Selon que tu seras Darmanin ou David Hamilton…

Lors de son énième entretien télévisé, celui prononcé le 14 juillet, Macron a défendu son nouveau ministre de l’Intérieur, principalememt au nom de la présomption d’innocence. C’est fort intéressant. Non, je ne parle pas du discours macronien, ou macroneux, ou macronesque, ou qui sait macronâtre (j’ignore comment on dit). Je parle du fait qu’à l’évidence, et cela remplit mon coeur de joie, Macron connaît le principe de la présomption d’innocence.

«Il y a aussi une relation de confiance d’homme à homme», a dit textuellement Emmanuel Macron, afin de se justifier d’avoir nommé au ministère de l’Intérieur un élu visé, rappelons-le, par une enquête pour viol.

Macron a assuré  avoir discuté avec Gérald Darmanin, un homme qu’il a défini, entre autres, comme «intelligent» et «engagé». On a  appris qu’ ils auraient parlé de «la réalité des faits et de leurs suites». En d’autres termes, d’une enquête actuellement en cours. Un président français en exercice s’informe auprès d’un citoyen mis en cause par la justice et, en quelque sorte, semble faire siens les arguments de l’accusé. Cela, sans attendre en rien que la justice française se soit prononcée.

Notre modeste blog n’a certes aucune envie de s’en prendre à M. Darmanin. Ne serait-ce que parce que cet argument ne nous intéresse pas le moins du monde. Il faut évidemment respecter, pour qui que ce soit, la présomption d’innocence. Ce qui est probablement plus étonnant est de constater que Macron, dont tous les membres du gouvernement répètent après lui et avec une troublante unanimité le même argumentaire, n’ait pas jugé bon d’attendre l’issue de l’affaire.

Car on ne peut pas nier que le fait que Darmanin soit dorénavant ministre de l’Intérieur pourrait quelque peu changer la donne.  Ou encore, quand Macron affirme que Gérald Darmanin aurait été «blessé» par les attaques contre sa personne, ne sort-il pas du rôle qui devrait être le sien?

Comment ne pas rappeler que, dans le cas de David Hamilton, aucun haut responsable politique n’a évoqué la présomption d’innocence? Présomption d’innocence à laquelle David Hamilton, comme tout un chacun, avait droit.

Comment ne pas rappeler que, dans le cas de David Hamilton, alors que celui-ci n’avait jamais été condamné à rien par la justice française, alors que ladite justice avait au contraire classé sans suite les plaintes rarissimes qui avaient été portées contre lui dans les délais légaux, et alors qu’il avait 83 ans et qu’on l’insultait en termes ignobles à la télévision et dans la presse, comment ne pas rappeler que dans le cas de David Hamilton, on vit l’ex Miss-Ok 1988 (excusez du peu!) Flavie Flament nommée (trois jours avant la mort de David Hamilton) « à la tête d’une mission ministérielle »?

Macron a écouté Darmanin, Macron a pris la défense de l’accusé Darmanin, Macron a fait siens les arguments de Darmanin.

Personne n’a écouté David Hamilton.  Au contraire. Tout le monde (ou presque), dans les milieux politiques ou médiatiques, a gardé le silence ou a pris parti pour l’accusatrice du plus grand photographe de la fin du vingtième siècle…

Sans susciter la moindre protestation de la part de qui que ce soit, alors que dans l’affaire David Hamilton le droit francais était évidemment, et à plus d’un titre, bafoué. N’importe quel juriste le sait.

Tandis que la mort de David Hamilton était parfois saluée par les mots : « Justice est faite« …

A lire, sur le blog de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie: https://lequichotte.com/2017/12/30/david-hamilton-justice-est-faite/

 

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Les adorables « secrets » de David Hamilton sur les bords de la Méditerranée, et l’hommage à Lucien Lévy-Dhurmer

Bibliographie

Cet album « DAVID HAMILTON », paru en Italie, sous-titré Le immagini di un artista (en français: Les images d’un artiste) est paru aux prestigieuses éditions milanaises « Messaggerie Pontremolesi » en 1992. D’un format de 26 x 27 cm, il compte 318 pages. Les légendes du livre sont, naturellement, en italien.
On y retrouve des photos fameuses de David Hamilton, appartenant à toutes les époques, en couleurs ou en noir et blanc, certaines extraites de « Laura les ombres de l’été » (pp. 105, 223- 225…),   ou de « Bilitis » (page 38, page 113, etc).

En voici quelques images, choisies par nos soins, au hasard, parmi une multitude d’autres.

Et notamment un bel hommage à Lucien Lévy dit Lucien Lévy-Dhurmer, fils de Salomon Lévy et de Pauline-Amélie Goldhurmer (Alger, 30 septembre 1865 – Le Vésinet, 24 septembre 1953)

Photo David Hamiton, Lo specchio (le miroir), Ramatuelle, 1984. Page 145.

David Hamilton, hommage à Degas. Saint-Tropez, 1979. Page 270 du livre.

David Hamilton, hommage à Lévy Dhurmer, Tokyo, 1976. Page 271 du livre.

Photo David Hamilton. Le secret (Bordeaux, 1988), Page 104.

Pensieri segreti (pensées secrètes), photo de David Hamilton, Ramatuelle, 1982

Photo David Hamilton, Venise, 1986. Page 246

Photo David Hamilton. Venise, 1987. Page 253.

 

 

 

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J’aimerais bien avoir une petite soeur appelée Aude pour la donner en fiançailles à Roland

« Il ne nous manque qu’Aude« .

L’année dernière, j’ai vécu des moments dramatiques, que j’ai narrés dans mes deux derniers romans en date: Dans le ciel et Mon coeur sur l’échiquier.

Voir le blog de Roland Jaccard : https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/

Pendant ce temps, quelques maux de dents ne m’avaient guère préoccupé. Que peut être un mal de dents, comparé au cancer d’un enfant? J’aurais bien le temps d’aller chez le dentiste, après. Malheureusement, après, je me suis retrouvé quasiment sur le trottoir. Pas pratique, pour trouver un dentiste. Quelques semaines ayant passé, nos princes ont sorti de leurs chapeaux de pitres l’immense baliverne planétaire du coronavirus, et je me suis retrouvé cette fois confiné – avec mes caries – dans un pays où il était interdit de sortir dans la rue et de se rendre à l’hôpital, et où tous les dentistes ont été fermés pendant trois mois. Mes caries me rongeaient secrètement, y compris les racines des dents et sous les gencives. Le résultat, découvert trop tard, est effrayant. Je pensais en avoir fini, aujourd’hui. Que non. Deux nouvelles caries ont été repérées. Sournoises.

Je désire remercier les rares, les rarissimes personnes qui m’ont aidé, et sans qui je n’aurais pas traversé cette (première?) quarantaine. Il s’agit avant tout de deux ou trois artistes, mais aussi d’un ami (et admirateur de l’oeuvre de David Hamilton) qui a laissé sur ce blog un commentaire

( https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/07/05/un-commentaire-a-mediter/   ).

David Hamilton, photographie datant probablement du 26 octobre 1977.

Tandis qu’il y a eu une et une seule personne, prénommée G., pour me proposer tout récemment de m’offrir un abonnement à ce blog (qui est, évidemment, gratuit, même si je lui ai pour ma part consacré des milliers d’heures depuis trois ans, et cela pour défendre David Hamilton, l’homme et l’artiste que presque personne dans le monde entier – sauf Roland Jaccard – n’a osé défendre).

Roland Jaccard

Merci à cette poignée de personnes pour qui les mots d’idéalisme, de beauté, de solidarité (ce mot tellement dévoyé, aujourd’hui…), de générosité ont encore un sens concret.

Cela me change des quelques sous-intellos à la retraite de ma connaissance, qui continuent à chanter autour d’eux, dans l’ignoble ramassis des crétins qui les admirent, qu’Olivier Mathieu a un talent immense. Ils ne tarissent pas d’éloges à mon endroit. L’unique chose immense, ici, est pourtant leur incroyable médiocrité, qui n’a d’égale que leur salauderie, puisque depuis vingt ans l’aide qu’ils m’ont apportée a été exactement zéro.

Dans quelques jours, si tout se passe comme prévu, mon errance va me porter ailleurs. Ce sera l’occasion, je l’espère beaucoup, de réaliser une oeuvre artistique collective (textes et illustrations) à laquelle mes amis écrivains, poètes, illustrateurs, s’ils le désirent, pourront participer. Attention, je n’accepterai que des oeuvres de qualité.  On peut m’écrire à ce sujet. Le thème: la nostalgie des premières (ou des dernières) amours.

*

Karl der Grosse.
Manuscrit de Berlin., Deutsche Staatsbibliothek (Vadiana)
Deuxième quart su XIVe siècle.
La mort d’Aude.

Je désire finir par une note gaie : bien que mon père, élève de Joseph Bédier, ait été l’un des meilleurs spécialistes internationaux de la Chanson de Roland, ce n’est qu’hier que j’ai établi un rapprochement entre ladite Chanson de Roland et mon amitié, moi qui m’appelle Olivier (mais pas de Lausanne!) avec Roland Jaccard (c’est lui le lausannois!)… Ce dernier m’a écrit, avec son humour sans pareil: « Il ne nous manque qu’Aude« .

En effet. Il ne nous manque qu’Aude.

Si elle existe quelque part, qu’elle se manifeste…

Car voilà, je n’ai pas de soeur(*)!

*

(*) Note. Aude, dans la Chanson de Roland, est à la fois la soeur d’Olivier (parfois appelé Olivier de Lausanne!) et la fiancée de Roland.

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L’esthétisme sensuel de David Hamilton, ou de la réalité et de la représentation des vulves

Courbet, l’Origine du monde

 David Hamilton… Voilà donc un artiste, un grand artiste, collaborateur des plus fameux magazines internationaux pendant des dizaines d’années, qui a été accusé de « viol » (guillemets citatifs) par Flavie Flament (ex-Miss OK 1988, à l’âge de treize ans, sous les yeux extasiés de Delarue qui la trouvait « toute fraîche » et qui posait dans OK Age tendre qui la trouvait « sexy »). Ces accusations ont été répétées en 2016, dans la presse, par deux copines de Flavie (sous couvert de divers noms ou pseudonymes), après l’échec de leurs allégations devant la justice francaise. La justice française, en certains cas, a en effet prononcé un non lieu. Mais cela n’empêche nullement certaines demoiselles (aujourd’hui vieillies) de continuer à proférer leurs allégations dans la presse de caniveau. Ainsi va la France d’aujourd’hui.

Photo David Hamilton, publiée comme carte postale (éditions Agep), en albums ou sur des calendriers

Comme on le sait, ou comme on devrait le savoir, les grandes lèvres de la vulve subissent des changements entre 9 et 13 ans et, principalement, la dimension des « petites » lèvres augmente. Je mets « petites » entre guillemets parce que, justement, dans un très grand nombre de cas, les « petites » lèvres recouvrent les « grandes ». Bref, celles que l’on appelle les « petites » lèvres finissent par être plus grandes que… les « grandes ». J’avais fait cette constatation, au tout début des années 1980, non sans quelque désenchantement. Cela m’avait d’ailleurs inspiré des textes (et des poèmes), que j’espère retrouver un jour dans mes archives (ou que des critiques littéraires retrouveront dans cinquante, cent ou deux cents ans), et où j’employais par exemple beaucoup le terme de jambon. J’avais en effet vite noté les différences extrêmes qui existent entre une vulve et une autre. Chaque vulve diffère d’une autre. J’étais très très très loin de les trouver toutes aussi esthétiques que d’autres. En pas mal de cas, ce n’est vraiment pas le terme esthétique que j’eusse choisi. La vulve peinte de Courbet est un beau tableau, mais ce n’est pas – à mes yeux – une vulve esthétique (et, en plus, on pourrait faire des remarques d’ordre physiologique sur l’exactitude de la représentation courbétienne)…

L’image (calendrier David Hamilton) d’octobre 1975 a aussi été publiée comme carte postale (Agep).

J’en reviens aux petites lèvres. Lesquelles, à peu près au moment de la puberté (et de la pubarchie), sortent des grandes lèvres qui, jusque-là, les ont renfermées et protégées. Les sexes des jeunes filles david-hamiltoniennes, ainsi, lorsqu’ils sont visibles (plus ou moins visibles et, pour la plus grande partie des photos publiées en albums ou revues, pas visibles du tout), sont plats et homogènes. Chez David Hamilton, les sexes féminins ne sont jamais ouverts (photographier des sexes ouverts appartient à la plus non artistique des pornographies, telle a toujours été mon opinion).

L’image (calendrier David Hamilton) d’août 1975 a aussi été publiée comme carte postele (Agep).

L’aspect des vulves des jeunes filles, après la puberté, est irrégulier et plus volumineux, puisque – entre autres – les grandes et les petites lèvres deviennent plus grosses.  Chez les jeunes filles, la vulve (idem chez Hamilton, quand elle est visible; elle l’est généralement à peine) se trouve, ainsi que le veut la Nature, plus en avant par rapport à la position qu’elle assumera plus tard, à l’âge adulte. Lors de la puberté, le mont de Vénus s’élargit, tandis que les grandes lèvres reculent et descendent sous l’os pubien, de telle sorte que la vulve est moins visible (voire ne l’est plus du tout).

Carte postale, éditions Agep de Marseille, portant la signature de David Hamilton imprimée, en blanc, en bas à droite.

J’ai toujours préféré les vulves dont les grandes lèvres continuent de contenir les petites. Un examen attentif et minutieux de milliers de photographies de David Hamilton, ou encore ma lecture de ses Contes érotiques, et aussi les opinions que m’ont confiées à ce sujet plusieurs de mes correspondants (je parle de gens ayant des titres sérieux à parler du grand photographe disparu), me poussent à croire que David Hamilton, lui aussi, appréciait les vulves homogènes et, si j’ose m’exprimer ainsi, sans déballages de petites lèvres. Il devait aimer les vulves épilées (ou présentant des pubarchies à peine naissantes), des vulves esthétiques.

Photographie extraite du GALET BLANC, ouvrage publié en 1980 par les éditions AGEP de Marseille.
Un magnifique album de David Hamilton.

Comment David Hamilton aurait-il pu « violer » des jeunes filles qui étaient photographiées suite à un contrat établi entre le photographe et les parents de ses modèles? Comment David Hamilton aurait-il pu « violer » des jeunes filles alors que pas mal de séances avaient lieu en présence des parents? Comment David Hamilton aurait-il pu « violer » des jeunes filles qui, pour certaines, n’étaient probablement pas en mesure – physiologiquement parlant – d’avoir des rapports sexuels?

Photographie extraite du GALET BLANC, ouvrage publié en 1980 par les éditions AGEP de Marseille.
Un magnifique album de David Hamilton.

Voyez maintenant ici, sur Wikipédia, ces photos de vulves. Pour coeurs bien accrochés. Ce sont des photos disons médicales, gynécologiques…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vulve_humaine

*

Photographie de l’actrice américaine Dawn Dunlap, personnage principal du film de David Hamilton (1979) « Laura les ombres de l’été ». Ici, l’image a été publiée en tant que carte postale par les éditions AGEP de Marseille.

Qui a fait l’effort de lire les oeuvres littéraires (littéraires… je suis d’humeur joyeuse, aujourd’hui!!!) complètes de Flavie Flament sait quoi en penser. Je renvoie au blog de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université, blog avec lequel je ne suis pas toujours d’accord en ce qui concerne d’autres sujets mais qui a du moins consacré des dizaines d’articles (souvent de bonne qualité) à analyser, argument par argument, page après page, La Consolation de Flavie Flament.

Lisez donc (liste non exhaustive) : https://lequichotte.com/2016/12/08/poupette-et-le-satyre/

Ou encore : https://lequichotte.com/2017/01/04/tous-les-hommes-sont-des-salauds-sauf-papy-et-papa-cheris/

Ou encore : https://lequichotte.com/2017/03/17/benjamin-castaldi-les-fesses-a-confesse/

Ou encore : https://lequichotte.com/2017/12/30/les-photos-par-hasard-sur-flavie-flament/

Ou encore : https://lequichotte.com/2019/12/04/flavie-flament-prefaciere/

Ou encore : https://lequichotte.com/2020/01/19/flavie-flament-flamentable-justiciere/

Ou encore : https://lequichotte.com/2019/08/02/lobsession-de-flavie-flament-pour-david-hamilton-suite-sans-fin/

*

Photographie David Hamilton. Parue aussi en tant que carte postale, éditions Agep, Marseille.

Chacun sait par ailleurs que l’excitation féminine sexuelle provoque plusieurs changements de la vulve. La lubrification augmente, le tissu vulvaire se gonfle de sang, le clitoris et les petites lèvres gonflent et leur taille augmente. Or, ayant examiné des milliers de photographies de David Hamilton – dans des albums, dans des revues, sur des affiches, sur des calendriers – et ayant également en ma possession – et mises en sécurité –  des photos qui à ma connaissance n’ont jamais été publiées, il m’a été absolument impossible (je répète, dans les rarissimes cas où une vulve ou une portion de vulve sont visibles) de noter dans les photos de David Hamilton les moindres signes physiologiques d’une excitation sexuelle (susceptible d’avoir été provoquée de l’une ou de l’autre façon).

Photographie de David Hamilton, plus exactement carte postale (éditions Agep, Marseille), années 1970

Et cela, y compris en ce qui concerne des photographies totalement inédites. Des photographies qui sont d’une telle netteté qu’elles contredisent amplement, par bonheur, elles aussi, toute hypothèse farfelue selon laquelle David Hamilton aurait pu être un « violeur ». Ce sont (je n’avais aucun doute à ce sujet), et par bonheur, les vulves les plus OK qui soient.

Photographie de David Hamilton, plus exactement carte postale (éditions Agep, Marseille), années 1970. Film « Tendres cousines », d’après Pascal Lainé.

Comment David Hamilton aurait-il pu « violer » des jeunes filles alors que – notamment – aucune photographie de permet de bâtir une pareille hypothèse?

Photographie de David Hamilton, plus exactement carte postale (éditions Agep, Marseille), années 1970. « Confidences »

Un ami d’autrefois de David Hamilton, Malcolm Thomson, écrivait peu après la mort tragique de David Hamilton (25 novembre 2016) :

David’s ‘innocence’ may be contested. Obsessed as he was by young girls, he doubtless
transgressed from time to time, crossing the bounds of proper behaviour. But I recoil at the use of the term ‘rapist’. He had no need to coerce. He was at worst an opportunist, but not a systematic predator. Given how many young girls he photographed during his long career, given the many letters I dealt with from girls begging to be booked again, I can only
conclude that most often David’s conduct gave no rise to complaint.

Je traduis ce témoignage en français : « L’innocence de David peut être contestée. Obsédé comme il était par les jeunes filles, sans doute transgressait-il de temps en temps, franchissant les limites d’un comportement approprié. Mais je recule devant l’utilisation du terme « violeur ». Il n’avait pas besoin de contraindre. Il était au pire un opportuniste, mais pas un prédateur systématique. Compte tenu du nombre de jeunes filles qu’il a photographiées au cours de sa longue carrière, étant donné les nombreuses lettres que j’ai reçues de filles qui suppliaient d’être photographiées de nouveau, je ne peux que
conclure que dans le plus grand nombre de cas, la conduite de David n’a pas donné lieu à la moindre plainte. »

L’obsession de David Hamilton pour les jeunes filles n’était certes pas un secret, il en parlait souvent et depuis des dizaines d’années dans la presse. Des jeunes filles, il avait fait le sujet de son oeuvre artistique! Le reste n’est que suppositions. Le point le plus important de ce témoignage, celui qui nous intéresse, est que, selon son auteur, « David Hamilton n’était pas un prédateur systématique » et qu’il n’avait « pas besoin de contraindre ».

