Simples coïncidences des magiques vaccins.

Vingt-neuf personnes âgées, qui se trouvaient déjà dans un état grave, sont mortes en Norvège après avoir reçu le vaccin « efficace à 95% ». Cette  coïncidence temporelle ne signifie évidemment pas qu’ils sont morts à cause du vaccin. Cependant Noma, l’autorité pharmaceutique d’Oslo, a demandé aux médecins « d’évaluer plus prudemment l’état des personnes qui sont sur le point de se vacciner ». En Allemagne, on en est déjà – selon les chiffres officiels… – à dix décès survenus à proximité de la vaccination. En Italie, la mort de deux personnes mortes après le vaccin a été analysée et attribuée à d’autres maladies. Aucune nouvelle en provenance de Grande-Bretagne…

« Il n’y a pas de lien certain entre la vaccination et la mort. C’est peut-être une coïncidence, mais nous n’en sommes pas sûrs », a dit Steinar Madsen, directeur de Noma, au British Medical Journal. Treize des personnes décédées ont été autopsiées (pourquoi treize et pas les autres? mystère…) et l’agence norvégienne suggère que « même les effets secondaires bénins d’une vaccination (état fébrile, nausées, diarrhée) peuvent avoir contribué aux décès ».

Ajoutant : « Il est possible que ces réactions normales, qui ne sont pas dangereuses chez les jeunes ou les personnes en bonne santé, puissent aggraver les conditions déjà précaires des personnes âgées fragiles », toujours selon M. Madsen. « Nous allons demander aux médecins de procéder à une évaluation supplémentaire face à ce type de patients. » La recommandation prévoit également que les risques et les avantages de la vaccination soient évalués par les membres de la famille.

« Pour ceux qui ont une espérance de vie très courte, l’avantage pourrait être marginal ou non pertinent », a noté l’Institut norvégien de santé publique. La Norvège utilise le vaccin Pfizer-Biontech depuis plusieurs semaines, oui mais… « Les essais sur l’homme ont été très étendus, mais ils n’ont pas impliqué de personnes atteintes de maladies aiguës ou d’états de santé instables ».

Voilà donc un vaccin qui a été testé avant tout sur des personnes jeunes et en bonne santé, mais que l’on se propose d’inoculer d’abord aux personnes âgées. Allez comprendre la logique…

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Destins croisés: la maman de Proust, des aréoles au soleil, Roland Jaccard et Gabriel Matzneff

Charles Haas (1832-1902) par Chartran, Theobald (1849-1907).
Charles Haas a inspiré le personnage proustien de Swann, dreyfusard

Tout lecteur fervent de Marcel Proust se souvient de la scène où, dans Jean Santeuil, le petit Jean voit sa mère – en maillot de bain, naturellement – lui apparaître. Les eaux  de la piscine Deligny « paraissant sans fond, il avait eu le sentiment que sans doute – comme les anciens croyaient qu’à un certain endroit non loin de Pouzolles était l’entrée des enfers – là était l’entrée des mers glaciales ». Il semble alors à Jean /Marcel Proust qu’il était « le fils d’une déesse et qu’ainsi il avait pu voir l’entrée de ce monde fantastique inconnue de tous et pourtant si près du pont de la Concorde, près de laquelle tout le monde passait sans le savoir, de même que nous marchons tous les jours par-dessus d’immenses égouts navigables, dont l’entrée n’est pas visible : mais le préfet de police et d’autres font au milieu d’une place soulever une pierre qui ressemble à toutes les autres et y descendent ».

(Voir par exemple : https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2012-1-page-27.htm )

Ivre du temps perdu, roman de Gabriel Matzneff, ici la couverture de l’édition parue en Catalogne en 1989

Si la mère de Proust était en maillot de bain, Roland Jaccard quant à lui a vu à la piscine Deligny  des nymphettes aux seins nus: « C’est là que par le plus grand des hasards, entre deux minettes offrant leurs aréoles aux caresses du soleil, j’ai rencontré Gabriel Matzneff. » (Roland Jaccard)

Roland Jaccard est un fidèle. Parlant de Gabriel Matzneff, Roland  revient donc sur « la chasse à l’homme dont il a été victime » l’an dernier. Cette année, c’est le tour à Olivier Duhamel. En 2022, on ne sait pas encore…

L’article, sur le blog de Roland Jaccard, est passionnant : https://leblogderolandjaccard.com/2021/01/16/a-la-piscine-deligny-avec-gabriel-matzneff/

Un ancien article de Roland Jaccard sur Gabriel Matzneff

Particulièrement important, enfin, me semble ce propos de Gabriel Matzneff : « J’estimais – et j’estime toujours – qu’un écrivain doit toujours prendre la défense des gens qui sont en prison. C’est pour moi une règle absolue. On ne me trouvera jamais du côté des gendarmes et des juges et quel qu’il soit, un homme en prison m’est un frère. »

Roland Jaccard et Gabriel Matzneff: savoir écrire n’empêche pas de savoir manier une raquette

L’univers du terrible.

Roland Jaccard conclut, parlant de Gabriel Matzneff : « Il est aujourd’hui dans l’univers du terrible. Il va de soi que j’ai pris sa défense : la piscine Deligny crée des liens indéfectibles. » (Roland Jaccard).

Heureux les écrivains qui, dans l’univers du terrible où ils sont plongés, trouvent en des hommes comme Roland Jaccard des amis qui ne les oublient pas. Ce ne fut pas le cas, par exemple, du malheureux David Hamilton.

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Covid 19, la farce continue

Le Monde pose une question d’une pertinence incroyable: « Le couvre-feu à 18 heures, qui entre en vigueur samedi dans toute la France, sera-t-il utile pour endiguer le Covid-19 ?« 

Source :  https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/15/covid-19-un-couvre-feu-a-18-heures-est-il-plus-efficace_6066328_3244.html

En effet,  selon ce journal, « pour les épidémiologistes, les données manquent encore pour savoir si cette mesure, testée dans des départements depuis le 2 janvier, sera plus efficace qu’un couvre-feu à 20 heures. »

On prend donc des mesures avant d’en connaître l’efficacité. Plus empiriste que ça, tu meurs.

Que d’insolence au Monde! Une mesure décrétée par Macron et Castex, ces grands amants de la Science, conseillés par une inouïe flopée d’experts, pourrait-elle ne pas être efficace?

Le Monde répond: « Ces données ne sont toutefois pas si facilement lisibles, selon les experts qui scrutent l’épidémie de Covid-19. Tout d’abord, on manque encore de recul. (…) Cinq jours ne sont pas suffisants pour étudier l’évolution d’une maladie dont le taux d’incubation varie de deux à quatorze jours. »

Si je comprends donc bien, on a scientifiquement décidé d’avancer le couvre-feu à 18 heures. Soucieux d’apporter moi aussi une importante contribution scientifique à ce débat, je suggère qu’on tente ensuite un couvre-feu à 16 heures 10 minutes et quatoze secondes puis, en cas de besoin, à treize heures deux minutes et douze secondes.

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En attendant, selon le « Conseil scientifique », se jouerait actuellement une course entre les vaccins et les variants. Et le Conseil scientifique dirait même plus, « c’est une course contre la montre » (avis remis au gouvernement le 12 janvier et publié le 15).  Ce document présente plusieurs scénarios: le couvre-feu à 18 heures, le confinement de certaines régions, un confinement comme celui d’octobre 2020,  ou encore un confinement comparable à l’ancêtre de tous les confinements, celui de mars.

Soucieux d’apporter moi aussi une importante contribution scientifique à ce débat, je suggère que l’on ose enfin prendre des décisions dignes de la France éternelle.  Marchander sur l’heure des couvre-feu est un peu mesquin. Parler de déconfinements aussi. Ne serait-il pas plus sain officiellement d’établir le Grand confinement universel, général et pérenne? Comme ça, on n’en parlerait plus.

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/16/covid-19-face-au-variant-anglais-le-conseil-scientifique-recommande-d-accelerer-la-vaccination_6066465_3244.html

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Il faudrait dire quelques mots sur le fait que c’est la première fois (renseignez-vous…) dans l’histoire de l’humanité que l’on prétend effectuer une vaccination de masse, alors que l’on présume qu’une épidémie est en cours. C’est en effet, tout épidémiologiste le sait ou devrait le savoir, le meilleur moyen pour qu’apparaissent des « mutations ».

En d’autres termes, et je souligne ceci en gras car je pense qu’il sera besoin d’y revenir un jour ou l’autre, l’introduction d’un vaccin au moment d’un pic présumé d’infectiosité pourrait être précisément l’occasion offerte à tout virus, et ici au « coronavirus », pour créer et sélectionner  une nouvelle variante capable de contourner les barricades vaccinales en rendant donc prédominante sa mutation la moins susceptible d’être couverte par le(s) vaccin(s).

Vous remarquerez enfin quelque chose en quoi je crois voir quelque légère trace d’incohérence ou d’incompétence. Il y a quelques semaines, il fallait absolument arriver au vaccin. Vous vous souvenez? Ensuite, les vaccins sont arrivés. Avec toutes les pressions des laboratoires pour qu’ils reçoivent leurs « autorisations » au plus vite. Dans certains pays, les gouvernements ont même commencé à vacciner avant les autorisations. A se demander à quoi servent lesdites autorisations.

Et donc, les vaccins miraculeux, efficaces à 95%, fabriqués en deux jours (Moderna), autorisés d’urgence à la suite de pressions des laboratoires et des politiciens de l’UE sur l’Agence des médicaments, inoculés d’urgence, étaient enfin là!

Or, si la depuis la première livraison de vaccins le 26 décembre on semble être à environ 500 000 doses par semaine en France, seuls 389 000 émules de Joseph Meister auraient reçu une injection au 15 janvier. Et surtout, le groupe américain Pfizer, associé au laboratoire allemand BioNTech, vient de déclarer qu’il n’allait pas être en mesure, jusqu’à début février, de fournir aux pays de l’Union européenne les quantités promises.

Zut alors! Conclusion, vu le manque de vaccins, voilà que ce malheureux gouvernement français va être tôt ou tard obligé de prendre ou reprendre des mesures strictes (« durcir fortement », tautologise Castex). Contre son gré, certainement…

*

La cerise sur le gâteau? La voici.

Le Monde expose ce qui suit : « En effet, pour passer d’un stade clinique à un stade commercial, les fabricants ont dû changer leurs processus de fabrication, ils ont aussi investi dans de nouvelles lignes de production et de nouvelles usines. Autant de modifications qui expliqueraient des différences dans la composition exacte des vaccins, en particulier une diminution du degré d’intégrité de l’ARN. Celui-ci est l’élément crucial de ce vaccin qui permet, une fois injecté dans les cellules, de fabriquer la protéine Spike du virus et ainsi apprendre au système immunitaire à reconnaître ce pathogène et le neutraliser. Les vaccins utilisés lors des essais cliniques possédaient entre 69 % et 81 % d’ARN « intègre », c’est-à-dire la séquence entière permettant de fabriquer la protéine Spike. En revanche, des données sur les lots fabriqués dans ces nouvelles lignes de production révélaient des pourcentages plus faibles, 59 % en moyenne. Certains lots descendaient même jusqu’à 51 % et 52%. »

Ce qui voudrait dire que les vaccins « efficaces à 95% », ceux qui ont servi aux tests, ne seraient pas dosés de la même façon en ARN que les vaccins proposés au public.

Et Le Monde reconnaît: « La question se pose en effet de savoir si ce taux d’ARN plus faible pourrait non seulement impacter l’efficacité de la vaccination mais aussi sa sécurité, car qui dit moins d’ARN intègre, dit plus d’impuretés, notamment d’ARN tronqués. » ( https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/16/vaccins-ce-que-disent-les-documents-voles-a-l-agence-europeenne-des-medicaments_6066502_3244.html   )

Bref, « la question se pose » – selon Le Monde ! – de savoir si ce taux d’ARN plus faible pourrait non seulement impacter l’efficacité de la vaccination mais aussi sa sécurité, dans ces vaccins « efficaces à 95% » et qui, d’ailleurs, ne seront pas fournis par Pfizer dans les quantités et délais promis…

*

Nous sommes donc dans un pays :

  • dont le président croit dans la Science, qui est entouré d’un conseil scientifique mais décide un couvre-feu à 18 heures sans que l’on sache si ce sera utile;
  • où les laboratoires ont fait pression afin de hâter les autorisations des vaccins;
  • où des vaccins ont été promis mais où, en définitive, d’une part le calendrier des remises des vaccins ne sera pas respecté et où, d’autre part, il s’agira d’un vaccin qui ne correspondra pas à celui, déclaré « efficace à 95%, qui aurait été employé lors des tests ayant conduit à ces proclamations dignes de Tartarin de Tarascon.

Pendant ce temps, la seule chose certaine est que le Français est confiné, menacé de confinement, ou sous couvre-feu.

Par bonheur, on est gouverné par des gens sérieux.

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Après la purge stalinienne, la purge twittérienne?

On parle beaucoup de l’exclusion de Donald Trump par  Twitter, à la suite des événements du début du mois de janvier à Capitol Hill. Mais si l’on tente de regarder les choses de plus haut, cet épisode (celui de l’exclusion de Donald Trump) ne sera sans doute que le premier d’une infinité d’autres. Qui sont programmés.

Ainsi, à travers un enregistrement diffusé par Project Veritas, on a appris que Jack Dorsey (l’un des plus éminents membres de la direction de Twitter) avait expliqué à ses collègues l’existence d’un vaste plan tendant à supprimer les profils considérés périlleux. Il aurait aussi confirmé que la mise au ban de celui qui est encore président des Etats-Unis pour peu de jours, Donald Trump, sera définitive.

Ce qui, à mon avis, sera d’ailleurs une excellente chose. De Gaulle, à Londres, qui avait déjà du mal à être pris au sérieux par la BBC, ne demandait pas à Radio-Paris de lui prêter des émetteurs ou des fréquences. Tout comme Hérold-Paquis, à Radio-Paris, ne demandait pas à la BBC des émetteurs ou des fréquences.

Revenons à aujourd’hui. « A l’heure actuelle, nous nous concentrons sur un compte, mais tout ceci prendra une forme beaucoup plus ample qu’un seul compte », a promis Dorsey.  « Tout ceci ne prendra pas fin aujourd’hui, la semaine prochaine ou celle d’après. Cela continuera également après l’inauguration. Notre attention est concentrée sur ce compte, mais ces dynamiques se poursuivront pendant encore beaucoup de temps ».

Ces paroles de Jack Dorsey sont en outre confirmées par ce qu’il  a écrit, en affirmant que le but poursuivi par Twitter serait « d’être certain de construire une majeure compréhension commune et une existence pacifique sur la terre« .  Propos apparemment d’une grande noblesse… Mais si l’on y regarde de plus près, si la « compréhension commune » consiste à supprimer les opinions de qui ne pense pas comme Twitter, cela revient dans la réalité des faits à un monde tristement uniforme. Uniformité qui, selon la Bible, porte à l’ennui.

 « Les choses que nous faisons sont seulement un exemple de l’approche beaucoup plus ample qui devra être la nôtre dans l’avenir »,  ces propos de Jack Dorsey indiquent que ce n’est pas seulement Donald Trump qui sera visé. Loin de là.  Le problème ici n’est pas de défendre qui que ce soit. La question est de se demander où cela s’arrêtera. Car quand on commence à effacer un, ou dix, ou cent mille comptes, par qui va-t-on continuer cette purge?

A partir de quand quelqu’un sera-t-il considéré « complotiste », « conspirationniste », « subversif »? Où sera fixée la frontière entre ce qu’il sera encore permis de dire et ce qu’il sera interdit de dire? Et qui en décidera? Jack Dorsey en personne? Question subsidiaire: quoi vaudra davantage en ce monde, les lois (remontant par exemple aux diverses Déclarations des Droits de l’Homme) sur la « liberté d’expression »? Ou alors,  les décisions unilatérales d’entreprises privées, du genre de Twitter?

Ces jours-ci, ont été supprimés des comptes comme ceux de QAnon, aux Etats-Unis. J’en parle avec d’autant plus de tranquillité que je ne suis pas sur Twitter (et pas non plus sur Facebook), et que je n’ai jamais consulté de ma vie un site lié à QAnon, tout simplement parce que cela ne m’intéresse pas.

Ce qui m’inquiète, en fait, est qu’une suppression d’un compte résulte de la décision d’une entreprise privée; qu’une telle suppression soit en contradiction avec les lois, notamment américaines, sur la liberté d’expression; et que la purge ne fasse que commencer. Car si les paroles de Jack Dorsey sont suivies d’effet, il me semble que l’on s’achemine – à quelle vitesse? – vers un « nettoyage » de masse des réseaux sociaux.  En effet, il suffira alors à des entreprises privées, c’est-à-dire aux réseaux sociaux, de décider unilatéralement que tel ou tel propos « minerait la stabilité et la démocratie » pour nettoyer le monde virtuel. En attendant un nettoyage aussi dans le monde réel?

Jusqu’ici, les réseaux sociaux « bannissaient » qui ne respectait pas les règles de « bonne » conduite. Admettons, encore que la « bonne consuite » puisse parfois être une notion des plus subjectives. Va-t-on vers un monde où l’on sera banni, au moyen de décisions politiques, pour des motifs politiques?

Veut-on que les entreprises privées des milliardaires des GAFAM deviennent les « juges » du Web… voire du monde réel?

Dans l’époque qui s’ouvre, et qui pourrait coïncider – tiens! – avec le « monde d’après » le coronavirus, est-ce que ce sont les patrons de Facebook, Twitter, Google (et de leurs succursales) qui établiront ce qui est vrai et ce qui est faux?

Y a-t-il quelqu’un qui ne voie pas que ceci conduira inéluctablement à la censure voire à la suppression de la liberté d’expression?…

*

Revue suisse (en langue allemande), 1928

Revue naturiste allemande, janvier 1931

Revue naturiste allemande, janvier 1932

Revue naturiste allemande, avril 1950

Nous illustrons ce petit article avec quelques images extraites de revues naturistes allemandes et suisses d’autrefois. Des images artistiques, esthétiques, dénuées de toute vulgarité. Pourtant, il est extraordinaire de songer que de telles images seraient « bannies » de Facebook, aujourd’hui, ou probablement de You Tube (où les vidéos parfaitement innocentes de Roland Jaccard ont d’ores et déjà subi la censure).

La censure politique va en effet de pair avec une censure « morale », de telle sorte que des revues naturistes de l’école allemande de la FKK (FreiKörperKultur), ou des revues plus ou moins légèrement érotiques des années 1910, 1920, 1930, parfois naïves et toujours sans aucune laideur ou vulgarité, ne pourraient pas être publiées aujourd’hui…

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« Covid 19 »: cui prodest ?

