Après la Poupette à Flament, voici la Jupette à l’Halloin : Pute, Mère, Muse, Sainte? Bof, j’sais pas, j’m’en gratte la quéquette!

On connaissait la « Poupette » de Flavie Flament.

Il y  a aussi Jupette, maintenant.

Solveig Halloin, la dame qui accuse Philippe Caubère de l’avoir fait tomber sous son emprise, de l’avoir obligée à lui pratiquer une fellation « forcée » et pour finir de l’avoir « violée », a par exemple en 2007 reçu la bourse Olympe de Gouges (10 000 euros) pour un projet théâtral illustrant l’article 10 de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne…

Dans une des Zoeuvres Zimmortelles de Solveig Halloin (http://www.sudouest.fr/2011/04/20/je-veux-faire-rire-376605-2277.php  ) « une jeune fille, Jupette, tombe amoureuse d’un visage d’homme sur un panneau publicitaire. Aveuglée par sa passion, et afin d’être aimée en retour, elle tente de correspondre aux désirs supposés de l’Homme… Mais Jupette échoue inéluctablement. Pourquoi la femme perd-elle la tête devant un homme sans regard ? Comment s’estimer soi-même ? Qui pourra la ramener au vivant ? Voici l’œuvre que l’auteure aurait élaborée si la réalité ne dépassait pas la fiction ».

Et ici on lit ( http://www.la-manufacture.org/pdf/presse/20111000intramuros_362-toulouse.pdf  ) :

“LES MIROIRS DE L’ALOUETTE”, de
et par Solveig Halloin
Genre : Épopée intimo-burlesque (tout public à
partir de 12 ans)
Une jeune fille, Jupette, tombe amoureuse d’un
visage d’homme figurant sur un panneau publicitaire.
Aveuglée par sa passion, et afin d’être aimée en
retour, elle tente de correspondre aux désirs supposés
de l’Homme… Tout est bon pour réussir à le
séduire! Fût-elle Pute, Mère, Muse, Sainte, ou tout
cela à la fois : il faut plaire! Mais Jupette échoue iné-
luctablement. Pourquoi la femme perd-elle la tête
devant un homme sans regard ? Comment s’estimer
soi-même ? Qui pourra la ramener au vivant ?
Voici l’œuvre que l’auteure aurait élaborée si… la
réalité ne dépassait la fiction.

*

Il semble que la réalité soit en train de rattraper la fiction…

 

Publicités
Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Quand les faux souvenirs de viols rapportent gros…

Et dire que tout cela ne peut que rappeler le sort tragique de David Hamilton, immense artiste, mort à l’âge de 83 ans…

et que dans un mois la « mémoire traumatique » risque fort de passer dans la loi française!…

*

A lire cet article tout récent, paru dans Le Monde:

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/13/le-proces-d-un-therapeute-accuse-d-inventer-de-faux-traumatismes-a-ses-patients_1684943_3224.html

*

Lectures complémentaires

Article de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie:

https://lequichotte.wordpress.com/2017/11/08/faux-souvenirs-provoques-ou-amnesie-traumatique-science-ou-pseudo-science-2/

*

Le site de Brigitte Axelrad:

https://brigitte-axelrad.fr/

*

Docteur Olivier Dodier:

https://www.dalloz-actualite.fr/chronique/legiferer-au-moyen-de-l-amnesie-traumatique-constitue-un-risque#.WteGFi5ubIU

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

De la misère en milieu hétérosexuel

Et voilà, la dernière histoire de fous (ou de folles) en date. Le 27 mars dernier, selon le Parisien,  une certaine Sylvie (un pseudonyme, évidemment), qui serait d’après ce journal une Toulousaine de 43 ans, a  porté plainte pour « viol » contre un acteur, Philippe Caubère.

Les investigations seraient confiées au service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse.

Jusque-là, rien d’étrange. La chose hallucinante, selon moi, réside dans la phrase qu’on lit dans le Parisien:  « la plainte, dont Le Parisien a eu connaissance ».

C’est bien là le problème. pourquoi un journal peut-il ou doit-il avoir « connaissance » d’une plainte? Qui lui a passé l’information? Et le secret de l’instruction? De la sorte, voilà un homme (cet acteur, Philippe Caubère) accusé à son tour sur la place publique…

  Le Parisien ajoute:  « La plainte, dont Le Parisien a eu connaissance, a été transmise au parquet de Paris, ville où une partie des faits se sont déroulés ».