Photo David Hamilton (publiée entre autres comme carte postale éditions Agep)

*

Si vous comparez les photos « médicales » de vulves (par exemple celles sur Wikipédia) avec les vulves des jeunes filles david-hamiltoniennes, vous comprendrez (en tout cas, je suppose que vous comprendrez) toute les différences qu’il y a entre les unes (les vulves de la réalité, presque toujours)  et les autres (les vulves du monde utopique, poétique et onirique david-hamiltonien).

Editions Agep (même séance que l’image illustrant – calendrier David Hamilton – le mois de novembre 1977)

*

Au fait, il n’y a (évidemment) aucun débat entre pornographie et érotisme. Sinon dans les blablas des plumitifs.

Carte postale David HAMILTON (éditions Agep)

Il pourrait y avoir un débat au sujet de la réalité et de la représentation des vulves. Mais voilà, le monde moderne se caractérise par le fait que les seuls vrais débats n’ont jamais lieu, puisque le monde moderne est celui où il ne doit pas y avoir de débat mais où les masses de gogos doivent gober toutes les affabulations  que l’on veut qu’ils gobent.

Carte postale David Hamilton (éditions Agep)

Des vulves, une  vision puritanopornographique est donnée (une vision que certains appelleront réaliste ou hyper-réaliste, mais qui est de toute façon une vision laide) et puis la vision érotique david-hamiltonienne qui en est la partie sublime, sublimée, la quintessence.

Carte postale (éditions Agep) DAVID HAMILTON

L’érotisme david-hamiltonien a cherché (et il a réussi) à dé-puritaniser et dé-pornographiser l’amour. Davantage encore qu’à l’humaniser (humaniser, beurk!), à le diviniser.

Un extrait de mon dernier roman en date, Mon coeur sur l’échiquier :

« J’étais un poète. Un poète sait que les vertus de l’abstinence sont inséparables des charmes de l’érotisme. L’amour, c’est le manque et le mystère. Au début de chaque relation, je faisais l’amour avec mes amantes. Plus le temps passait, et plus j’étais inhibé par le caractère programmé du sexe domestique bourgeois. La dictature du désir obligatoire. Il y avait du mystère dans le rêve des lèvres encore en bouton d’une inconnue david-hamiltonienne, voletante comme un papillon. Il y en avait moins dans le vagin
de la même, dès lors qu’elle écartait les cuisses comme chez le gynécologue. J’avais souvent lancé cette boutade: plutôt une fois avec quinze mille filles, que quinze mille fois avec une. Il y a un volume de l’adorable cycle de Rocambole, je ne sais plus lequel, où Ponson du Terrail a décrit un mari qui avait fini par préférer son échiquier à sa marquise d’épouse. »

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« Mon coeur sur l’échiquier » (« Le petit joueur d’échecs »)

Il ne réussissait plus à bouger que sa main gauche. Dans
un effort surhumain, il déplaçait malgré tout les pièces sur l’échiquier.
– Que veux-tu faire, Gabriel?
– Je veux roquer!
– Roquer?
– Oui! Olivier, tu m’as appris à roquer! Tu ne te souviens pas?
Le roque s’était gravé dans son imagination. Le coup le plus original des échecs.
Celui qui sort davantage de l’ordre. Le seul qui permette de bouger deux pièces
à la fois, contre toutes les règles du déplacement classique du roi et de la tour.
– Je me souviens de tout, tu sais, Olivier! Il faut toujours occuper le
centre de l’échiquier. C’est toi qui me l’as dit.
C’était vrai. Je le lui avais dit. Il avait tout retenu.
Gabriel jouait toujours avec les blancs. Pion du roi en e4. Cavalier en
f3. Fou en e2. Et il roquait. Ou alors, pion en e4. Dame en e2. Pion en d3.
Cavalier en c3. Fou en d2. Toujours pour en arriver au roque. Il choisissait
souvent le petit roque, sur l’aile roi, peut-être parce qu’il nécessite moins
de coups que le grand, sur l’aile dame.
Malgré les pièces qu’il renversait de sa main, désormais tremblante comme
celle d’un vieillard parkinsonien, nous avions disputé nos trois dernières
parties. Chaque fois, avec des roques de côtés opposés et des déferlements
de pions sur mon roque à moi, Gabriel avait gagné. Presque incrédule de
tant et tant vaincre, il n’avait cessé de réclamer de jouer, encore et encore!
Lui qui détestait plus que tout au monde de perdre, lui le malade courageux,
lui le bientôt mort, voilà que soudain il avait battu l’imbattable Olivier.
Gabriel avait effectué un petit roque. Mon roi était au centre de l’échiquier, en e8, derrière un pion. Ma dame, en d8. Gabriel avait poussé un
cavalier en g5 et un fou en f5. Il menaçait f7 et d7. Sa dame se trouvait en
b5. Il n’avait plus eu qu’à avancer un pion en c7 pour attaquer la mienne.
– Echec au roi, Olivier!
Condamné à immoler ma reine en d7, j’avais couché mon roi. Gabriel
s’était colorié de joie.
– Echec et mat, Olivier!
Gabriel n’avait plus eu la force. L’échiquier ne sortirait plus de la boîte
où il était enfermé ainsi que, dans le roque, la tour enferme le roi qu’elle
protège. Dans Le septième sceau, le chevalier et la mort jouent une seule
partie. Nous, nous en aurions encore eu trois.
– Echec et mat, Olivier!

Extrait de « Mon coeur sur l’échiquier« (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb465672072)

Les livres évoquant le jeu d’échecs sont absolument innombrables. Il semble difficile de ne pas citer d’abord  Le Joueur d’échecs, de Stefan Zweig, et surtout, c’est mon préféré, La Défense Loujine de Vladimir Nabokov. Histoires de vie et de folie.

Nabokov (1973)

 Beaucoup de livres contemporains ont parlé d’échecs, ou d’échiquiers, avec un bonheur inégal. Je ne citerai pas quelques bouquins, très surévalués, de certains écrivants actuels, fussent-ils vendus à des millions d’exemplaires.

En revanche, on doit  rappeler De l’autre côté du miroir (Lewis Carroll) ou Le Neveu de Rameau de Denis Diderot, où, dès l’incipit, l’auteur faisait allusion à de grands joueurs du passé.

Photo de Lewis Carroll

Quant à Honoré de Balzac, dans Le Bal de Sceaux (une ville où j’ai habité!), il disait en substance que tout homme de bonne naissance se devait d’être un joueur  d’échecs. Roland Jaccard ne dira pas le contraire.

Sur Balzac, voir :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/01/15/balzac-encore-un-qui-devait-quelque-chose-a-la-difference-dage-entre-un-homme-dage-mur-et-une-jeune-fille/

 

La mère d’Honoré de Balzac, Laure Sallambier

Enfin, il y a Fin de partie de Samuel Beckett (à qui il fut demandé, lors de ma naissance, d’être mon parrain: il refusa, par une lettre très courtoise), lui aussi amateur d’échecs.

Mon coeur sur l’échiquier (roman), 2020, Editions des Petits Bonheurs

Fin de partie que j’évoque à la dernière page de mon tout récent roman (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb465672072) Mon coeur sur l’échiquier, qui aurait pu s’appeler : Le petit joueur d’échecs.

Parlant de ce petit joueur d’échecs, un de mes amis (un écrivain et poète français légèrement plus jeune que moi) m’a écrit: « Vous l’avez immortalisé ».

O.M.

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LE CON EST-IL « le vrai fond de la vie sociale pour l’homme »? ELOGE DU CON, DU CONNARD, DU CONARD, DU CONNEAU, DU CONNAUD, DU CONNOT. ET DU CONNO AUSSI.

« C’est une impiété inepte d’avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse? Mais nous sommes si heureux qu’elles soient faibles. C’est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l’homme. »

Michelet, Journal, 1857.

 

J’étais en contact avec un monsieur fort âgé, ancien ami de David Hamilton, et qui vient de décéder il y a quelques mois.  Ce monsieur et moi, nous avons échangé des centaines de courriels. Comme je n’ai pas la réputation d’être un illettré ou un crétin, je suis donc censé savoir comment mon correspondant s’appelait.

Dans un récent article, j’ai correctement orthographié son nom – évidemment – à plusieurs reprises.

Par inadvertance (c’est ce qui s’appelle une faute de frappe), en une occasion j’ai fait une erreur.

Un peu comme si quelqu’un s’appelait Baudelaire et qu’en une occasion, une faute de frappe ne change son nom en Beaudelaire. Evidente coquille. Coquille, mot délicat puisque, au demeurant, s’il y a une coquille à coquille, coquille devient couille.

Pour m’accuser de penser que les Fleurs du Mal ont été écrites par Beaudelaire, il faudrait être, au choix, un:

– CONNEAU,

– CONNAUD,

– CONNO(T),

– CON(N)ARD

Or, un quelconque enculeur de mouches crevées, ou d’enfonceur de portes ouvertes, m’a écrit en me disant que je me trompais, et en ajoutant que j’avais « copié » l’orthographe fautive de ce nom sur je ne sais quel site.

On admire l’inventivité extraordinaire, stupéfiante, fabuleuse de mon correspondant puisque, à l’en croire, j’aurais besoin d’aller sur un site afin d’y copier l’orthographe fautive d’un nom de famille de quelqu’un avec lequel je suis en contact depuis des mois.

Chose plus extraordinaire encore, je copierais ce nom à l’orthographe fautive mais, dans mon imbécillité manifeste, je le citerais en l’orthographiant correctement à plusieurs reprises, puis une fois avec l’orthographe erronée que j’aurais « copiée » je ne sais où.

Puis-je demander encore une fois (malgré toute l’affection que je porte au con, dont les dictionnaires m’assurent qu’il s’agit de la région du corps féminin où aboutissent l’urètre et la vulve), pourrais-je encore une  fois demander aux c… de me lâcher la grappe?

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Des bouquets de jeunes filles (peinture de genre)

En fait, à propos de genre et sans même avoir besoin d’y réfléchir, pour cette vie-ci, de genre, je ne vais pas en changer. Hihihi.

Photo OM

Photo OM

Photo OM

Des bouquets de jeunes filles 

« La Coquillarde », poème datant de 2011, paru dans mon livre de poésie « Les derniers feux du bel été ».

Photo OM

La Coquillarde.

Photo OM

Chaque été toujours callipyge
De l’éternel présent vieux grec,
S’il se peut donc que quelqu’un pige,
Qu’il dédie une heure au bon bec,
Sein en proue et l’épaule ogive.
Mais dans l’été callipyge, est-ce
Qu’escarpins noirs, et dunes fesses,
De soleil lisérés fuseaux
Qui sont tant lisses d’or des peaux,
Genou à genou, cuisse à cuisse,
Et les peaux d’or qui tant sont lisses,
Genoux galets, jambes croisées,
Seront jamais chose oubliée?

Photo OM

Si tant de filles sont images,
La Coquillarde est la plus tendre
Des filles, si l’on veut m’entendre.
La Coquillarde est Reine mage
En exil d’aube et, mise au ban,
Elle sourit comme une enfant
Qui sait verser Soleil en nuit:
L’éternité dedans l’été
Qui à la paume point ne fuit.

Photo OM

Si demain vous savez me lire,
Petits culs ronds en tirelire
Ont des bouquets dans les cheveux,
Et des jupettes papillons.
Et de lumière certains anges
Ont à l’entrejambe un losange
Et applaudissant en cadence,
La sandale au pied se balance.

Photo OM

Les filles font la révérence
Et passent la langue à leurs lèvres,
Et leur culotte en transparence
Sait dessiner charmant triangle.
Cheveux au vent, robes d’été,
Jupes élastiques, fuseaux,
Cuisses oblongues, collants noirs,
Robes claires et courtes jupes,

Photo OM

Les cuisses sans fin des danseuses,
Jambes d’or, filles de Degas,
Ou d’antan germaines statues
Semblent d’un beau jardin les tiges,
Au Soleil, fleurs de jupes bleues
Et donnent tant et tant vertige.
La clé des champs fut poésie,
Fut des secrets de magicien.

Photo OM

L’image et l’illusion s’enfuient,
A chacun son destin prison.
C’est l’instant où l’image est libre,
Cet instant ne durera point.

Photo OM

Je m’en vais finir dans la mort.
En chaque saison j’ai offert
Ma clé aux serrures sans nombre.
En chaque saison, seule une ombre,
Déesse aux sandales étrusques,
Répond, que nul ne s’en offusque
Et s’ouvre à la lumière, ensuite:
Que je le grave dans la cire
Des souvenirs, jusqu’à ma mort,
Funambules aux talons hauts,
Soleil aux cheveux, grain des peaux,
Du silence la vive plaie.

Photo OM

Comme boule d’un bilboquet
Dessus la flèche d’un cyprès,
Le Soleil choit sur l’herbe verte
Où s’étend la robe entr’ouverte.
Et c’est le Soleil du Désir,
Quand maintes ombres s’éparpillent
Et le Temps vieillira les filles
Au jour d’hui à peaux de poupées,
C’est le vieux coeur qui bat plus vite
Et qui chute à travers le ciel
Et se brise sur les nuages,
Voilier en son dernier naufrage.

Photo OM

Et c’est la lune de l’absence,
Et qu’elle fut longue l’absence
De l’aube jusqu’au crépuscule,
La lune qui fut blonde ou brune,
Qui fut toujours d’or blanc, la lune,
Ronde comme un genou, la lune
Lente comme un geste gracieux,
C’est la lune au sommet des cieux
En tant de grâces qui s’ignorent
Et c’est la lune de l’attente,
Et qu’elle fut longue, l’attente.

Photo OM

Et puis le Soleil impérieux
Et le Soleil emplit les cieux
Au dernier jour de la saison,
Les jours se feront courts, ma mort,
L’hiver aux jours courts comme furent
Robes d’été brèves des filles,
Le soleil en gouttes de pluie,
Cheveux qui coulent en fontaine,
Robes de toutes les couleurs,

Photo OM

Et les blancheurs de l’innocence
Aux cuisses chaudes de soleil
Du triangle noir couronnées,
Cuisse soleil à lèvre lune,
Cuisse lune à lèvre soleil,
Et tandis que s’en va le temps,
C’est la parade des images
De ce qui ne reviendra pas:
De ce qui fut et va mourir.
Là-bas fanent les derniers feux,
Au ciel d’été, des girandoles
Et puis voici que la saison
S’éteint en grand silence et larmes,
Saison qu’on appelle la vie.

Photo OM

Dans l’averse, au soleil s’égouttent,
Le soir, des chuchotis qui froutent.
J’ai couru vers le Soleil seul
Ou vers sa course, son sillage
Et le coeur battant de l’écho
Qui eût été de ma recherche.
Vous qui partageâtes mon temps,
Quelquefois ma ville d’exil,
Que vous avez perdu de temps,
Laissé nuits et jours s’échapper.

Photo OM

Mais où sont les filles pas sages,
Où sont les filles de passage
Du soir à l’aube, entre deux portes
Qui s’en iront à tire d’ailes?
Mais qu’aux Enfers le Diable porte
Toutes les donzelles fidèles!

Photo OM

Vous, filles sous la lune libres,
Temps de liberté dure peu.
Vous saurez à la fin du jeu
Combien de prisons vous menacent.
Quelle que soit votre prison,
C’est mes soleils en multitude,
Mes soleils que j’ai allumés
Solitaires, aux nuits d’été.
Quête de Soleil fut brûlante,
Rejointe, n’est qu’une mort lente.

Photo OM

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Color Photography 1975 avec David Hamilton

Bibliophilie

J.D. m’envoie, de l’autre bout du monde, cette couverture de revue. Merci.

Publiée aux Etats-Unis (Ziff Davis Inc. : https://it.wikipedia.org/wiki/Ziff_Davis), et naturellement rédigée en anglais, voici une revue (édition internationale, « A selection of fine color photographs compiled by the editors of Popular Photography ») avec, ici, 112 pages d’articles ou d’oeuvres photographiques de (par ordre alphabétique) Avellone, Ted; M., Baker, George; Binzen, Bill; Busch, Richard; Campbell, Robert; Cazzaniga, Luigi; Dahlstrom, Michael; Dinkins, Stephanie; Fink, Mitchell; Gatha, Ashvin; Gatha, Ashwin; Glinn, Burt; Grotell, Al; Haas, Ernst; Hamilton, David; Herron, Matt; Hibino, Fumiko; Hills, David K.; Holzman, Edward; Horn, Steve; Kane, Art; Maisel, Jay; Martin, Miguel; Meyer, Claus; Moore, Charles; O’Neill, Michael; Orkin, Ruth; Reed, Robert; Rentmeester, Co; Riboud, Marc; Richolson, Ira; Ruble, Gary Aro; Sandbank, Henry; Sochurek, Howard; Thornton, John; Turner, Pete…

Couverture de John Thornton.

1975

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David Hamilton (1972)

Bibliophilie

Voici la couverture de la (très fameuse) revue « Modern Photography (Annual 72) ». Comme l’indique ladite couverture, sont réunies ici (176 pages) des photographies de « 32 grands photographes » parmi lesquels, avant tout,  David Hamilton, mais aussi Henri Cartier Bresson, Ernst Haas, Clergue, Bullock, Bruce Davidson, Hiroshi Hamaya, W. Eugene Smith, Bert Stern et d’autres encore, moins connus.

Le magazine (édité pour Billboard Publications Inc) présente des photographies de maintes personnalités. Citons (liste non exhaustive) Rudolph Bing, Leonard Bernstein, Darius Milhaud. Textes en anglais.

Sur la couverture, on aperçoit tout de suite la photo de David Hamilton : celle, en noir et blanc – et fameuse – de la jeune fille avec les mains derrière la tête.

Lectures complémentaires conseillées :

https://en.wikipedia.org/wiki/Modern_Photography

 

Couverture

Table des matières. Nous indiquons le nom de David Hamilton par une flèche rouge.

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Une émotion à l’Errol Flynn.

« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil« : sans doute mon livre de poésie le plus david-hamiltonien.

Photo OM

Une émotion à l’Errol Flynn.

La robe du bal la plus blanche,
La robe du bal la plus claire
Et de la plus grande lumière,
Comme un soleil inaccessible
Dans l’immense ciel pris pour cible,
La robe des derniers beaux jours,
Clarté d’une aube de printemps,
Avait rompu, pirouettant,
L’encerclement des noirs vautours.

Photo OM

Et voilà que la robe blanche
Eut la voix d’émotion nouée,
La robe du bal la plus claire,
Et voilà que la robe blanche
Imprima sa bouche de pêche
Sur ma joue au coin de ma bouche.
Et nos yeux s’emplirent de larmes.
Puis je restai seul dans la ville
Sous les étoiles d’Italie,
Les étoiles qui pâlissaient,
Et le rideau était tombé.