J’avais employé le premier confinement à écrire un roman, intitulé Mon coeur sur l’échiquier. Les rares personnes qui l’ont lu et le possèdent peuvent donc, si elles le désirent, relire les quelques pages que je consacrais au « coronavirus » plus ou moins au début de mars 2020, même s’il ne s’agissait que d’un roman. Ces lecteurs pourront ensuite juger en toute liberté si je me trompais, ou si tout au contraire je n’étais pas en avance de plusieurs mois sur ce qui s’est passé ensuite : sur ce qui se passe aujourd’hui…

On peut m’écrire pour me le dire: les commentaires sont faits pour cela. Ils ne sont pas publiés sur le blog, lorsque quelqu’un désire simplement prendre contact.

*

Nous sommes à une frontière, ou plus exactement nous assistons à la superposition d’une multitude de frontières.

Deux exemples.

1. La fin de l’argent liquide

Tous les indicateurs le disent: d’ici très peu, au moins dans le monde occidental, il y aura davantage de paiements effectués avec des moyens informatiques que par argent comptant.

En Italie, la Banque d’Italie vient de le confirmer (« Questioni di Economia e Finanza », 23 décembre 2020). L’article est intitulé, en anglais, “A Game changer in payment habits: evidence from daily data during a pandemic”, et a pour auteurs MM. Guerino Ardizzi, Andrea Nobili et Mme Giorgia Rocco. Naturellement, la peur de la contagion a joué son rôle, absolument non négligeable, là-dedans. Des populations confinées sont et seront obligées mais ravies de recourir à des achats par carte de crédit. En attendant le jour (qui est d’ailleurs déjà arrivé) où ces achats leur seront livrés par des drones, cette merveilleuse invention (je plaisante) qui permet et permettra de tuer sur les théâtres de guerre tandis qu’elle consentira des livraisons du haut du ciel dans votre jardin, ou sur le balcon de votre maison, chose fort pratique quand personne non seulement ne pourra plus sortir de chez soi, mais n’y songera tout simplement plus.

2. La Chine achète le monde

La Chine est en train d’acheter le monde et, à mon avis, il serait plus exact de dire qu’elle l’a déjà acheté. Elle est simplement en train d’officialiser cet achat, de le rendre manifeste.

Dernier exemple en date parmi une multitude d’autres, M. Sanjay Brahmawar, PDG de l’éditeur de logiciels allemands Software AG, écrit dans Le Monde:

« L’initiative chinoise autour des «nouvelles routes de la soie », avec l’établissement de routes maritimes et ferroviaires entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique, rassemble surtout des régions qui assureront la croissance future de l’économie mondiale. Elle sert bien évidemment à établir un écosystème distinct où des entreprises telles que Alibaba, Tencent, WeChat ou encore TikTok pourront prospérer et devenir les plus grandes entreprises technologiques du monde. Des pays comme le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kenya, le Sri Lanka, le Vietnam et l’Indonésie empruntent de l’argent à la Chine pour financer des projets d’infrastructure, pilotés par des entreprises du BTP chinois, afin de commercer avec des entreprises chinoises. Cela les ancre petit à petit dans la technologie et les méthodes de travail chinoises. De fait, plusieurs de ces pays se sont aussi engagés à coopérer avec la Chine dans les domaines de la communication avec des technologies avancées telles que les réseaux 5G. »

(Source: https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/15/sanjay-brahmawar-un-rideau-de-fer-numerique-est-en-train-de-s-abattre-sur-le-monde_6066353_3232.html )

Conclusion

2020 aura été une frontière. La frontière entre un monde où l’on utilisait encore l’argent comptant, et un autre monde où on ne l’utilisera plus, parce qu’il aura été supprimé (à vue de nez, je pense que l’argent comptant sera supprimé entre 2023 et 2030). Le fait qu’il n’y ait plus d’argent comptant permettra entre autres, sous des prétextes éminemment vertueux, que des algorithmes (voire ceux qui se trouvent derrière les algorithmes) sachent tout sur l’argent que vous recevez et comment vous le dépensez, jusqu’au moindre centime. Tout ceci faisant partie de la surveillance généralisée des masses (à propos, vous ne savez peut-être pas encore que Whatsapp, après avoir envoyé son message qui prétendait imposer à des millions de gens les volontés du seigneur Zuckerberg, vient de faire marche arrière)…

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2020 aura été une frontière. Celle entre un monde dirigé par les Etats-Unis (ce que je regrettais, n’ayant jamais été un partisan de l’american way of life) et un monde dirigé par la Chine. Ce qui n’a rien pour me surprendre vraiment (relisez certaines pages de Raymond Abellio…), ce qui peut même avoir quelques bons côtés mais aussi ce qui, d’un point de vue européen, est déprimant. Bien que logique: il y a des dizaines d’années que l’Europe de l’UE a perdu toute chance de jouer un rôle. Une grande erreur de Donald Trump, mais sans doute n’a-t-il pas pu, voulu ou su agir autrement, a été de vouloir un affrontement – plus ou moins d’ordre politique – avec la Chine. Joe Biden sera certainement plus habile et diplomate pour simplement se tailler une part du gâteau industriel et social, et s’en contenter. Quoi qu’il en soit, dans un monde sous influence chinoise ou sino-américaine, l’Europe se fera quant à elle noter par son absence. Ne parlons pas de la France.

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2020 aura été une frontière. Celle entre un monde où régnait encore une certaine liberté, à tout le moins une apparence de liberté, et un monde – celui du tout sanitaire – qui est celui d’une biocratie, avec les restrictions à la liberté (confinements, reconfinements, couvre-feu) et des recours à des mesures infantilisantes-autoritaires jusque dans la vie intime (port du masque, gel hydroalcoolique, aération des logis, distanciation sociale, vaccinations, passeports sanitaires)…

Sur la biocratie, voir cet article de Roland Jaccard : https://leblogderolandjaccard.com/2020/12/22/lavenement-de-la-biocratie/

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2020 aura été une frontière. Celle entre « le monde d’avant », où certains initiés parlaient – quelquefois publiquement – de leurs projets de gouvernement mondial, et « le monde d’après » où de tels projets semblent – ou peuvent par plus d’un aspect sembler – en voie de réalisation.

A lire absolument ce texte… « prémonitoire » de Jacques Attali : http://www.attali.com/societe/changer-par-precaution/

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2020 aura aussi été une frontière dans le domaine de la morale et des moeurs. La « distanciation sociale » aura des effets à long terme sur les relations, notamment sur le peu qui reste des relations entre hommes et femmes. Dans un monde où l’on ne paiera plus en argent comptant (contactless), où l’on travaillera à distance (télétravail), où l’on enseignera à distance, et où les enfants nés depuis déjà un an sont et seront habitués à la distanciation sociale et à l’absence de contacts physiques, on est et l’on sera vraiment infiniment loin des slows chers à Roland Jaccard, comme à moi-même (sur les slowshttps://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/01/29/roland-jaccard-et-le-jour-beni-des-premiers-slows-republication/  )

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De la sorte, il est aisé de faire une lecture générale de l’irruption du « coronavirus » à la fin de 2019 pour démontrer que ledit « coronavirus » aura permis de réaliser et d’accélérer un changement complet et irréversible de société qui, jusque-là, pouvait sembler utopique, mais qu’il a  rendu possible et concret.

La société mondiale de demain sera fondée sur le coronavirus (et sur d’éventuelles épidémies suivantes). Jamais un changement de société à l’échelle planétaire n’aura-t-il été à la fois si bien annoncé, si bien pensé, si bien organisé – une révolution incroyable et, qui plus est, dans une paix sociale complète et avec l’assentiment béat de milliards d’êtres humains

Cui bono?… Peut-on donc vraiment dire que la pandémie (née en Chine juste en 2020, année des élections américaines qui ont vu la défaite de Donald Trump, lequel n’était pas pro-chinois) ait causé tant de problèmes que cela à tout le monde?

Nous préférions le monde d’avant.

Nous préférions le monde d’avant. Ici, une photographie de charme d’une modèle probablement allemande, années 1970.

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Quelles perspectives, de la semaine prochaine à l’horizon 2030?

Aux Etats-Unis, tandis que les chiffres annoncés des contaminations, les chiffres annoncés des hospitalisations et les chiffres annoncés des morts ne cessent de terroriser les populations, Joe Biden s’est engagé à « agir vite », dès la semaine prochaine puisque, dans six jours, le président Trump quittera ses fonctions.

En Allemagne, la chancelière, Angela Merkel, désire imposer à son pays des restrictions renforcées. Probablement, ce sera au plus tard pour la semaine prochaine. Les experts sanitaires allemands, par exemple ceux de l’Institut Robert-Koch, sont eux aussi de farouches partisans d’un tel renforcement des restrictions. Qu’il vous suffise de songer que l’Allemagne a d’ores et déjà mis en place depuis plusieurs semaines des mesures qui vont de la fermeture des écoles à celle des lycées en passant par celle des magasins jugés « non essentiels », mais aussi des bars et restaurants, tout en imposant des limitations drastiques aux « réunions autorisées ». Tel est le cadre qui va encore être « durci fortement », comme tautologise Castex.

En France, le Monde nous enseigne :

« Et comme les Français en ont désormais l’habitude, des dérogations seront prévues pour revenir du travail ou aller chercher les enfants. « Mais il ne sera pas possible de sortir pour des motifs personnels », a prévenu M. Castex. » (Source, Le Monde: https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/15/covid-19-face-a-un-virus-qui-continue-de-circuler-activement-jean-castex-choisit-de-graduer-la-riposte_6066314_3244.html )

La « semaine prochaine » pourrait donc, ma foi, être intéressante voire passionnante puisque, pour ne citer que trois pays, on doit s’attendre à:

  • l’intronisation de Joe Biden aux Etats-Unis, lequel va « agir vite »;
  • de nouvelles mesures restrictives en Allemagne;
  • le couvre-feu en France, pour « au moins deux semaines »; la France où un premier ministre avertit donc « qu’il ne sera pas possible de sortir pour motifs personnels« , et en attendant la suite: tentera-t-on le confinement à seize heures? puis à quatorze? Ou poursuivra-t-on par un bon vieux reconfinement total? Est-ce là ce que Castex appelle, dans son vocabulaire, « graduer la risposte »?

Autre coïncidence temporelle, on note une nette accélération, aussi, sur le front du « passeport sanitaire« …

Si je comprends encore le français, le président de la République a promis et répété que la vaccination contre le « coronavirus » ne serait pas obligatoire. Pas obligatoire? C’est jouer sur les mots si une telle vaccination conditionne la liberté des citoyens.

Le projet de ce passeport est plus que jamais dans l’air du temps. Le suggèrent des autorités politiques (en Grèce), des compagnies d’aviation et, semble-t-il, des Parlements, y compris en France (majorité et opposition confondues).

Veut-on l’appeler passeport vaccinal? Passeport sanitaire? Quoi qu’il en soit, un tel document attesterait  qu’une personne a été vaccinée, offrant un certain nombre d’avantages ou de droits, par exemple une dispense de quarantaine aux frontières, voire l’accès aux restaurants ou aux magasins.

Or, si un tel « passeport » devenait indispensable aux Français pour retrouver – en tout ou en partie –  quelque droit de se déplacer à nouveau librement, il constituerait  clairement un moyen de rendre obligatoire ce vaccin. Quelle sanction en cas de refus? L’obligation de mener à vie une existence confinée?

Etrange dérive du concept de « liberté », non?  Ainsi, des personnes ne voulant pas se faire vacciner seraient… obligées de se faire injecter le vaccin « non obligatoire« .  Non pas dans le but de préserver leur santé, mais carrément leur liberté de mouvements… Le monde « d’après le coronavirus », dès lors, serait divisé en deux catégories de citoyens, les vaccinés et les pas vaccinés…  Les pas vaccinés risqueraient  d’être considérés comme potentiellement dangereux, de sales égoïstes, des dissidents, des salauds. Que l’on écarterait de la vie publique.

Nous ne parlons pas ici de la vaccination obligatoire. Cette vaccination obligatoire est d’ores et déjà  largement présente dans l’arsenal législatif français. Que ce soit pour les enfants que leurs parents souhaitent scolariser, ou pour qui aurait envie de se rendre en Guyane. Ce ne sont que des exemples, parmi d’autres.

La question ici est d’abord celle du regard juridique que l’on devrait porter sur un passeport sanitaire. Comment imposer un passeport sanitaire puisqu’il existe de toute évidence une inégalité des citoyens face à l’accès au vaccin, cette vaccination ayant lieu ou devant avoir lieu par tranche d’âge. Pas de passeport sanitaire, pas de sortie de l’état « d’urgence » sanitaire?…  Par ailleurs, qu’adviendrait-il de ceux qui ne pourraient pas se faire vacciner pour des motifs médicaux?

Si un vaccin n’est  « pas obligatoire » (dixit Macron), quelles « sanctions » pour ceux qui n’auront pas un tel passeport, ou n’en voudront pas? Ou pour les citoyens provenant d’autres parties du monde, donc de pays où un tel passeport ne serait pas obligatoire? Faudra-t-il imaginer un passeport vaccinal planétaire? Et – tiens – qui pourrait mieux s’occuper d’un passeport planétaire qu’un gouvernement planétaire?!

Passeport vaccinal signifie qu’une loi énonce que tout usager (d’une compagnie aérienne, par exemple) ou de tout client (d’un magasin, par exemple) serait tenu de présenter la preuve de sa vaccination. Quels services, quels lieux seront-ils autorisés à réclamer l’exhibition de ce sésame? Les administrations? Les transports aériens, ferroviaires, maritimes? Les commerces « essentiels »?  Dans ce  cas, quelqu’un qui ne pourrait présenter un passeport sanitaire serait-il privé du droit de se nourrir?… Le laisserait-on mourir de faim au nom de… la santé? Voilà des questions qui laissent supposer que le Conseil d’État ne doive pas chômer.

Le plus raisonnable est vraisemblablement de penser que ce projet de passeport sanitaire – projet qui, à mon avis, deviendra très vite un projet de passeport européen, voire mondial – n’est que l’un des aspects, parmi beaucoup d’autres, des mesures « restrictives » qui sont et seront prises, tandis que  « le monde du coronavirus » s’avère et s’avérera toujours davantage une parenthèse dans ce que l’on appelle, ou que l’on appelait, l’Etat de droit. La parenthèse est ouverte. Il est cependant plus qu’aléatoire de déterminer quand elle se fermera, voire si elle se fermera jamais plus…

En attendant, plus il y a confinement et plus l’économie des riches. notamment en Chine, se porte à merveille. Plus il y a confinement, aussi, et plus les partisans de la lutte contre le réchauffement climatique peuvent nourrir des espoirs.

Quant à la France de Macron, elle s’est engagée non seulement à ce que la vaccination ne soit « pas obligatoire » (hihihi), mais aussi à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990 et à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Comme on voit, l’avenir est radieux.

D’ailleurs, le recours soutenu par une pétition contre l’« inaction climatique » du gouvernement a été examiné hier par le tribunal administratif de Paris. La rapporteuse publique a demandé à ce que l’Etat soit condamné à une lourde peine, consistant (oyez! oyez!) à devoir verser un euro, par bonheur seulement « symbolique ».

Espérons que le confinement à l’horizon 2050 ne reste pas la dernière et unique solution.

En bref, d’ici quelques jours si pas quelques heures, au moment où Joe Biden commencera à « agir vite », les pays l’un après l’autre ou tous ensemble vont à mon très humble avis annoncer que l’épidémie de « coronavirus » risque d’échapper, voire échappe à leur contrôle. Je tremble.

Et comment voulez-vous – au choix – ne pas « durcir fortement » toutes mesures restrictives, ne pas rendre la vaccination obligatoire, ne pas imposer le passeport vaccinal ou ne pas reconfiner tout le monde, face à une « épidémie qui échappe à tout contrôle »?!!! Horresco  referens!

 

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Quand David Hamilton à 37 ans régnait sur la photographie érotique des années 1970

VIER MEISTER DER EROTISCHEN FOTOGRAFIE / HAMILTON, HASKINS, GIACOBETTI, SHINOYAMA. 1970. Ici, avec la couverture de David Hamilton.

Impossible de prétendre connaître quoi que ce soit à la photographie érotique des années 1970 si l’on ignore l’existence de ce « Vier Meister der erotischen Fotografie » (Wilhelm Heyne Verlag, 1970) consacré en effet à quatre maîtres: David Hamilton, Sam Haskins, Giacobetti et Shinoyama.

J’en avais déjà parlé ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/09/30/vier-meister-der-erotischen-fotografie-sam-haskins-david-hamilton-francis-giacobetti-kishin-shinoyama/

VIER MEISTER DER EROTISCHEN FOTOGRAFIE / HAMILTON, HASKINS, GIACOBETTI, SHINOYAMA.

Présentation (texte en allemand) du livre.
VIER MEISTER DER EROTISCHEN FOTOGRAFIE / HAMILTON, HASKINS, GIACOBETTI, SHINOYAMA. 1970.

Page de garde.
VIER MEISTER DER EROTISCHEN FOTOGRAFIE / HAMILTON, HASKINS, GIACOBETTI, SHINOYAMA. 1970.
Sur la page de gauche, on notera que l’adresse de David Hamilton, indiquée dans ce livre, était 3 rue des Arènes à Paris.

 

Les photographies de David Hamilton sont infiniment nombreuses, ici. En voici quelques-unes. Seulement quelques-unes.

Photo DH

L’une des photographies qui ont fait le succès de David Hamilton, notamment en Allemagne, à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Détail.

Photo DH

Photo David Hamilton (détail)

On trouve aussi dans ce livre cette présentation de David Hamilton (texte en allemand).

Présentation de David Hamilton. Texte en allemand.

Et ce portrait de lui. Il a alors environ 37 ans.

 

 

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Castex le tautologue et l’état d’urgence pérenne

Pour qui l’ignore, une tautologie est une négligence de style qui revient à répéter une idée déjà exprimée précédemment,  en termes identiques (au jour d’aujourd’hui) ou équivalents (monter en haut, qui s’appelle alors aussi pléonasme, en cas de présence d’un verbe).

“Nous allons durcir fortement les contrôles aux frontières”, vient de déclarer Castex. En effet, durcir mollement est assez difficile. Ou tu durcis, ou tu ne durcis pas…

*

Le 4 janvier, sur ce modeste blog, on lisait :

( https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2021/01/04/pour-gouter-encore-une-gorgee-de-liberte/    )

« Il ne reste qu’à espérer aussi qu’on ne découvre pas que le « coronavirus » se transmet par la pluie. Cas auquel personne ne pourrait plus sortir de chez lui tant qu’il pleuvrait… »(4 janvier)

Dix jours plus tard, c’est fait : « Covid-19 : l’analyse des eaux usées annonce un rebond en Ile-de-France » (https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/14/covid-19-l-analyse-des-eaux-usees-annonce-un-rebond-en-ile-de-france_6066288_3244.html    )

*

En France, si vous l’ignoriez encore, sachez donc qu’un nouveau « projet de loi » a été présenté en conseil des ministres, hier, 13 janvier 2021. C’est la septième version du texte qui tente de fonder un régime juridique que certains journalistes appellent encore « exceptionnel », mais qui n’a absolument plus rien d’exceptionnel depuis longtemps. Il est devenu la règle, la norme.