Ben, non… Jusqu’à présent, les faits ne se « sont » pas « déroulés ». Ils se seraient déroulés. Les faits, dont Philippe Caubère (désigné nommément…) est accusé (anonymement…) par « Sylvie » se seraient déroulés. Pas se « sont » déroulés.

L’avocate du comédien « conteste avec la plus grande énergie les accusations de viol » et affirme que son client « reconnaît une relation consentie avec cette femme ».

Effectivement, si la relation a été consentie, où serait le délit? Nulle part.

En tout cas, « Sylvie » a conservé toutes ses correspondances et ses échanges de SMS et de courriels. Les relations entre un homme et une femme vont être de plus en plus difficiles, car visiblement, beaucoup de dames prévoyantes conservent toutes les traces. Messieurs, si les dames ont le droit et dirais-je le devoir de libérer leur parole, vous devriez tout au contraire soigneusement peser vos mots…

Philippe Caubère et Sylvie se seraient rencontrés en février 2010 à Béziers lors d’une représentation. Jusque-là, rien d’étrange, à moins que l’on ne veuille interdire les relations entre les hommes et les femmes.

Après la représentation, « Sylvie » et l’acteur auraient bu un verre dans l’enceinte même du théâtre. Avant de se séparer, ils auraient échangé  leurs numéros de téléphone. Les jours suivants, Philippe Caubère aurait « multiplié » les SMS. Ma foi, si une dame lui donne son numéro, un monsieur n’est plus en droit de lui envoyer des messages? Il n’est plus en droit, le cas échéant, de la draguer?

Quelque  temps plus tard, les deux se retrouvent à Paris. On suppose donc que la volonté de se retrouver est partagée.  Après une nouvelle représentation, Philippe Caubère invite son admiratrice à dîner dans un restaurant de Montparnasse (elle accepte l’invitation, à moins que l’on ne doive supposer qu’il lui ait mis un pistolet sur la tempe), puis à boire un verre chez lui (elle accepte l’invitation, à moins que l’on ne doive supposer qu’il lui ait mis un pistolet sur la tempe).

Notons que le Parisien éprouve le besoin de préciser: « à Saint-Mandé (Val-de-Marne) ». En d’autres termes, le Parisien, qui respecte l’anonymat de « Sylvie » en l’affublant d’un faux prénom, donne quasiment l’adresse de Philippe Caubère… Ma foi, si les FEMEN débarquent chez lui, on saura qui leur a  donné l’adresse.

Toujours selon le Parisien, Caubère « aurait fait entrer son invitée dans une pièce entièrement vouée aux plaisirs sexuels, avec de nombreux masques, notamment de diables, et toute sorte d’instruments ». Que la chose soit vraie ou pas, le Parisien fait décidément une drôle de publicité à Caubère…  Puis, selon « Sylvie », Philippe Caubère aurait « très rapidement tenté de la plaquer contre un mur pour l’embrasser et elle aurait tenté de se soustraire à son étreinte ».

Remarquez, qu’il y ait des masques chez un acteur, est-ce choquant?

D’accord, la chronologie est claire. « Sylvie » va à une représentation de Caubère, lui donne son numéro de téléphone, reçoit plein de messages, va à une deuxième représentation, puis au restaurant, puis au domicile du comédien.

En mars 2010, Sylvie (qui a « tenté » de se « soustraire à son étreinte ») retrouve quand même Philippe Caubère à Béziers, où il joue une nouvelle fois.

Dans sa plainte, cette femme évoque une « emprise », s’estimant « complètement soumise » et « en état de stress permanent », « aliénée et dépendante ».

Ma foi, ce sont  les symptômes de toutes les personnes qui tombent amoureuses.

On se demande vraiment si le but occulte de tout cela, de toutes ces affaires qui se répètent (on se demande combien de temps ça va durer), depuis Weinstein jusqu’à Caubère en passant par David Hamilton, n’est pas d’empêcher que les hommes et les femmes tombent encore amoureux les uns des autres…

« Sylvie » retourne dîner avec l’acteur et le reste de la troupe dans un restaurant. À la fin du repas, elle « accepte » de suivre le comédien dans sa chambre d’hôtel, cette fois.

Le Parisien juge utile de signaler, cette fois, l’adresse de l’hôtel: la chambre est « située sur les quais Paul Riquet, l’artère principale de la ville ».

