vieux ne dégoûtaient pas, et avec Sabine, une Belge, qui prétendait que j’avais un truc. Je n’ai jamais su lequel. Mais ma décision était prise: après l’été, je mettrai un terme à mes tergiversations. Ainsi, je témoignerai une certaine 8 fidélité à mon père, suicidé à quatre-vingts ans, ainsi qu’à mon grand-père. C’est ce que j’appelle avoir l’esprit de famille, moi qui n’en ai jamais eu. Il ne me restait plus qu’à me procurer une fiole de Nembutal et des antivomitifs. Ainsi, je passerai encore un dernier été jouissif à jouer au tennis de table à Pully-Plage avec de vieux potes. Je proposerai même à Matzneff dans de sales draps depuis la parution du livre de Vanessa Springora sur le consentement de me rejoindre. Voire à Marie dont je soupçonnais qu’elle devait avoir la nostalgie de la chambre 612 du Lausanne-Palace. Mais l’un prétexta qu’il était dans un si mauvais état, au physique comme au moral, qu’il ne s’imaginait pas voyager seul. Quant à Marie, craignant de raviver de vieilles blessures, je m’abstins de l’inviter. Après tout, face à une mort prochaine, rien de tel que la solitude!

Par un pur hasard, mon ami Olivier Mathieu m’envoya le calendrier David Hamilton de l’année 1972. J’y retrouvai toutes mes petites amoureuses, notamment celle du mois de mai. Elle aussi avait choisi de mourir dans la fleur de l’âge: elle s’était jetée sous un train. Étais-je déjà «toxique» dans ma jeunesse? Toujours est-il que je ne pouvais plus entendre Christophe chanter Aline ou Hervé Vilard me dire: Capri, c’est fini sans être secoué par des crises de larmes. Peut-être avais-je hérité de ma mère, une pure Viennoise, un peu trop de sentimentalité et pas suffisamment de cruauté. À moins que ce ne soit l’inverse. Guillermo de la Mora est un ami mexicain. Je sais que je peux compter sur lui. Il me remettra deux fioles de Dolethal, un Pentobarbital très concentré. Ensuite, ce sera à moi de jouer! Il m’assure que j’ai des lecteurs fanatiques dans l’Unterground mexicain. Ainsi, ne serai-je peut-être pas totalement oublié… Vivre dans l’esprit d’autrui, c’est quand même l’ambition de tout écrivain… Mais moins que de gagner un tournoi de tennis de table…

Roland Jaccard.

Roland Jaccard et Michel Polac (photo empruntée au blog de Roland Jaccard)

A ces textes, on devrait ajouter deux articles de Roland Jaccard – sur papier – dans le journal “Le service littéraire”. L’un au sujet du livre C’est David Hamilton qu’on assassine (2017), l’autre au sujet de mes mémoires, Je crie à toutes filles mercis (2018).

Roland Jaccard a préfacé le livre d’Olivier Mathieu, “C’est David Hamilton qu’on assassine” (paru en 2017).

Roland Jaccard est l’un des personnages principaux d’un roman d’Olivier Mathieu (2020): Mon coeur sur l’échiquier.

Film de David Hamilton (ici, affiche allemande), « Laura les ombres de l’été », 1979

Trois articles (liste non exhaustive) de Roland Jaccard sur Olivier Mathieu, sur le site suisse BON POUR LA TÊTE

7 août 2019:

https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-se-souvient-de-david-hamilton

18 décembre 2018:

https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles

10 avril 2018, cet article, aussi, où Olivier Mathieu est cité sous l’amusant pseudonyme italianisé “Oliviero Olivieri” : https://bonpourlatete.com/chroniques/de-peggy-sastre-a-richard-brautigan-en-passant-par-edwy-plenel

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Portrait de jeune fille, au bord de la mer, par David Hamilton

Enfin, Roland Jaccard a consacré une vingtaine de vidéos, sur YOU TUBE à Olivier Mathieu. Ces vidéos, à cette heure, peuvent encore être vues (et archivées, pour qui le désire! Faites vite! On ne sait jamais…) sur la chaîne “Roland Jaccard le vampire”, ou sur la chaîne “En défense de David Hamilton”.

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5 novembre 1970

Ce blog est le seul, sur tout Internet, qui propose toutes les couvertures des années érotiques (1967-1973) du sublime magazine ouest-allemand  « Konkret »: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/konkret-1967-et-konkret-1968/

Une couverture du magazine ouest-allemand d’ultra-gauche « Konkret ». Ici, une couverture de 1967. David Hamilton collabora amplement à Konkret dans les années 1970-1973.

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