« Sous réserve d’adoption par le Parlement » (dont le rôle se résume de plus en plus à l’approbation des volontés venues d’en haut), ce projet de loi va donc proroger l’état « d’urgence » sanitaire (en vigueur depuis le 17 octobre 2020…) jusqu’au 1er juin 2021 (et non pas, comme les naïfs pensaient peut-être,  le 16 février). Ou jusqu’au mois d’avril ou de mai, avant de proposer et imposer une ultérieure prolongation.

Ce texte, qui sera étudié le 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale (coïncidence temporelle: plus ou moins au moment du passage de pouvoir, aux Etats-Unis, entre Trump et Biden) proposera un régime « transitoire » de sortie de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 30 septembre 2021.

En d’autres termes, pendant les huit prochains mois, vous devriez avoir compris le scénario. Ce seront huit mois pendant lesquels le gouvernement de « La France en marche » aura toute latitude en matière de restriction des libertés publiques et individuelles. Et cela au nom, évidemment, de la « lutte contre l’épidémie de coronavirus ». Qui comporte (et la liste qui suit n’est en rien exhaustive) la fermeture des établissements accueillant du public, le couvre-feu et, évidemment, le confinement…

Est-il vraiment besoin d’insister sur cette durée de l’état « d’urgence sanitaire »? Un état « d’exception » infini…  Sans parler des conditions d’organisation  des prochaines élections départementales et régionales. Voire des présidentielles… Tiens! Va-t-on recourir au « vote par correspondance », comme aux Etats-Unis?…

Et dans tous les pays d’Europe, il en ira de même : état d’urgence à l’infini. On est heureux de constater cette extraordinaire communauté de vues!

En France, le couvre-feu a été avancé partout à 18 heures. Cependant, selon les propos du premier ministre, si la « situation » se dégrade dans les prochains jours, “toute mesure” pourrait être envisagée. Besoin d’un dessin?

 “Nous allons durcir fortement les contrôles aux frontières”,a  dit Castex, et des tests devront être effectués par tous les voyageurs arrivant d’un pays hors de l’Union européenne. Les voyageurs en provenance des pays de l’Union européenne ne seront pas concernés « pour l’instant ». Encore besoin d’un dessin?

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A lire d’urgence: Arié Alimi, Le Coup d’état d’urgence (Seuil, 180 pages, 15 euros, en librairie le 21 janvier).

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Derniers sursauts des garants de la vie privée (suite)

Le message au moyen duquel WhatsApp a essayé de mettre ses utilisateurs devant le fait accompli, au sujet de mises à jour qui seront faites à partir du 8 février, notamment en ce qui concerne le partage de données avec d’autres entreprises du groupe, « n’est pas un message clair et intelligible« , selon les autorités italiennes compétentes en la matière. Je l’avais compris pour ma part en dix minutes et, dix minutes après avoir reçu le message en question, j’avais supprimé mon compte Whatsapp.

C’est pourquoi le superviseur italien de la protection des données a porté l’affaire devant l’Edpb, le conseil qui réunit les autorités européennes de protection de la vie privée.

Le garant italien de la protection de la vie privée estime impossible pour les utilisateurs de déterminer quels changements ont été effectivement apportés, et quel traitement des données – de leurs données –  sera effectué unilatéralement par ce service de messagerie lié à Facebook de Zuckerberg.

« Ces informations – poursuit le communiqué du garant de la vie privée – ne semblent donc pas appropriées pour permettre aux utilisateurs de WhatsApp d’exprimer une volonté libre et consciente »

Le garant de la vie privée se réserve aussi le droit d’intervenir, de toute urgence, afin de protéger les utilisateurs italiens et de faire respecter la loi sur la protection des données personnelles.

Zuckerberg, tu n’es pas au-dessus de la loi, il faudrait que quelqu’un tente de faire entrer un tel concept dans ta boîte crânienne.

*

Toute personne n’ayant pas de vie privée, ou estimant sans importance que Zuckerberg mette son nez dedans, n’est pas concernée, évidemment, par de telles questions, et restera sur Whatsapp ou Facebook.

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Covid 19 FOR EVER

En Floride, un médecin est décédé deux semaines après avoir été vacciné contre le « coronavirus ».  Le docteur Gregory Michael, gynécologue de 56 ans à Miami Beach, a reçu le vaccin au Mount Sinai Medical Center le 18 décembre. Seize jours plus tard, il est mort. Hémorragie cérébrale. La nouvelle vient du New York Times. Naturellement, rien ne démontre à ce jour qu’il existe un lien entre le décès de Gregory Michael et le vaccin.

Pfizer, le producteur du vaccin, a assuré « être en train d’enquêter » sur le cas du docteur Michael. Si l’on comprend donc bien, les enquêtes sont en cours mais, sans en attendre le résultat,  Pfizer a ajouté que « pour le moment, nous ne croyons pas qu’il y ait un lien direct avec le vaccin« . Et un lien indirect? Espérons que non!

Le docteur Michael aurait développé une maladie qui interdit au sang de coaguler, selon Mr Darren Caprara, qui travaille pour le bureau local de médecine légale. Caprara, selon Cnn, a tenu à préciser que la mort du docteur Michael « n’a été reliée avec aucune certitude au vaccin« . Certes, espérons de ne pas rester trop longtemps dans l’incertitude!

Comme dit le New York Times, le Département de la Santé en Floride (Centers for Disease Control and Prevention), selon le porte-parole Kristen Nordlund, a déclaré que cette agence « évaluera la situation dès qu’elle recevra davantage d’informations et qu’elle fournira (au public) des mises à jour rapides au sujet de ce que l’on sait et au sujet d’éventuelles actions à accomplir« .

« Au jour d’aujourd’hui, des millions de personnes ont été vaccinées et nous analysons avec attention tous les événements négatifs qui surviennent chez les individus ayant reçu notre vaccin« , a souligné Pfizer. On aimerait bien savoir, dès lors, exactement combien « d’événements négatifs » ont été signalés à Pfizer. Et aussi, combien d’événements négatifs pourraient par hasard et par extraordinaire ne pas lui avoir été signalés, sans doute par des fonctionnaires négligents.

On aimerait bien savoir, aussi, si le docteur Gregory Michael avait des antécédents sanitaires laissant présager, chez un homme de 56 ans et médecin de profession, un tel accident cérébral.

*

Ce modeste blog, il y a quelques semaines, mettait en doute l’efficacité miraculeuse des vaccins. Hier, le British Medical Journal, sous la signature et l’autorité du professeurr Peter Doshi, de l’Université du Maryland, a annoncé que selon eux, les vaccins actuellement en circulation auraient une efficacité allant de 19% à 29%… Ce ne sont donc pas des complotistes qui le disent, mais des scientifiques dans le British Medical Journal. Cela dit, si mes amis optimistes veulent continuer à croire en ce qu’ils veulent croire, ils en sont libres! A moins que le professeur Peter Doshi ne soit un dangereux complotiste, un abominable conspirationniste? S’il vivait en France, il aurait peut-être déjà été radié de l’ordre des médecins comme il faut, ou l’on aurait déposé vingt plaintes contre lui, voire on l’aurait jeté dans un hôpital psychiatrique…

*

En Italie, la fameuse fondation Gimbe, de Bologne, suggère un confinement (lockdown) total et immédiat. En attendant, passer d’une région italienne à une autre est devenu quasiment impossible jusqu’au 15 février 2021… « Au moins »…

Des experts sanitaires et des responsables politiques, en Italie, suggèrent d’accélérer les vaccinations. D’autres, par contre, suggèrent de les ralentir, parce qu’il n’y a pas assez de vaccins. D’ailleurs, au moins en ce qui concerne l’Italie, Pfizer a vendu cinq doses à ce pays, mais voilà que l’on apprend qu’il en faudra six.

En d’autres termes: dans chaque flacon du vaccin Pfizer-Biontech, il y a en définitive six doses de vaccin et non cinq, comme prévu au début. Cette décision a été ratifiée par l’EMA, l’Agence européenne des médicaments, le 8 janvier. Pour cette raison, la société pharmaceutique en question « peut », c’est-à-dire va décider de réduire la quantité de flacons destinés à l’Italie (le contrat avec ce pays prévoit la fourniture d’un certain nombre de doses de vaccin et non de flacons). En d’autres termes, Pfizer ne va pas faire de «cadeau» à l’Italie, et sans aucun doute à d’autres pays voisins. Marchands de vaccins oui, philanthropes non… N’était-ce pas une telle urgence vitale que de vacciner tout le monde?…

Jusqu’en 2023

Comme nous l’avons déjà signalé hier, la fameuse virologue italienne Ilaria Capua, directrice du département de l’Emerging Pathogens Institute de l’Université de la Floride, a dit que la situation actuelle durera jusqu’en 2023 au moins.

Pour toujours

Le Covid «circulera pour toujours». Ces paroles sont, en revanche, celles de M. Stéphane Bancel, administrateur délégué de Moderna. Lors d’une table ronde d’experts (JP Morgan Healthcare Conference), Stéphane Bancel vient donc d’annoncer que «le Covid 19 deviendra endémique», ajoutant: « Nous vivrons avec ce virus, pensons-nous, pour toujours ».

Quant à Bill Gates, l’autre « philanthrope », le « philanthrope  global », l’homme que la grande presse définit parfois comme un « prophète » parce qu’il aurait « prédit » le coronavirus dès 2015, il annonce sur son blog une prochaine pandémie. De malaria, cette fois.

*

Je vous le dis, songez à vos beaux souvenirs, si vous en avez. Songez à vos morts, qui ont eu la chance immense de ne pas voir tout ceci. Lisez, s’il vous reste un peu de curiosité voire de goût littéraire, « Encore une gorgée de soleil« .

On relira cet article paru sur ce modeste blog, qui avait tout prévu dès le 29 décembre: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/12/29/dix-ans-pour-parvenir-a-un-nouvel-ordre-sanitaire-mondial-parfaitement-globalise/

Et cet autre article, paru le premier décembre 2020, et où je disais que l’on en avait jusqu’en 2030: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/12/01/tout-ce-qui-pourrait-un-jour-vous-arriver-par-miracle-dici-2030/

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David Hamilton, deux jeunes filles, un appareil photographique et une atmosphère de vacances

Bibliographie david-hamiltonienne

Couverture de la revue flamande Snoecks 1973.

Le numéro de cette revue flamande Snoecks, datant de 1973, est d’un grand intérêt pour les amateurs et collectionneurs de David Hamilton. On y lira (page 144) un article de Jo Boon (auteur né le 12 mars 1939) consacré à David Hamilton.

Table des matières de cette revue. Nous avons entouré, en rouge, le titre de l’article consacré à David Hamilton.

Suivent plusieurs pages, écrites donc en flamand, fort bien documentées, et contenant aussi maintes reproductions photographiques d’oeuvres de David Hamilton.

Photographie célèbre (détail) de David Hamilton (début des années 1970), publiée ici dans ce numéro de SNOECKS 1973.

Photographie célèbre (détail) de David Hamilton (début des années 1970), publiée ici dans ce numéro de SNOECKS 1973.

Photographie célèbre de David Hamilton (début des années 1970), publiée ici dans ce numéro de SNOECKS 1973.

Photographie célèbre de David Hamilton (début des années 1970), publiée ici dans ce numéro de SNOECKS 1973.

Plus loin, ce portrait fameux de David Hamilton, souvent publié.

Portrait célèbre de David Hamilton, souvent publié (ici, dans la revue Snoecks 1973). Sauf erreur de notre part, la légende, en flamand, dit : « Een paar jonges meisjes, een envoudig toestel en wat vakantiestemming volstaan blijkbaar voor David Hamilton om vrij romantische maar de wereid bekorende fotos te bekomen. »
En substance: « Deux jeunes filles, un appareil photographique et une atmosphère de vacances suffisent apparemment à David Hamilton pour obtenir ses clichés romantiques.« 

 

 

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L’impératif de tester

Photo Om

Bien des hommes ont écrit leur testament. Quand ils étaient poètes et artistes, leur testament est devenu celui d’un monde ou d’une époque. Du Testament de Villon à Finnegans Wake de Joyce, chacun pourrait désigner ses testaments préférés. Le joueur d’échecs publié en 1943, posthume, de l’antinazi Stefan Zweig deux ans après qu’il se fut suicidé en compagnie de sa femme, est à la fois le testament d’un homme, d’un écrivain et d’un temps. Tout comme est un autre testament la pièce sublime des Metamorphosen de Richard Strauss. D’autres ouvrages sociologiques ou historiques ont quelquefois établi les testaments d’autres époques ou d’autres cultures.

Je parlais avec un ami, aujourd’hui, quand ces mots – « testament d’une civilisation » – sont tombés dans la conversation.

Photo Om

En ces jours de janvier 2021, rares sont les écrivains qui me semblent avoir écrit leur testament. Sauf votre serviteur (tous mes livres, d’un bout à l’autre de ma vie, auront été des testaments) et d’autres écrivains, parmi lesquels je citerai Roland Jaccard. Tout créateur réel, je crois, ne peut jamais faire autre chose qu’écrire et récrire sans cesse, peaufiner son testament.

A part quelques exceptions, qui songe à écrire son testament? Où sera le testament de cette époque? Qui a constaté ce qui est en train de se passer? Qui l’a compris? Fort peu de gens, je le crains.

Photo Om

On n’est encore qu’au début. Beaucoup de mes correspondants ou de mes connaissances ne croient pas eux-mêmes, parfois, à ce qu’il leur arrive de dire. Ils n’ont pas vraiment conscience de la nature de la situation, et de sa gravité infinie. Je ne parle pas seulement ici des optimistes invétérés mais de tant de pessimistes qui  sont en vérité pessimistes par mode, par snobisme ou par imitation des grands pessimistes de l’Histoire. Ils n’ont rien compris. Ces mois qui viennent de s’écouler, cette année de confinement ne leur a visiblement rien appris. Rien de rien. Elle leur a même peut-être déjà désappris pas mal de choses.

Non, le coronavirus et les restrictions aux libertés n’ont pas encore appris grand-chose aux jeunes, aux vieux, aux gens de droite, aux gens de gauche, aux pessimistes, aux optimistes, à la presque totalité des conformistes, à pas mal de complotistes aussi, aux hommes et aux femmes que je connais.

Photo Om

Il y a si longtemps que l’être humain a perdu le sens de l’admiration, le sens esthétique, le sens critique. De rares amis en ont conscience. J’en ai conscience. Pour le reste, il doit certainement y avoir ici ou là quelques personnes, quelques jeunes gens, quelques jeunes filles qui ont deviné l’effondrement qui s’annonce. Il est fort difficile d’en rencontrer beaucoup.

Qu’importe? Les civilisations sont mortelles, disait Valéry. Nous sommes de ceux qui pourront affirmer, comme l’on me rapporte que David Hamilton l’aurait dit peu de temps avant sa mort: « J’ai eu une belle vie ». Son oeuvre photographique, elle aussi, aura été un testament.

Mon prochain petit livre, « Encore une gorgée de soleil« , s’il réussit à paraître (ce qui n’est pas certain), sera cela: à la suite de tant de testaments poétiques, politiques, littéraires, esthétiques qui ont traversé ces dernières décennies, le tout dernier testament de la civilisation.

Photo Om

Pour tester, il faut avoir vécu et posséder une forte conscience de l’existence de la mort. Il n’est pas du tout étonnant que la société d’aujourd’hui, qui dénie la mort et s’accroche pathétiquement à la vie en soi, ne produise plus de testaments. Un homme digne de ce nom, sachant que toute journée peut être la dernière, doit écrire son testament tous les jours ainsi que les aristocrates du temps passé en établissaient un lors de chaque voyage qu’ils accomplissaient. (Aujourd’hui, les gens ne testent plus. Ils courent se faire tester en se faisant racler les narines).

Voilà des choses que l’on voudrait enseigner aux jeunes filles d’aujourd’hui. Hélas, probablement parce que pour la plupart elles ne désirent plus rien apprendre (tester signifie : instruire en apportant des témoignages), ou encore parce qu’elles sont faites pour donner la vie et fuient comme la peste les philosophes et les  écrivains qui parlent de mort, c’est peine perdue… (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-lire-les-filles/   )…

O.M.

 

A lire aussi : Roland Jaccard sur Lessing : https://leblogderolandjaccard.com/2021/01/10/le-billet-du-vaurien/

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Des hamsters et des hommes des cavernes

 

Le titre de cet article est une allusion ironique au titre Des souris et des hommes (Of Mice and Men) de John Steinbeck, 1937.

*

L’homme moderne à la sauce coronavirus est une sorte de hamster infantilisé niant la mort et qui ne trouve d’autre refuge à son angoisse qu’à travers la crédulité qu’il manifeste vis-à-vis des discours officiels.

Quelques vraies questions que pose le « coronavirus ».

La seule question, c’est la liberté. Et donc de savoir (Roland Jaccard l’a écrit souvent sur son blog) si la mort n’est pas préférable à la vie du confiné, reconfiné, mis en quarantaine, placé sous couvre-feu pour une durée inconnue.

La société de l’urgence sanitaire est une société qui dénie la mort et, par conséquent, la vie elle-même. Toutes choses souvent répétées sur ce blog, et  par Roland Jaccard sur le sien.