Photo OM

Cette histoire, ils la connaissaient
Jadis, les vieux marins de Naples,
En leurs chants de douleur sans fin.
Pleure avec moi, mon vieux Villon!
Et vous aussi, marins de Naples,
Ne me laissez pas pleurer seul.
Je suis sans chemins, à mon âge.
Elle a cent chemins, à vingt ans,
Robe qu’emportera le vent
Qui emporte aussi les nuages.

Photo OM

Et quand chanteront les colombes
Dans le petit matin toscan,
Si vous passez près de ma tombe,
Souvenez-vous toujours que quand
Un cœur meurt, que de secrets meurent!

Photo OM

Ce qui fut, ce qui ne fut pas,
Une émotion à l’Errol Flynn,
Un drame immense d’amour grec
Sous les étoiles d’Italie.

Photo OM

(Poème extrait de mon livre « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil« , qui a connu trois éditions: 2010, 2016 et 2018). Ce poème date de 2009.

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Eloge du travail. Celui des autres, naturellement.

« L’épouvantable inutilité d’expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit« , écrivait Baudelaire. C’est en effet l’épouvante qui me saisit quand des abrutis m’écrivent – par exemple, encore, de nouveau – qu’ils « espèrent » que je vais « trouver un travail ». Oui, Messieurs, votre connerie m’épouvante.

Il y a cinquante-cinq ans que j’ai dit que je ne travaillerais jamais. J’avais quatre ou cinq ans et je l’ai dit à Trouville, où j’habitais. Un beau jour, j’ai fixé mon programme d’existence. Cinquante-cinq ans plus tard, je l’ai intégralement respecté. Ma mère, ma grand-mère, Hergé, André Beaurepaire, Alexis Curvers, Ferdinand Teulé, Paul Werrie, Robert Poulet, et tant et tant d’autres, des dizaines d’intellectuels (parfois mondialement fameux) en furent témoins. Quelques-uns en ont ri, ou s’en scandalisèrent. Certains en ont parlé dans leur correspondance. Seule ma mère, dès 1965, avait évité de me contredire.

Ma grand-mère disait :

  • C’est un petit imbécile. Il a cinq ans. Il ne sait pas ce qu’il dit.

Ma mère répondait, toujours concise:

  • Il le fera.

Tous sont morts, mais il reste encore des témoins du fait que, dès 1980 (j’avais vingt ans), je me suis refusé de travailler. Plutôt mort que travailler, c’est ce que je dis et écris depuis 1977. Telle pourrait être ma devise. Est-ce que le concept est clair? Comprenez-vous cette langue aujourd’hui morte qu’est la langue française ? Ces mots réussiront-ils (j’en doute) à perforer l’épaisse boîte crânienne qui, chez 99% de mes contemporains, entoure le trou noir de leur cerveau absent? J’encule (au figuré) le concept de travail, dès lors qu’il s’applique à moi. Je ne peux supporter cette idée – le travail – que si elle s’applique à autrui. Pas à moi. Est-ce clair? Le concept vous est-il clair?

En 1979, j’eus une idée saugrenue, dont je m’étonne et m’ahontis encore.

  • Maman, dis-je, cet été je vais travailler.

Très certainement, un quart d’heure plus tard, j’aurais compris que je venais de proférer une insanité.

Ma mère s’était assise, les traits empreints de consternation. L’épouvante de la consternation.

  • Olivier…
  • Oui?

L’index maternel, austère mais pas démago, m’avait désigné la porte.

  • Si tu fais ça, dehors. Tout de suite.

« Ça », naturellement, c’était travailler.

Dans une société où des dizaines de millions de pauvres gamins et gamines ont entendu « si tu ne travailles pas, dehors », moi j’ai entendu que si je travaillais, si j’avais une ambition tellement grégaire et minable, il ne me restait qu’à  prendre la porte.

Depuis lors, j’ai le plus profond respect pour le travail. Celui des autres. J’estime même que le travail est une chose si importante que je ne voudrais pas en priver mes adorés contemporains. Dans mon irréfragable philanthropie, je me suis juré de me sacrifier et de ne pas travailler, afin de ne surtout pas priver quelqu’un (quelqu’un d’autre que moi) d’un tel bonheur. J’ai d’ailleurs les plus vives sympathies pour le sysyème social de l’Empire romain.

J’ai écrit une centaine de livres (je ne compte plus). Je les ai écrits parfois dans la misère, sans quasiment manger. Je les ai écrits parfois dans des taudis misérables. J’y ai parfois oeuvré (sans l’espoir d’y gagner le moindre centime) vingt heures sur vingt-quatre, pendant six ou dix mois d’affilée. Mes livres ne m’ont jamais fait gagner d’argent, ils m’en ont fait perdre.

Mais je n’ai jamais travaillé, tripalié, trimé. Je n’ai jamais marché sous le joug.  Je suis un aristocrate. Je le suis tellement que je n’ai jamais touché un centime de « chômage ». Je n’ai rien à voir avec ce système. Je refuse, je dédaigne les aumônes sociales. Est-ce que le concept est clair? Comprenez-vous la langue aujourd’hui morte qu’est la langue française ? Ces mots réussiront-ils (j’en doute) à perforer l’épaisse boîte crânienne qui, chez 99% de mes contemporains, entoure le trou noir de leur cerveau absent?

Aristocrate, j’ai accepté ou je peux encore accepter d’être entretenu par les femmes – ce qu’elles ont d’ailleurs fait pendant des décennies. J’ai accepté ou je peux encore accepter d’être financé par des mécènes. Un membre de l’aristocratie parisienne l’a fait, par exemple, entre 1985 et 2000. J’ai accepté ou j’accepte l’aide de mes dieux, les dieux grecs, qui m’ont si souvent tiré – avec tant de gentillesse et d’humour –  de mauvais pas (ah, chers Dieux grecs, toujours là pour glisser une spirituelle peau de banane sous les panards de mes ennemis). J’accepte de connaître des écrivains, des artistes, des poètes, des humains authentiques. J’accepte de collaborer avec eux à des projets artistiques, à des projets de vie émouvants. Voire avec des jeunes filles david-hamiltoniennes (dont il n’existe malheureusement plus, en général, que des apparences sans la moindre substance: il doit en rester quelques-unes, quelque part, mais il faut avouer qu’elles se cachent soigneusement).

Dans la société actuelle, les gens qui savent encore le français sont rares, rarissimes. Les intellectuels de mon enfance savaient écrire donc penser. Aujourd’hui, Roland Jaccard sait écrire et penser. Il respecte, il défend, il sait manier la langue française. Je n’en dirais pas autant de dizaines d’écrivaillons d’aujourd’hui qui sont, pour dire les choses comme elles sont, des crétins doués d’une orthographe de cancres.

Savoir le français pourrait rapidement faire mal voir quelqu’un. C’est trop élitiste. Avoir un cerveau, être beau, avoir du talent, être un maverick, être un minuscule arriviste germanopratin sans talent, voilà qui ne risque pas de vous faire beaucoup d’amis.

Je ne veux pas travailler. Je n’ai JAMAIS travaillé. Je ne travaillerai JAMAIS. Quiconque me suggère de travailler est un abruti, digne de tout mon mépris, qui n’a pas compris un mot à ce que j’ai écrit dans tous mes livres depuis des dizaines d’années. Est-ce que le concept est clair? Comprenez-vous la langue aujourd’hui morte qu’est la langue française ? Ces mots réussiront-ils (j’en doute) à perforer l’épaisse boîte crânienne qui, chez 99% de mes contemporains, entoure le trou noir de leur cerveau absent?

Je ne crois pas que David Hamilton ait jamais beaucoup travaillé, lui non plus, au sens commun de ce terme. Il a quitté Londres le plus vite possible, en y claquant déjà quelques portes. Il s’est toujours brouillé avec ses employeurs, en général très rapidement.

Ensuite, il a photographié sa vie. Il a créé une oeuvre. Oeuvrer et travailler sont des antonymes. Qui travaille n’oeuvrera jamais.

Est-ce que le concept est clair? Comprenez-vous la langue aujourd’hui morte qu’est la langue française ? Ces mots réussiront-ils (j’en doute) à perforer l’épaisse boîte crânienne qui, chez 99% de mes contemporains, entoure le trou noir de leur cerveau absent?

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A toutes les petites-filles de David Hamilton

Que l’Europe aurait pu être belle…

Malheureuses ou heureuses, ses jeunes filles qui ignorent que c’est son crépuscule?

Grande question…

 

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De Vladimir Nabokov à David Hamilton

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Vladimir Nabokov écrivait, dans le roman Lolita : «Il advient parfois que de jeunes vierges, entre les âges limites de neuf et quatorze ans, révèlent à certains voyageurs ensorcelés, qui comptent le double ou le quintuple de leur âge, leur nature véritable. Ce sont des créatures élues que je me propose de désigner sous le nom générique de «nymphettes».

David Hamilton, lui, dans Vingt-cinq ans d’un artiste, écrivait (l’extrait qui suit est issu du magazine « Photo » d’octobre 1992).

Voir :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/07/07/david-hamilton-parmi-les-peintres-de-la-renaissance-gauguin-balthus-boudin-degas/

 

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Sous réserve, bien entendu, des volontés irréfragables de Nona (Clotho),  Decima (Lachésis), Morta (Atropos).

Sous réserve, bien entendu, des volontés irréfragables de Nona (Clotho),  Decima (Lachésis), Morta (Atropos).

Très probablement, au mois d’août, je visiterai après des dizaines d’années d’éloignement une endroit cher à mon coeur. Il devrait en naître un livre. Pour l’instant, un livre écrit en collaboration avec un de mes amis artistes. Mais, pourquoi pas, je solliciterai peut-être la collaboration d’autres artistes, d’autres écrivains. Ce livre, par ailleurs, évoquera David Hamilton. Pas directement, cette fois. Mais indirectement, si, sans aucun doute.

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David Hamilton, conservateur et libertaire

Je suis toujours amusé quand quelque imbécile m’explique – par exemple – que les années 1970 étaient scandaleuses, parce que, à cause de la formule « il est interdit d’interdire », y aurait régné une insupportable permissivité.

Des millions de crétins soixante-huitards, en 1968, répétaient comme des perroquets « il est interdit d’interdire ».

Des millions d’autres crétins anti-soixante-huitards répètent, aujourd’hui, que la formule « il est interdit d’interdire » aurait abouti à une société où tout était permis.

C’est faux. La formule « il est interdit d’interdire », tout d’abord, ne veut rien dire. Mais si l’on veut lui donner un sens, et s’il est interdit d’interdire, alors cela signifie qu’on ne peut pas interdire quoi que ce soit, y compris d’interdire. « Il est interdit d’interdire » signifie donc: « Il faut interdire ».

David Hamilton était né à Londres et a souvent dit qu’il détestait Londres. Il avait une carte d’identité britannique et (dans une foule d’entretiens à la presse, pendant des dizaines d’années) a dit beaucoup de mal des Anglais. Il n’aimait pas le modèle américain. Il se définissait – et il était – comme hors de ce temps et de cette époque.

Il n’était certainement pas de gauche (seul un crétin pourrait en déduire qu’il fût de droite) et, considérant l’imbécillité ambiante, je précise qu’il n’était certainement pas de droite (seul un crétin pourrait en déduire qu’il fût de gauche).

David Hamilton faisait partie de ces êtres, rarissimes, dont la pratique de vie ne correspond pas à des schémas idéologiques conformistes. David Hamilton se foutait de la politique. Ce n’était pas un imbécile. Il ne pouvait donc pas davantage être « pour » que « contre ».

Il menait sa vie et construisait sa carrière, de la façon la moins carriériste qui fût. En traitant la quasi totalité de ses collègues photographes de putains et de minables.

Ce qui l’intéressait était  non pas la société (en tout cas, la société de son temps) mais son univers d’artiste, le monde personnel (et utopique tant qu’on voudra) qu’il se créait.

David Hamilton n’était pas un abruti qui écrivait des conneries sur les murs. Que gaullistes et soixante-huitards interdisent ou permettent, s’interdisent ou se permettent ce qu’ils voulaient.

David Hamilton se permettait ce que bon lui semblait: d’être un artiste, de faire – de sa vie aussi – une oeuvre d’art. Son oeuvre n’est certainement pas un symbole des riquiquis du ciboulot soixante-huitards, elle n’est certainement pas un symbole des anti-soixante-huitards.

Un vrai écrivain écrit pour lui seul. David Hamilton photographiait, il photographiait sa propre vie pour lui seul. Ou pour ses pairs.

Une oeuvre digne de ce nom ne s’interdit rien. Un homme et une oeuvre dignes de ce nom n’obéissent pas aux oukases et ne reçoivent pas de permission d’un système qui leur est étranger. Ils se contentent d’exister.

David Hamilton, j’en suis persuadé, on me l’a confirmé, aurait interdit beaucoup de choses. Il suffit d’examiner son oeuvre pour comprendre ce qu’il s’est interdit, à lui. Car voilà, un artiste – un authentique artiste – ne se laisse rien interdire, mais c’est lui-même qui s’interdit certaines choses: la laideur, la vulgarité, le conformisme, le mensonge. Il suffit d’examiner l’oeuvre de David Hamilton pour voir ce qu’il s’est interdit de photographier, par exemple.

David Hamilton vivait selon les règles dictatoriales que l’artiste s’impose à lui-même et oeuvrait en libertaire pour la transgression, par ses soins, des règles imbéciles édictées par les imbéciles pour des milliards d’imbéciles.

Le résultat politique de ces décennies, quel est-il? De la société de 1968, cette société psycho-rigide qui (côté gaulliste) faisait semblant de tout interdire, de la société de 1968, cette société de carton pâte qui (côté gauchiste) faisait semblant de tout permettre, est issue la société de 2020 où tout est permis à l’envers et où tout est interdit à l’envers.

C’est une société permissive et liberticide où tout ce qui est malsain est permis et où tout ce qui serait sain est interdit.

Un bref extrait de Mon coeur sur l’échiquier, page 69 : « Je ressemblais à David Hamilton, décidément. Comme lui, j’avais toujours cherché une fille encore plus jolie que la précédente, et j’avais dit merde à tout le monde. Ma solitude ne m’étonnait en rien. »

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David Hamilton parmi les peintres de la Renaissance, Gauguin, Balthus, Boudin, Degas…

Bibliophilie

Mes remerciements, en particulier pour ce présent article, à H.P., collectionneur des oeuvres de David Hamilton.

Mes remerciements aussi à ceux des lecteurs de ce blog (fussent-ils rares), par exemple P.A. et G.B., qui devinent le temps qui je lui consacre, sont heureux de pouvoir y lire des choses uniques et ailleurs inédites sur David Hamilton, et qui ont donc l’amabilité, de temps à autre, d’en tenir compte.

 

Édition anniversaire de PHOTO. Dédié aux meilleurs photographes qui y ont publié. Numéro 296, octobre 1992.
Photographies de : David Hamilton, Uwe Ommer, John Rutter, Francis Giacobetti, David Bailey, Helmut Newton…

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Ayez mes livres dans votre bibliothèque, ça vous aidera à respirer (si vous savez lire) quand on vous reconfinera

Malgré de considérables difficultés, ou peut-être grâce à de considérables difficultés, mes derniers livres et romans en date (notamment Dans le ciel et Mon coeur sur l’échiquier) sont lus par autant de personnes que possible (je parle de personnes, naturellement, que j’estime dignes d’une telle lecture).

Cela, notamment, avant un toujours possible reconfinement. Profitez de la « liberté » que vous croyez avoir aujourd’hui, je vous le dis.

Photo OM

Toute ma vie durant, j’aurai fait ce que pouvais, très modestement, pour la liberté – à commencer par la mienne.

Chaque livre qui rejoint un nouveau lecteur est un vrai plaisir pour moi.

Je rappelle que le blog est ouvert à des articles. Il suffit que mes lecteurs (voire abonnés à ce blog) me soumettent leurs textes. Je décide ensuite si les publier ou pas.

Voici quelques exemples d’articles que j’ai publiés, provenant de mes lecteurs et abonnés :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/11/11/lavis-dun-lecteur-sur-je-crie-a-toutes-filles-mercis/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/07/05/un-commentaire-a-mediter/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/03/02/un-message-merveilleux-d-eurydice-a-notre-blog/

 

L’opinion d’un universitaire, et photographe aussi, M. Jean-Francois Chassaing :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/05/28/voyage-en-arromanches-lu-par-jean-francois-chassaing/

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En souvenir du grand Tony Musante

Oublié de rappeler, il y a quelques jours, l’anniversaire du jour de naissance de l’extraordinaire acteur américano-italien Tony Musante, né le 30 juin 1936 à Bridgeport, Connecticut, et mort le 26 novembre 2013 à New York.

Inoubliable interprète de films comme Anonimo veneziano et aussi Eutanasia di un amore (film, tourné en partie dans la ville de Florence, que j’ai cité dans mon récent roman Mon coeur sur l’échiquier).

Eutanasia di un amore est un film extraordinaire, avec deux des plus belles actrices italiennes de tous les temps: Ornella Muti et Monica Guerritore.

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Christophe Colomb et David Hamilton

Cela continue. Ou ne fait que commencer. Des gens, qui disent protester contre le décès du fameux George Floyd (à propos, pendant combien de temps ces protestations vont-elles durer?), ont encore renversé, jeté à la mer, décapité, vandalisé des statues de Christophe Colomb à Baltimore (Maryland), à Miami, Richmond, St. Paul et Boston. Cela commence à manquer un peu d’originalité. Bref, les temps sont durs pour les statues de Christophe Colomb, le fameux explorateur italien – et probablement juif – né en 1451 sur le territoire de la république de Gênes et mort le 20 mai 1506 à Valladolid.

Le président Trump, dans son style parfois un peu confus, a traité de nazis, d’anarchistes, d’agitateurs et de « personnes qui n’ont aucune idée de ce qu’elles font » les décapitateurs (comme écrivait par exemple Alexandre Arnoux, membre de l’Académie Goncourt) des effigies de Christophe Colomb. Ces proclamations de Trump mettent beaucoup de gens dans le même sac mais, en effet, pour aller décapiter une statue (une statue de qui que ce soit), il faut probablement avoir du temps à perdre.

L’opinion de ce blog est que la destruction de statues – de quelque statue que ce soit – est parfaitement inutile et stupide. En effet, si l’on commence à détruire les statues jugées ceci ou cela par ceux-ci ou ceux-là, on n’a pas fini. D’autant que cela donne des idées à d’autres paumés: par exemple, une « peinture murale » (« réalisée en hommage à Adama Traoré et George Floyd », lis-je dans la presse) a été recouverte de graffitis, samedi, à Stains (Seine-Saint-Denis).

Ma foi, je ne mettrais pas une reproduction de cette « peinture murale » dans mon salon ou dans ma salle à coucher, et dans mon corridor non plus, mais de là à aller y ajouter des graffitis, il y a un pas que je ne franchirais point.

Certainement, beaucoup des statues de Christophe Colomb ne valent pas davantage, en tant qu’oeuvres d’art, que les « peintures murales » censées célébrer MM. Adama Traoré et George Floyd. En tout cas, selon mes goûts, qui me portent davantage en sculpture vers Praxitèle et Michelangelo, Auguste Rodin ou Arno Breker, et en peinture vers Giovanni Bellini et Piero della Francesca.