C’est drôle. Marlène Schiappa entre en fureur quand on donne  sur Internet le nom de l’école privée du Mans où elle scolarise ses enfants. Visiblement, aucun problème quand on indique l’adresse personnelle des hommes soupçonnés de « viols », et qu’on ajoute à tout hasard l’adresse des hôtels qu’ils fréquentent.

Tout ça rappelle un peu David Hamilton, insulté par Ardisson, insulté et menacé de mort sur les réseaux sociaux, et dont l’adresse était connue par tout le monde. Notamment par les journalistes qui allaient « glisser des billets sous sa porte » et qui lui téléphonaient en permanence. Tandis que ses ex-modèles, les deux copines à Flavie Flament qui l’accusaient de « viols » (plaintes tardives ou rejetées par la justice), déclaraient le « surveiller » sur Internet et « espérer sa mort ».

Aucune réaction des pouvoirs  publics aux menaces de mort, aux insultes, aux agressions variées contre David Hamilton, au harcèlement dont il a été victime… Drôle de « démocratie », tout ça, je trouve…

Selon « Sylvie », Philippe Caubère se jette sur elle avec violence, la frappe au visage avec le poing puis tente de l’étrangler en hurlant « Maman, maman », la traîne par les cheveux, la contraint à une fellation, et la viole. Tout ça, donc, selon « Sylvie ».

Moi, je n’y étais pas. Au fait, je n’ai pas vraiment compris ce que serait une « fellation forcée ». Personnellement, je suis bien content de détester le viol et les violeurs. Je n’ai jamais eu l’idée non plus, et je ne l’aurai jamais, de mettre mon anatomie dans la bouche d’une dame contre sa volonté; j’aurais trop peur de me faire mordre.

« Depuis son viol », comme écrit le Parisien, c’est-à-dire (je corrige) depuis son viol présumé, « Sylvie » qui est mère de deux enfants est devenue activiste féministe.

Elle a même fait partie du « mouvement » Femen et est allée s’exhiber à l’Assemblée nationale.

Que dire? Caubère n’est pas le premier monsieur qui va être accusé, ce ne sera pas le dernier.

Quelques règles:

  • faire très attention à tout ce que l’on écrit
  • ne plus inviter une femme au restaurant, encore moins chez soi ou à l’hôtel;
  • les plus téméraires passeront quand même d’abord devant avocats, notaires, huissiers…
  • ne pas oublier de signer une déclaration conjointe de consentement
  • ne dites jamais plus à une femme « voulez-vous coucher avec moi? »
  • dites (tant pis si ce n’est pas forcément très poétique): « on signe une déclaration de consentement mutuel? »
  • avant toute fellation, notamment, repassez s’il le faut (tant pis pour la spontanéité) devant avocats, notaires, huissiers, et re-signez une déclaration; ou vérifiez soigneusement que la clause fellationnaire est correctement rédigée!

Je commence à me dire que je ne vais cesser de m’intéresser aux dames.

Je ne dois pas être le seul, d’ailleurs.

Tomber amoureux d’une patiente, pour un médecin, ça va devenir dur, dur.

http://www.lemonde.fr/sante/article/2018/03/27/une-petition-pour-demander-l-interdiction-des-relations-sexuelles-entre-medecins-et-patients_5276781_1651302.html

Faire une photo de nu, dur, dur.

Siffler dans la rue, j’évite, je me dis toujours: attention aux agents verbalisateurs de la police de la morale macroniste-macroneuse-macronienne!

Draguer une femme, dur, dur.

Publié dans David Hamilton | 2 commentaires

L’enfer paradisiaque de David Hamilton

Magazine PHOTO n°194, 1983, 114 pages.

Magazine PHOTO n°194, 1983, 114 pages.

Magazine PHOTO n°194, 1983, 114 pages.