A lire également, en ce sens, cette tribune de François Galichet :  « Accepter de prendre des risques pour vivre une vie pleine, c’est préférer mourir plutôt que vivre indignement« : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/12/qu-est-ce-qui-est-plus-essentiel-que-de-pouvoir-decider-du-moment-de-sa-propre-mort_6066002_3232.html

Tribune répondant à une autre tribune, de Marie de Hennezel: «Notre réaction au Covid-19 montre que plus on dénie la mort, moins on tolère le risque et l’incertitude» (https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/08/marie-de-hennezel-plus-on-denie-la-mort-moins-on-tolere-le-risque-et-l-incertitude_6065549_3232.html)

Et «L’épidémie de Covid-19 porte à son paroxysme le déni de mort»: https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/04/marie-de-hennezel-l-epidemie-de-covid-19-porte-a-son-paroxysme-le-deni-de-mort_6038548_3232.html

Voir aussi ces témoignages bouleversants de personnes âgées : «Oui, je prends le risque, je préfère me sentir vivant et aller voir ma famille quitte à mourir, mais en restant libre. A notre âge, on veut profiter de ce qui nous reste. » Ils affirment préférer «vivre que durer» ( https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/04/covid-19-a-notre-age-on-veut-profiter-de-ce-qui-nous-reste_6050944_3224.html   )

 

Grignotons le « couvre-feu »…

Un nouveau « conseil de défense sanitaire » se tient en France, aujourd’hui 13 janvier et, comme d’habitude, sous prétexte de « définir la stratégie des prochaines semaines ». Traduisez que seront très probablement décidées de nouvelles « mesures » restreignant (encore) les libertés fondamentales d’autrefois et qui, comme d’habitude, seront « annoncées »  demain. Une pédagogie infantilisante et répétitive…

« Satisfait par les premiers effets du couvre-feu à 18 heures » (selon RT) et probablement satisfait aussi (selon moi) de la docilité avec laquelle les Français acceptent tout ce qu’on leur impose, le gouvernement « envisagerait » (comme écrit Le Monde avec cet art délicat, qui n’appartient qu’à cet organe de presse, du conditionnel) « d’étendre cette décision à toute la France ».  Et puis, on évoque aussi l’éventualité d’une autre « mesure », qui pourrait consister en un confinement pendant chaque fin de la semaine. Quant à un reconfinement total, ce n’est pas la priorité « à ce stade », a dit M. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement tandis que Castex « n’exclut pas« , mais évidemment « en dernier recours« , cette « hypothèse« . Vous avez besoin d’un dessin?

Peu à peu, donc, jour après jour, semaine après semaine, département après département, annonce après annonce, conseil de défense sanitaire après l’autre, en grignotant par exemple les horaires de couvre-feu, on observe les Français, on teste leurs réactions, on les habitue. Ils s’habituent très bien. En attendant le prochain « stade »…

 

La « fin de pandémie » et les calendes grecques…

Exactement comme je l’avais prévu, sur ce blog, il y a plusieurs mois, la date envisagée de « fin de pandémie » ne cesse d’être repoussée à plus tard, beaucoup plus tard, par les experts sanitaires et les politiciens.

En Italie, le gouvernement a prolongé l’état d’urgence jusqu’au 30 avril 2021, mais les experts sanitaires préféreraient jusqu’au 31 juillet. Grosses ficelles: on commence toujours par faire indiquer (notamment par la presse) une date très lointaine, pour ensuite en « décider » une légèrement moins lointaine. Le 30 avril 2021, il pourrait d’ailleurs toujours y avoir une ultérieure prolongation. Décision de prolonger jusqu’au 30 avril: https://www.msn.com/it-it/notizie/other/stato-di-emergenza-fino-al-30-aprile-e-nuovi-limiti-ad-asporto-e-spostamenti/ar-BB1cI4T5?ocid=msedgdhp

Toujours en Italie, le ministre de la Santé a dit : « In un clima positivo di dialogo sono convinto che la stragrande maggioranza degli italiani deciderà di vaccinarsi senza ricorrere all’obbligo. » En français : « Dans un climat de dialogue, je suis convaincu que la très grande majorité des Italiens décidera de se vacciner sans que nous ayons besoin de la rendre obligatoire« .  Si je comprends bien, cela signifie que pour le ministre, un climat de « dialogue » se caractérise par l’acceptation pure, simple et docile de ce qu’édicte le gouvernement dont il est membre. Les Italiens devront donc « décider » de se faire vacciner. Surtout s’ils ne veulent pas que la chose soit rendue obligatoire. Et qui sait quel sera le sort des rarissimes qui, à la fin, refuseraient encore de se faire vacciner? Qu’il suffise de rappeler l’existence du « carnet jaune », qui est un certificat de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exigé à l’entrée de plusieurs pays africains. Passeport vaccinal dont on ne recommencera à parler que d’ici une période que, personnellement, j’estime entre trois et six mois. Le temps que les Italiens, et les Européens en général, « décident » (ce terme qu’affectionne le ministre se la santé italien) de se faire vacciner et – par conséquent – de demander et recevoir leur « passeport vaccinal ». Et qui sait quel sera le sort des rarissimes qui, à la fin, ne pourront exhiber ce « passeport vaccinal »?

Les « règles » à observer jusqu’à fin 2021

L’OMS vient de déclarer qu’il faudrait « observer les règles » toute l’année. Il s’agit de l’année 2021. Source: https://www.msn.com/it-it/video/notizie/covid-l-oms-dobbiamo-rispettare-le-misure-per-tutto-l-anno/vi-BB1cFPFj?ocid=msedgdhp

Après l’été 2021?

« Il y a encore trois mois difficiles à tenir », a prédit, toujours aujourd’hui mercredi, M. Delfraissy, notre président du conseil scientifique, avant d’assurer que la situation ne s’améliorerait nettement qu’«après l’été». Donc « trois mois difficiles à tenir » (jusqu’à mi-mars 2021) mais pas d’amélioration nette avant la fin de l’été (qui finira, pour qui l’ignorerait, le 21 septembre 2021). Je suppose en effet que cet homme de science parlait de l’été 2021.

Fin de pandémie? En 2023.

La virologue italienne Ilaria Capua a parlé quant à elle hier (à la télévision italienne, lors de l’émission Di martedì, animée sur La7 par le journaliste Giovanni Floris) d’une « fin de pandémie » en 2023. Elle ne dit pas si ce serait début ou fin 2023… C’est ici (en italien) : https://www.msn.com/it-it/salute/medicina/covid-ilaria-capua-fine-della-pandemia-non-prima-del-2023/ar-BB1cIoJ4?ocid=msedgntp

A quand 2030 ?

Je répète donc ce que j’ai déjà dit – j’aime parler dans le désert – il y a plusieurs mois: au train où vont les déclarations d’experts sanitaires et de politiciens quant à une date de « fin de pandémie » – on a eu 2o21, puis 2022, on a maintenant 2023 dans la déclaration d’Ilaria Capua… – je me demande avec une très vive curiosité quand quelqu’un – le cas échéant – évoquera 2024, puis 2025, puis 2026, puis 2027, puis 2028, puis 2029, puis 2030

Au Royaume-Uni, les responsables politiques ont engagé les forces de l’ordre à se montrer inflexibles à l’égard de qui ne respecterait pas les « règles » sanitaires. Ce n’est sans doute que le prélude à ce qui se produira dans d’autres pays.

Une dernière chose, amusante. Le ministre de la santé italien a fustigé  « la guerra ideologica tra fan della scienza e primitivi delle caverne», en français la guerre idéologique entre fans de la science et primitifs des cavernes. (Source: dernière ligne de cet article: https://www.msn.com/it-it/notizie/other/stato-di-emergenza-fino-al-30-aprile-e-nuovi-limiti-ad-asporto-e-spostamenti/ar-BB1cI4T5?ocid=msedgdhp)

On ne voudrait pas comprendre, évidemment, que les rarissimes personnes qui pourraient encore refuser le port du masque et/ou la distanciation sociale et/ou la vaccination obligatoire soient considérés un jour comme des « hommes primitifs des cavernes ». Ne serait-ce pas là une odieuse formule « discriminatoire »? A moins que l’on ne doive hypothiser que la formule « homme primitif » puisse être, dans la bouche de certains, un compliment?

En tout cas, les temps se font durs pour les « hommes des cavernes » qu’au Royaune-Uni on commence à désigner aux aimables attentions des forces de l’ordre tout en leur demandant en Italie de « décider » de se faire inoculer, avant de se munir de passeports sanitaires si toutefois ils veulent sortir de leurs cavernes, celles où ils auront été confinés. Mais que serait un homme des cavernes sans caverne, ou un hamster sans cage?

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Entre Charybde et Scylla. Pas les nymphettes. Les monstres.

Beaucoup, beaucoup de choses, beaucoup de carrières, beaucoup de destins finissent, ces jours-ci. Les exemples sont absolument innombrables, depuis Adobe qui bloque l’exécution du contenu Flash dans Flash Player à compter d’aujourd’hui, 12 janvier 2021, jusqu’aux deux procédures de destitution lancées contre Donald Trump.

Et dans tant de choses qui s’achèvent, ou dont les dates de péremption étaient (parfois depuis longtemps, comme dans le cas d’Adobe Flash) fixées en ce début 2021,  il est difficile de ne pas trouver qu’il y a vraiment beaucoup de coïncidences dans tout cela. Bref, pour ne pas comprendre que l’on se trouve à une frontière.

Tandis qu’au Royaume-Uni un certain David Longden, 43 ans, infirmier au Princess of Wales Hospital de Bridgend, vacciné au moyen du vaccin Pfizer efficace à 95% le 8 décembre dernier, est paraît -il toujours positif au « coronavirus » puisqu’il avait choisi de continuer (qui sait combien de fois?) à se faire tester,  on annonce et l’on va annoncer dans toute l’Europe des prolongations de l’état « d’urgence ». Voilà au moins un sujet qui fait l’unanimité parmi les gouvernants de l’Union européenne. C’est touchant.

Les experts sanitaires en Italie pourraient ainsi suggérer au gouvernement (actuellement fort instable) de ce pays, d’ici fort peu de jours, une prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 31 juillet 2021. On en saura davantage dès demain. Certains experts sanitaires commencent aussi à parler de renvoyer les élections initialement prévues au mois de février. A moins que l’on n’inaugure le « vote par correspondance », comme aux Etats-Unis?…

En Allemagne, où les restrictions étaient provisoirement prévues jusqu’à la fin du mois de janvier, Angela Merkel qui se dit évidemment préoccupée  pour la mutation B117 du « coronavirus », va imposer 8 à 10 semaines de restrictions dures. Au moins…

Tout ceci n’étonnera certes pas les lecteurs de ce blog qui annoncait exactement, au début de 2020, naturellement dans l’indifférence générale, ce qui est en train de se passer. On m’assurait alors qu’il n’y aurait pas de second confinement en France. A l’heure actuelle, on s’achemine vers le troisième.

Comme je le dis donc depuis près d’un an et bien avant qui que ce soit, voici un long et interminable avenir qui sera en vérité un seul confinement éventuellement entrecoupé (c’est le principe de la soupape de sécurité) de périodes d’une « liberté » faite de port obligatoire du masque, de distanciation sociale, de droit d’aller travailler et de couvre-feu.

Il est absolument certain, à mes yeux, que les prochaines semaines donneront lieu dans toute l’Europe à des martèlements toujours davantage répétés de chiffres apocalyptiques (je parle comme on l’aura compris des chiffres des morts attribuées au « coronavirus » et / ou des « cas de positivité »).

En Saxe, le gouverneur Kretschmer prédit que « le pire doit encore venir ».   Tout dépend de quoi on parle, mais je veux bien le croire. La comédie du spectacle, jamais le livre de Debord n’a été aussi essentiel.  En Californie, on vaccine dans les Disneyland changés en centres de vaccination de masse. On a aussi vu, au Capitole, parmi les manifestants, de véritables pitres du genre de Larry Rendell Brock (qui a été dénoncé par sa femme au FBI après l’avoir reconnu sur les photos) ou de Jake Angeli, qu’il est grotesque de présenter comme un chamane. Le chamane était jadis un prêtre-sorcier des sociétés dites, souvent à tort, primitives. Un peu de respect pour les chamanes, je vous prie.

Ici, c’est toute la société américaine qui atteint aux plus mauvais côtés de la primitivité. Ces gens ne sont nullement des primitifs. Ce sont des hommes modernes dans leur stade le plus parfait de leur accomplisssement. Les derniers hommes de Nietzsche. J’avoue que je n’aimerais pas davantage vivre dans une société peuplée de gens prenant pour modèles vestimentaires – ou autres – Jake Angeli ou Kamala Harris, Larry Rendell Brock ou Joe Biden.

Malheureusement, et même en supposant qu’il ne doive pas être destitué, Donald Trump a très mal joué ses cartes, surtout en ne profitant pas des quatre années qu’il a eues pour créer des réseaux sociaux face à la police de la pensée des GAFAM.  La société mondiale, comme la société américaine, ressemble et ressemblera de plus en plus à ce chaos grotesque binaire, spéculaire et à cette société privée, d’un bout à l’autre, de la moindre beauté ou de la moindre spiritualité.

On a déjà vu dans l’Histoire, et si souvent, des circonstances où un monde s’effondre dans un grand chaos, remplacé par un autre monde qui lui ressemble comme deux gouttes de chaos. On va du pire en pire, on passe de Charybde en Scylla. Ou le contraire, ce qui ne change strictement rien.

Dans le monde contemporain d’élections dont on ignore si et comment elles auront lieu, dans ce long hiver sans fin fait d’états « d’urgence » qui, lois ou pas, sont et seront pérennes, je rappelle (d’ailleurs, sans aucune illusion) à mes lecteurs la prochaine parution d’un tout petit livre, « Encore une gorgée de soleil« , pour lequel j’ai lancé une souscription qui donne pour le moment des résultats désastreux, à tel point que je ne sais plus s’il pourra voir le jour.

Il est vrai que dans la situation planétaire actuelle, il faut vraiment beaucoup d’anachronisme de ma part pour songer à encore écrire des livres…

Alors que nous sommes à la frontière entre Charybde et Scylla. Pas les nymphes, non, malheureusement. Les deux monstres. Ainsi, de l’autre côté de la frontière, la seule certitude sera de trouver de nouveaux monstres.

Quant à la liberté, réduite en lambeaux par les uns et mal défendue par les autres, elle est foutue. Parachroniquement foutue. Mais il y a si longtemps que la liberté relevait d’un simple parachronisme…

 

 

 

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Un petit signal de liberté?

Les signaux de liberté sont de plus en plus rares et le seront toujours davantage, dans cette année 2021 où, en gros, le troisième confinement en France pourrait bien coïncider avec l’arrivée au pouvoir, aux Etats-Unis, de Biden-Harris. Coïncidences, évidemment…

Il y a quelques jours, suite à l’annonce faite par la messagerie WhatsApp (Facebook) d’un changement dans ses conditions d’utilisation (il était exigé d’accepter de nouvelles règles et un partage toujours accru d’informations avec le réseau social du seigneur Mark Zuckerberg), je me suis immédiatement désinscrit.

Je ne tolère pas, en effet, que qui que ce soit exige quoi que ce soit de moi. A l’âge d’un peu plus de vingt ans, je me souviens de la tronche du directeur d’un journal français où je passais trois heures par jour pour un très confortable salaire mais où je n’avais pas mis trois mois à donner ma démission. Ce brave abruti, aujourd’hui décédé, m’avait proposé une grosse augmentation. « Mais pourquoi pars-tu? » voulait-il savoir. N’étais-je pas bien dans la bande d’illettrés de sa rédaction, où j’étais fort utile à corriger les barbarismes et solécismes de ses collaborateurs, voire les siens? Que voulais-je? Je lui avais répondu: « Ma liberté ». Mots auxquels cet abruti avait lentement écarquillé les yeux de telle sorte que la scène mérite d’être classée parmi les cinq plus cocasses de ma vie. D’autant qu’en sortant, je m’étais retrouvé dans une manifestation de chômeurs à laquelle je m’étais mêlé par pur jeu en scandant avec enthousiasme des slogans aussi originaux que: « Droit au travail! »… J’ai raconté cela dans mes mémoires, Je crie à toutes filles mercis, qui sont le meilleur livre de mémoires paru depuis environ une centaine d’années en France et qui, de ce fait, ne peut que passer inaperçu. C’est bon signe…

Revenons à WhatsApp. A l’heure actuelle, qui désire échapper aux GAFAM (ces entreprises qui vendent vos données privées à leurs potes du grand commerce international, avant de vous submerger de messages où ils affirment que votre privacy est « importante pour eux » : j’te crois qu’elle est importante pour eux, c’est la poule aux oeufs d’or qui leur permet de se faire des couilles en platine) et dans la mesure où l’impréparation de « Parler » (un réseau américain conservateur) est malheureusement manifeste (comme je l’ai dit dans un récent article, les gens de Radio-Londres ne comptaient pas sur ceux de Radio-Paris pour les  diffuser, et viceversa) , une possibilité intéressante est celle de venir ou de revenir à Signal. Depuis 2014, c’est une messagerie qui, en tout cas à cette heure, semble réellement sécurisée. Je dirais: aussi sécurisée que possible, dans le monde actuel.

La fermeture du compte Twitter (et sans doute du Facebook) de Donald Trump pourrait avoir ceci de bon, que le président américain et d’autres devraient enfin comprendre que l’on ne peut pas gouverner sans l’appui de réseaux sociaux indépendants, à supposer que l’on désire y apparaître. La mise au ban du réseau social des conservateurs américains, Parler, conduit aux mêmes enseignements. Tant qu’il n’existera pas des réseaux sociaux n’appartenant pas à Facebook, Google ou Twitter et compagnie, rien ne sera possible. Il me semble incroyable, absolument incroyable que Donald Trump n’ait pas songé, en quatre ans de présidence, à créer de tels réseaux et les conditions techniques permettant à ces réseaux d’exister.

Signal, apparemment, assure que le contenu d’une discussion soit indéchiffrable y compris sur les serveurs hébergeant l’application. Le chiffrement de toutes les discussions des utilisateurs est (en principe) garanti, contrairement à ce qui se passe sur la plupart des autres réseaux, notamment Facebool Messenger, où les usagers doivent réussir à comprendre – chose quasiment impossible – comment activer une « option » dans chacune de leurs discussions. Pour le seigneur Zuckerberg et ses pairs, la liberté est évidemment une option à cocher…

En outre, Signal disposerait par exemple de la possibilité de pratiquer l’autodestruction des messages échangés après quelques minutes, voire quelques secondes (ce qui peut toujours être utile: moi, en quelques occasions, j’ai ainsi envoyé à l’une de mes maîtresses un message clairement destiné à une autre, c’est drôle mais autant éviter),

A noter que la Signal Foundation est dirigée par Brian Acton (ancien créateur de WhatsApp, dont on dit qu’il aurait quitté Facebook à la suite de désaccords avec le seigneur Zuckerberg). A ce jour, Signal va même jusqu’à publier le code source de ses applications, ce qui devrait permettre d’évaluer son protocole de chiffrement.

Est-ce que cela va durer? Sera-t-il longtemps possible à Signal de stocker le moins de données possibles sur ses utilisateurs, tandis que le nombre de ceux-ci augmentera et que, notamment après l’intronisation du binôme Biden-Harris,  les gens chargés aux Etats-Unis de l’espionnage de masse vont s’intéresser de tout, tout, tout, tout près à eux? Difficile de répondre. En tout cas, et à moins que même tout ceci ne fasse partie du Grand Guignol, de la comédie du spectacle, Signal est actuellement ce qui semble le mieux. Pour combien de temps?…

Edward Snowden, qui s’est rendu célèbre en dénonçant l’espionnage systématique des conversations en ligne mené par les services secrets américains du sieur Obama et de la dame Clinton, déclarait « utiliser Signal tous les jours » dès 2015. « Je l’utilise tous les jours, et je ne suis toujours pas mort », a-t-il encore communiqué le 7 janvier 2021, depuis la Russie où il s’est réfugié en exil. Un homme lucide, comme il y en a peu.