S’il s’agissait de nettoyer un peu le monde entier de toutes les « oeuvres d’art moderne » complètement inutiles – inutiles parce que laides ou insignifiantes – qu’il contient, il y aurait ici un sens.  Si le critère choisi était celui de la beauté ou de la laideur (le seul critère qui devrait être envisagé), je serais d’accord. Cette statue de Christophe Colomb est belle? On la conserve. Elle est moche? On la remise dans les réserves d’un musée, ou on la remplace par une belle.

Le portrait de Christophe Colomb attribué au Ghirlandaio est beau.

Christophe Colomb, portrait attribué au Ghirlandaio

La statue de Colomb par Bartholdi n’est pas vilaine.

Statue de Christophe Colomb par Auguste Bartholdi, à Providence, Rhodes Island (Etats-Unis)

Statue de Cristoforo Colombo à Genova (Italie)

Certaines autres statues américaines de Christophe Colomb, vandalisée par des voyous, sont laides. Le problème est que le critère actuellement en vigueur soit celui, parfaitement fluctuant, du « bien » et du « mal ». Je dois le confesser, j’ai toujours vu les statues jetées à bas par la foule avec un peu de tristesse. Ce pouvait être les statues d’Arno Breker en 1945, ce pouvait être les statues de Ceaucescu, ce pouvait être les statues de Saddam Hussein. Certes, des statues impossibles à comparer les unes aux autres, et la plupart d’une laideur voire d’un grotesque accomplis.

Statue (moche) de Colomb vandalisée à Miami

Cela va de soi, les statues de Ceaucescu, de Saddam Hussein, de Kadhafi et de tant d’autres étaient dénuées de la moindre valeur artistique. Mais il y a toujours quelque chose de pathétique, à mon avis, à voir des foules s’acharner rageusement sur les statues devant lesquelles elles passaient précédemment tête basse, sans en comprendre ni la beauté (parfois) ni la laideur (la plupart du temps).

Tout cela risque de signifier que, au fil du temps, les statues érigées aujourd’hui seront profanées demain, et vice-versa.

Songeons que le New York Times, sous la plume de son fameux critique photographique Gene Thornton, comparait David Hamilton en 1978 à… Watteau, Boucher et Fragonard .

“It is an ideal world of the thought that in painting is associated with the names of Watteau, Boucher and Fragonard, a world that is deeply moving because it resonates with real feelings that real people have about life, yet is not, in any usual sense of the word, realistic at all.” (Gene Thornton, New York Times, 1978)

En français, je traduis en substance: « C’est un monde idéal de la pensée qui, dans la peinture, est associé aux noms de Watteau, Boucher et Fragonard. Un monde qui est profondément émouvant parce qu’il résonne avec des sentiments réels que les gens réels ont au sujet de la vie, mais ce n’est pas, dans un sens habituel du mot, un monde réaliste du tout. »

Voilà quelque chose que le New York Times ne pourrait plus dire, en 2020. Or, quelques décennies à peine ont passé depuis 1978…

*

Il serait tellement simple, et profitable, de revenir à la beauté.

Je ne dis pas même que l’art (sic) moderne devrait être détruit. Les oeuvres (sic) des artistes (sics) actuels pourraient sans doute trouver place, et toute la place qu’elles méritent, par exemple sur les parkings des supermarchés de province, ou sur des aires d’autoroutes,  afin d’être magnifiquement mises en valeur.

Je suis et resterai un utopiste: il serait magnifique que les habitants des villes, des banlieues ou de la France profonde reçoivent une éducation, à tout le moins, esthétique. Or dans les villes, les banlieues ou les campagnes, les peuples ont les oeuvres d’art (ou d’art présumé) qu’ils veulent (et qu’ils peuvent concevoir)…

Il serait à espérer que naissent de nouvelles générations d’artistes créateurs de beauté.

Vive l’art et la beauté : mais laissons le « bien » et le « mal » hors de tout ça.

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Un commentaire à méditer

Le blog « En défense de David Hamilton » fout à la poubelle neuf commentaires sur dix qu’il reçoit, dès lors qu’ils sont hors sujet, sans intérêt, haineux ou bourrés de fautes d’orthographe.

En voici un, reçu ce matin, que je publie ici en tant qu’article. Il provient d’un abonné du blog, qui est devenu assez rapidement un ami, même si je ne l’ai (encore?) jamais rencontré.

Il s’agit aussi d’un bon connaisseur de l’œuvre  de David Hamilton (et cela change de tous les admirateurs et de toutes les admiratrices de David Hamilton qui ne savent strictement rien du grand photographe britannique).

Gérant l’unique blog aujourd’hui intégralement consacré à David Hamilton, ouvert au lendemain de sa mort; ayant écrit trois livres qui lui sont consacrés (dont un a été préfacé par Roland Jaccard); gérant la chaîne You Tube « En défense de David Hamilton »; ayant tenu des correspondances épistolaires avec une dizaines d’amis ou d’anciens amis ou collaborateurs de David Hamilton; ayant publié sur ce blog des documents totalement inédits sur David Hamilton; étant souvent sollicité à donner mon avis, en privé, par les plus grands collectionneurs actuels de David Hamilton;  je m’estime parfaitement autorisé à dire qui est, ou n’est pas, un bon connaisseur de l’œuvre de David Hamilton.

Voici le commentaire de mon abonné au blog, et ami

« Cher Olivier,  Comme je te l’ai déjà dit, et même si je n’imaginais pas que cela prendrait un tour si dramatique, je m’attendais depuis des années à ce que David Hamilton ait des ennuis. J’ai donc rejoint naturellement ton blog pour y voir plus clair. Mon argument statistique, que tu as repris plus tard (6.000 voire 10.000 modèles, vaste écho donné par la presse française aux allégations de F. Flament), m’a rapidement convaincu de son innocence. Trois années civiles après, toujours aucun témoignage de victime présumée, à l’exclusion de Flavie Flament (et de deux de ses copines, dont les plaintes ont été rejetées par la justice). Or, quand un vrai prédateur sexuel est arrêté ou dénoncé, les témoignages de victimes dégoulinent généralement de partout.

Pour le reste, je ne crois pas avoir jamais raté depuis 1976 un brin d’information sur David Hamilton. Dommage que je n’aie pas pu archiver tout ça. J’ai immensément apprécié ton blog pour tout ce que j’y ai appris (et désappris).
En fait je ne dois pas être le seul, mais la partie de la population susceptible d’échapper à la version officielle des événements ne doit pas être bien pécunieuse, et n’a sans doute guère les moyens de t’aider. Ou bien est-elle soumise à de telles contraintes qu’elle n’a pas le temps de s’exprimer. Pour moi, par exemple, je n’ai jamais eu l’occasion de te dire que j’ai connu… le Cap d’Agde. D’une façon originale, puisque j’y suis arrivé en bateau. Et que j’ai connu en 1975 un endroit où nombre de nymphettes de David ont dû faire des excursions. Et faute de temps aussi, je n’ai jamais pu m’exprimer sur ma perception de l’art de David Hamilton. Quant aux autres, ceux qui ont des moyens mais ne t’aident pas, c’est peut-être qu’ils ne visitent le blog que par curiosité. Ils vont peut-être voir les hamiltoniens comme on va au zoo. Et Olivier Mathieu peut crever… Oui, évidemment, le blog m’a énormément enrichi. »

Photographie, pas très connue, extraite du tournage du film « Bilitis » de David Hamilton (1977). Au centre, torse nu, Bernard Giraudeau. A ma connaissance, la scène a été tournée à Pampelonne, un lieu-dit de la presqu’île de Saint-Tropez, qui a donné son nom à une plage de 4,5 km de long.

C’est un commentaire que tout un chacun ferait bien de méditer. Les gens ont souvent, magiquement, de l’argent pour des choses totalement inutiles. Pour le reste, j’ai pu éprouver dans un grand nombre de milieux que la chose la mieux partagée est l’avarice la plus complète.

Or, en vérité, la publication de livres, tout comme des années d’enquêtes diverses, n’ont été et ne sont rendues possibles que grâce à l’aide de quelques rarissimes lecteurs et amis fidèles et désintéressés.

Qu’ils en soient remerciés ici.

A lire:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/vous-etes-un-mecene-misanthrope-lisez/

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Autour de « Laura les ombres de l’été » de David Hamilton (1979)

 

Affiche du film de 1979 « Laura les ombres de l’été »

Produit par : Serge Laski, Claude Cohen-Aloro, Milan Novak, Alain Terzian et Malcolm Thompson, Les Films de l’Alma, Cora films, le film de David Hamilton Laura les ombres de l’été (1979), avec Maud Adams et Dawn Dunlap, a eu – de notoriété publique – plusieurs producteurs.

Voyez par exemple ici : http://www.encyclocine.com/index.html?film=20955

La nouvelle est passée inaperçue, et nous devons la donner ici avec un profond déplaisir: l’un de ces producteurs, Malcom J. Thomson, est mort il y a quelques semaines, le 27 janvier 2020. J’avais échangé un nombre assez important de courriels avec lui. Succédant à Marisa Coustet, il s’était occupé pendant quelques années (fin des années 1970) des affaires de David Hamilton (qui, comme on sait, changeait souvent de collaborateurs, avant tout parce qu’il se disputait rapidement avec eux). Malcolm J. Thomson avait par exemple été – entre autres – l’un des producteurs des « Estivelles« .

Voir:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/18/les-estivelles-de-david-hamilton-pour-la-promotion-de-la-mairie-du-cap-dagde-1979/

 

L’autre producteur de Laura les ombres de l’été étant Claude Cohen-Aloro. Né le premier octobre 1951 (https://dirigeant.societe.com/dirigeant/Claude.COHEN_ALORO.22260209.html), sa société avait sans doute été créée spécialement (le 26 février 1979) pour produire le film de David Hamilton.

DAWN DUNLAP sur la jetée (Laura les ombres de l’été) / DAVID HAMILTON

Elle a semble-t-il fait faillite, comme on peut l’apprendre sur divers sites, sur Internet, et la clôture pour insuffisance d’actif a eu lieu le 27-10-2016, en pleine affaire Flavie Flament et, d’un point de vue chronologique, moins d’un mois avant la mort de David Hamilton: https://www.societe.com/societe/la-compagnie-des-realisateurs-associes-315029579.html

C’est Claude Cohen Aloro qui a été contacté par la presse, dans les jours qui ont suivi le décès de David Hamilton, et y a été présenté comme un ami et aussi le « comptable » de David Hamilton.

Et puis, c’est à cet ami et comptable (modeste au point d’avoir conservé l’anonymat dans tous ces organes de presse) que l’on doit aussi les rarissimes informations au sujet d’un probable dernier visiteur de David Hamilton, le 25 novembre 2016:

« Le comptable et ami de David Hamilton n’aurait jamais pensé que ce dernier se donnerait la mort. « Je l’ai eu encore hier matin au téléphone. Il n’était ni malade ni dépressif. Je connais David depuis 40 ans. Je me suis occupé de son mariage puis de son divorce. On est sous le choc. Il était avec un collaborateur qui l’a quitté vers 18-19 heures vendredi », a-t-il affirmé. » ( https://www.telestar.fr/people/mort-de-david-hamilton-il-n-etait-pas-depressif-d-apres-un-proche-photos-251255   )

Le fourgon funéraire (25 novembre 2016) qui emporte le corps de David Hamilton

Et dans Le Point :

« David Hamilton, né à Londres en 1933, était divorcé, son ex-femme n’a pu être jointe alors qu’elle est à New York actuellement. Son agent en déplacement en Israël n’était pas non plus joignable. En revanche, son comptable, à son service depuis 40 ans, a accepté de répondre aux questions du Point. « Je l’ai eu encore hier matin au téléphone. Il n’était ni malade ni dépressif. Je connais David depuis 40 ans. Je me suis occupée de son mariage puis de son divorce. On est sous le choc. Il était avec un collaborateur qui l’a quitté vers 18-19 heures vendredi. Avec plusieurs projets en cours. »

( https://www.lepoint.fr/societe/pour-hamilton-flavie-flament-se-faisait-de-la-publicite-sur-son-dos-26-11-2016-2085946_23.php#   )

Une policière photographie l’entrée de l’immeuble de David Hamilton (25 novembre 2016)

De la sorte, et selon les organes de presse que nous venons de citer, au lendemain de la mort à Paris de David Hamilton, son ex-femme n’était pas joignable car à New-York, son « agent » était « en Israël », mais son comptable avait accepté de s’exprimer.

Qui était le dernier collaborateur de David Hamilton qui l’a vu en vie « vers 18-19 heures »? Nous le savons. Le grand public, non, car son nom n’a jamais été cité dans la grande presse.

Est-ce lui, ce dernier visiteur, qui a laissé la porte ouverte du studio de David Hamilton? Ce collaborateur du photographe n’en avait-il d’ailleurs pas les clés?

Un peu plus tard, en tout cas, le mari policier de la gardienne de l’immeuble (qui devait en avoir les clés aussi: la loge est la porte exactement voisine de la porte de David Hamilton) trouve paraît-il le grand photographe avec la porte du studio ouverte et un sac de plastique sur la tête.

Tout cela dans un immeuble où il fallait traverser deux portes vitrées munies de digicode, et où plusieurs journalistes se baladaient poutant depuis des semaines, dont une journaliste qui a reconnu en toute impudence dans la presse qu’elle « glissait des billets sous la porte de David Hamilton », après avoir donc passé les deux portes munies d’un digicode (qui avait diantre pu lui donner le code?) et cela bien que David Hamilton ait déclaré qu’il ne voulait pas de contacts avec la presse…

Trois semaines plus tard, chose plus curieuse, ces gens n’avaient pas réussi à s’organiser. Quand eut lieu à Paris (à une date, à une heure et en un lieu que nous connaissons avec une parfaite précision) une réunion de quelques intimes (ou supposés tels), réunion qui s’est poursuivie dans un cimetière, et bien que trois semaines environ eussent passé depuis le décès dramatique de David Hamilton, aucune des deux dames qui avaient le plus longuement ou officiellement  partagé son existence n’étaient présentes lors de la cérémonie.  C’est ce qui s’appelle de la reconnaissance. N’était pas non plus présent aux funérailles l’ami de quarante ans et comptable, tout comme n’était pas présent le collaborateur qui avait été, selon les propos relayés dans la presse par ce comptable et ami de quarante ans, le dernier visiteur (lui aussi demeuré anonyme, en toute modestie) de David Hamilton « vers 18-19 heures ».  Vous avez dit: reconnaissance? Pauvre David Hamilton…

*

Relisez, si vous ne l’avez déjà fait, des DIZAINES d’articles sur le blog « En défense de David Hamilton », parmi lesquels (liste non exhaustive) ceux-ci :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/08/09/david-hamilton-et-les-fantomes-lecture-indispensable/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/08/11/vous-ne-trouvez-pas-que-ca-pue-vous-le-suicide-de-david-hamilton/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/02/20/la-mort-de-david-hamilton-na-t-elle-donc-suscite-aucune-enquete-pourquoi/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/02/19/david-hamilton-et-dinactuelles-mais-eternelles-questions-au-sujet-de-sa-mort/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/11/20/david-hamilton-un-tres-drole-de-suicide/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/08/13/a-tous-les-gens-qui-navaient-pas-interet-a-ce-david-hamilton-sur-son-lit-de-mort-parle-deux/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/21/david-hamilton-et-les-mysteres-de-tant-de-suicides-par-sac-de-plastique/

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David Hamilton, « artiste insurpassé » aux yeux de la maison royale danoise

Tandis que l’ex Miss OK 1988 s’approche de la cinquantaine et vient de célébrer dans l’indifférence quasi générale son anniversaire dans quelques sous-gazettes de la presse pipole, le blog « En défense de David Hamilton » publie quant à lui aujourd’hui le texte d’un document historique passionnant.

Le palais d’Amalienborg est, comme chacun sait,  la résidence d’hiver de la famille royale de Danemark. Il se situe à Copenhague. En son centre, se trouve une statue équestre du fondateur d’Amalienborg, le roi Frédéric V de Danemark.

Le 23 janvier 1976, Elisabeth Kiaer écrit une lettre à David Hamilton, au nom de la maison royale danoise. La lettre est adressée au domicile parisien du grand photographe. Pour qui l’ignorerait, en 1976 le Danemark était déjà dirigé par Margrethe II, née le 16 avril 1940 à Copenhague, reine de Danemark depuis le 14 janvier 1972.

Le prince Frederik de Danemark, cité dans cette lettre, est comte de Monpezat, né le 26 mai 1968, fils aîné de la reine Margrethe II et d’Henri de Laborde de Monpezat.

Quant au prince Joachim de Danemark, lui aussi comte de Monpezat, il est né  le 7 juin 1969 à Copenhague, plus jeune fils de la reine Margrethe II et de son mari le prince consort Henrik (né Henri de Laborde de Monpezat le 11 juin 1934 à Talence et décédé récemment, le 13 février 2018, au château de Fredensborg au Danemark).

Le texte de cette lettre suffit à montrer en quelle estime David Hamilton était tenu par la famille royale danoise  (et, disons-le tout de suite, par beaucoup d’autres). Ce sont de tels documents, témoignant de l’admiration vouée à David Hamilton, que nous publions et continuerons à publier, aussi bien sur ce blog que dans nos livres, tant que nous le pourrons.

Lettre à David Hamilton, 23 janvier 1976

 

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« La nuit où j’ai cru devenir fou » (Roland Jaccard)

Roland Jaccard vient d’auto-publier un recueil de ses récents, parfois très récents articles de blog. Le titre en est : La Nuit où j’ai cru devenir fou.

Voir: https://leblogderolandjaccard.com/2020/03/22/la-nuit-ou-jai-cru-etre-fou/

La première chose à dire est que vous pouvez commander cet ouvrage sur Amazon.

La page Roland Jaccard est ici : https://www.amazon.fr/Roland-Jaccard/e/B000APTE20/ref=dp_byline_cont_book_1

Roland Jaccard

La nuit où j’ai cru devenir fou : https://www.amazon.fr/gp/product/B08BZVRSQ2/ref=dbs_a_def_rwt_bibl_vppi_i0

A mon avis, dans La Nuit où j’ai cru devenir fou, il manque certains très beaux articles parus sur le blog de Roland Jaccard, mais il fallait sans doute en choisir certains, de préférence à d’autres.

Un tout petit reproche: il est à espérer surtout que, dans le livre, aient été corrigées des erreurs typographiques parfois gênantes que l’on trouve de temps à autre sur son blog. Mais comme on sait, il arrive que les dactylos soient distraites, à moins que leurs études orthographiques n’aient été trop rapidement interrompues.

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« Laura les ombres de l’été », un film auquel le « grand quotidien vespéral » ne pouvait queuter que dalle

DAWN DUNLAP sur la jetée (Laura les ombres de l’été) / DAVID HAMILTON

Le 4 décembre 1979, une semaine à peine après la sortie du film de David Hamilton « Laura les ombres de l’été », le journal Le Monde consacrait un article à cette oeuvre.