 

L’enfer de David HAMILTON

8 pages : sept photos couleurs dont deux en double page et trois en pleine page

Trésors à vendre – David HAMILTON

12 pages: dix photos noir et blanc : quatre photos de nus en pleine page

Clichés volés, David HAMILTON

6 pages: huit photos, sept en couleurs – une en noir et blanc, dont une en double page, deux en une page 1/2

Premiers désirs – David HAMILTON

8 pages : onze photos : quatre en couleurs – sept en noir et blanc – une en double page, une en noir et blanc  en pleine page

Etc

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Liberté, liberté chérie de création et incitation au développement du sens critique: dans le Sud de la France, le viol d’une présentatrice commencé par un « non » et fini par un « oui » (Dany la ravageuse)

La ravissante actrice Sandra Julien, affiches de films et portraits d’époque

Romeo Castellucci est l’auteur d’une pièce intitulée « Sur le concept du visage du fils de Dieu ». Or, cette pièce a été censurée au Mans, les 10 et 11 avril, par un arrêté émanant de la préfecture de la Sarthe pour «préserver les mineurs qui auraient dû y participer».

Là-dessus, Madame le ministre de la Culture, épaulée par Madame le Secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, ont soutenu le réalisateur au nom de «la liberté de création».

Dans le passage interdit par la préfecture de la Sarthe, j’apprends que des enfants jettent des (fausses) grenades sur un portrait du Christ, et cela pendant… douze minutes.

Mettons les choses au point. J’ai exigé d’être débaptisé et je suis en possession de la lettre de l’archevêché de Paris me confirmant que cette débaptisation vaut excommunication. Ayant été baptisé à la naissance sans que l’on m’ait demandé non avis, puis ayant désiré devenir un excommunié volontaire, on peut difficilement faire de moi une grenouille de bénitier. Je n’ai jamais mis les pieds dans une église (sauf, bien sûr, pour y admirer des oeuvres d’art), je me sens davantage gréco-romain que judéo-chrétien et je n’appartiens à aucune des trois actuelles « grandes religions monothéistes ».

On voudra donc me faire le plaisir de ne pas me confondre avec les cathos intégristes qui auraient demandé la censure de « l’oeuvre » (?) de Castellucci. Personnellement, je ne me sens proche ni de ce Castellucci, ni des cathos intégristes. Mon éloignement de l’un est égal à mon éloignement des autres. La décision préfectorale de censure, comme toutes les censures, me répugne. Mais cela ne m’empêche pas, à titre personnel, d’estimer que l’on fait beaucoup trop de publicité à Castellucci, dont je n’irais jamais assister aux spectacles même si on me payait pour ça.

Le problème, selon moi, est que l’Etat réagit quand on censure Castellucci, mais qu’il ne réagit pas quand on censure David Hamilton.

En d’autres termes, je suis prêt à défendre une liberté d’expression et de création totale et complète mais à condition qu’elle soit effectivement complète et totale.

Je peux comprendre toute cette indignation au sujet de la décision du préfet de la Sarthe. Mais alors, je voudrais que toutes les censures – toutes, sans AUCUNE exception – soient également condamnées.

Je suis contre la censure de Castellucci (que je n’apprécie pourtant pas), je suis contre la censure dont souffrent ou dont eu à souffrir d’autres artistes ou d’autres humoristes ou pseudo-humoristes, y compris si je ne les apprécie pas. Je suis contre toute forme de censure.

Castellucci a  écrit récemment une lettre où on lit:

«Ce moment est l’un des aspects les plus riches et les plus beaux de ce travail: s’offrir le temps de discuter d’enjeux importants avec les enfants, écouter enfin leur voix, critiquer la violence par l’usage paradoxal de sa fiction et partager avec eux un discours sur l’art, la culture et la fragilité humaine.»

 Castellucci termine cette lettre en dénonçant l’Etat français qui, selon lui, s’apparente davantage à un «régime théocratique» qu’à une «République fondée sur la liberté d’expression».

Cela dit, faire jeter des grenades, même par jeu, et surtout à notre époque, n’est peut-être quand même pas très malin. Je voudrais aussi savoir ce qui se passerait si Castellucci faisait jeter des grenades non pas sur le Christ, mais sur Allah ou sur Yahwé.

Mais je reviens à cette phrase: « critiquer la violence par l’usage paradoxal de sa fiction ».

Cette phrase serait-elle acceptée si elle était : « critiquer le viol par l’usage paradoxal de sa fiction« ?

Voici un film des années 1970.

Ce film comporte  une scène de viol, qui commence à 49:19 environ, et s’achève à 52:25 environ. Un viol qui, en plus, commence par un viol et où le « non » initial de l’actrice finit par un « oui ».

Il s’agit clairement d’une oeuvre de fiction (en résumé, les rencontres et les mésaventures d’une présentatrice violée dans le Sud de la France).