En attendant, des milliards de gens, visiblement indifférents au fait que leur vie privée (s’ils en ont une) et leur liberté soient vendues par Zuckerberg le magnanime seigneur et d’autres de ses potes milliardaires et « philanthropes » , resteront sur Facebook, Google ou Twitter et compagnie. Les moutons de Panurge sont innombrables…

Mes correspondants seront avisés quand je passerai sur Signal, à supposer naturellement que telle soit ma décision.

 

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11 janvier. Vous, voulez-vous boire « Encore une gorgée de soleil »?

Cet article paraît aujourd’hui, 11 janvier, parce qu’Encore une gorgée de soleil est dédié à un petit garçon mort un 11.

Au sujet de mon prochain petit livre, « Encore une gorgée de soleil« .

Trois illustrations extraites du magazine allemand d’ultra-gauche « Konkret » (numéro du 9 mars 1972), magazine auquel collaborait David Hamilton.

J’estime – tout comme Roland Jaccard – que nous vivons une fin de civilisation ( https://leblogderolandjaccard.com/2020/10/26/une-atmosphere-de-fin-du-monde/). La notion de « liberté », telle que nous l’entendons, est en lambeaux.

Mon livre « Encore une gorgée de soleil » ne changera rien au triste destin qui est celui de l’Europe, et le nôtre.

Vous faites peut-être partie des rarissimes personnes qui souhaitent le lire.

La couverture  restera une surprise jusqu’à la parution.

La quatrième de couverture, elle, sera illustrée par une photographie dont je suis l’auteur, datant de 2019 à Venise, parce qu’elle s’accorde à merveille avec les sujets traités dans le livre.

*

Je vous prie de bien vouloir m’écrire afin de me dire si vous souhaitez souscrire à cet ouvrage, en souhaitant que vous puissiez le faire  comme vous l’avez fait pour Ma petite bande de jeunes filles en fleurs. Les collaborateurs du livre, auxquels j’ai d’ailleurs dèjà posé la question, sont de nouveau priés de m’indiquer combien ils désirent recevoir d’exemplaires.

« Encore une gorgée de soleil » sera, je l’espère, une gorgée de soleil et de liberté pour vous aussi.

Comme peuvent l’être les concertos pour flûte, opus 10 de Vivaldi. Ou comme les filles de Konkret, que j’évoque dans mon livre, étaient une gorgée de soleil.

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret du 8 avril 1971

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret du 24 février 1972

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret du 24 février 1972

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret du 24 février 1972

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret (1971)

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret (1970-1973)

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret (1970-1973)

Photographie extraite du magazine d’ultra-gauche allemand Konkret (1970-1973)

 

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A quoi ressemblera un monde placé sous le triumvirat, la troïka Biden / Xi Jinping / Tedros Adhanom ?

Un de mes plus chers amis m’a reproché de « trop m’occuper du coronavirus, dont tous les Français se fichent« . C’est fort possible. A dire vrai, le sujet m’intéresse très, très peu, moi aussi. Celui qui me tient à coeur, c’est ma liberté (ce doit être une question atavique, il y a plusieurs générations dans ma famille que l’on est très attaché à la liberté: aux temps républicains, elle était pleine d’aristocrates; aux temps cléricaux, de libres penseurs).

Or, la liberté va mal, et – pour qui ne l’aurait pas encore compris – je crains que ce ne soit qu’un début. Juste un petit début.

Tandis que les chiffres attribués à la « pandémie de Covid-19 » continuent d’être martelés « selon les bilans établi par l’Agence France-Presse à partir de sources officielles » (comme dit la formule), on apprend par exemple que la Belgique aurait dépassé 20 000 décès paraît -il dûs au Covid-19. La moitié étant, soulignons-le, des résidents de maisons de retraite. On a donc eu en Belgique, si je ne me trompe, 1 725 décès pour un million d’habitants. Ces 1725 décès seront probablement pris comme prétexte pour justifier la suite des mesures de « restrictions aux libertés », et il en ira probablement de même dans tous les pays.

D’autant que l’on annonce de « nouveaux variants », que l’on dit « plus contagieux ».  Que ce soit au nom des chiffres officiels (voir plus haut), ou parce que les gouvernements craignent tant l’effondrement de leurs systèmes hospitaliers (ne jamais scier la branche sur laquelle  on est assis), de nouvelles mesures restrictives sont prises et vont être prises dans les prochains jours partout, par exemple en Italie.

A ce jour, il est possible de dire qu’apparemment, en Italie, le couvre-feu sera maintenu à 22 heures, et les déplacements entre régions interdits. Avec imposition de la « zone rouge » (celle des plus grandes restrictions aux libertés des citoyens) dès que l’on trouvera plus de 250 cas hebdomadaires de « positivité » pour 100.000 habitants… Il me semble que cela se passe de commentaires. D’autant que l’Italie devrait annoncer l’introduction de « zones blanches » où régnerait la « liberté » (une liberté avec port du masque et distance sociale obligatoires…) mais en y regardant bien, de telles zones blanches existeraient lorsqu’il y aurait… moins de 50 cas « positifs » par semaine, pour 100.000 habitants toujours…

Au Québec, un couvre-feu est entré en vigueur hier, le  9 janvier. Mais pour rester en Europe, il n’est pas jusqu’à la Suède qui ne rompe avec une politique sanitaire qui avait encore su se préoccuper jusqu’ici de quelque respect pour les libertés. Stockholm suit donc le mouvement général et a adopté une « loi pandémique » permettant notamment de fermer commerces et restaurants. Comme en France.

A Chypre, nouveau confinement général à compter de dimanche pour « au moins trois semaines ».

Dans son message vidéo qu’elle adresse chaque semaine aux populations d’Allemagne, la chancelière Angela Merkel a affirmé en substance que « le plein impact de l’intensification des contacts sociaux durant les périodes de Noël et du Nouvel An ne se voyait pas encore dans les statistiques ». Comme ce blog l’a dit il y a déjà quelque temps, les pouvoirs publics cherchent ici à donner la responsabilité de l’aggravation de l’épidémie aux citoyens qui se sont permis un peu de liberté. Comme on l’a dit, aussi, on se demande donc comment les populations réagiront quand, dans quelques semaines ou quelques mois, on leur « accordera » encore quelque liberté. Sans doute les gens finiront-ils, sanitairement culpabilisés, à ne plus en vouloir. Ils resteront confinés et tout le monde sera content. Enfin, la paix sociale.

Toujours est-il qu’Angela Merkel a prédit aux Allemands que les semaines à venir constitueraient, selon elle, « la phase la plus dure de la pandémie ». La formule « les semaines à venir » étant d’ailleurs parfaitement vague. Les politiciens italiens, eux, ajoutent un épithète. Ils parlent de « nombreuses » semaines…

En Allemagne, le confinement (« partiel » et « jusqu’au 31 janvier ») est en vigueur. On incite toujours davantage les citoyens à réduire toujours plus leurs contacts.

Pendant ce temps, le gouvernement britannique affiche son ambition « d’avoir vacciné tous les adultes du Royaume-Uni d’ici à l’automne ».

Le discours officiel du gouvernement britannique, et en somme de tous les gouvernements, est d’assurer les gens qu’ils ne seront « à l’abri de ce virus que lorsque nous serons tous à l’abri – c’est pourquoi nous nous concentrons sur une solution mondiale à un problème mondial. »

Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a en commun avec Donald Trump l’amour du tweet. Le Guide suprême a donc « interdit d’importer des vaccins faits aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni », mais va quand même – lui aussi – vacciner ses administrés. Avec un vaccin cubain. Des Etats-Unis à la Russie en passant par la Chine, de l’Iran jusqu’à Cuba, l’amour pour les vaccins est absolument universel.

Je lis ainsi dans Le Monde: « L’ensemble de la population des Seychelles, soit 95 000 personnes, doit être à terme vacciné, sur la base du volontariat. » Me faut-il donc supposer qu’il n’y ait aux Seychelles aucun sceptique? Aucune personne ayant décidé de ne pas se faire vacciner? Je connais trop peu ce pays pour en juger, mais j’estime la chose douteuse…

En tout cas, en France, si des sondages ont annoncé que les Français étaient opposés aux vaccins, j’estime que ces sondages ne sont pas fiables, sans oublier par ailleurs que les bourrages de crâne médiatiques finissent toujours par avoir un résultat auprès de millions de gens qui, après avoir été contre quelque chose sans savoir pourquoi, deviennent soudain pour, et toujours sans savoir pourquoi.

Aux Etats-Unis, les plus récents sondages publiés montrent que le nombre de personnes refusant le vaccin décline. Les VIP se font vacciner en direct sur les chaînes d’information et, visiblement, cette émulation médiatique fonctionne. Je n’avais aucun doute à ce sujet. Mais c’est ainsi: la grande majorité des gens, en s’entendant dire qu’ils voient des politiciens ou des vedettes qui déclarent se faire vacciner, perdent leurs doutes et se persuadent de l’innocuité des vaccins. Il en ira ainsi en France, pays de ces fiers révolutionnaires de « gilets jaunes » qui doivent rêver d’une liberté qui, pour eux, se limite à faire vroum vroum dans la p’tite (mais sacro-sainte!) bagnole.

Voici à quoi va ressembler 2021, à mon avis, dans un monde placé sous le triumvirat, la troïka Biden / Xi Jinping / Tedros Adhanom.

  • 1 Soumission progressive des populations qui, depuis longtemps habituées à toutes sortes de culpabilités et de repentances, vont ajouter une culpabilisation à toutes les autres: les gens se sentiront coupables d’être libres, et courront joyeusement à la niche.
  • 2 Prolongation probable, dans plusieurs pays européens, notamment en Italie, des états d’urgence au moins jusqu’à fin juin 2021 (l’Italie devrait prolonger, cette semaine, son état « d’urgence » jusqu’à fin juin)
  • 3 Décrets, ordonnances, lois « d’urgence sanitaire pérenne » permettant de mettre en place des confinements et reconfinements dans l’urgence, s’il le faut du jour au lendemain;
  • 4 Parfaite acceptation des vaccins par les populations, y compris en France de la part de tous les beaux parleurs « anti-vaccins ». Restera à voir le sort qui sera réservé aux rarissimes « dissidents »…

 

 

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Quand la photographie de mode devenait de l’art pur: David Hamilton.

Quand la photographie de mode devenait de l’art pur:

David Hamilton.

Quelques photos que voici avaient déjà été publiées en 2018, par nos soins, ici: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/11/01/pur-amour-et-eternelle-beaute-comme-une-jeune-fille-hamiltonienne-aux-iles-acores/

Et également ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/10/26/dans-une-societe-qui-a-renie-david-hamilton-nul-ne-peut-vraiment-setonner-du-consternant-manque-de-gout-de-nos-contemporains/

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En complément à plusieurs articles précédents, parmi lesquels…

Reportage de mode: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/24/david-hamilton-reportage-de-mode/

Reportage de mode en Allemagne: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/23/david-hamilton-reportage-de-mode-en-1973-allemagne/

Allemagne 1973 : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/30/david-hamilton-reportage-de-mode-allemagne-1973/

Voir (ici, un article de 2018) : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/10/22/quand-david-hamilton-etait-a-la-pointe-de-la-photographie-de-mode-en-allemagne-annees-1970/

Voir (ici, un article paru sur ce blog au début de 2020) une autre photo de mode (appartenant à la même série, ou à des séries très proches des images qui vont suivre)  de David Hamilton : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/03/12/le-monde-de-david-hamilton/

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Maillots de bain, par David Hamilton

Photographie David Hamilton. La première image de David Hamilton est une photographie publicitaire pour la marque Benger Ribana (l’une des plus anciennes entreprises allemandes de maillots de bain), de Stuttgart. La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973

NOTE. J’avais publié, il y a longtemps, une autre photographie de la série « Sous les palmiers »: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/10/22/vacances-sous-les-palmiers-urlaub-unter-palmen-avec-david-hamilton-1973/

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La beauté, seule égérie de David Hamilton

Photographie David Hamilton. Un homme et une petite fille sous un parasol jaune: la deuxième image de David Hamilton est une photographie publicitaire pour la marque Egeria. Il est à peine utile de noter à quel point ce nom d’Egeria était fait pour David Hamilton, puisqu’Égérie est la nymphe considérée comme la déesse des femmes. La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. L’ombrello (en italien dans le texte) de la photographie n’est pas sans m’évoquer les ombrelli (en italien dans le texte) de « Mort à Venise » (Morte a Venezia), film franco – italien réalisé par Luchino Visconti, sorti  en 1971. Le film est naturellement inspiré de la nouvelle Der Tod in Venedig que Thomas Mann avait publiée en 1912. On est aussi profondément soulagé, sur cette image, de trouver une photo de ces reportages où l’on ne soit pas obligé de découvrir une modèle souvent omniprésente chez David Hamilton à cette époque, omniprésence qui ne s’expliquait pourtant pas par des critères esthétiques (beaucoup de modèles étaient plus belles qu’elle).

3

David Hamilton et le triomphe de l’érotisme

Photographie David Hamilton. La troisième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque TRIUMPH, marque pour laquelle David Hamilton avait été appelé à collaborer en plus d’une occasion.

On renvoie absolument à cette oeuvre magnifique de David Hamilton pour Triumph, datant de 1969: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/08/29/hautnahe-romantik-le-corps-a-corps-romantique-de-david-hamilton-en-son-triomphe-de-lerotisme-1969/

La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. Très joli sourire de la jeune fille brune, au second plan, fort gracieuse.

4

David Hamilton, ami des lingeries féminines fines

Photographie David Hamilton. La quatrième  image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque GLUMANN  (une très ancienne entreprise allemande, qui existe encore aujourd’hui, de maillots de bain et lingerie féminine), de Darmstadt. La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. On admire le naturel, la grâce, la beauté de la modèle assise sur une chaise.

5

David Hamilton photographe de mode

Photographie David Hamilton. La cinquième  image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque KIM. La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973, Très jolie modèle, au premier plan, ainsi que celle qui se trouve debout.

6

L’érotisme, triomphe de David Hamilton

Photographie David Hamilton. La sixième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque TRIUMPH  (voir plus haut). La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. Deux des modèles frappent par leur beauté, leur grâce, leur naturel.

7

David Hamilton et ses innombrables égéries

Photographie David Hamilton. La septième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque Egeria (voir plus haut). La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. 

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David Hamilton sous les palmiers

Photographie David Hamilton. La huitième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque Benger Ribana (voir plus haut). La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. La jeune fille avec des tresses et les cheveux foncés (à droite de la photo) est ravissante.

9

David Hamilton et les jolies vacancières

Photographie David Hamilton. La neuvième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque Benger Ribana (voir plus haut). La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973

10

L’érotisme triomphant de David Hamilton 

Photographie David Hamilton. La dixième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque Triumph (voir plus haut). La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. Charmant sourire de la jeune fille au costume multicolore, malheureusement ici au second plan.

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David Hamilton, quand la beauté était plus qu’une mode

Photographie David Hamilton. La onzième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque de lingerie féminine BLEYLE. La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. Belle photographie de David Hamilton, avec une très jolie jeune fille au second plan, et malgré la posture fort peu naturelle, notamment dans la position de sa main, de l’autre modèle.

12

David Hamilton, la mode au-delà des modes

Photographie David Hamilton. La douzième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque Baltrik.La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. Au premier plan et au troisième plan, de très jolies modèles (même si la photo est quelque peu gâchée par la position absolument pas naturelle des mains de la seconde modèle).

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David Hamilton et l’éternel féminin

Photographie David Hamilton. Pour finir, la treizième image de David Hamilton, celle qui suit, est une photographie publicitaire pour la marque Bleyle (voir plus haut). La photo de David Hamilton a été publiée – par exemple – sous forme de carte postale par la fameuse maison munichoise de produits de beauté, et de mode, Ludwig Beck. L’image date de 1973 et le titre allemand de la série à laquelle elle appartenait était: Urlaub unter Palmen (en français: Vacances sous les palmiers), « für Münchens aufregenden Bademarkt » (en français, littéralement, « pour l’excitant marché des bains de Munich »).

Photo David Hamilton, publiée en 1973. La photographie en question est fort intéressante. On voit fort bien la façon dont David Hamilton élaborait, dès lors, et au fil de tels reportages de mode (fin des années 1960, déjà), un langage photographique et quasiment pictural à la fois symbolique et décoratif, ouvrant la voie à ce qu’il y avait – alors – de meilleur dans la modernité…

Lecture complémentaire: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/10/29/david-hamilton-grand-photographe-de-mode/

Et aussi : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/05/lune-des-seances-photographiques-les-plus-historiques-de-david-hamilton/

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Réseau (anti) social, tu perds ton sang-froid…

La vraie question n’est pas de savoir s’il est « légitime » de fermer le compte Twitter de Donald Trump, président en exercice. La question est que, surtout aux Etats-Unis où la liberté d’expression est (en principe…) garantie, il ne saurait être légitime de fermer le compte de qui que ce soit. Or, hier 8 janvier, le compte personnel de Donald Trump a été supprimé.

Comme l’ancienne chaîne You Tube d’un vulgaire Roland Jaccard, pour ne prendre que cet exemple-là, il y a un an environ (http://www.roland-jaccard.com/2018/12/29/you-tube-et-moi/   ).

Il est évidemment déplorable qu’une entreprise privée puisse, aujourd’hui, censurer un chef d’Etat. Ou un écrivain. « Qui sera le prochain à être réduit au silence ? », s’est interrogé, non sans bon sens, l’avocat Rudy Giuliani.

Son ancien directeur de campagne a posé une question amusante : « Est-ce que, désormais, les fournisseurs d’électricité vont couper le courant à Trump ? Va-t-on lui couper l’eau ? Est-ce qu’il a encore le droit d’avoir le câble ? » Ou est-ce qu’on va le jeter ou essayer de le jeter à la rue, comme un vulgaire Gabriel Matzneff?

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a eu le vif courage de dénoncer  «la toute-puissance et l’arrogance» de Mark Zuckerberg : «Qu’en est-il de la liberté et du droit à l’information ? Et du rôle des autorités légalement et légitimement constituées ?»

Quant à Edward Snowden, certainement un des lanceurs d’alerte les plus courageux au monde, il a estimé que la suspension de Donald Trump, faisant suite à beaucoup d’autres,  représentait un « tournant dans la bataille pour le contrôle de l’information ».