C’était un article d’une nullité abyssale et consternante. Le Monde aurait été mieux inspiré de charger de l’article Roland Jaccard.

Le Monde écrivait : « L' » idée  » du film, assure le générique, est due à David Hamilton : quoi au juste ? Cette histoire d’un sculpteur aveugle séduisant la jeune fille de son ancienne maitresse ?« 

On notera que Le Monde encadrait « l’idée » de guillemets. Pourquoi? David Hamilton n’avait-il pas d’idées? Ou alors, les idées seraient-elles l’apanage du Monde?

En effet, l’idée du film était de David Hamilton. Nous, au blog « En défense de David Hamilton », nous savons – sans doute mieux que quiconque, aujourd’hui – pour quelle raison.

Le Monde poursuivait  en évoquant « tant de platitude, l’inexistence de tout récit« . A se demander si le critique cinématographique du Monde avait vu le film, ou si son inculture – cinématographique, justement – n’avait d’égale que sa mauvaise foi.

Le Monde écrivait encore : « David Hamilton a éludé un essai possible de chorégraphie plastique, la composition rigoureuse qui s’imposait : il tue la poésie, l’imagination« .

Le Monde, lui, n’avait pas éludé l’occasion de se taire.

Laura les ombres de l’été est un film sublime. Comme l’avait écrit Louis Chauvet dans Le Figaro.

 

 

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Coronavirus, politicards polytocards, une rentrée littéraire de merde et des livres à lire pendant le prochain lockdown

En Italie, pendant le confinement (les colonisés linguistiques disent avec fierté lockdown), qu’ont fait les Italiens? Réponse. Officielle. Selon les statistiques (en italien: Rapporto annuale 2020 – La situazione del Paese dell’Istat), l’activité principale des Italiens a été de regarder la téloche ou d’écouter la radio, pour…  93,6% d’entre eux.

Plus exactement encore, 96,2 % de ces malheureux (65 ans et plus), 53,2 % entre 18 et 34 ans et 50,1 % entre 35 et 54 ans. Ces chiffres disent tout, et n’ont guère besoin de commentaires. Je crains que les chiffres, en France et ailleurs, ne soient fort proches.

Je conclus ce paragraphe en rappelant que, dans ma vie, je n’ai JAMAIS regardé la télévision. Cela aussi doit expliquer quelque chose… Si on avait offert cette abomination liberticide et totalitaire à ma maman, cette chose aurait valdingué direct par la fenêtre.

Le problème n’est pas tant le confinement. Le problème est que des milliards d’êtres humains sont confinés à l’intérieur de leur téléviseur. On comprend dès lors qu’ils acceptent tous les confinements sans broncher.

Je constate que – comédie du spectacle, cher Guy Debord – on a des experts et des politicards polytocards qui disent que le fantomatique virus Covid 19 reviendra, d’autres experts et politicards polytocards qui disent qu’il ne reviendra pas.

Classique. Le monde moderne, le système médiatique dans son entier, de A à Z et sans exception, ressemble à l’autre comédie, celle du bon policier et du méchant policier dans les interrogatoires.

L’essentiel est que des masses de millions de gogos serviles et dociles soient prêtes, au doigt et à l’oeil, à s’enfiler la muselière sur la tronche, à se faire ficher (« en toute liberté ») sur les réseaux sociaux, à se faire tracer (« en toute liberté ») par les « applications », à se faire vacciner tous les vaccins obligatoires (« en toute liberté »), à se faire (« en toute liberté ») microchiper. Tout le reste est, ou plutôt serait, démocratie.

Actuellement en toute liberté les bons Etats en toute liberté ont rendu en toute liberté leur liberté (en toute liberté) aux libres (en toute liberté) citoyens, mais ceux-ci s’organisent vraiment très peu. Les procès intentés aux politiciens polytocards, dans tous les pays, sont rarissimes (il y en a quelques-uns en Italie, ou en Grande-Bretagne).

Les gens ne pensent plus à leur liberté. Ils pensent à aller bronzer en vacances.

Remarquez, comment ces masses penseraient-elles encore à leur liberté, si 92% des individus qui les composent se font enculer le cerveau et sodomiser les neurones par les âneries, les mensonges et les vulgarités de la téloche, ce grand outil d’abaissement volontaire?

Dans le même temps, on annonce la sortie d’environ 500 romans de merde, en France, à la rentrée.

Je vous le dis, en vérité, demandez-moi mes livres. Faites vite…

Ne venez pas vous plaindre, dans quelques semaines, quand vous vous retrouverez en toute liberté à la niche. Remarquez, il vous restera la téloche.

 

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En souvenir de l’Atelier David Hamilton, Tesdorpfstraße à Hamburg, tout près de l’Außenalster.

David Hamilton et les colombes

Parmi tant et tant de projets qui n’ont pas abouti ou ont échoué, David Hamilton a longtemps songé à ouvrir des « galeries David Hamilton » en Europe. Il y a très longtemps, il avait même ouvert et inauguré la première d’entre elles, à Hambourg (Allemagne), en présence de jeunes modèles et aussi de plusieurs photographes de presse. A l’époque, son projet était vraisemblablement que ce fût  la première d’une série d’autres, dans plusieurs villes européennes. Outre la présentation de ses photographies, une place aurait sans doute été réservée à des expositions de photographies, voire de peintures, d’autres artistes. La galerie de Hambourg était en tout cas située Tesdorpfstraße, 14, dans un quartier magnifiquement arboré (et que David Hamilton semble avoir beaucoup aimé), là où les eaux de l’Alster alimentent un lac artificiel constitué de deux bassins, nommés Binnenalster et Außenalster. La Tesdorpfstraße est proche de l’Außenalster.

Carte postale David Hamilton

Voici, plus bas, l’un des posters de David Hamilton, réalisés à cette occasion, dans la série « Paysages », Landschaften (le mot allemand Landschaften est le pluriel de die Landschaft).

La photographie des colombes date selon toute vraisemblance du début des années 1970, voire de l’extrême fin des années 60.

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Les beautés infinies de « Konkret »

Nous avons souvent parlé, sur ce blog, du journal « Konkret » (dont David Hamilton était l’un des collaborateurs). Nous renvoyons à nos articles passés. Les numéros des années 1969 à 1973, notamment, sont une source infinie de beauté.

Couvertures (ou photos issues) d’exemplaires de « Konkret », années 1969-1973 environ.

 

 

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David Hamilton et Fritz Gunter Sachs, deux des plus grands photographes européens de la fin du vingtième siècle

GUNTER SACHS en couverture de « Konkret ».
Gunter Sachs et David Hamilton étaient tous deux proches de la revue.

Gunter Sachs et Brigitte Bardot

David Hamilton en compagnie de son ami Fritz Gunter Sachs, né le 14 novembre 1932 à Mainberg, près de Schweinfurt (Allemagne), et mort par suicide le 7 mai 2011 à Gstaad (Suisse).

David Hamilton et Gunter Sachs, 1999

1999

David Hamilton et Gunter Sachs, ainsi (au centre) que Pierre Brice

 

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David Hamilton et « Konkret »

Konkret du 12 octobre 1972, photo David Hamilton. 

KONKRET, 29 mars 1973, photo David Hamilton. Photo signée (en blanc) dans l’angle inférieur droit

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Blond and chatain lives matter

Le numéro du 24 février 1969 du journal allemand d’ultra-gauche  Konkret avait une table des matières d’une richesse étonnante:  des articles sur Günter Grass (Prix Nobel de Littérature 1999, mais dont on ne savait pas à l’époque qu’il avait rejoint à l’âge de 17 ans la 10e Panzerdivision SS Frundsberg en octobre 1944), un article d’Ulrike Meinhof sur Richard Nixon, une bande dessinée « Theorie und Praxis » signée Jürgen Habermas (théoricien allemand en philosophie et en sciences sociales de la deuxième génération de l’École de Francfort, mais dont on ne savait pas à l’époque qu’il avait été membre des Jeunesses hitlériennes), un poster de Mao Tse Tung… Eclectique!

Mais ce n’est pas tout. On y trouvait également une publicité pour le whisky « Black and white ». Mes amis s’étonneront-ils que j’en parle, puisqu’il y a environ trente ans que je ne bois plus une goutte d’alcool (et j’en ai toujours très peu bu), et que je ne suis pas un grand amateur de publicité?

Cependant, celle-ci me semble intéressante. « Quand un homme voit en noir et blanc », disait (en allemand) le slogan de cette pub.

Publicité parue dans le numéro du 24 février 1969 de la fameuse revue d’ultra-gauche « Konkret », dont David Hamilton fut un collaborateur régulier dans les années 1969-1973 environ.

Aujourd’hui que le mot « blanc » semble rencontrer quelques difficultés à être employé dans la publicité, en tout cas chez L’Oréal (ce groupe prestigieux a en effet tout récemment décidé de retirer les mots « blanc/blanchissant, clair » de tous ses produits destinés à uniformiser la peau), il importe que le blog « En défense de David Hamilton » (David Hamilton qui, rappelons-le, a probablement fait autant de photographies en noir et blanc qu’en couleurs) salue cette époque où les hommes pouvaient encore voir de si jolies jeunes filles.

Détail de la publicité précédente, parue dans « Konkret » en 1969

Je dirais même plus: heureux les hommes qui ont vu leur apparaître, en noir et blanc, de telles jeunes filles. Voilà une conception que je partage amplement.  Le symbole du Yin et du Yang est toujours représenté en noir et blanc (pas seulement en noir et pas seulement en blanc, cela va de soi) et ces deux  couleurs, utilisées ensemble, symbolisent admirablement une complétude femme/homme, femme blonde / femme châtain, un absolu, une dualité.

Photo extraite du magazine Konkret, années 1970 (début des années 1970). Cette photo n’est pas de David Hamilton.

Photo extraite du magazine Konkret, années 1970 (début des années 1970). Cette photo n’est pas de David Hamilton.

Photo extraite du magazine Konkret, années 1970 (début des années 1970). Cette photo n’est pas de David Hamilton.

J’ai d’ailleurs sous-titré (au début de 2019) mon livre Une dernière leçon de mon école par ces mots : ma vie en blond et châtain. Par une claire volonté de refus du manichéisme, et donc aussi par une très claire volonté de clamer et bramer la nécessité d’un monde où chacun et chacune aient leur place, toute leur place. Sans aucune exclusion. Dans une parfaite égalité.

Une dernière leçon de mon école (sous-titré: ma vie en blond et châtain)

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Avis de recherche: où sont les david-hamiltoniennes lolitas et jaculatoires?

Le titre de cet article est une allusion et un clin d’oeil à la chanson de Patrick Juvet, Où sont les femmes?

David Hamilton, Dawn Dunlap, Patrick Juvet (1979)

David Hamilton, Patrick Juvet, Dawn Dunlap

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« Il convient dans une vie de multiplier les erreurs« , écrit Roland Jaccard dans un article absolument savoureux, phénoménalement savoureux qui vient de sortir sur son blog. Il y est question – entre autres – de Matzneff et de Nastassja Kinski (je cite : « la prétention de Matzneff à la piscine Deligny me tapait sur les nerfs et ma seule conquête, la délicieuse Nastasia Kinski, se préparait à tourner « Tess » avec Polanski »). C’est un de ces articles dont Roland a le secret, et qui valent la lecture de tous les romans pissés par 99% des nullards que sont les gens qui publient aujourd’hui des romans chez les « grands » éditeurs.

A lire, donc: https://leblogderolandjaccard.com/2020/07/01/mon-ete-81-mes-tribulations-autour-du-monde/

A lire aussi: https://leblogderolandjaccard.com/2020/06/29/la-deferlante-ecologiste-est-une-catastrophe-pour-la-planete/

Ou encore: https://leblogderolandjaccard.com/2020/06/28/le-crepuscule-des-cinemas/

Moi aussi, j’ai multiplié les erreurs. La dernière en date a été de défendre David Hamilton. Vive les erreurs!

Je voudrais rappeler – encore et encore – aux abonnés et aux lecteurs que naturellement, ce blog s’occupe (comme son titre l’indique) de défendre David Hamilton.

Mais aussi, qu’il s’agit de défendre et de promouvoir une conception du monde, de la littérature, de la poésie, de l’émotion.

LIVRE « LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP » (2017). Sur la couverture, une photo inédite de Dawn Dunlap dans une position balthusienne (Paris, 1979). Dawn Dunlap sur une balançoire (photo David Hamilton). En quatrième de couverture, David Hamilton en compagnie de Leni Riefenstahl à Cologne en 1970.

Il est donc question sur ce blog d’une infinité de sujets, depuis l’actrice américaine Dawn Dunlap jusqu’à l’écrivain suisse Roland Jaccard, en passant par Lolita de Nabokov, ou par la découverte d’artistes (je songe au photographe Jean-François Chassaing, dont j’ai tout récemment parlé sur ce blog : http://jfrchassaingphotographe.com/fr/accueil.html).

« C’est David Hamilton qu’on assassine », préface de Roland Jaccard.

Roland Jaccard, dans le paysage contemporain, est unique.

Relisez par exemple: https://leblogderolandjaccard.com/2020/02/03/comment-la-societe-fabrique-des-parias-gabriel-matzneff-et-olivier-mathieu/

Et: https://leblogderolandjaccard.com/2020/05/30/le-billet-du-vaurien-olivier-mathieu-met-son-coeur-a-nu/

Hélas, la liste des écrivains qui ont encore du style, et des penseurs qui ont encore un cerveau, n’est pas longue dans la France de 2020.

Pour le reste, dans ce monde moderne et contemporain – qui est un monde vulgaire, asexué et liberticide, et où règnent à la fois l’espionnage de masse et la censure -, dans ce monde actuel ignoble (ne serait-ce qu’au sens étymologique: ce qui est ignoble est le contraire de ce qui est noble), rencontrer des amis de l’oeuvre de David Hamilton, des artistes, des poètes, des gens sensibles, des gens émouvants, des gens généreux de coeur et d’esprit est quelque chose d’extrêmement difficile. Extrêmement.

Il y a du vent dans les jupes des filles. Photo OM.

 Il se pourrait  que l’hiver prochain, je publie un livre signé non seulement par moi, mais aussi par un autre auteur, sur un thème poétique lié aux expériences que nous avons vécues, il y a longtemps voire très longtemps, dans une ville de France.

Photo OM

Mon projet, qui est celui de réunir des artistes, des poètes, des gens sensibles, et de les mettre en contact les uns avec les autres, se veut aussi un projet élitiste puisque j’entends choisir qui y participe, en fuyant par exemple tous les militantismes.

Photo OM

J’aime choisir mes lecteurs – et mes lectrices; par conséquent, me réjouissant que mes livres soient difficiles à trouver, je préfère ne pas diffuser mes romans plutôt que de les donner à des imbéciles.

Photo OM

Je suis très conscient de ce que sera l’Europe dans cent ans. Mes livres se trouveront alors entre les mains de la minorité de la minorité. C’est à des lectorats de ce genre que je m’adresse: aux grands morts d’autrefois, et puis à ceux qui – dans si longtemps – aimeront peut-être encore mes livres. Je suis confiant: Nietzsche, de son vivant, a vendu environ 300 exemplaires de ses oeuvres.

Photo OM

Actuellement, quelques livres de moi sont disponibles :

  • Les drapeaux sont éteints (roman, 2004)
  • Jouissive à Venise (roman, 2013)
  • Châteaux de sable (roman, 2014)
  • Je crie à toutes filles mercis (2018), 532 pages
  • Dans le ciel (roman, septembre 2019)
  • Mon coeur sur l’échiquier (roman, 2020)

Il reste aussi quelques exemplaires de :

  • Une dernière leçon de mon école (mars 2019)

D’autres ouvrages sont disponibles en PDF.

Photo OM

Il y a peut-être vingt ou trente collectionneurs de mes livres, aujourd’hui, en France. J’en connais certains. Un tout petit groupe, dont il est nettement plus facile d’être exclu par mes soins, que d’y entrer. Je ne suis – comme on sait – ni un épicier de la littérature, ni un démagogue.

Photo OM

Qui souhaite acquérir ces livres doit me convaincre de posséder une certaine vision de la poésie et de l’émotion.

Photo OM

 Combien de temps me reste-t-il encore? Nous sommes tous entre les mains des Parques.

Photo OM

Comme je l’ai répété (souvent en vain) depuis vingt, trente ou quarante ans, je m’adresse à toutes les personnes en qui pourrait demeurer un rien de romantisme authentique, à tous les mécènes aussi, et aussi aux jeunes filles qui pourraient encore être fascinées – de nos jours! – par le mythe de Lolita.

Qu’elles n’hésitent pas, si elles ont encore un certain art pour tenir une plume, à m’adresser des textes, des poèmes, des discours jaculatoires

Bienvenue  à qui voudrait postuler, s’il en a les capacités, à une aventure intellectuelle et esthétique profondément éclectique. La mienne, en toute modestie.

Il y a du vent dans les jupes des filles. Photo OM

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De l’art de rester un éternel enfant (« Mon coeur sur l’échiquier »)

Selon le journal Libération, soixante-quinze tentes rouges et bleues ont fait leur apparition à Paris, « parfaitement alignées » de part et d’autre du square Jules Ferry. « Cette scène de campement humanitaire ne se déroule pas dans un pays en conflit mais en plein cœur du XIe arrondissement de Paris », écrit Libération, qui précise: « A l’entrée du campement, plusieurs panneaux annoncent : «Ceci n’est pas une colonie de vacances.»

Il y  a un problème. Libération l’expose: « A leur arrivée en France, ils se sont tous présentés pour un entretien d’évaluation de leur minorité. Avec une même sentence : majeur. Ils ont chacun déposé un recours devant le juge des enfants. Depuis, ils attendent une décision de justice ».

Donc, les soixante-quinze occupants des tentes se déclarent mineurs, la justice les estime majeurs. En attendant,  « ils sont hébergés et nourris par des associations ».

Mais quel est l’objectif des soixante-quinze mineurs présumés ? Selon une certaine Caroline Douay, de MSF: « On milite pour des hébergements collectifs, adaptés à des mineurs avec accès à la santé, à l’éducation, à la nourriture, à l’hygiène ».

Une certaine Laure Wolmark, que Libération présente comme « psychologue et coordinatrice du pôle santé mentale pour le Comité pour la santé des exilés », se pose en observatrice: «On observe un cumul des difficultés chez ces jeunes, des parcours traumatiques. Beaucoup ont été témoins ou victimes de violences dans leurs pays d’origine, durant leur voyage ou même à leur arrivée en France. L’ensemble de ces facteurs favorise la souffrance psychique, et entraîne parfois le développement de troubles psy graves.»

Mais il n’y a pas que les propos de cette femme de science. Moussa, « un jeune Malien », a été interrogé par Libé : «Il y en a qui deviennent fous parce qu’ils dorment dehors et n’ont pas de famille. Ce sont ceux qui sont vite traumatisés.»

 Lassana aussi a son mot à dire. «Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de difficultés en France», soupire-t-il.

En attendant donc que la justice française statue pour déterminer combien, sur les soixante-quinze occupants des tentes du square Jules Ferry, sont effectivement mineurs (et l’on espère, ne serait-ce qu’afin que Moussa ne devienne pas « fou » et que Lassana ne pousse pas trop de soupirs, que ladite justice se prononce au plus vite),

je rappelle très humblement mon propre cas, que j’ai résumé ici (mais c’est un cas qui ne semble point attirer davantage la haute attention des organisations humanitaires que celle de la grande presse ou des institutions).