« Dany la ravageuse » est un film français réalisé par Willy Rozier en 1973 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dany_la_ravageuse), l’actrice est Sandra Julien (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandra_Julien ) que l’on a pu voir aussi à l’époque dans « Les Gourmandines » ou encore « La Maison des filles perdues » et « Les Orgies du Golden Saloon »,  « Je suis une nymphomane » et « Je suis frigide… pourquoi ? » puis, justement, « Dany la ravageuse » et « Le Permis de conduire ». Elle a  tourné avec Jean Rollin, Max Pécas, Vecchiali, Chabrol…

Parfait, donc: que l’on ne censure pas Castellucci!

Mais que l’on ne censure pas non plus les vieux films de Max Pécas ou de Willy Rozier ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Willy_Rozier  ) avec Sandra Julien.

Si Castellucci a droit à la liberté d’expression et de création, les auteurs de « Dany la ravageuse » y avaient et y ont également droit.

Sinon, il faudrait croire que certains ont plus droit que d’autres à la liberté d’expression. Si, dans un pays comme la France (« Egalité, liberté, fraternité »), c’était des dames ministres qui décidaient qui a  droit ou pas à la liberté d’expression ou de création, ça la foutrait mal.

Castellucci cause de « l’intelligence critique des adultes et des enfants ».

Je dis donc qu’il a raison. Jeter des grenades sur le Christ pendant douze minutes étant donc, selon lui, utile à développer le sens critique des adultes et des enfants, je pense quant à moi que « Dany la ravageuse » était et est également utile au développement du sens critique.

 

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Ma consolation: les pores de ma peau ne sont plus que des bites d’amarrage géantes en attente de la langue salvatrice… Balance ton pore…

VOIR:

https://lequichotte.wordpress.com/2018/04/17/ma-consolation-les-pores-de-ma-peau-ne-sont-plus-que-des-bites-damarrage-geantes-en-attente-de-la-langue-salvatrice-balance-ton-pore/

*

À l’occasion du « Festival des Conversations », dont ce n’était pas la première édition, divers journalistes et présentateurs de télévision ont annoncé (c’était hier, 16 avril, dans Libération) avoir l’intention de « constituer un dossier de dépôt de l’art des conversations auprès de l’Unesco. »

Mazette!

Parmi les signataires, pas beaucoup d’écrivains mais beaucoup d’inconnus et aussi Flavie Flament (Miss OK 1988) et Nelson Monfort…

Les conversations, disent ces messieurs dames, « sont un art vivant » qu’ils jugent « nécessaire au fonctionnement de la démocratie ».

Un art vivant? On pourrait rétorquer pour commencer que la conversation est aussi un art de l’éphémère, puisque verba volant, scripta manent.

On pourrait rétorquer ensuite que la question n’est pas celle de la conversation en soi. Ce n’est pas le fait de converser qui est un « bien ». Si la conversation est insipide et si deux interlocuteurs échangent des lieux communs, ils peuvent converser autant qu’ils veulent, ce qu’ils disent reste sans intérêt. Des conversations entre Platon et Socrate, ou entre Montaigne et La Boétie, ne sont peut-être pas exactement la même chose qu’une conversation entre Flament et Monfort.  La question ne devrait donc pas être de converser pour converser, mais de donner un contenu aux conversations.

Troisièmement, « converser » pue un peu, à mon avis, la « convivialité » forcée. Je crois que c’est André Gide qui disait:  « J’en ai assez d’échanger des idées, je préfère garder les miennes ».

Balance ton pore?

Je vous donne un exemple. « L’écrivain » Flavie Flament finira par avoir le Goncourt: « Les pores de sa peau ne sont plus que des clitoris béants en attente de la langue salvatrice » (voyez par exemple https://www.causeur.fr/flavie-flament-prochain-goncourt-10635)

Alors je pourrais par exemple dire, paraphrasant André Gide : « Quel dialogue pourrait-il y avoir entre mon oeuvre littéraire et celle de Flavie Flament? Je préfère garder la mienne ».

Pour conclure, qu’est-ce que la « démocratie » vient faire là-dedans? Dans l’Antiquité ou plus récemment sous la monarchie, ou sous l’Empire, bref  à toutes les époques et sous tous les régimes qui n’étaient pas la « démocratie », il n’y avait pas de conversations? Les gens étaient muets?