Oui, nous sommes sans doute à un tournant. D’autant plus qu’on est en plein dans la crise du « coronavirus », qui va susciter de plus en plus de restrictions, et que le pouvoir va changer de camp, aux Etats-Unis, dans une dizaine de jours. Est-ce la continuation, ou seulement le prélude à une censure à vaste échelle sur les « réseaux sociaux »? Ce qui est « social » sous-entend des processus d’interaction, les interactions entre les individus, puis entre l’individu et les groupes, enfin entre les groupes eux-mêmes. Ici, les réseaux sociaux, quant ils excluent qui que ce soit, n’ont plus rien de social. Ils sont partiaux. Ils ostracisent.

En France, un secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, a déclaré que « la fermeture du compte de Donald Trump par Twitter, si elle peut se justifier par une forme de prophylaxie d’urgence, n’en pose pas moins des questions fondamentales ».

« Justifier »?… Formule au demeurant étrange car, dans un état de droit, ce ne devraient pas être des considérations « prophylactiques »  – par nature subjectives – qui devraient décider de la fermeture d’un compte Twitter, Facebook ou autre. Les dictionnaires indiquent en outre que le terme adéquat serait (si Cédric O souhaite parler français, naturellement) par exemple préventif;  le qualificatif de prophylactique s’emploie quand on parle d’une substance. Donald Trump n’est ni une substance, ni une maladie.

En 2020, la majorité parlementaire française avait voté l’obligation de retrait des contenus dits « haineux » en vingt-quatre heures dans la loi Avia, qui fut censurée par le Conseil constitutionnel qui la considère liberticide. Outre qu’il est fort difficile de déterminer ce qui est haineux ou pas, si l’on retire tous les contenus jugés haineux, ou provenant de gouvernements qui n’y vont pas de main morte avec la démocratie, on va avoir du boulot.

Pour le reste,  la gauche américaine justifie les fermetures des comptes de ses adversaires, comme Hillary Clinton.  D’autres estiment qu’elles sont des mesures tardives ou trop laxistes. Curieuses conceptions de la démocratie…

« Trump n’est plus un acteur démocratique légitime », ont également édicté quelques dizaines de salariés de Twitter. « Nous jouons un rôle sans précédent dans la société civile et le monde nous regarde », ajoutent-ils modestement. Certes, si ce sont désormais les employés ou la direction de Twitter qui décident de la légitimité des gouvernants qui ne leur plaisent pas…

Comme je l’écrivais sur ce blog ce matin, la seule alternative serait la création de réseaux sociaux libres. L’idéal serait qu’ils ne soient ni pro-Trump, ni anti-Trump, simplement ouverts à tous. Mais pour l’heure, vu le nombre et la puissance des réseaux sociaux anti-Trump, on ne peut que comprendre que soient créés des réseaux pro-Trump.

 Donald Trump quant à lui a assuré, dans un message publié sur un autre compte Twitter mais qui a ensuite disparu, « étudier les possibilités de construire notre propre plate-forme ».  Après quatre ans, il était temps d’y songer…

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Conformistes idiots, complotistes utiles…

Dans l’effondrement du monde moderne et contemporain, dont je parlais hier, on assiste à une extraordinaire accélération de tout. Notamment dans le jeu de dupes entre l’information-désinformation officielle, celle de la grande presse, et l’information-désinformation des milieux dits « complotistes ».

Le conformiste avale béatement la soupe que lui sert la grande presse, la télé et la radio. L’autre conformiste, que j’appellerais le « comploto-conformiste », avale béatement la soupe que lui sert Facebook et compagnie.

C’est amusant. C’est instructif. Tout comme le conformiste reprend, dans des journaux, ou dans des conversations privées, ou sur des blogs à l’audience égale ou encore inférieure à celui-ci, la soupe conformiste, de même le comploto-conformiste reprend quant à lui, dans d’autres journaux, ou dans des conversations privées, ou sur des blogs, la soupe comploto-conformiste.

On a eu l’exemple de Biden censé avoir « déclaré publiquement » que le parti démocrate américain aurait organisé une « fraude ». Il m’était pourtant évident, dès la première seconde, que cette information était et ne pouvait qu’être fausse. Il était inconcevable, pour toute personne ayant un cerveau, qu’un candidat à la présidence des Etats-Unis déclare publiquement une intention de fraude.

Pourtant, des dizaines de milliers d’imbéciles ont gobé. Ils n’avaient pas vu l’intégralité de cet entretien télévisé de Biden. Ils ne comprenaient peut-être pas l’anglais, pour certains d’entre eux. Ils avaient sans doute vu le tout bref extrait où Biden faisait un évident lapsus.

On a depuis peu, ces jours-ci, l’exemple des comploto-conformistes selon lesquels des « antifas » auraient été mêlés aux manifestants du Capitole. Cette pseudo-information a été donnée par certains organes de la presse américaine, puis aussitôt démentie et rectifiée. Désolé, mais il n’existe en effet aucune preuve de la présence massive d’antifas dans cette manifestation. Cela n’a pas empêché des tas de blogueurs du dimanche de diffuser, et même de continuer (!!!) à diffuser cette information. Ils sont incapables de voir qu’il s’agit d’une fausse information…

Les comploto-conformistes n’ont en général aucune source personnelle. Leur seule « source », c’est… la grande presse du grand conformisme.

Et vu que les souvent mauvais journalistes de la grande presse disent n’importe quoi et abondent en erreurs, approximations ou contradictions, tout en se recopiant les uns les autres, voilà ensuite que les mauvais « enquêteurs » des milieux comploto-conformistes croient tous les jours avoir découvert le fil à couper le beurre et les arcanes du monde.

Une société orwellienne a tout à gagner à l’existence des comploto-conformistes. Il suffit en effet à un journal conformiste de publier une fausse nouvelle, de la laisser cinq minutes en ligne, puis de s’excuser platement de « l’erreur » commise et de la retirer. Le travail est fait: là-dessus, les comploto-conformistes reprennent le mensonge qui leur a été (volontairement?) jeté en pâture. Ce qui permet ensuite au système en place, fort facilement, de traiter les comploto-conformistes d’idiots. D’idiots utiles, certainement. Le comploto-conformiste est l’idiot utile du grand conformisme.

Absurdité du monde moderne et contemporain. Prenons un autre exemple. Donald Trump a été exclu de Twitter. Qui sait s’il ne le sera pas aussi de Facebook? Or, ce serait sa grande chance. Il semble l’ignorer…

Je comprends fort aisément que tout politicien du système soit sur Facebook ou Twitter. L’erreur que font les autres est de s’y inscrire. Pourquoi voudrait-on, en effet, que Facebook ou Twitter favorisent en quoi que ce soit les politiciens proposant (ou censés proposer) des solutions anti-conformistes et non stéréotypées? C’est un peu comme si les résistants, pendant la guerre, avaient compté sur Je suis partout pour servir de vecteur à leur propagande. De Gaulle parlait à la BBC, pas sur Radio-Paris. Jean Auguste Hérold, dit Hérold-Paquis, parlait sur Radio-Paris, pas sur la BBC.

Mais aujourd’hui, tout le monde il veut causer sur Facebook. Trump prétendait employer Facebook. Grosse erreur. Erreur magistrale. La grande victoire de Facebook étant d’avoir convaincu des milliards de gens de s’y inscrire. Un monde comme ça est un monde forcément monolithique. Le règne du Grand Conformisme.

Tant qu’il n’existera pas des réseaux sociaux réellement indépendants, à supposer que cela puisse exister, aucune opinion réellement et intelligemment anticonformiste ne pourra être diffusée.

Encore faudrait-il déterminer, dans ce  monde partagé entre conformistes et comploto-conformistes, qui est réellement intéressé par des nouvelles intelligentes, libres et vraies

En tant que principe, un réseau social comme Facebook aurait pu être un territoire où tout le monde aurait pu s’exprimer. Or, ce n’est nullement le cas, puisque la censure y règne. Si tu y publies un bout de sein apparaissant sur un tableau de la Renaissance, les algorithmes te bannissent

Dès lors, qu’attendait Donald Trump (s’il lui reste quelques sous) pour créer son propre réseau social? Peut-être pensait-il subvertir Facebook? C’est en très grande partie regrettable, mais la seule vérité est que c’est Facebook qui a gagné. Et en effet, seul Facebook pouvait gagner. C’est pour cela, par exemple, que je n’y suis pas.

Contrairement à tant de crétins complotistes d’extrême-droite, certains se présentant même comme « écrivains » ou « essayistes » (je me tâte: ont-ils hanté les cabines de mode? ou alors, jouent-ils au rugby?), qui ont publié depuis des semaines des tomberaux de crétineries au sujet des élections américaines. Crétins publiant des crétineries gobées et répercutées par d’autres crétins.

Mon enquête sur la mort de David Hamilton montre exactement le même processus. D’un côté, la grande presse a repris les moindres allégations portées contre lui, les a avalées et les a fait avaler à ses lecteurs, sans le moindre sens critique, sans la moindre vérification.

Ensuite, parmi ceux qui défendent ou croient défendre David Hamilton, on assiste souvent à des comportements simplement antinomiques des précédents. Il y a exactement autant de crétineries dans la majorité des récits faits pas la presse contre David Hamilton que dans les quelques sites soucieux de dire du bien de lui.

Les uns et les autres disent du faux. Sur quelques sites qui croient parfois défendre David Hamilton, on trouve ainsi des informations qui sont… parfaitement fausses (pour n’en citer que quelques-unes: « il avait été marié à sa muse Machine », « il mettait de la vaseline sur l’objectif se ses appareils », « il avait été architecte », « il était riche », « ses grands amours avaient été X et Y »…), toutes affirmations que ces blogs font et font avaler à leurs lecteurs sans le moindre sens critique, sans la moindre vérification…

Personne, sauf moi merci, ne s’est livré à une enquête libre, indépendante et originale.

Si vous voulez bien me permettre, je suis le premier et le seul à avoir publié l’acte de décès de David Hamilton, en en dénonçant les irrégularités manifestes. J’ai publié sur la couverture du Portrait de Dawn Dunlap deux photos inédites (Paris, 1979) de Dawn Dunlap.

Voici deux de ses appareils photographiques de ses périodes les plus « historiques ».

L’un des appareils de David Hamilton, photo toute récente prise par nos soins

Phptographie, prise le 25 novembre 2020, de l’un des appareils photographiques « historiques » de David Hamilton.
L’appareil a été phptographié devant « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs », livre contenant des textes de quatre auteurs. Le livre est paru à l’aiutomne 2020.

J’ai exhumé de très anciens magazines de presse les déclarations faites en 1988 par Flavie Lecanu selon lesquelles elle tapissait alors sa chambre de posters de David Hamilton. J’ai démontré que Flavie Lecanu s’était présentée en 1988 au concours de « Miss OK » en employant une photo faite par David Hamilton.

J’ai publié sur ce blog des photos inédites de David Hamilton. Je suis le seul à avoir révélé qu’il n’était plus propriétaire de rien (alors que certains articles de la « grande » presse parlaient d’un « homme riche »). Je suis l’une des rares personnes en France à à avoir reconstitué son emploi du temps de toute l’année 2016, et de ses déboires. A connaître le contenu de ses conversations téléphoniques du 25 novembre 2016. A savoir le secret de ses funérailles.

Et la liste de mes révélations, déjà faites sur David Hamilton et sa mort,  ne s’arrête certes pas là. A suivre.

Sur deux ou trois blogs de sinistres amateurs, je lis que « David Hamilton mettait de la vaseline sur l’objectif de ses appareils ». Et, dans la « grande » presse comme sur de petits blogs minables, qu’il aurait été l’inventeur du « flou hamiltonien ». Flou photographique qu’il n’a évidemment nullement « inventé » et que, surtout, il a employé pendant très peu d’années. Un nombre d’années infime, par rapport à toute sa longue carrière.

Les ignares anti-Hamilton et pro-Hamilton abondent! Non, mieux: sur David Hamilton ou sur les élections américaines, les ignares pro-tout ou anti-tout abondent. Les uns et les autres sont les deux colonnes sur lesquelles est érigé tout système.

Or, en toutes choses, on ne fait et on ne devrait pas faire d’enquête sans une grande liberté d’esprit, un amour passionné de la vérité quelle qu’elle soit, un contrôle des sources et des documents. Un cerveau, à cette fin, est extrêmement utile!

C’est pourquoi ce blog tente modestement, et désespérément, de réunir des gens libres d’esprit. Voire de dénicher une cane boiteuse ( on consultera https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-lire-les-filles/   ).

De nos jours, une tâche absolument titanesque. Sisyphesque…

 

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Encore une gorgée de David Hamilton

 

James Mitchell, ici photographié par David Hamilton pour une célèbre publicité Nina Ricci. Plus tard, James Mitchell jouera le rôle du sculpteur dans « Laura les ombres de l’été » (1979) de David Hamilton.

Comme je le dis et le répète depuis longtemps – mais dans le monde moderne, il est parfois nécessaire de répéter les choses pendant des années avant d’espérer que quelqu’un commence peut-être à comprendre vaguement quelque chose – j’aime choisir mes lecteurs.

David Hamilton et Gunter Sachs en 1999

 

Choisir mes lecteurs, je le ferai encore pour mon prochain livre, Encore une gorgée de soleil, 76 pages, illustré par les oeuvres de quatre photographes, et qui sera constitué de brefs textes littéraires de moi consacrés à un enfant, à mes propres souvenirs d’enfance, à la littérature, à des amis écrivains, au thème de Lolita, à des animaux, à la ville de Venise, voire aux changements de société induits par le « coronavirus ». Eclectique.

Détail d’une photographie de David Hamilton. La modèle est apparemment l’une des actrices, ou si l’on préfère l’une des jeunes filles apparaissant dans le film « un été à Saint-Tropez » de 1983.

Et puis, environ 30 pages, sur 76, seront consacrées à David Hamilton dans Encore une gorgée de soleil. Ces trente pages se diviseront à leur tour en trois textes. L’un, poétique, sera consacré à David Hamilton, à son actrice Dawn Dunlap et au film Laura les ombres de l’été.

Portrait de David Hamilton, début-milieu des années 1970.

Détail d’une photographie de David Hamilton, lors d’une fameuse séance photographique qui a donné naissance à des cartes postales (éditions Agep), à des publications d’images dans des albums, dans des revues (y compris un reportage de mode).

Détail d’une photographie de David Hamilton, prise au bord de la mer, dans l’un de ces décors de dunes qu’appréciait énormément David Hamilton. Cette photographie appartient à une série d’images qui ont été publiées notamment sur des calendriers.

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Le folklore des pingouins humains, si peu humains

Ce monde moderne et contemporain s’effondre. Au fond, il y a des dizaines d’années qu’on le prévoyait, qu’on le craignait, voire qu’on l’espérait. L’étonnant est peut-être qu’il ait duré si longtemps. On assiste donc aux derniers soubresauts de la bête agonisante.

Tiens, pour commencer, un exemple de bestiaire. On parle actuellement d’un projet visant à construire des icebergs sur lesquels seraient édifiés des igloos artificiellement chauffés pour les pingouins, mais dont la partie immergée serait artificiellement refroidie (« pour lutter contre le réchauffement climatique »). Entendons-nous bien, j’adore les animaux en général (ils consolent de l’humain, trop humain) et les pingouins, en particulier, me sont sympathiques. Aucune volonté de ma part, on le voit, de me moquer des pingouins.

En revanche, tout esprit même vaguement lucide ne peut qu’arriver à une seule conclusion: l’exemple des igloos mi-chauds mi-froids montre que nous vivons, ou que nous survivons dans un monde malade. A l’agonie.

Tout en souhaitant longue vie et belle mort aux pingouins, un monde d’icebergs artificiellement refroidis (en surface) et artificiellement réchauffés (sous les eaux) ne serait plus un monde naturel, ce serait un monde strictement anthropomorphe, artificiel et ridicule. Si les pingouins doivent mourir, je le déplore. Mais les dinosaures aussi sont morts. Même si des savants tentent – autre folie – ou tenteront de leur rendre vie. Si l’on rendait la vie à un mammouth (et j’assure les mammouths aussi de ma plus vive et entière sympathie), ce ne serait plus des mammouths. Ce serait des mammouths qui mériteraient qu’on les définisse, au choix: artificiels, pas naturels, anti-naturels, contre nature.

Toute la comédie du spectacle de ces jours-ci permet de faire à peu près les mêmes constatations. Ce qui règne partout est le chaos. Les derniers événements en date aux Etats-Unis le prouvent amplement. Voilà un pays où les règles électorales – celles des « grands électeurs » – sont complètement absurdes. Ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que d’autres règles, en vigueur dans d’autres pays occidentaux, ne le soient pas aussi, d’une autre façon. Mais restons, aujourd’hui, aux Etats-Unis. Où la victoire de Biden a été écrasante en termes de millions de voix, tandis qu’il aurait suffi d’un infime pourcentage de voix, dans certains Etats, pour que Trump gagne.

Le chaos s’est accentué à la suite de l’intrusion, au Congrès, de quelques dizaines voire centaines de manifestants dont on se demande comment ils ont fait, apparemment désarmés qu’ils étaient, pour arriver là où ils sont arrivés (il a bien fallu que quelqu’un les y aide) mais dont, surtout, ladite intrusion ne servait strictement à rien: puisque les résultats officiels du vote ne se trouvaient évidemment pas exclusivement là (il en existe une multitude de doubles, sur support informatique et autres).

C’était donc une intrusion, telle qu’elle a eu lieu, totalement inutile du point de vue du politique. Sinon comme épiphanie « folklorique ».

Quand une société perd ses traditions, elle se réfugie dans le folklore. La fin des régimes politiques qui ont ou auraient pu faire l’Histoire laisse derrière eux un long sillage de folkloristes.

Stendhal, parlant des auteurs qui remplissent leurs livres de notes en bas de page, remarquait : « Cela accroche les sots, les benêts, les gens qui ne comprennent pas le texte. »

Dans l’Histoire, les sots et les benêts se raccrochent à la lettre de mondes morts, dont ils ne sont plus capables (à de rarissimes exceptions, et ceux-là sont voués à la solitude) d’incarner l’esprit. D’où le folklore des néo-tout ce que vous voulez. Ce sont tous des pitres de cirque.

En Italie, où plein de gens n’ont jamais lu ou compris Pinocchio (je parle de l’Italie contemporaine), on a ouvert un parc d’attractions Pinocchio. A Florence, la tombe de Carlo Lorenzini, l’auteur de Pinocchio, n’est pas accessible au public. La chapelle de sa famille est fermée et sert de dépôt aux jardiniers du cimetière. Pourtant, dans la ville de Florence, jusqu’à l’an dernier, des millions de touristes achetaient une statuette de Pinocchio, même s’ils n’ont jamais lu le livre ou ne savent, de Pinocchio, que les crétineries issues des films de Disney.

Autre exemple? En Bretagne, en 2020, où les rares enfants qui naissent encore naissent (exactement comme partout ailleurs) avec un ordinateur dans leur berceau, on vend des Bécassine.  On peut facilement hypothiser, je pense, que plus on vend des Bécassine et moins on parle breton.