Moi, je ne suis ni majeur, ni mineur. Je suis un éternel enfant.

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/12/21/on-cherche-mecene-misanthrope/

C’est une lecture que je vous conseille vivement.

*

Mon coeur sur l’échiquier (roman), 2020, Editions des Petits Bonheurs

Je suggère également la lecture de ces extraits de mon dernier roman en date, Mon coeur sur l’échiquier :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/06/07/roland-jaccard-et-les-nymphettes-dans-mon-coeur-sur-lechiquier/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/06/07/jeux-erotiques-de-mon-coeur-sur-lechiquier/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/06/24/mon-coeur-sur-lechiquier-est-en-voie-imminente-depuisement/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/06/27/des-coups-durs-des-uns-et-et-des-autres/

« Au-delà de quelques promesses pas tenues, l’attitude la plus largement répandue parmi mes correspondants français consistait à m’engager à me tourner vers les institutions. Chose qui dépassait mon entendement puisque je m’étais laissé dire que, même sans avoir jamais participé à une seule de leurs manifestations, la plupart d’entre eux soutenaient les gilets jaunes. Ces fiers révolutionnaires me conseillaient pourtant de quémander de plus qu’improbables aides sociales auprès de cet Etat macronien dont ils espéraient la chute. Ils employaient les mots, qui avaient suscité ma plus vive curiosité, de «réinsertion sociale». Comment aurais-je pu, m’interrogeais-je, me réinsérer dans un système auquel j’avais absolument tout fait, depuis un demi-siècle, pour ne surtout pas m’insérer? Mes chers amis n’auraient point dû ignorer que je n’avais aucune expérience lavorative, que ma santé était chancelante, que j’avais soixante ans, et que la mauvaise réputation que j’avais en France m’y poursuivrait encore des dizaines d’années après ma mort. Ils ne s’en disaient pas moins convaincus que tout irait bien pour moi. Mieux encore, ils n’hésitaient pas à me le répéter largement. Des adeptes de la méthode Coué? Pour arriver à tant de certitudes, qui sait à quels procédés occultes, à quelles pratiques magiques avaient recours de pareils devins de village, oracles et sorciers? Je devais être un écrivain peu convaincant. J’avais clamé dans une petite cinquantaine de mes livres que je ne travaillerais jamais. Pourtant, ces lecteurs très perspicaces en avaient apparemment conclu que je me précipiterais dès l’aube, demain, à la recherche impétueuse d’un emploi. A moins encore que je ne brame vers des bontés réinsertionnelles taillées sur mesure à mon intention. (…) Les éloges à mon égard, nul n’en était avare. C’était seulement quand il était question de pognon que mes amis me prodiguaient toute la parcimonie dont ils étaient capables, et en revenaient à un admirable sens de la mesure. Certains m’avaient recopié les courriels de quelques dizaines d’associations du genre d’Emmaüs. (…) Un autre des conseils que me distribuaient à foison ces hommes d’expérience était de pénétrer sur le territoire francais, d’entrer dans la première cabine téléphonique que j’apercevrais, et de composer le 115. Le doux pays de France deviendrait aussitôt un pays de Cocagne et un champ infini de possibilités. Pourquoi ne me faisais-je pas «héberger chez des vignerons en échange d’un travail agricole»? Ou encore, pourquoi ne me faisais-je pas «héberger chez une personne âgée ou handicapée en échange d’une aide»?

(Bref extrait de Mon coeur sur l’échiquier).

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« Le dernier bal de robes » (Les jeunes filles ont l’âge de mon exil).

Le dernier bal de robes.

Dans les jupes de couleurs

Des filles aux cuisses nues

– Vives comme mes douleurs –

A vélo de rue en rue,

La mort taille des voilettes,

Elle agite des mouchoirs

Aux couleurs glycine et noir

Quand, l’été à bicyclette,

Les filles aux corps de mousse

Roulent à travers les blés,

Dévalent les pentes douces,

Riant à rythme endiablé.

Moi, je sais que vient ma mort.

A l’horizon je contemple

Le grand soleil qui s’endort

Et qui a le ciel pour temple.

Photos OM

Un nuage pourpre et bleu,

Que le crépuscule enrobe,

Crayonne pour mes seuls yeux

Un tout dernier bal de robes.

 

(Poème extrait de mon livre Les jeunes filles ont l’âge de mon exil ; trois éditions, 2010, 2016 et 2018 – livre épuisé dans sa version sur papier.

Photos OM).

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Les jeunes filles éternelles de Balthasar Kłossowski et de David Hamilton

 

Quel destin que celui de Balthasar Kłossowski, le fameux Balthus, frère de l’écrivain et dessinateur Pierre Klossowski, fils d’une mère peintre (Elisabeth Spiro) qui fut l’amante de Rainer Maria Rilke, et neveu du peintre allemand (et ashkénaze) Eugene Spiro et du peintre autrichien Emil Trebicky.

Fasciné et influencé par l’immense peintre italien Piero della Francesca, Balthus (l’une des références de David Hamilton) disait : « Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu. »

La photo qui suit démontre, s’il en était besoin, que les adolescentes aux jupes légères s’assoient toujours, de la façon la plus naturelle qui soit, ainsi que les a peintes Balthus.

L’inscription (sur fond orange) dit, en italien: « En cas de mauvais  temps, le manège restera fermé ».

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David Hamilton, maître de la photographie

Quelques photographies fameuses de David Hamilton, appartenant à un peu toutes les époques de sa carrière, et parues dans ses albums (ou encore en revues, ou sous forme d’affiches, de puzzles)…

 

Carte postale David Hamilton, éditions Agep, Marseille.

Photo fameuse de David Hamilton, en évident hommage au peintre Balthus

Photographie fameuse de David Hamilton

Photographie de David Hamilton

Photographie de David Hamilton

Photographie de David Hamilton

Une danseuse de David Hamilton.
Photographie DH.

Photographie David Hamilton

Photographie David Hamilton

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David Hamilton dans EL INDISCRETO (1975)

La revue espagnole El Indiscreto a parlé fort souvent de Rocío Dúrcal (https://fr.wikipedia.org/wiki/Rocío_Dúrcal), par exemple dans son numéro (24) du 19 avril 1975. Numéro qui évoquait aussi Pilar Bayona, l’actrice espagnole de La princesse hippie (1969).

Voici quelques exemples de couvertures (1975) de la revue El Indiscreto, typiques de l’époque de la fin du franquisme.

Le numéro 24 du 19 avril 1975 consacrait aussi trois pages à David Hamilton.

*

Sur David Hamilton et l’époque de la fin du franquisme en Espagne, voir :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/20/lantimoderne-david-hamilton-au-sein-de-la-passionnante-aventure-de-la-revue-davant-garde-nueva-lente-espagne-annees-1970/

Et :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/31/quand-clara-abril-de-vivero-minero-modele-de-david-hamilton-et-niece-du-plus-grand-poete-peruvien-du-vingtieme-siecle-disait-son-admiration-sans-bornes-pour-david-hamilton-le-joueur-dechecs/

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Fierté hétérosexuelle, fierté david-hamiltonienne

Photo OM

J’avoue que, sans doute en raison de mon âge avancé, je me perds quelque peu dans les sigles (vaguement compliqués) dont j’entends causer ces jours-ci à la téloche et dans la presse: LGBT, LGBTQI+, LGBTQIA+, et cetera placent, qui sont utilisés pour qualifier des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles.  Vite, vite, je demande pardon à genoux d’avoir oublié de citer les «allosexuels » et les « altersexuels », mais je ne suis qu’un vieillard un peu retardataire né en un temps où les choses étaient plus simples.

 Aux États-Unis, on parle aussi de LGBTTQQIAAP : lesbian, gay, bisexual, transgender, transexual, queer, questioning, intersex, asexual, allies, pansexual.

Dois-je avoir des regrets? Je  suis apparemment passé à côté de plein de choses. Quoi qu’il en soit, il est trop tard. Et puis (quel imbécile je suis, décidément) je ne me suis jamais posé de questions (comme les « questioning ») au sujet de ma sexualité. Je me suis banalement contenté d’être hétérosexuel, et d’en être satisfait. H comme hétérosexuel et, tiens, H comme (David) Hamilton!

En tout cas, tous ces sigles commencent par L, L comme lesbienne, et personne ne mettra en doute l’amour que le blog « En défense de David Hamilton » porte – entre autres – aux lesbiennes.

Moi, à tous ces sigles et à toutes ces étiquettes, je préfère humblement la poésie des jeunes filles de Pierre Louÿs, de Bilitis, de David Hamilton, ou des lycéennes qui prennent le soleil dans les herbes hautes.

David Hamilton disait qu’il préférait une photo à une fille parce que la photo, elle, ne vieillit pas. Et puis, chacun sait (ou devrait savoir) que l’ombre vaut souvent mieux que la proie.

Chacun sa fierté…

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Des « coups durs » des uns et des autres

Commençons par le chanteur (?) Dave.

Selon France-Dimanche et Non Stop People, il serait « à la rue ». Il suffit de lire les articles pour savoir qu’il n’en est rien. Ouf…

On lit (Non Stop People) :

https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrites/dave-à-la-rue-sylvie-vartan-vole-à-son-secours/ar-BB160WJC?li=AAaCKnE

« Alors que le chanteur a passé plusieurs semaines avec son compagnon dans leur demeure du Vaucluse, (…) le couple a dû faire face à une très mauvaise nouvelle. Selon nos confrères de France Dimanche, Dave et son époux sont contraints de déménager. Le propriétaire du chanteur ne souhaite pas reconduire le bail de la demeure du couple, la très chic villa Montmorency, qu’ils habitaient depuis deux ans. Les deux amoureux ont dorénavant trois mois pour trouver un nouveau pied à terre à Paris. »

Donc, si les titres et les chapeaux des articles de ce genre disent que Dave serait « à la rue », le contenu des mêmes articles montre que Dave (et son compagnon-époux-amoureux) sont proprios d’une demeure dans le Vaucluse et doivent quitter leur très chic villa parisienne pour une autre. Un drame?

C’est beau, la solidarité. D’après Non Stop People: « Toujours selon France Dimanche, Sylvie Vartan serait prête à donner un coup de main à Dave. »

Dave, cité par Non Stop People : « Là où j’ai le plus gagné d’argent, c’était dans les années 70. Je gagnais énormément d’argent parce que je faisais énormément de concerts, je vendais énormément de disques. J’ai tout dépensé en vivant en première classe. Quand vous décidez de partir au soleil en hiver, à la dernière minute et vous prenez la première classe avec la suite présidentielle à l’hôtel, vous avez dépensé pour dix jours 50 000 euros. Si je fais la même chose aujourd’hui, je réserve six mois à l’avance, je me fais surclasser, je demande un prix à l’hôtel et le même truc va me coûter 10 000 euros. Je ne regrette pas d’avoir tout dépensé ».

Bref, Dave et son compagnon-époux-amoureux sont proprios d’une demeure dans le Vaucluse (ce ne doit pas être un studio miteux de dix mètres carrés, à mon avis), vivent depuis deux ans dans une richissime villa à Paris, et la belle-soeur de Sylvie Vartan va leur trouver un nouveau logis. Tandis que Dave explique qu’il n’a aucun regret d’avoir vécu en dépensant, par exemple, 50.000 euros (plus de 300.000 francs) en dix jours quand il voulait aller « au soleil en hiver ».

*

Quant au journal Elle, il évoque un « coup dur », que dis-je, un « nouveau coup dur » qui risquerait d’affliger Harry et Meghan. Combien ces gens ne doivent-ils pas subir de coups durs!

https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrites/meghan-markle-et-le-prince-harry-un-nouveau-coup-dur-pour-le-couple/ar-BB161AqE?li=AAaCKnE

Mon Dieu, un « coup dur ». Voyons la nature du (nouveau) coup dur.

Selon Elle, le « coup dur » consisterait dans le fait que le prince Charles aurait décidé « de ne plus garder d’argent de côté pour aider Meghan Markle et le prince Harry à débuter dans leur nouvelle vie ».

En effet, « selon des proches du couple, installé aux Etats-Unis depuis plusieurs mois dans une magnifique villa, Meghan et Harry n’auraient pas besoin de l’argent du prince Charles et ne souhaiteraient pas s’en servir. Du moins pour le moment. Ce coup dur financier ne devrait donc pas trop les impacter dans un premier temps ».

Vous voyez le « coup dur »: Harry et sa néo-duchesse, qui vivent dans une magnifique villa, n’ont pas besoin de faire appel aux sous de Charles. Quel coup dur!

*

La presse pipole, en d’autres termes, évoque – comme d’habitude – des gens qui seraient victimes de « coups durs » (sic), mais qui sont en vérité des individus richissimes qui se la coulent douce et n’ont absolument pas le moindre problème financier. A moins que l’on n’appelle problème financier que, par exemple, le chanteur Dave ne puisse plus aller dépenser 50.000 euros en dix jours dans des paradis tropicaux, ou que Harry et sa Meghan ne puissent pas mener un train de vie aussi fastueux qu’ils le souhaiteraient. (Il est vrai, cela dit, que Harry ferait bien de mettre des sous à part en vue de son prochain divorce).

*

David Hamilton

On songe avec mélancolie et effroi au destin de David Hamilton, mort dans la mouise la plus extrême, à tel point que pendant les derniers mois de sa vie, par exemple, il n’a trouvé aucun avocat pour s’occuper de lui. Contrairement à Justin Bieber qui vient paraît-il de porter plainte en diffamation contre ses accusatrices. Mais voilà, Justin Bieber a du fric. David Hamilton, lui, n’en avait pas: il avait du talent.

*

Tout cela pour en arriver à votre modeste serviteur qui, sans l’aide de deux (voire trois) personnes, en serait réduit à se taper la tête contre les murs, la nuit, à force de ne pas pouvoir se payer tous les soins dentaires dont il a besoin. Votre modeste serviteur qui, lui, est réellement à la rue – ou à deux doigts de l’être.

A part les deux (ou trois) personnes que je viens d’évoquer, le meilleur moyen de faire fuir mes correspondants est toujours de leur suggérer de mettre la main au portefeuille, fût-ce pour m’acheter un livre.

Mon coeur sur l’échiquier (roman), 2020, Editions des Petits Bonheurs

Tiens, un extrait de mon dernier roman en date, Mon coeur sur l’échiquier:

« Au-delà de quelques promesses pas tenues, l’attitude la plus largement répandue parmi mes correspondants français consistait à m’engager à me tourner vers les institutions. Chose qui dépassait mon entendement puisque je m’étais laissé dire que, même sans avoir jamais participé à une seule de  leurs manifestations, la plupart d’entre eux soutenaient les gilets jaunes. Ces fiers révolutionnaires me conseillaient pourtant de quémander de plus qu’improbables aides sociales auprès de cet Etat macronien dont ils espéraient la chute. Ils employaient les mots, qui avaient suscité ma plus vive curiosité, de «réinsertion sociale». Comment aurais-je pu, m’interrogeais-je, me réinsérer dans un système auquel j’avais absolument tout fait, depuis un demi-siècle, pour ne surtout pas m’insérer? Mes chers amis n’auraient point dû ignorer que je n’avais aucune expérience lavorative, que ma santé était chancelante, que j’avais soixante ans, et que la mauvaise réputation que j’avais en France m’y poursuivrait encore des dizaines d’années après ma mort. Ils ne s’en disaient pas moins convaincus que tout irait bien pour moi. Mieux encore, ils n’hésitaient pas à me le répéter largement. Des adeptes de la méthode Coué? Pour arriver à tant de certitudes, qui sait à quels procédés occultes, à quelles pratiques magiques avaient recours de pareils devins de village, oracles et sorciers? Je devais être un écrivain peu convaincant. J’avais clamé dans une petite cinquantaine de mes livres que je ne travaillerais jamais. Pourtant, ces lecteurs très perspicaces en avaient apparemment conclu que je me précipiterais dès l’aube, demain, à la recherche impétueuse d’un emploi. A moins encore que je ne brame vers des bontés réinsertionnelles taillées sur mesure à mon intention. (…) Les éloges à mon égard, nul n’en était avare. C’était seulement quand il était question de pognon que mes amis me prodiguaient toute la parcimonie dont ils étaient capables, et en revenaient à un admirable sens de la mesure. Certains m’avaient recopié les courriels de quelques dizaines d’associations du genre d’Emmaüs. (…) Un autre des conseils que me distribuaient à foison ces hommes d’expérience était de pénétrer sur le territoire francais, d’entrer dans la première cabine téléphonique que j’apercevrais, et de composer le 115. Le doux pays de France deviendrait aussitôt un pays de Cocagne et un champ infini de possibilités. Pourquoi ne me faisais-je pas «héberger chez des vignerons en échange d’un travail agricole»? Ou encore, pourquoi ne me faisais-je pas «héberger chez une personne âgée ou handicapée en échange d’une aide»?

(Bref extrait de Mon coeur sur l’échiquier).

*

Je rappelle, à ce propos, cet article toujours d’actualité:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/12/21/on-cherche-mecene-misanthrope/

*

Curieuse époque. Curieuse société. Curieuse presse. Où des appels sont lancés pour susciter la commisération des masses à l’encontre de Dave, William, Meghan et compagnie.

Tandis que de grands artistes comme David Hamilton, ou encore un écrivain de grand style comme Tony Duvert, sont morts pauvres voire misérables.

*

Roland Jaccard

A lire, sur Tony Duvert.

Le Monde met en ligne, aujourd’hui encore, cet article magnifique de Roland Jaccard :

« Nous n’irons pas par quatre chemins pour proclamer que l’Enfant au masculin, de Tony Duvert, est un des livres les plus intelligents, les plus insolents, les plus subversifs de cette année. Même ceux que son sujet incommoderait seront bien forcés de reconnaître à l’auteur un flair particulier, un sixième sens quasi infaillible pour débusquer derrière les discours – conservateurs ou révolutionnaires, – derrière les sentiments – convenus ou spontanés, – les hypocrisies, les impostures et les duplicités qui, trop souvent, substituent à l’éducation de l’enfant, c’est-à-dire à l’apprentissage de sa liberté, son dressage. »

(Roland Jaccard dans Le Monde)

https://www.lemonde.fr/archives/article/1980/11/14/les-detournements-de-tony-duvert_2824467_1819218.html

 

 

 

 

 

 

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Et si, contre le coronavirus, il convenait de se mettre un doigt ou une plume dans le c.?

La comédie du coronavirus continue, en Italie et ailleurs, avec les « experts » payés à prix d’or pour venir débiter leurs fadaises sur les plateaux de téloche, en disant généralement le contraire de ce qu’ils ont dit la semaine passée, ou de ce qu’ils diront (ou de ce qu’on leur dictera) la semaine suivante.

Les journaux balancent les chiffres-épouvantails des morts « de » Covid 19, qui sont en vérité très souvent non pas des morts « de » Covid 19, mais des morts « avec » Covid 19. Ou encore avec Covid 19 présumé.

En Allemagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, et ailleurs, aujourd’hui et demain, les gouvernements imposent ou imposeront de nouveau des « zones de confinement ». En tout cas, c’est grandement à craindre.

L’organisation mondiale de la santé continue à proférer ses âneries (et à se contredire, parfois du matin au soir). « Les masques anti-coronavirus ne servent à rien ». « Les masques anti-coronavirus sont indispensables ». « Non, les masques anti-coronavirus sont inefficaces ». Un feuilleton passionnant…

Pauvres gens, à vous  tous c’est le cerveau qui manque.

Les scientifiques qui ne sont pas de l’avis des gouvernements ne sont pas invités sur les plateaux, réservés aux « scientifiques » dociles et serviles.

Quand la quarantaine va-t-elle, le cas échéant, recommencer? En plein été? Ou à la fin de l’été, donc en septembre (puisque certains ne manqueront pas de rappeler que la « grippe espagnole » avait connu sa deuxième vague au mois de septembre)?

L’humanité, en attendant, est heureuse. Ils ont retrouvé leur chère « liberté ». Les zombies, leur masque sur la tronche et à distance les uns des autres, sont heureux. Qu’ils en profitent. A mon humble avis, cela ne va pas durer.

« On » sait désormais que l’humanité accepte d’aller à la niche sans broncher, pendant des mois d’affilée. Et de défiler avec un masque-muselière sur le pif.

Que sera la prochaine étape?

Si demain « on » dit à l’humanité que pour lutter contre le coronavirus il convient de se mettre un doigt ou une plume dans le c.(*), l’humanité se mettra un doigt dans le c. (*)

Qui a le moindre doute à ce sujet?

Or l’humanité, heureuse, béate de sa « liberté » dont elle ne sait que faire, et très loin de s’organiser pour résister aux imminentes attaques forcenées des forces liberticides, sombre aujourd’hui dans l’Esclavage – le sien – tout en allant peinturlurer de rouge des statues d’esclavagistes (vrais ou présumés) des siècles d’autrefois.

Mais non. Si demain « on » dit à l’humanité que pour lutter contre le coronavirus il convient de se mettre un doigt ou une plume dans le c. (*), l’humanité ne se mettra pas un doigt ou une plume dans le c. (*). C’est déjà fait.

Nous vivons vraiment dans un monde étrange. Des millions d’abrutis connaissent, en musique classique, l’adagio d’Albinoni. Or, il faut être un crétin complet, et ne jamais avoir entendu la moindre oeuvre d’Albinoni, pour croire pendant plus de deux mesures que cette chose ait été composée par Albinoni. On peut dire exactement la même chose de l’Ave Maria de Caccini. Des millions d’abrutis pensent que Néron était un mauvais, un pas bon, un méchant, c’est faux. Des millions d’abrutis pensent qu’a existé un événement historique appelé « prise de la Bastille », c’est faux. Des millions d’abrutis pensent que Cambronne aurait dit « merde » à Waterloo, c’est faux.

Pour ne pas allonger exagérément et inutilement cette liste, faisons un petit saut temporel jusqu’aux jours d’aujourd’hui : des millions d’abrutis continuent à croire exactement à tout ce qu’on leur dit. Par exemple, que David Hamilton aurait jamais « violé » qui que ce fût.

L’humanité était certes mûre pour la grande comédie du coronavirus.

 

(*) Lire: cerveau?

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Lingerie féminine intime david-hamiltonienne / Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

Bibliophilie

COUVERTURE
Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

 

On dit parfois qu’au mois de septembre (?) 1977,  Bloomingdale’s aurait publié aux Etats-Unis un catalogue de lingerie féminine, rédigé en anglais, qui a pour particularité de contenir des photographies (certaines très célèbres et employées par ailleurs, par exemple dans des calendriers ou dans des albums) de David Hamilton.

Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

Or, première chose, il est assez probable que la parution date de 1977, oui, mais de quel mois? Ce catalogue (en tout cas paru l’année de sortie de « Bilitis ») compte 28 pages. Dont de nombreuses pages en couleurs.

Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

(Notons rapidement que, comme toujours dans la production de cette époque de David Hamilton, on y regrette l’omniprésence d’une de ses modèles scandinaves, sa « muse » d’alors. Muse qui, lors de la mort de David Hamilton, n’a pas eu un mot à son égard, bien qu’elle lui doive tout, absolument tout, y compris sa maison de Ramatuelle, et qu’il ait publié des photos d’elle dans des centaines d’albums, de revues et de calendriers).

PHOTO DAVID HAMILTON
Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

Seconde chose, nettement plus importante, nous n’avons pas la certitude absolue que ce catalogue ait eu une diffusion très importante. On peut même aller jusqu’à se demander s’il ne s’est pas agi d’un simple projet qui, pour l’une ou l’autre raison, n’aurait pas abouti.

Rappelons qu’un an avant, en 1976, le photographe Bourdin avait publié des photographies pour le grand magasin de New York Bloomingdale’s  (catalogue de lingerie, encore), et qu’il avait fait scandale.

Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

Reste une certitude: ce catalogue de David Hamilton est une oeuvre à part entière, parue (ou projetée) à une époque charnière de sa vie et de son œuvre (1977).

Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

Voir notamment :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bloomingdale%27s

Bloomingdale’s Intimacies Catalog, by David Hamilton (1977)

 

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Mon coming out à moi: je suis et je resterai féministe. Jusqu’à la mort.

Je vais faire mon coming out, moi aussi. Sinon, je vais finir par être le seul à ne pas faire de coming out. Comment peut-on ne pas faire de coming out?

Voici donc le mien. Il faut que je l’avoue: je suis féministe.

Je dois confesser être plein de mansuétude à l’égard du beau sexe. Quand je vois les hommes d’aujourd’hui, en effet, je conçois la déception de ces dames et de ces demoiselles, et le refuge qu’elles cherchent dans l’un ou l’autre « isme ». Oui, Mesdames et Mesdemoiselles, je ressens la plus douloureuse des peines à l’idée de toutes celles, parmi vous, qui n’avez pas eu la chance de me rencontrer. De la sorte, vous ne pouvez pas imaginer ma personne, ma vie et mon originalité. Il est rigoureusement impossible que vous sachiez tout ce à côté de quoi vous serez passées, par malheur pour vous. Le mot émotion, par exemple, restera pour vous tout au plus un terme froid et abstrait, désincarné du dictionnaire.

Je comprends très bien toutes les mauvaises raisons qui vous ont quelquefois interdit d’entrer en contact avec moi. Mais par les Dieux, ce n’était nullement votre faute, Mesdames et Mesdemoiselles, je vous pardonne et vous absous, si vous étiez nées sans aucun sens critique, ou sans le moindre goût, ou en un seul mot victimes de deux millénaires de mensonges sentimentaux et sexuels au moyen desquels on a martelé l’Europe, à commencer par le christianisme, depuis environ deux mille ans.

Oui, Mesdames et Mesdemoiselles, je ne conçois que trop l’extinction, hélas, le féminicide de masse que vous avez subi, et je le déplore. Depuis deux millénaires, la déséducation, l’inéducation, la non éducation n’ont cessé d’accélérer (aussi bien intellectuellement que sentimentalement) la chute verticale de l’espèce humaine, tant chez les hommes que chez les femmes et les jeunes filles.

Peu importe, je resterai féministe. Féministe au sens que ce mot avait il y a encore cent ans, voire moins, en France et dans la littérature française. Féministe, au sens où l’on employait ce mot et où je l’emploie puisque tel est mon bon plaisir: « attiré par les femmes« .

« En dépit de ses soixante ans bien sonnés, il était demeuré très féministe« , écrivait par exemple Léon Daudet en 1929 (il n’y a donc pas même un siècle), dans Le cœur brûlé. Précisons que Léon Daudet était monarchiste, moi pas, clérical, moi pas, mais je ne crois pas que l’on puisse nier que ce fût un grand écrivain. Il avait du style. Il savait tenir une plume.

A la même époque, donc à la fin du dix-neuvième siècle ou au début du vingtième, féminisme signifiait aussi caractère féminin. « Le serpent sous le charme de la flûte (…) se radoucit, il accourt, il est dompté par le féminisme du procédé« , notait ainsi Emile Griveau dans Les éléments du beau : analyse et synthèse des faits esthétiques, d’après les documents du langage (Paris, Félix Alcan, 1892).

Oui, vive le féminisme. Vive l’attirance pour les femmes.

Je suis féministe, tout comme David Hamilton (le moindre admirateur de son oeuvre le sait) était lui aussi profondément féministe.

Le féminisme david-hamiltonien, le féminisme poétique ont certes été submergés par le féminisme- revendication, le féminisme doctrine, le féminisme idéologie, le féminisme qui a tout envahi dans les domaines juridique, politique, économique.

Voilà. J’ai fait mon coming out, et je me sens un peu comme lorsque, bébé, j’avais fait mon rot. Je me sens mieux. Je suis féministe. Le féminisme, pour moi, était et restera David Hamilton.

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« Mon coeur sur l’échiquier » est en voie imminente d’épuisement

Photo OM

A titre purement informatif, mon roman « Mon coeur sur l’échiquier » est déjà en voie d’épuisement.

De très nombreux exemplaires ont été offerts par mes soins, notamment dans une grande ville d’Europe où se trouvent le plus grand nombre de mes lecteurs: d’autres exemplaires ont été déposés un peu partout dans des bibliothèques, surtout de petites bibliothèques de province (celles où, au fond, il existe autant qu’ailleurs, voire davantage, un espoir de trouver des lecteurs intéressés); ils ont été diffusés auprès de mes rarissimes lecteurs habituels, et amis; enfin, de tout petits stocks ont été constitués, ici ou là, à l’intention de très éventuels retardataires.

Pour le reste, je peux dire – comme d’habitude – que les rares personnes qui en ont conseillé la lecture l’ont fait parfaitement en vain. Personne ne s’est manifesté (au fond, tant mieux!)…

Il est depuis longtemps évident à mes yeux que les gens (et les jeunes gens modernes, en particulier), par exemple les fils à papa qui se détruisent le foie tous les soirs en picolant dans des bars, ont du pognon pour se pinter la tronche, mais pas pour acheter un livre. Les contemporains, pour une très grande majorité d’entre eux, sont des estomacs sur pattes. Grailler, oui. Lire, non. Or un livre, ça ne se bouffe pas.

Tout cela est sans grande importance. Je sais parfaitement, et depuis une éternité, que sur mille de mes lecteurs, un comprend ce qu’il lit. Et que sur mille qui comprennent, un l’incarne.

De la sorte, mes livres sont écrits pour des « happy few », et ensuite pour une très hypothétique postérité, qui n’existera d’ailleurs peut-être jamais.

David Hamilton a connu cela à la fin de sa vie, quand il a commencé à avoir de plus en plus de mal à trouver des modèles. Aujourd’hui, il existe encore – supposé-je – des agences photographiques de modèles. Mais tout devient une question de pognon.  Les jeunes filles, ou très peu d’entre elles, ne posent plus gratuitement. Tout a été gangrené par le fric. On peut en dire exactement la même chose de tout le système éditorial (et cela ne date pas d’hier).

Moi, qui ne gagne pas d’argent avec mes livres, ces questions triviales me sont étrangères. Je crois en la gratuité des choses.

Je suis heureux quand je trouve – chose rarissime – un nouveau lecteur (ici, Jean-François Chassaing):

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/05/28/voyage-en-arromanches-lu-par-jean-francois-chassaing/

Je suis heureux quand un écrivain (ici, Roland Jaccard) me consacre un article :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/roland-jaccard-service-litteraire-n-avril-2018/

Ou un blog (ici, le blog de Daniel Fattore):

https://fattorius.blogspot.com/2017/06/notes-sur-le-portrait-de-dawn-dunlap.html

Demain, encore, 25 juin 2020, quelques exemplaires de Mon coeur sur l’échiquier seront adressés par mes soins à un écrivain et poète parisien, qui les diffusera à son tour autour de lui.

Ainsi, malgré la bêtise de cette époque, malgré la censure, malgré le conformisme ambiant, se multiplient les possibilités (restassent-elles infinitésimales) d’une belle rencontre entre un de mes livres et une personne véritablement capable de les lire, de les comprendre, de les incarner.

Si je trouve des lecteurs, ce sera plus tard, beaucoup plus tard. Qui sait ce que sera l’Europe, en ce temps-là? Je m’en fais une idée. Je suis heureux de ne pas voir cela. Mais peut-être, à la fin de ce XXIe siècle, certains liront-ils encore mes livres, les comprendront-ils, les aimeront-ils. Il sera trop tard pour moi.

S’il reste encore un peu de liberté, et puis à supposer qu’ils fassent partie de l’infime minorité de la minorité pour qui la langue française ne sera pas une langue complètement morte, j’espère surtout qu’il ne sera pas complètement trop tard pour eux…

Mon coeur sur l’échiquier (roman), 2020, Editions des Petits Bonheurs

Extrait du dernier chapitre

« J’ai toujours écrit pour les morts, et pour les jeunes filles enfuies. Evidemment, cela n’a pas augmenté mon lectorat. On ne court jamais assez les filles et l’on n’aura jamais trop parlé de ses premières amours. J’ai aimé de rares enfants, quelques lolitas et quelques vieillards, les réprouvés et les animaux. Ma fin ressemblera à un quai de gare, au moment des adieux. Ce sera à moi de ne pas les rater. A peine restera-t-il le temps de lancer quelques mots, par la fenêtre du train, à la vie en larmes qui courra le long du wagon, dans le vent. Dans mon enfance, je lisais les nuages. Quand viendra mon dernier jour, je ne manquerai pas de les lire encore. (…) Et maintenant, si je ne veux pas de tombe, et je n’en veux pas, il va être temps que quelqu’un choisisse le lieu et l’heure. Ou la Faucheuse, ou moi. Que de temps perdu, la vie, et que d’occasions manquées. Amis, jeunes filles, il aurait suffi de tellement peu. Va, maintenant, petit livre sans éditeur, sans lecteurs ni lectrices. J’ai tout fait pour ne point trahir l’élan, le tragique, l’émotion. Chacun se souviendra de moi ou m’oubliera, à sa façon. J’ai accompli mon œuvre, et une oeuvre est une bouteille à la mer et la mer, de la mienne, fera ce qu’elle pourra.  J’aime que les titoli di coda roquent avec les titoli di testa. J’ai soixante ans, même si les filles de vingt m’en donnent encore quarante. – Echec et mat, Olivier! C’est la fin de partie, quand le temps n’est plus au roque mais à l’assaut ultime lancé par le vieux roi solitaire. Aux échecs, il n’est jamais capturé ou tué. La partie s’achèvera quand plus nul coup ne lui sera possible. Mon roi sera abandonné. Je n’adouberai pas, et je l’étendrai. Et puis cette fois, je crois, j’aurai fini d’écrire mon cœur sur l’échiquier. »

 

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David Hamilton et les sublimes sauts de l’ange de ses jeunes filles angéliques

Énormément des modèles de David Hamilton (depuis Dawn Dunlap jusqu’aux actrices d’Un été à Saint-Tropez, en passant par Monika Broeke) avaient une solide formation de danse classique. Témoignage de l’amour que portait David Hamilton à la danse, et aussi à la grâce des danseuses.

Voici une photographie – absolument superbe – d’un saut lui aussi magnifique (et réalisé sur le sable d’une plage!) lors du tournage de « Premiers désirs ».

Photographie d’une actrice de David Hamilton, pendant le tournage du film « Premiers désirs »

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Claude François, David Hamilton et les truands

Selon la version médiatique donnée à l’époque comme aujourd’hui,  c’est dans la nuit du 25 au 26 juin 1977, tandis que Claude Francois rejoignait son moulin de Dannemois (Essonne), que sa voiture aurait été prise en chasse par des individus (deux hommes d’une trentaine d’années, au volant d’une Citroën CX 2000 verte?) dont l’un aurait ouvert le feu à plusieurs reprises contre lui.

Disque de Claude François, photographie DAVID HAMILTON

Ils auraient fini par abandonner  lorsque Claude François serait arrivé à proximité de chez lui. La police aurait relevé de sept à onze points d’impact (c’était dit-on du 9 mm) sur sa Mercedes (une 450 SEL 6.9 bleu marine).

Bien du temps a passé. Certes, on a le récit médiatique. Certes, on a ce qu’ont raconté les témoins (Kathalyn Jones, le chauffeur Marmaduke, Joëlle Collard attachée de production, et Sylvie Mathurin, habilleuse et secrétaire).

Claude François et Jean-Luc Brunel, années 1970, chez Régine en soirée.

Certes, l’auteur des coups de feu, un voyou répondant au nom de Pierre Dieudonné, frère d’Emile le fameux caïd du gang de la banlieue Sud, avait été assez rapidement arrêté, quatre jours plus tard, lors d’une bagarre, et trouvé en possession du 38 spécial responsable des tirs contre le chanteur.

Mais Pierre Dieudonné avait nié. Depuis, il s’est recyclé dans les tickets restaurant, à en croire la presse: https://www.leparisien.fr/archives/les-vieux-braqueurs-trafiquaient-les-ticket-restaurant-24-06-2013-2923429.php

L’identité d’un éventuel commanditaire demeure aujourd’hui un mystère. Au fond, sait-on vraiment tout sur cet épisode, que l’on veuille l’appeler une agression voire une tentative d’assassinat contre Claude François?…

Chose encore moins connue, un ami de Claude François – le photographe David Hamilton, pour le nommer – a été lui aussi la cible, jadis, d’un tireur. Cela, du moins, à en croire certains de ceux qui ont fait partie de son entourage à l’époque. Ils s’expriment peu volontiers sur l’argument.

Si l’on trouve sur Internet quelques articles consacrés à la course-poursuite dont fut victime Claude Francois, en revanche on ne trouve pas un mot au sujet de personnes qui auraient tiré sur David Hamilton, en un lieu que nous connaissons et à une date que nous connaissons. De cela aussi, un jour ou l’autre, nous parlerons.

A relire :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/03/11/claude-francois-et-lepoque-innocente-des-petites-filles-de-la-chanson-et-des-jeunes-filles-de-david-hamilton/

 

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Solstice d’été, un peu de poésie

Toutes les photos de cet article : OM

Un ancien entretien, paru dans la presse, avec David Hamilton.

Le journaliste:

  • Vous ne photographiez pas de jeunes garçons?

David Hamilton:

  • Non, je préfère les jeunes filles.

 

Les sillons à Villon.

Il est au soleil des journées

Où chaque instant est papillon,

Robe au vent; la pomme bleutée

Dévoile à Villon son sillon.

Il est à la lune des nuits

Au sein de coupole amazone

Où vie, envie, en vit ne nuit,

Pourvu qu’on assaille le cône.

Il est des nuages au ciel

Et dans les jardins, des statues

Qui font verser des pleurs de miel

Au désir que le plaisir tue.

Flammes de cyprès, chevelures,

Chairs claires de l’or des miroirs,

Vos savantes entrouvertures

Furent mon aimable mouroir.