La « démocratie » pipolisée, où l’on entend par exemple Flavie Flament libérer sa parole et papoter du matin au soir, c’est donc cela, l’art des « conversations »? Euh…

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Le pseudo-néologisme de Macron, « impuissanter », est vieux comme Salmon Macrin et comme les érotasmes à la demoiselle de Mâcon…

Macron, protecteur de l’Académie française, a employé le mot « impuissanter« .

Les gogos, les illettrés, les facilement impressionnables, les courtisans s’émerveillent. Les journalistes, caudataires du jupitérien (sic) monarque, se répandent en gloussements émerveillés.

Impuissanter! Quel art du néologisme! Quelle imagination!

Les incultes sont en extase: je dirais même plus, quelle « culture »…! Quelle spontanéité, aussi!

Soyons sérieux. A Olivier Mathieu, on ne raconte pas d’histoires. Personne ne me raconte d’histoires. Clair?

Ce mot n’a absolument rien d’extraordinaire.

  1. Il existe en italien.

Vu que je parle l’italien comme le français et que j’ai notamment publié  une dizaine de romans dans cette langue, on voudra bien me faire confiance: il existe en italien un verbe, « potenziare » ( http://www.treccani.it/vocabolario/potenziare/  ), qui a exactement le même sens qu’aurait « puissanter« .

Potenza, c’est la puissance (et impotenza, impuissance). Potenziare, c’est rendre puissant.

Donc « puissanter » n’a absolument rien d’exceptionnel.

2. Il a existé autrefois en français, ou certains poètes ont cherché à le faire exister.

Philibert Bugnyon (1530 – env. 1590), juriste et historien français, contemporain de Salmon Macrin ( 1490-1557 ), s’est essayé à la poésie et a  publié un seul ouvrage, les Erotasmes de Phidie et Gélasine (1557) et en l’honneur de Gélasine, demoi­selle de Mâcon.

« Salmon Macrin avait chanté sa Gélonis ; Pontus de Tyard, sa Pasithée ; Ronsard, sa Cassandre ; Joachim Du Bellay, son Olive ; Muret, sa Marguerite ; Des Autels, sa Sainte ; Baïf, sa Méline ; Maurice Scève, sa Délie ; Bugnyon, à leur exemple, dont il s’auto­rise, et voulant, comme eux, monter sa lyre sur le ton amoureux, chanta sa Géla­sine. Cette Gélasine était une Demoi­selle de Mâcon » (http://www.preambule.net/auteurs/bugnyon/bugnyon.html  )

Dans les Erotasmes, on trouve donc le verbe « impuissanter« .

Voyez:

https://books.google.fr/books?id=Oq_iWi5KPnUC&pg=PA237&lpg=PA237&dq=impuissanter+philiberti&source=bl&ots=s_7ieINP9a&sig=XojP4T2Yn2Pn_RUtviJN_HAGh5E&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjlvvLL1L7aAhVMtxQKHcGaAPYQ6AEwAHoECAAQMA#v=onepage&q=impuissanter%20philiberti&f=false

Bref, un quelconque crâne d’oeuf a soufflé à Macron « impuissanter » qui date de 1557.

La France est en marche…

 

 

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Consolation. Conversation. Consternation?

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris, il y a plusieurs jours de cela, de par la bouche de nombreux amis journalistes et écrivains, que ce soir, lundi 16 avril 2018, le « Festival des Conversations » se réunira 3 quai Malaquais dans le sixième arrondissement de Paris à partir de 18 heures.

Et comment ne serais-je pas ému puisque mon parrain, Ferdinand Teulé, ancien président des Bouquinistes de Paris (et largement cité, notamment par Michel Ragon dans son Histoire de la littérature prolétarienne de langue française), avait ses boîtes précisément… quai Malaquais?!

Voyez par exemple: « Maurice Pernette a fait partie du jury du Prix des Bouquinistes, avec Ferdinand Teulé et Marcel Veber, du quai Malaquais, Robert Géraud, du quai Voltaire, Blain, du quai Conti, A.-L. Laquerrière et Louis Lanoizelée, du quai des Grands-Augustins ».

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article153944

*

Ce « festival des conversations » vient donc de publier un texte consacré à sa propre vision de la conversation.

Et ce soir, on apprend donc que des dizaines de personnes « interviendront » sur ces questions.

Y compris Flavie Flament, qui passe ainsi de la Consolation à la Conversation:

http://festivaldesconversations.org/flavie-flament/

Je lis: « Trois conversations seront à l’honneur pour éclairer le thème général de l’année: le polymorphisme des conversations ».