Le folklorisme, qui se gargarise de traditionalisme,  n’est pas la continuation de la tradition. Tout traditionalisme est la négation de toute tradition. Le folklorisme est l’acte de décès d’une tradition. Le folklorisme est le pire ennemi de la tradition.

C’est ce que l’on a vu aussi lors de la « manifestation » pro-Trump, ou présumée telle, au Congrès. Cette manifestation, telle qu’elle a été menée et par qui elle a été menée (quand je vois la dégaine des manifestants pro-Trump, je n’en ferais certes pas mes amis intimes, et pas davantage quand je vois les manifestants pro Biden-Harris), cette manifestation n’avait pas la moindre chance d’aboutir à quoi que ce soit, sinon à renforcer l’union des adversaires de Trump (et à leur permettre d’édicter de nouvelles lois technologiques et liberticides de surveillance des masses).

Cette manifestation, au mieux, a été pour Trump, un baroud d’honneur. Le dernier acte d’une tragédie. Le passage, ici aussi, qui va coïncider entre le « monde d’avant » et le « monde d’après ». La disparition de Trump. Lequel, dans une dizaine de jours tout au plus, sera écrasé sous les poursuites judiciaires, viré du parti républicain (ou de ce qu’il en reste) et qui, dans quatre ans et pour une raison ou l’autre, soit à la suite de condamnations, soit à cause de son âge, soit tout simplement pour absence d’investiture, ne pourra jamais plus être candidat. Exit donc Trump (ex-membre du parti démocrate, puis président républicain) de la scène. Même si, et au fond c’était son vrai but, c’est sans doute lui qui restera dans l’Histoire.

Trump aura marqué – et ce n’est pas rien – une dernière frontière entre ce qui n’avait plus beaucoup de chances d’être appelé l’Histoire et ce qui a toutes les chances de s’avérer un Folklorisme généralisé. Trump aura donné ses lettres de noblesse, si je puis dire, au folklorisme. Il en aura authentifié la généralisation.

Folklorisme auquel personne, ou presque, n’échappera plus. Blancs, noirs, hommes, femmes, vieux, jeunes, droite, gauche, même folklorisme et même société du spectacle. Après quatre ans de folklorisme trumpien, folklorisme sympathique par certains aspects, et qui ne pourrait plus échapper à son propre folklorisme que par une sortie de scène tragique, on aura quatre ans du folklorisme voulu et orchestré par le binôme Biden-Harris. Obama bis. Ce sera encore moins gai. Un tristissime folklorisme que l’on évitera de décrire d’avance, tant c’est facile. Au moins, Trump était quelque peu imprévisible.

Les humains devraient comprendre quelque chose, mais il est vrai que si les humains avaient jamais compris quoi que ce soit, on n’en serait pas là où on est. Et voilà tout ce qu’il y aurait à comprendre: les mammouths sous le permafrost n’ont pas plus d’avenir que les humains. Les pingouins, sur leurs icebergs à moitié refroidis et à moitié réchauffés, ce sont les humains. Les pingouins n’ont demandé à personne d’être artificiellement réchauffés ou refroidis. Les humains, en revanche, s’artificialisent eux-mêmes. Avec délectation. Ils s’artificialisent, se vident et se chatrent intellectuellement et spirituellement. Ils se folklorisent.

Qu’ils croient béatement à la grande presse, ou qu’ils croient béatement à tout ce que racontent les « réseaux sociaux » (cette entité que les journalistes appellent « le Web » et qui n’est jamais que la réunion des opinions de millions d’ignorants et d’incultes), c’est bonnet blanc et blanc bonnet, le monde s’enfonce dans une bêtise terrifiante. Double bêtise, bêtise spéculaire, bêtise binaire.

La plupart des gens que je connais, et quelque chose me fait supposer qu’il s’agit d’une constante chez l’être humain, pensent que si A dit ou déclare ceci, alors soit c’est A qui a raison, soit c’est B qui dit le contraire de A. Pour les imbéciles, on a inventé il y a déjà très longtemps le bien et le mal, la vérité et le mensonge et autres choses de cette espèce. Les imbéciles en ont fait large usage. Le patron de l’OMS dit qu’il n’y  pas de vaccin contre la pauvreté, le chômage, etc. Je n’en sais trop rien. Mais j’ai une certitude, il n’y a pas de vacin contre la superstition, le conformisme et la médiocrité.

Mes rares amis écrivains (je parle de vrais écrivains, pas de tant de guignols qui s’affublent de ce titre) le savent, la vie n’est pas binaire.

J’ai raconté ce qui suit dans un ou deux de mes livres. Dans les années 1980, dans les rédactions parisiennes, je disais que X était un con. Je disais aussi que Y était un con.

De fins esprits venaient me voir et me faisaient la morale: « Tu es un sale hypocrite, tu as dit à C que A était un con. Et tu as dit à C que B était un con« .

Mes moralisateurs étaient de fins esprits. Et dire qu’ils publiaient chaque jour ou chaque semaine, ou chaque mois, dans la presse, leurs « pensées » à l’intention du grand public…

Naturellement, ma sincérité était parfaite, totale, absolue et plénière: à mon avis, A et B étaient deux cons. Et le troisième con, c’était C. Je le lui disais, pour ne pas être encore accusé d’hypocrisie. Généralement, j’écrivais ou corrigeais les articles de A, B et C… Cela ne m’a pas fait que des amis. Braves gens…

Et vous pouvez remplacer A et B par (presque) tout ce qui s’oppose ou feint de s’opposer.

La triste vérité est que l’on est passé – depuis un certain temps, voire un temps certain – de l’humain à la panfolklorisation de l’humain. Trump, par son côté maverick, comme aime à dire Roland Jaccard, ou iconoclaste (par exemple en allant jouer au golf alors que le monde entier attendait qu’il avoue sa défaite) essayait sans doute de rendre un peu d’humanité à l’humain. Il a échoué. Pas forcément par sa faute. Il ne pouvait qu’échouer. Il y a trop longtemps que l’humanité est folklorisée. Jusqu’au trognon.

Tout ce qui se passe, dorénavant, manque totalement d’âme. On a l’impression qu’il ne s’agit plus vraiment d’êtres humains habités par des idéaux, mais d’hologrammes manipulés par des algorithmes. Trump, avec toutes ses outrances, avait encore des côtés humains. On ne le lui pardonnera pas.

Hier encore, le folklore ne faisait qu’un avec la civilisation populaire. C’était un folklore supérieur et vivant. Il n’y avait pas de césure entre le folklore oral et les traditions, les usages, les coutumes que relatait ce folklore.

Tous les folkloristes d’aujourd’hui, les folkloristes politiques, les folkloristes pseudo-écrivains, et cetera (à propos, et pas «excetera » – sic – comme cause l’occidental moderne illettré), démontrent une seule chose, à savoir que dans un monde en ruines, il ne peut même plus y avoir de folklore. Il reste un cadavre rigide et glacial de folklorisation. Le grand conformisme de la presse, le grand conformisme des complotistes. L’ensemble cristallisant et folklorisant la médiocrité la plus large possible, la plus universelle possible.

Propos dans le désert…

Si vous aimez, vous pourriez lire mon prochain livre Encore une gorgée de soleil. Sortie imminente. Mais dont le tirage risque d’être limité. A vous de voir!

 

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« Encore une gorgée de soleil » est à l’imprimerie

C’est avec un grand plaisir que je peux annoncer aujourd’hui aux lecteurs que mon prochain livre, Encore une gorgée de soleil, présentera sans doute la plus belle couverture de tous mes livres (au nombre d’une centaine). Je viens d’achever la correction des épreuves.

Encore une gorgée de soleil aura finalement 76 pages et sera illustré par les nombreuses photos de quatre photographes (dont deux ou trois photos de moi, notamment celle qui illustrera la quatrième de couverture). Qu’ils en soient ici remerciés.

Ma santé n’est pas particulièrement bonne, chacun sait quelle est la situation planétaire actuelle et ce livre devrait être imprimé dès la semaine prochaine: nous ne sommes pas de ceux qui ont du temps à perdre.

Nous restons toujours dans l’attente de messages de la part des quelques personnes et des souscripteurs qui pourraient être intéressés par cette dernière gorgée de soleil. Il nous faut le savoir maintenant d’extrême urgence. Merci…

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Bye Bye WhatsApp: ma liberté n’est pas à vendre

Les nouvelles « règles » WhatsApp sont arrivées. En France, je ne sais pas, mais cela ne saurait tarder. En Italie, elles sont arrivées.  Et vous devez les accepter pour continuer à utiliser cette « application ».

Déjà, ce simple fait m’a conduit à supprimer, dès ce matin, mon utilisation de Whatsapp. Je ne suis pas un esclave, je ne me soumets pas aux conditions que je n’agrée pas et Zuckerberg n’a pas à me dire ce que je dois faire. Zuckerberg n’a absolument rien à me dicter. Ni lui, ni personne d’autre. Clair? Je l’espère.

Le grand public – les gens qui s’intéressent à ces choses – était susceptible de le savoir dès début décembre 2020. Je le savais, si vous permettez, auparavant. Dorénavant, la chose est officielle, de l’Inde jusqu’à l’Italie, et les utilisateurs d’autres pays ne vont pas tarder à être mis au courant.  La plate-forme de messagerie WhatsApp est en train d’apporter des modifications à sa réglementation interne, en particulier à la façon dont elle va gérer les données des utilisateurs sur les serveurs du groupe Facebook. Les nouvelles conditions d’utilisation du service entreront en vigueur à partir du 8 février 2021.

Dans la notification envoyée à des millions d’utilisateurs de WhatsApp, notamment en Italie, on trouve une  référence au fait que les entreprises seront en mesure d’«utiliser les services disponibles sur Facebook pour stocker et gérer » leurs conversations avec les utilisateurs sur WhatsApp.

Ce n’est pas la première fois – et certainement pas la dernière –  que WhatsApp introduit de nouvelles « règles » qui le rapprochent de l’infrastructure du groupe Facebook en intensifiant l’échange de données entre les deux applications.

Comme pour toute mise à jour des conditions de service, le consentement de l’utilisateur est – au moins officiellement – obligatoire. Bref, WhatsApp se transforme toujours davantage, et ce n’est qu’un début, en un produit de style Facebook.

Un système dans lequel j’estime pour ma part que les utilisateurs paient, au moyen de leurs données personnelles, le droit de s’y inscrire.

Il se trouve que la vôtre, je ne sais pas, et elle vous regarde puisque c’est la vôtre, mais ma liberté à moi n’est pas à vendre.

Ce n’est pas un hasard si le processus de fusion entre les deux plateformes inquiète toujours davantage – ici encore, officiellement – les autorités antitrust du monde entier.

Bien conscient que chacun se fait de la liberté l’idée qu’il veut, et bien conscient aussi par conséquent que mon idée de la liberté vaut pour moi, tandis que je laisse à tout un chacun l’idée qu’il s’en fait pour sa part, j’ai donc quitté dès ce matin et définitivement l’application Whatsapp.

Chose que je voulais d’ailleurs faire depuis longtemps. Je remercie donc Whatsapp, Facebook, Zuckerberg et compagnie pour l’occasion qu’ils m’en ont donnée.

Mes correspondants peuvent toujours me joindre ou en me téléphonant, ou en m’écrivant à mon adresse de courriel, voire même en laissant un commentaire sur ce blog.

 

 

 

 

 

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La vie au soleil avec David Hamilton

Photo David Hamilton (parue en 1978 en couverture de la revue naturiste « La vie au soleil »)

La vie au soleil, célèbre revue naturiste (parue sous ce titre jusqu’en 1983), ici en 1978 (numéro 57), avait consacré sa couverture à David Hamilton (une photographie extraite d’une séance photographique fameuse du grand photographe), ainsi qu’une affiche et, surtout, un entretien peu connu.

Signature de l’artiste, sur l’affiche centrale de ce numéro 57 de la revue « La vie au soleil »

Voir aussi : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/12/18/le-bleu-david-hamilton/

Précisons encore que l’affiche centrale (proposant la même image que la couverture) était signée par David Hamilton dans le coin inférieur droit, tandis qu’on lisait, à gauche, le titre de la revue.

La vie au soleil (août 1978)

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Coronavirus: à quand le retour des « beaux jours »?

Les laboratoires du monde entier  ont mis au point et les Etats (avec une unanimité quasi surprenante, tant elle est inhabituelle) ont autorisé, en un temps étonnamment bref, plusieurs vaccins supposés contre le « Covid-19 ».

Les plus connus, ceux de Pfizer-BioNtech, Moderna et AstraZeneca, ont reçu des autorisations d’urgence un peu partout, notamment en Occident. Les administrations sanitaires ont garanti, toujours à vitesse grand V, une absence présumée d’effets indésirables graves. Mais ensuite?  Et si les laboratoires pharmaceutiques avaient choisi, au mieux, d’étudier et de traiter  les symptômes? Solution de facilité?

Voici quelques raisons, à mon avis, pour lesquelles le « retour à la normale » n’aura pas lieu.

  1. Première raison. Parce que les personnes qui ont été déclarées positives au « coronavirus », et en ont guéri, tout comme celles qui ont été vaccinées, pourraient ne pas être protégées contre les mutations de ce virus. La question mérite au moins d’être posée. Or, il y a à ce jour, à ma connaissance, non pas seulement le virus « anglais » et le virus « sud-africain », mais cinq mutations (les quatre plus importantes étant apparemment à ce jour  le virus anglais, le virus sud-africain, le virus lombard et celui des visons). Il y en a sans doute bien d’autres à l’horizon. En d’autres termes, il faudrait alors fabriquer d’autres vaccins – des vaccins dits de seconde génération, alors que ceux de la première génération n’ont pas encore été inoculés à beaucoup de gens – et, fussent-ils fabriqués en deux jours comme celui de Moderna, puis autorisés à vitesse grand V, cela signifie des semaines ou des mois d’autres confinements, couvre-feu, port de masques, gel hydroalcoolique, reconfinements (j’apprends dans Le Monde que le gouvernement français veut « à tout prix » éviter un troisième reconfinement; l’Allemagne, après le Royaume-Uni, vient de reconfiner).
  2. Deuxième raison. Parce que je me demande même s’il n’y a pas autant de mutations que de personnes contagiées. Ce qui risquerait alors de rendre inutile ou  impossible tout vaccin.
  3. Troisième raison. Et enfin, parce que les vaccins censés être efficaces, tous efficaces, et d’une efficacité vantée au moyen de pourcentages flatteurs, n’empêchent peut-être pas du tout le virus d’entrer dans les cellules.  Ils n’empêchent peut-être pas non plus, éventuellement, de contaminer autrui. Ici aussi, la question mérite d’être posée. Personne n’en sait rien, à l’heure d’aujourd’hui.

Ma conclusion est assez simple, elle devrait être celle d’un enfant de cinq ans d’intelligence moyenne. Si les mutations de ce « coronavirus » sont innombrables, si on en annonce tout le temps de nouvelles, si on doit attendre qui sait combien d’autres vaccins, on se dirige bien – comme je le dis depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois – vers des vaccinations systématiques et répétées d’un « vaccin » après un autre, et – concrètement – vers  un lockdown pérenne. Quant aux vaccins de première génération, s’ils ne traitent que les symptômes (et pendant combien de temps les traitent-ils, s’ils les traitent?) mais pas une éventuelle contagion, ils ne me semblent pas plus efficaces que cela.

En tout cas, pas efficaces à empêcher que le lockdown s’étende sur toute l’Europe en janvier et jusqu’aux « beaux jours » – au moins – les jours où l’on espère une diminution de virulence du ou des virus.

Le Royaume-Uni est confiné, l’Allemagne aussi, jusqu’à fin janvier. L’Irlande vient de fermer au moins jusqu’à la fin du mois ses écoles, ce qui a pour effet de durcir encore le confinement imposé après Noël.

Mais – voilà – les « beaux jours » reviendront-ils? Veut-on d’ailleurs qu’ils reviennent?

Ou petit à petit, va-t-on commencer à parler maintenant d’horizon 2030, chose que je crains, crainte que j’ai déjà exprimée et que j’exprime de nouveau ici?

Roland Jaccard, (éternel) enfant

Il n’y a plus que quelques écrivains, quelques « vieux mâles européens », des dinosaures, pour essayer encore de se livrer à leur passion de la littérature.

C’est ce à quoi s’efforce par exemple Roland Jaccard, sur son blog, publiant aujourd’hui une photo touchante de lui, enfant: https://leblogderolandjaccard.com/2021/01/06/ce-6-1-2021/

C’est ce à quoi je me consacre aussi dans mon prochain tout petit livre, Encore une gorgée de soleil, qui rassemble quelques textes littéraires brefs et inédits. A lire: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2021/01/04/pour-gouter-encore-une-gorgee-de-liberte/

Le monde entier chavire dans tout ce déluge de surinformations chaotiques et cahotiques, où la grande presse et aussi pas mal de sites complotistes se rendent coupables de beaucoup d’approximations ou d’erreurs. Vérifier ses sources, ne dire que des choses vraies ou que l’on croit intimement susceptibles de l’être, est une méthode et un long apprentissage, un métier… Beaucoup de gens ne savent visiblement pas l’exercer.

Et il n’y a plus que les dinosaures – surtout quand ils sont restés d’éternels enfants – pour se préoccuper encore de littérature…

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Quelques vérités dérangeantes sur le confinement et tout le tralala.

La première remarque que je me faisais, hier, était de songer à quel point il est risible de voir à quel point l’homme – l’être humain – est universellement et intemporellement binaire. Le bien, le mal… la droite, la gauche… le pour, le contre.

La logique du tiers inclus a toujours été l’apanage d’une élite minuscule…

L’actuel chaos autour de la pandémie planétaire proclamée de « coronavirus »  le démontre. Et tous les parleurs de néant causent du « monde d’avant » et du « monde d’après ». Les « philosophes » d’un grand (?) quotidien français, intitulés modestement « penseurs », distillent des tribunes où ils exposent des truismes abyssaux, fruits de leurs réflexions, du genre: « L’eau chaude est plus chaude que l’eau froide ».

Il est évident que tous les effets que produit le confinement ne sont nullement délétères. On pourrait donner l’exemple des quelques progrès que semblent réaliser la nature ou des espèces animales afin de regagner quelques espaces menacés par l’anthropocentrisme abject de ces dernières décennies.