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

 

Le Dieu vieux grec des coins de rues

Qui aime jeu de domino,

De marbre lisse les statues,

Et le Capitaine Nemo;

La nuit, le vent frais aux sueurs

D’amour, aux suaires de mort,

Aux reines et sirènes, sœurs

D’Ulysse errant de port en port;

Brûlant la plante des pieds nus,

Le soleil fou des canicules,

De Venise un genou menu,

Et Paul Joseph, et Caligule;

Et les tricheurs au jeu des cartes,

La Margot de François Villon

Aux genoux polis qui s’écartent

Et font voir au soleil son con;

Sous l’orage d’été un geste,

Et les chœurs et les cœurs de Delphes,

S’il se pouvait encor qu’il reste

Un Coquillart ou un Adelphe,

Je convoque à mes funérailles:

Car vient le temps que je m’en aille.

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

J’ai trouvé le tombeau de Michel Mouton.

Sans nom ni croix, sous une pierre

Que l’herbe recouvre et le lierre,

Et de blanches fleurs au printemps

A travers les siècles du temps,

Là, entré debout dans la mort,

Les mains jointes dessus son corps

En un mau vêtement de bure,

Il a d’un mort rieur l’allure.

La mort est un miroir sans tain:

Près de lui, dort une putain

Qui eut des yeux brillants d’enfant

Au Moyen Age, au Temps d’antan,

Et faisait admirer ses seins

A maints Coquillarts assassins.

Ils ne sont plus qu’os en poussière

Et se mélangent à la terre.

Tenant dans la main son bâton,

Dort le si doux Michel Mouton.

Et que sa vie a été belle,

Au cher Villon le bon à rien !

En exil il se fit la belle

Pomme bleue, et puis la mort vient

Sans nom ni croix, sous une pierre

Que recouvrent l’herbe et le lierre…

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

Soleil.

Au ciel le soleil se déplace,

Jeux de la lumière et de l’ombre,

Il a fait le tour de la place

Et les visages sont d’or sombre.

Voici deux mains et deux miroirs et il me naît

A minuit un soleil, un grand soleil au cœur,

Un soleil de minuit, puis s’éteint le soleil,

Et je n’ai plus au cœur qu’un soleil de douleur.

Le goudron des trottoirs est bouillant de soleil.

Au milieu de la nuit, jusqu’au prochain soleil,

J’ai gravé un regard et un cœur de soleil

Dans mon cœur, en secret, des gestes de soleil.

Robe noire ou blanche aux genoux fins de soleil,

Une fille s’assied et ignore sa grâce.

Elle chuchote un oui, elle prononce un non,

Gestes, regards, secrets on dirait par hasard

Qui restent dans mon cœur ébloui de soleil

Comme s’efface un rêve au firmament d’aurore.

Soleil, soleil aux yeux,

Soleil aux yeux, aux cieux

En cent rayons frôleurs,

Tout ne fut donc qu’un jeu

Au jeu d’amour voleur,

Soleil mon diadème,

Désir d’être un poème?

Robe lune ou soleil, robe au corps de liane,

La vie et la mort ont une robe soleil.

Le soleil ou la lune, en un dernier oracle,

Tous deux, sur les trottoirs chauds de soleil, ils dansent.

Au crible du soleil, de la lune, les yeux

Et les dés je mélange, et m’en remets aux Dieux.

Or les enfants des Dieux ne meurent jamais vieux.

Car j’étais seul, hier, et combien de demains?

Je songe à Villon, aux filles qui vieilliront,

Je regrette le temps des gueuses et des gueux.

De pleurer, il me monte un tel désir aux yeux.

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

Vingt ans d’exil.

Et me voici à travers vie

Où la mort fait peur et envie,

De naître à mourir la balade

D’un auteur de mille ballades.

Mais près de qui n’a plus de temps

Marche une fille de vingt ans,

Vingt ans comme dura l’exil

Du funambule sur son fil,

Avant enfin qu’il ne fourvie,

Chutant à trépas de la vie.

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

Nostalgie des salopes de Villon.

J’ai offert un trésor aux lieux,

Aux heures, aux temps inutiles,

Ainsi que le veulent les Dieux

A la recherche du futile.

Trésor miroir, glace brisée.

Trésor de nuit sous le soleil,

Trésor voyant, loin de la foule,

Trésor lucide et sans pareil,

Soleil solitaire qui roule.

Pauvre Pioche: que de risées!

Offrant en vain trésor qui double

L’un, et le geste, et le moment,

J’ai pioché peine qui redouble

Au cœur exilé de tout temps.

Je hais bourge et sainte Nitouche

Et, puisqu’ainsi nous babillons,

Putes si bougres qu’on n’y touche.

Où sont les putains de Villon?

A mes mains, le deuil des chemins

Parmi les yeux creux des Cyclopes.

Dans le cloaque trop humain,

Où sont, de Villon, les salopes?

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

Souillons et gueuses.

Je songe aux souillons de Villon

Et aux serveuses d’ambroisie,

A Margot, gueuse des bas-fonds,

Qu’il changeait, lui, en poésie.

L’ami Villon rêva princesses,

L’ami Villon souffrit souillons

Et cette peine point ne cesse.

Je songe aux souillons de Villon.

Je songe à ce cœur de poète

Dans l’automne du Moyen Age,

Et à Paris, et à ses fêtes,

A ses coquillarts aux parages,

Mon Villon amant des naufrages,

Cœur de loup et cœur qu’une gueuse

Brisa jusqu’en son dernier âge

Peu avant la mort bienheureuse.

Je l’imagine, mon Villon,

Loin de l’abbaye aux grimoires,

Perdu parmi tant de couillons

Dont l’histoire a perdu mémoire,

Loin de la cour de tout mécène,

Loin des abbés et des abbesses,

Mais là où les gueuses emmènent

Le poète traître aux princesses.

J’imagine les coquillarts

Chanter et demander à boire,

Mais seul Villon connaissait l’art

Et tous les secrets du pourboire.

D’ironie et de cœur battant,

Cœur de loup consacré aux gueuses,

Il fut grand verseur de printemps,

Jusque dans la mort bienheureuse.

Il préféra, à toute messe,

La gueuse, quand elle est menteuse,

La moindre perfide promesse

De la plus félonne des gueuses.

Si les souillons offrent leur fruit,

Ce depuis que le monde est monde,

Vidant la couille aux plus vils vits,

Ce depuis que la fesse est ronde,

Du cynique et désabusé

Le plaisir gît dans les bas-fonds.

François Villon s’est amusé,

Il s’est ému d’une souillon.

Et elle ignorait, la souillon,

Que l’ombre qui glissait près d’elle

Avait pour nom François Villon:

Et mon Villon la rendit belle.

Tel le jeu qui n’est pas un jeu,

Il suffit de poser l’énigme.

Les cœurs géants ne sont point deux

Et innombrables sont les pygmes.

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

Autour de Villon et de la source de la fée Morgane

Plus que le but, compte la quête.

François Villon sut la douleur

De s’éloigner de toutes fêtes,

En pleurs, pour mort, avec son cœur.

Etre écorché de la recherche,

Son cœur ne pleurait pas l’étoile

Inaccessible à toute perche,

Mais les élans que la mort voile.

François Villon eut pour douleur

Non pas d’être cru malhonnête

Par les sergents mais, en son cœur,

Qu’une souillon le juge honnête.

Plus que du but, en son voyage,

François Villon sut la ferveur

De toute occasion de naufrage:

Voilà pourquoi battit son cœur.

Et plus que courir vers la cible,

La quête est d’abord dans la fuite.

Puis, l’espérance d’impossible

En une lanterne s’anuite.

Pas terne, la lanterne brille

Comme un soleil dedans la nuit,

Mais que personne ne se rie

Du pauvre Villon qui s’enfuit.

Toute fête s’oublie ultime;

La lanterne, elle, ignore bien

Que cette nuit, la mort intime

A Villon de se fondre au rien.

C’est sa nuit d’éveils accablants,

Douleur du cœur qui se déchire,

Son lit de fièvre aux linceuls blancs

Seuls sous la lune qui s’y mire.

Très loin de la plus fraîche rose,

Le jeu du vent l’a entraîné

Loin de lèvre à la joue éclose,

Au baiser de Mort condamné.

L’absence passe inaperçue

Du géant, au temps des souillons.

Et tout seul, le poète sue

Maux de mort, le pauvre Villon.

Villon chercha le clair de lune,

Le clair de lune dans le ciel.

Il montra la voie à plus d’une:

Gueuse est nombreuse, un seul soleil.

Jeux de son âge gueuse joue,

Gueuse joue à jeux de tout âge,

Le Moyen Age eut roses joues,

Martyr rouge eut le Moyen Age.

C’est l’ultime métamorphose:

Et lui le démon, et lui l’ange,

La gueuse aux fragrances de rose,

En encre et en fée, il la change.

Buvons à la source, cyniques,

Fuyons cette humanité d’ânes:

Qui s’y frotte, en effet, s’y pique!

Or, boirez-vous l’eau de Morgane?

Prenez donc un cœur de poète

Et torturez-le à feu doux,

Afin qu’à la dernière fête

Y batte un parfait cœur de loup.

Il ne fut point de cœur plus doux:

Morgue pour morgue à la mort gueuse,

Fit morgueux Villon cœur de loup,

Et mort pour vie à la morveuse!

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

x

Aux nuages de Venise et de Madrid.

Aux coins d’Europe, mort, à moi qui songera?

L’Europe condamnée est un grand gué de tombes.

Et tant d’amis sont morts, nul d’eux ne reviendra.

Villon, le béat, dort en quelque catacombe.

Nuages voltigeant à Madrid, à Venise,

A Rome et Cracovie, à Naples, à Paris,

Dites à quelque cœur qu’en exil je me grise

De l’espoir d’une lettre ou d’un dernier pari.

Nuages, mes amis, dites aux paysages

Tant traversés, hier, au fur de tous mes âges,

Le pardon que j’adresse à tous les cœurs silents.

Dans le mien est l’écho d’autrefois des paroles

Et du peu qui me reste, et de tant qui s’envole:

Fugace est le bonheur, mais le malheur est lent.

(« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

 

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Ceux qui ont échappé à la phobie du coronavirus

Aujourd’hui, 20 juin 2020, dans la ville de Florence et plus précisément place Sainte Croix (piazza Santa Croce), entre 17 heures 30 et 20 heures 30, a eu lieu une grande manifestation  “Salviamo la Costituzione“, où, selon ses organisateurs, « le peuple italien, à qui appartient la souveraineté de la République, répétera qu’il n’est pas et qu’il n’est plus disposé à accepter l’éradication des droits fondamentaux  de la Constitution italienne » (en italien: « ove il popolo italiano, a cui appartiene la sovranità della Repubblica, ribadirà che non è e non sarà mai più disposto ad accettare l’annullamento dei diritti fondamentali della Carta Costituzionale italiana« ).

En d’autres termes, les participants, tous dépourvus de masque-muselière, ont écouté les orateurs leur dire – en substance – que le Covid 19 a été une farce colossale destinée à tester les capacités de soumission des citoyens, et/ou une colossale embrouille pseudo-scientifique, et / ou une magouille des industries scientifiques et des politiciens désireux à moyen terme d’amoindrir ou de supprimer les libertés des citoyens, de les contrôler technologiquement, et/ou d’instaurer la 5G,  d’imposer la vaccination si ce n’est le microchipage des populations, d’annuler leur liberté de mouvement.

Ont parlé :

Sara Cunial, parlementaire de la République italienne.

Massimo Fioranelli, médecin spécialiste en cardiologie.

Antonietta Gatti, physicien, chercheuse et universitaire.

Guido Gheri, fondateur de Radio Studio 54.

Stefano Manera, docteur en médecine et chirurgien.

Maurizio Martucci, de l’organisation « Stop 5G »

Cosimo Massaro, écrivain, essayiste, expert en politiques monétaires.

Stefano Montanari, Docteur en pharmacie et expert de nanoparticules.

Paolo Orio, président de l’association italienne « Elettrosensibili »

Rossella Ortolani, enseignante à l’école primaire

Marcello Pamio, essayiste

Carlo Prisco, avocat et spécialiste de philosophie du droit

Mauro Scardovelli, psychothérapeute, juriste, musicothérapeute et fondateur de « Aleph Umanistica APS »

Luca Speciani, médecin, président de l’Ampas, directeur de « L’Altra Medicina ».

*

La « grande » presse, pour l’heure, n’a pas consacré une ligne à cette manifestation…

Les orateurs que je viens de citer ne sont sans doute pas des « scientifiques » dignes de ce nom, puisqu’ils n’abondent pas dans le sens du terrorisme intellectuel et  médiatique tendant à terroriser les populations avec la phobie du coronavirus…

Pour ce qui est du coronavirus, ou de l’Affaire David Hamilton, ou de tant et d’autres sujets dont la liste serait longue, une infime minorité se sert encore de son cerveau.

La masse des moutons, elle, bêle servilement en répétant les âneries de la grande (hihihi) presse, de l’OMS et des « comités scientifiques » au pauvre Macron.

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Faut-il écrire Miss Beauf (F) ou Miss Beauffe (FF) ?

Le mot « beauf », comme chacun sait, provient de « beau-frère » et semble apparaître dans les années Trente du siècle dernier.

Mais son orthographe a eu quelque mal à se stabiliser.

 

LE BEAUFE (Albert Paraz)

Albert Paraz, en 1948, dans (lecture indispensable) Le Gala des vaches, écrit: BEAUFE (au masculin).

«Un jour en 44, un gros type couché m’appelle et me dit : je me suis recommandé de vous, je suis un pote du beaufe de Chasseveau. Je ne connais que Chasseveau, il y a eu son beaufe, et son ami.»  

 

LE BOF ou le BEAUF’ (Albertine Sarrazin)

En 1960, chez Pauvert (Livre de poche, 1976), la grande Albertine Sarrazin (dans Biftons de prison) écrit : BOF.

«Le monde est plus ou moins bavard, l’ennui est que ton bof, lui, a la langue double […] ce ‘corset’ […] dont le bof à Annie se moquait finement » 

En 1965, dans L’Astragale (Livre de Poche), on trouve BEAUF’.

«Un nez de poupée écrasé entre des joues fessues, du graillon partout, des mains velues, le beauf’ est un boeuf, une limace géante» 

Ici, de nouveau BOF:

«J’ai bien reçu la lettre de notre bof façon Eddie Constantine. […] Il aurait pu apporter mamma, ce bof de malheur, puisqu’il ne travaille pas l’après-midi.» (Albertine Sarrazin, dans les si belles Lettres à Julien, 6 mars et 14 août / Pauvert, Livre de poche, 1971).

 

Le BAUF (Victoria Thérame)

En 1974, Victoria Thérame dans le livre (qui eut un grand succès à l’époque) Hosto-blues (Editions des Femmes) écrit BAUF.

«[…] tu ouvres la porte de l’ascenseur… stupéfaction à tes yeux éberlués… t’as devant toi trois personnages connus… […] elle, bien sûr, c’est […] Bardot… […] eux… c’est Gunther et le bauf à Bardot »

LE BEAUFFE

En 1965, certains dictionnaires donnent BEAUFFE. «Le beau-frère : le beauffe.» Robert Giraud, Le Royaume d’argot (Denoël).

 

LE BEAUF

En 1976, Victoria Thérame dans La Dame au bidule revient à BEAUF : 

«les chefs ! … les gros ‘beaufs’ de l’atelier … ceux qui parlent de la chasse … avec les gros estomacs et les moustaches … les cons sanguinaires typiques » 

 

ET LA BEAUFE?

En cette époque de (souvent ridicule) féminisation de tous les mots, il n’y a que le mot BEAUFE (ou beauve, puisque les adjectifs qualificatifs finissant par F se terminent par VE au féminin?) que je ne vois pas apparaître dans les dictionnaires.

Pourtant, les beaufes sont aussi innombrables que les beaufs.

 

MISS BEAUFE OU MISS BEAUFFE ?

A moins que l’on ne préfère écrire beauFFe (avec deux f)?

FF? Avec FF, qui diantre le blog « En défense de David Hamilton » pourrait-il nommer Miss BeauFFe?

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Les jeunes filles de David Hamilton en tenue d’Eve (David Hamilton´s Zärtliche Cousinen mit Anja Schüte im Evakostüm)

Bibliophilie

 

Revue allemande Kinothek, numéro 3 (avril-mai 1981) :

David Hamilton´s Zärtliche Cousinen mit Anja Schüte im Evakostüm.

Les jeunes filles de David Hamilton en tenue d’Eve

 

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« Premiers désirs » (David Hamilton)

A lire ou relire:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/06/23/quand-les-petites-culottes-hamiltoniennes-naissaient-comme-les-feuilles-de-figuier-dans-le-genese-biblique/

Photographie prise pendant le tournage de « Premiers désirs« , film de David Hamilton avec Anja Schüte (déjà présente dans « Laura les ombres de l’été » et « Tendres cousines »), et Monika Broeke  (ce film offrit aussi son premier rôle à Emmanuelle Béart).

Film « Premiers désirs » de David Hamilton, avec Anja Schüte et Monika Broeke (et aussi Emmanuelle Béart)

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Histoires de ciel et de rien (extrait de: « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil »)

Photo OM 2020

Histoires de ciel et de rien.

Aux Dieux le temps des pommes bleues

Qui sont aimables aux miroirs

Grands ensoleillés des trottoirs,

Aux Dieux le temps des robes lestes

Qui sont aimables aux fenêtres

Des nuits de grande canicule,

Boucles et mèches sur les nuques,

Aux Dieux chignons, bijoux d’un sou,

Aux Dieux la lune reflétant

La pure candeur de l’actrice,

De l’actrice au jeu se prêtant,

Aux Dieux, les mains aux fronts charmantes,

Ogives, rubans et ovales,

Aux Dieux les temps de la moisson

Où la Mort tue une statue

Dans sa danse innombrable et tue.

 

Il ne sera d’autre moisson

Que de la Mort et que des ruines,

Marbres brisés et profanés.

Ma moisson est à l’horizon

Et ma moisson est l’horizon.

Horizon, l’or des transparences.

Horizon, les vergers célestes

A l’horizon du temps perdu,

Des règles du jeu transgressées

Et des règles du jeu trop sues

A l’horizon de ma prison,

A l’occident de mon exil

Qui a nom mort: ainsi soit-il.

Et c’est le Temps, le Temps qui marche

Dans les foins blonds des nuits d’été,

Le long des chemins, sous la lune,

Le Temps qui s’assied sur les murs

De pierre, au soleil, en tailleur.

Et c’est le Temps, le Temps qui danse,

Et c’est le Temps qui se déhanche

Scandé de robe en robe blanche,

Sandales de cuir, pieds de marbre,

Musique d’un pas qui s’éloigne,

Le Temps qui dévale les marches

De mes temples déconsacrés,

Le Temps qui court, le Temps qui passe.

Il ne reviendra pas, mon temps,

C’est le Temps sous lequel je ploie,

C’est le Temps que si mal emploient

Les filles qui ont dix-sept ans.

Ne fus-je rien? Fus-je le ciel?

Le Temps m’emporte, et le silence

M’a donné toutes les réponses.

Aux Dieux, le temps des robes claires

Qui au grand soleil, sous les arbres,

Les seins en proue et l’œil aigu,

Joue rouge aux choses inouïes,

Au sein de l’ombre bleuissaient.

Olivier Mathieu

Poème extrait du livre « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil » (trois éditions, 2010, 2016 et 2018).

 

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