Le texte s’achève par cette gracieuse invitation: « Enfin, nous pourrons nous retrouver ensemble pour converser autour d’un cocktail. A très vite! »

La gracieuse invitation est ici:

http://festivaldesconversations.org/events/event/la-nuit-de-la-conversation-a-paris/

Je ne savais justement pas où me sustenter, ce soir! Sauf changement de programme, tant de convivialité et de polymorphisme me donnent infiniment envie d’aller converser et d’aller contribuer au polymorphisme des conversations.

Le bulletin d’inscription est ici:

 http://festivaldesconversations.org/events/event/le-festival-des-conversations-sinstalle-aux-mureaux/

A ce soir!

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Trois vidéos de David Hamilton en 1986 et 1987 au Cap d’Agde et à Ramatuelle

Couverture du livre « David Hamilton suicidé… mais par qui? »

 

Voir aussi:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/15/trois-videos-de-david-hamilton-en-1987-au-cap-dagde/

***

On se souvient sans doute que, lorsqu’elle a proféré ses allégations (fin 2016) au sujet du « viol » qu’elle aurait subi en 1987 de la part de David Hamilton, Flavie Flament a porté des accusations gravissimes et publiques contre deux personnes: David Hamilton, donc, d’une part; et sa propre mère, Madame Catherine Lecanu, d’autre part.

Flavie Flament a par ailleurs été épaulée – toujours à la fin de 2016 – par les « témoignages » d’une personne présentée (par Flavie Flament et par la presse) sous le pseudonyme : « Alice ».

Le récit médiatique (dont on pourra trouver des traces innombrables sur Internet) est indéniablement le suivant : David Hamilton aurait violé Flavie Lecanu-Flament en août 1987, avec la quasi complicité de sa propre mère Catherine Lecanu.

*

Flavie Flament, parfois, s’embrouille les pinceaux. A force de libérer la parole, on finit par ne plus savoir ce qu’on dit. C’est bien compréhensible.

Elle a notamment reconnu publiquement, dans divers entretiens, qu’elle avait rencontré David Hamilton dès 1986. Et aucun doute n’est permis à ce sujet.

En lisant la presse, toute la presse, et simplement en confrontant les articles au sujet de cette « Alice », on peut faire des déductions et arriver à des conclusions très différentes de celles que la « grande » presse veut faire gober à ses gogos de lecteurs.

Selon le récit médiatique (roman « La Consolation », téléfilm homonyme, entretiens à la presse, déclarations à la télé, etc, etc, etc) Flavie Flament a raconté une scène de rencontre, qui aurait eu lieu en 1987 entre elle et David Hamilton. Lors de cette rencontre, la mère de Flavie Lecanu (future Flament) aurait été ravie que sa fille fasse des photos avec David Hamilton.

Il s’agit ici, rappelons-le, d’accusations de viol portées contre David Hamilton – un délit gravissime. Ces faits présumés, la presse en a énormément parlé. Il s’agit aussi, accessoirement, d’accusations tout aussi graves portées par Flavie Flament contre sa propre mère, Madame Catherine Lecanu.

Accusations qui ne semblent pas avoir convaincu – par exemple – un élu de la République comme M. le maire de Valognes (voyez notre exclusivité : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/03/13/affaire-david-hamilton-un-document-exclusif-qui-nous-change-des-promesses-jamais-tenues-au-milieu-dun-ocean-de-lachete/).

S’agissant d’accusations  largement médiatisées, n’est-il pas légitime de chercher à mieux comprendre?

Une première question nous vient à l’esprit: en 1986, Catherine Lecanu, mère de Flavie Flament, était-elle présente à Cap d’Agde? Ou bien Flavie Flament y était-elle en vacances sans sa mère?

Ma foi, il faudrait poser la question aux différents intéressés (il reste des témoins, de nombreux protagonistes de cette époque encore en vie aujourd’hui),  aux personnes présentes en ce temps-là à Cap d’Agde. Chiche?…

Il suffirait de confronter leurs témoignages. Même tant d’années après, on devrait pouvoir arriver à une certitude.

Pour qui n’aurait pas compris en lisant le roman « La Consolation », aidons à soulager la mémoire traumatique de Flavie la traumatisée. Nous affirmons donc qu’en 1986, Flavie était en vacances avec Jean-Pierre Luce, sa femme Nadine, et leurs deux enfants Caroline et Jean-Philippe. Mais pas avec sa mère.