Je suis ravi, à titre personnel, d’entrer dans un monde où je serai débarrassé – par exemple – des millions de touristes qui, depuis quelques dizaines d’années, venaient empuantir mon paysage tant visuel qu’auditif, voire olfactif, en embouteillant les autoroutes, en surchargeant les aéroports ou encore en s’allongeant par milliers ou millions sur les plages en y exhibant leurs aisselles odoriférantes ou leurs formes – généralement assez peu praxitéliennes – tartinées d’huiles solaires. Je n’ai jamais compris le sens et l’utilité de ce tourisme de masse et, d’ailleurs, de tout ce qui est massifié. C’est pourquoi j’ai aimé la mer surtout l’hiver, et les plages désertes. Ou me promener dans les grandes villes du monde, de Madrid à Belgrade, de Rome à Venise, de Cracovie à Berlin, mais la nuit. Quand il y avait le moins de monde possible dans les rues.

La distanciation sociale n’a donc pas que des défauts. Je n’ai jamais aimé la promiscuité. Le problème n’est pas tant que les villes du monde soient vides. C’est que je sois privé – moi – de m’y promener à ma guise.

Le monde d’avant était répugnant, par maints aspects. Ne pas revenir à ce monde-là ne pourrait être qu’une excellente chose. La seule véritable crainte, qui est surtout une certitude, est que le prochain – celui qu’ils annoncent, celui qu’ils ont prévu, celui qu’ils espèrent – soit encore pire. J’en parle dans mon prochain petit livre, Encore une gorgée de soleil.

La deuxième chose que j’ai pensée m’a fait sourire. Je me suis souvenu des manifestations des gilets jaunes. Force est de constater, à moins d’être un âne, que ces masses de gilets jaunes – et je ne suis pourtant certes pas un adepte de Macron – manifestaient parce que l’essence était trop chère. Ils voulaient faire vroum vroum dans la p’tite bagnole sans payer l’essence trop cher. Il y a des revendications populaires qui, dans leur infinie médiocrité,  en disent autant si pas davantage sur l’état d’un pays que les discours de ses politiciens.

Que l’on cesse de faire vroum vroum, c’est là quelque chose que je suggérais au tout début des années… 1970. Ce rouler carrosse de la plébécule me semblait vain et émétique. Pas seulement pour des raisons de pollution (étant un véritable écologiste, je n’ai jamais frayé avec les écolos). Et je n’ai pas changé d’avis.

Non, le monde du confinement – sans tourisme, sans vroum vroum et sans attroupements – n’a pas que du mauvais.

Comme le dit Roland Jaccard aujourd’hui sur son blog, que l’humanité coure à sa perte est logique. Voire réjouissant, par plus d’un aspect.

Les téléologistes d’aujourd’hui sont loin de se tromper sur tous les points. Disons qu’eux et moi, nous n’avons pas la même téléologie. Le monde d’après, à mes yeux, sera exactement aussi ignoble que celui d’avant. Ce ne sera qu’un changement de degré, pas de nature.

Les gens qui manifestaient pour avoir le droit de faire vroum vroum dans les p’tites bagnoles n’avaient pas, n’ont pas et n’auront jamais la même idée que moi de la liberté. D’ailleurs, sur tout, moi non plus je ne veux « échanger » des idées avec personne. Je garde les miennes.

On n’a pas connaissance de manifestations ayant défendu David Hamilton ou Gabriel Matzneff, pour ne prendre que ces deux exemples.  Et j’ai envie d’ajouter : heureusement. Il n’y a que des médiocres et des imbéciles pour vouloir être suivis par des masses.

Qui pense que la liberté se résumerait à faire vroum vroum dans la p’tite bagnole est un parfait esclave. Ma mission sur terre n’est pas de changer les esclaves en hommes libres.

Une autre chose que personne n’a dite: la fermeture des « lieux de culture », à cause du confinement, est une excellente chose. Toute cette sous-culture, toute cette culture de merde fait rendre. Le confinement et les couvre-feu évitent au moins ces miasmes écoeurants de nullité et de pédanterie.

La culture, on l’a assassinée avec David Hamilton ou quand Gabriel Matzneff a été victime d’une chasse aux sorcières ignoble. Pas quand on ferme des cinémas et des théâtres où l’on ne projette plus, depuis longtemps, et où l’on ne représente plus depuis tout aussi longtemps que de la merde.

Monde d’avant ou d’après, les esclaves resteront des esclaves. Esclaves spéculaires des baratins du conformisme, ou des baratins du complotisme.

Les gens libres ont toujours été rares. J’en ai rencontré trois ou quatre, dans toute ma vie. Je m’estime infiniment heureux.

 

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Les temps des épiphanies david-hamiltoniennes sont enfuis…

 

Couverture de l’album « IMAGES » de David Hamilton. ÉDITIONS Crescent; 1988.
Textes en anglais.
142 pages.
ISBN-10 : 0517654911
ISBN-13 : 978-0517654910

La fête de la Befana, en Italie, qui correspond plus ou moins à l’Epiphanie, remonte à l’époque du paganisme romain. Tradition qui fut – comme les autres – récupérée et adaptée par le christianisme. La Befana (https://www.treccani.it/vocabolario/befana/ ) – dit la tradition – apporte des sucreries aux gentils enfants italiens, et du charbon à ceux qui ont été méchants.

*

Photographie David Hamilton, extraite de l’album « IMAGES » de David Hamilton. ÉDITIONS Crescent; 1988.
Textes en anglais.
142 pages.
ISBN-10 : 0517654911
ISBN-13 : 978-0517654910

Aujourd’hui, qui sait si la Befana pourra remplir sa mission, en ces temps de confinements, surveillance de masse, drones et passeports vaccinaux en préparation?

Photographie David Hamilton, extraite de l’album « IMAGES » de David Hamilton. ÉDITIONS Crescent; 1988.
Textes en anglais.
142 pages.
ISBN-10 : 0517654911
ISBN-13 : 978-0517654910

Quant aux jeunes filles david-hamiltoniennes, elles ont toujours été une espèce en voie d’extinction ( https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-lire-les-filles/).

Ou peut-être n’ont-elles existé que dans l’imagination du grand photographe britannique. Il n’en reste que des images… L’épiphanie, étymologiquement, c’est « ce qui apparaît ». C’est la manifestation d’une réalité généralement cachée. Les temps des épiphanies david-hamiltoniennes sont enfuis…

*

Tout le monde en Italie connaît cette belle poésie de Giovanni Pascoli.

La Befana

Viene viene la Befana

vien dai monti a notte fonda.

Come è stanca! La circonda

neve, gelo e tramontana.

Viene viene la Befana.

Ha le mani al petto in croce,

e la neve è il suo mantello

ed il gelo il suo pannello

ed il vento la sua voce.

Ha le mani al petto in croce.

E s’accosta piano piano

alla villa, al casolare,

a guardare, ad ascoltare

or più presso or più lontano.

Piano piano, piano piano.

Che c’è dentro questa villa?

Uno stropiccìo leggero.

Tutto è cheto, tutto è nero.

Un lumino passa e brilla.

Che c’è dentro questa villa?

Guarda e guarda…tre lettini

con tre bimbi a nanna, buoni.

guarda e guarda…ai capitoni

c’è tre calze lunghe e fini.

Oh! tre calze e tre lettini.

Il lumino brilla e scende,

e ne scricchiolan le scale;

il lumino brilla e sale,

e ne palpitan le tende.

Chi mai sale? Chi mai scende?

Co’ suoi doni mamma è scesa,

sale con il suo sorriso.

Il lumino le arde in viso

come lampada di chiesa.

Co’ suoi doni mamma è scesa.

La Befana alla finestra

sente e vede, e s’allontana.

Passa con la tramontana,

passa per la via maestra,

trema ogni uscio, ogni finestra.

E che c’è nel casolare?

Un sospiro lungo e fioco.

Qualche lucciola di fuoco

brilla ancor nel focolare.

Ma che c’è nel casolare?

Guarda e guarda… tre strapunti

con tre bimbi a nanna, buoni.

Tra la cenere e i carboni

c’è tre zoccoli consunti.

Oh! tre scarpe e tre strapunti…

E la mamma veglia e fila

sospirando e singhiozzando,

e rimira a quando a quando

oh! quei tre zoccoli in fila…

Veglia e piange, piange e fila.

La Befana vede e sente;

fugge al monte, ch’è l’aurora.

Quella mamma piange ancora

su quei bimbi senza niente.

La Befana vede e sente.

La Befana sta sul monte.

Ciò che vede è ciò che vide:

c’è chi piange e c’è chi ride;

essa ha nuvoli alla fronte,

mentre sta sul bianco monte.

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Pour goûter encore une gorgée de liberté

En Ecosse, nouveau « lockdown ». Pour tout janvier. Au moins… “Les citoyens écossais ne pourront légalement sortir que pour faire de l’exercice physique, faire des provisions et, s’ils sont travailleurs, se rendre au travail”…

Troisième lockdown au Royaume-Uni. Jusques à quand? Jusqu’à l’été prochain? Qui peut le dire? 80% de ce pays étaient pratiquement déjà en lockdown. Et il l’a été pendant tout le mois de novembre.

Or, dit-on, les contagions augmentent. Comme je l’ai souvent dit sur ce blog, est-ce que quelqu’un se posera jamais la question de savoir si, à ce point, les masques, la distanciation sociale, les confinements servent vraiment à quelque chose? J’espère ne pas aller en prison pour avoir évoqué une telle hypothèse…

Il ne reste qu’à espérer aussi qu’on ne découvre pas que le « coronavirus » se transmet par la pluie. Cas auquel personne ne pourrait plus sortir de chez lui tant qu’il pleuvrait…

Et les vaccins? Les vaccins sont censés être efficaces après la deuxième dose. Vaccins ou pas, il faut donc attendre un mois. En Italie, une femme médecin a été déclarée « positive au coronavirus » six jours après s’être fait vacciner. Et qui a été déclaré positif doit attendre trois mois. Tout cela pour vous expliquer, si toutefois vous ne l’aviez pas compris tout seuls, que l’improbable retour à la liberté n’est pas pour demain.  D’autant qu’après le virus anglais, voici le virus sud-africain. Pour lequel, à mon avis, on ne va pas tarder à s’apercevoir que les vaccins « efficaces à 95% » ne sont pas efficaces du tout. Il va donc falloir « au moins trois mois » pour en fabriquer d’autres. De vaccins en vaccins, on arrivera aux calendes grecques…

Je vous suggère de relire ce petit article, en date du mois d’août 2020… :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/08/14/le-coronavirus-un-simple-pretexte-pour-vous-confiner-et-vous-reconfiner/

En Italie, les actuelles et provisoires mesures de restrictions aux libertés sont prolongées jusqu’au 15 janvier. En attendant le(s) prochain(s) décret(s) du gouvernement. Pratiquement impossible en tout cas de se déplacer en Italie, d’une région à une autre, entre le 7 et le 15 janvier. Dans la ville de Florence, l’aéroport va fermer pendant plusieurs semaines, jusqu’au 20 mars dit-on. Ils vont profiter du lockdown pour refaire la piste.

*

Deux suggestions: que vous désiriez lire mon prochain livre, Encore une gorgée de soleil.

C’EST ICI : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2021/01/02/a-paraitre-encore-une-gorgee-de-soleil/

Et que vous lisiez cet article de Roland Jaccard, avec une jolie photo de lui en grande forme: https://leblogderolandjaccard.com/2021/01/04/ce-4-1-2021/

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La littérature française, ou le très peu qui en reste, est devenue un grand déversement de « libération de la parole »…

Jaccard et Matzneff

Tout le vacarme fait, l’année dernière, autour de Gabriel Matzneff (le présent blog avait été le premier, dans l’absolu, à annoncer plusieurs semaines à l’avance  l’Affaire Springora), a déjà un an.

Le mois de janvier serait-il propice aux déballages familiaux? « La Familia grande » sera publié au Seuil dans quelques jours, le 7 janvier. J’ignore pourquoi la « Familia », et pas la « famille » (en français) ou la « famiglia » (en italien).

ll y a un an, Vanessa Springora parlait de Gabriel Matzneff. Ici, Madame Camille Kouchner accuse son beau-père, le constitutionnaliste Olivier Duhamel, d’avoir abusé de son frère jumeau, il y a très longtemps de cela. Dans le cas de Vanessa Springora, elle se présentait en victime et parlait de celui qu’elle désignait comme un homme vil ayant eu de « l’emprise » sur elle. Ici, l’attitude de Madame Kouchner (aujourd’hui compagne de M. Louis Dreyfus, président du directoire du groupe Le Monde) est dictée par les affirmations d’une tierce personne, son frère jumeau.

Et La familia grande est un ouvrage publié au Seuil, où Olivier Duhamel est fort connu puisqu’il fut cofondateur et codirecteur de publication, avec Philippe Ardant, de la revue d’études constitutionnelles et politiques Pouvoirs, puis directeur à partir de 1993 de la série « Textes politiques ».

Le Monde croit savoir ce qui suit, à défaut semble-t-il de savoir qu’il y a un accent sur le mot italien omertà : « Les affaires d’inceste sont des histoires de mutisme et d’omerta. Celle-ci est une suite de silences emboîtés. Nous sommes à la fin des années 1980. Dans une famille d’intellectuels parisiens, un garçon de 13 ans voit son beau-père, universitaire de renom, s’inviter le soir dans sa chambre. Il confie ce secret à sa sœur jumelle, Camille, mais lui demande de se taire. L’inceste, un crime sur lequel ces adolescents ne posent pas encore de nom, dure deux ans au moins. »

Si je comprends bien, donc, de quoi il s’agit, un petit garçon de treize ans a confié un secret à sa soeur jumelle. Dix-sept ans après, la jeune femme a apparemment dû insister pour convaincre son frère à se confier  à leur mère. Celle-ci semble être restée muette. Y croyait-elle? Trop tard, maheureusement, pour le lui demander: la femme d’Olivier Duhamel, la romancière Evelyne Pisier, est décédée il y a trois ans. En 2017.

Quant à Camille, elle était née d’un premier mariage de sa mère avec l’ancien ministre Bernard Kouchner. Et voilà donc qu’au début de 2021, elle va publier ce récit, La Familia grande. Les faits présumés étant, comme c’est souvent le cas, frappés de prescription.

Dans son livre, Madame Kouchner évoque entre autres un message que son beau-père aurait laissé sur son répondeur, évoquant une intention suicidaire. L’éternelle question se pose: un suicide témoigne-t-il en quoi que ce soit d’un aveu de culpabilité? Il faudrait avoir une intelligence assez limitée pour ne pas envisager que des accusations aussi horribles que celle-là puissent conduire quelqu’un à un suicide.

Cela dit, tout le monde parle d’inceste. Le mot est-il vraiment approprié? Il l’est si l’on considère son étymologie (« inceste » en latin signifiait « sacrilège »), car si les faits décrits ici étaient avérés, il y aurait certes sacrilège aux yeux de beaucoup.

Cependant, si pour le Code pénal il y a inceste même sans liens de sang, on devrait être obligé de convenir qu’il n’existait aucun lien de sang entre Olivier Duhamel et son beau-fils. Qu’en aurait pensé Mauriac? François Mauriac écrivait ainsi jadis, à la fin des années 1920, au sujet de l’oeuvre de Jean Racine : « Car en dépit de la fable, rien de moins criminel que le trouble de Phèdre : rien de réel n’y répond à ce mot affreux d’inceste, puisque le sang de Phèdre ne coule pas dans les veines d’Hippolyte. » (François Mauriac, La Vie de Jean Racine, essai biographique, 1928, aux éditions Plon).

On a en tout cas ici, juste un an après le début de la campagne de presse planétaire contre Gabriel Matzneff, un nouveau livre écrit par une dame, cette fois pour prendre la défense de son frère jumeau (lequel s’appelle Antoine et dont on se demande ce qu’il a à dire, et s’il va réagir).

Quant à Olivier Duhamel, il nie les faits qui lui sont reprochés en place publique par sa belle-fille mais n’en a pas moins démissionné de la Fondation nationale des sciences politiques.

Le fourgon funéraire (25 novembre 2016) qui emporte le corps de David Hamilton

Ce qui rappelle, quatre ans après, David Hamilton niant les allégations de Flavie Flament et déclarant son intention de porter plainte pour diffamation. Chose qu’il n’avait d’ailleurs pas eu le temps de faire puisque, trois jours après, on l’avait retrouvé mort…

J’ignore si, comme écrit Le Monde, « les affaires d’inceste sont des histoires de mutisme et d’omerta » mais ce qui reste de la littérature en France devient de plus en plus une affaire de dames se livrant à de graves accusations, ici des accusations d’inceste présumé, généralement contre leurs proches, et souvent contre des personnalités d’une certaine importance. La littérature française, ou le très peu qui en reste, est devenue un grand déversement de « libération de la parole »…

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Egon Schiele, Gabriel Matzneff et David Hamilton au risque des autodafés inquisitoriaux

Un numéro de 1968 de l’extraordinaire journal, « L’enragé », de Pauvert. Rien n’a changé en ce qui concerne le bourrage de crâne effectué par la « grande » presse.

Qui souhaite échapper au bourrage de crâne de la grande presse peut encore, aujourd’hui, lire le blog de Roland Jaccard.

Roland Jaccard – en grand cinéphile qu’il est – évoque le destin tragique d’Egon Schiele et ses amours avec Tatjana von Mossig. Le film, en effet, est superbe.

Roland Jaccard en profite aussi pour rappeler les récents déboires de Gabriel Matzneff avec Gallimard.

C’est ici : https://leblogderolandjaccard.com/2021/01/03/ce-3-1-2021/

« Deux cents lithos reproduisant des œuvres de Schiele seront brûlées », rappelle Roland Jaccard.

Quant aux oeuvres de David Hamilton, ses oeuvres ont certainement fait rêver beaucoup de médiocres, de voleurs et de nostalgiques des autodafés, ce mot emprunté du portugais, qui signifie… acte de foi et rappelle les occasions dans lesquelles l’Inquisition faisait exécuter ses jugements, surtout ceux qui condamnaient au supplice du feu.

Déjà, le 8 juillet 2016, lors d’une soirée organisée en son honneur à Saint-Tropez, et dont la marraine d’honneur était Ivana Trump ( https://www.luxe-infinity.com/vacances-voyages/hotellerie-luxe-palaces/saint-tropez-21eme-soiree-blanche/   ) , David Hamilton avait été victime d’un très étrange vol dont la presse n’a pas parlé (ou a très peu parlé), mais au sujet duquel j’ai en revanche recueilli les témoignages écrits de trois personnes qui se trouvaient là-bas.

Il y a toujours des médiocres qui, ayant accumulé des rancoeurs pendant parfois des dizaines d’années, ou au nom des « bonnes » moeurs, ressentent l’envie de détruire des oeuvres en les jetant à la poubelle. Comme la poubelle qui suit, dans un dessin de Siné en 1968.

Jadis, le mot « Positif » faisait penser à la revue cinématographique homonyme. On publiait aussi, à l’époque, des caricatures qui, aujourd’hui, ne seraient pas forcément si faciles que cela à publier. Ici, dessin de Siné pour « Positif ».

 

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