La présence de Madame Lecanu à Cap d’Agde en 1986 aurait forcément laissé des traces (contrats de location, billets de train, factures, cartes postales, photos)… L’enquête menée à Cap d’Agde par le blog « En défense de David Hamilton » et par ses collaborateurs,ne nous a pas permis de trouver les moindres traces de cette présence. Nous n’avons malheureusement aucun contact avec Madame Lecanu ou ses enfants. Nous en avons en revanche avec diverses personnes qui habitaient Cap d’Agde et y habitent encore. Tous nos remerciements.

Qui est-ce qui affirme la présence de Madame Lecanu à Cap d’Agde en 1986? Personne. Sauf Flavie Flament dans le roman « La Consolation »… Testis unus, testis nullus.

*

Revenons maintenant, un instant, à « Alice ».

« Alice » est un pseudonyme, largement cité par la presse depuis octobre 2016, de l’une des rares ex-modèles qui ont accusé David Hamilton de « viol » en 2016, dans la presse. Accusations rarissimes, tardives, portées hors délais légaux, ou rejetées par la justice.

Les renseignements sur « Alice » parus dans la presse sont peu nombreux. Mais il n’est interdit ni de les lire, ni de les rassembler, ni de les collectionner, ni de les confronter.

« Alice vit dans le Sud de la France et a 46 ans ».

C’est ici : “Tu n’es pas la seule !” raconte Alice, 46 ans, qui vit dans le Sud ».

http://www.elle.fr/Societe/News/Flavie-Flament-contactee-par-d-autres-victimes-En-partageant-nos-souvenirs-elles-m-ont-confirme-que-j-avais-raison-3386405

*

Maintenant, le blog « En défense de David Hamilton » vous conseille de regarder cette vidéo. Notre blog vous conseille même d’en enregistrer et d’en archiver au plus vite une  copie.

Car sur cette vidéo de 1987 disponible sur You Tube depuis le 4 janvier 2011 (et vue par près de 400.000 personnes à ce jour), vous découvrirez « Alice » filmée par David Hamilton.

Exactement à l’époque où, selon ses affirmations de 2016, David Hamilton l’aurait « violée », guillemets citatifs.

Sur la vidéo qui suit, voici donc ‘Alice », par exemple du début jusqu’à la minute 1:37 puis de 2:58 à 3:37 (évidente tendresse paternelle de David Hamilton), entre 4:00 et 5:11 (séance photo), 5:19 et 5:29

N’est-il pas intéressant de lire d’abord les « témoignages » (fin 2016) d’Alice au sujet du « viol » qu’elle affirme avoir subi de la part de David Hamilton, puis de regarder cette vidéo qui date justement de l’époque de ce « viol » présumé?

Nous pensons que c’est très, très, très intéressant.

*

Il existe deux séries de photographies de Flavie Lecanu-Flament faites par David Hamilton. L’une date de 1986 (il y aussi des polaroids, et Flavie Lecanu n’était pas la seule à participer à la séance), l’autre de 1987.

Nous, ces photos, nous ne les publions pas. En tout cas, pas pour le moment. Et cela, contrairement à Flavie Flament qui a publié en couverture de son livre une des photographies prises par David Hamilton, en sachant qu’elle commettait un délit, et en le commettant « intentionnellement« , comme elle l’a elle-même reconnu dans plusieurs entretiens avec la presse.

Etrange, non, que de voir que Flavie Flament (par ailleurs chargée de mission par le gouvernement) commet un délit et se vante publiquement de contrevenir intentionnellement aux lois sur le droit à l’image:

« Pourtant, nous avons publié une photo de lui en couverture du livre. Il aurait légitimement pu nous attaquer. C’était intentionnel, je voulais le faire sortir du bois ». ( http://www.leparisien.fr/laparisienne/actu-people/mort-de-david-hamilton-flavie-flament-il-nous-spolie-notre-reconnaissance-27-11-2016-6382197.php  )

Par ailleurs, sur ses « comptes sociaux », Flavie Flament a publié des photos (pas toutes) de la séance de l’été 1986 et des trois séances d’août 1987 avec David Hamilton.

Elle veut « interdire » (sic!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!) les photos de David Hamilton mais quand même, un peu de narcissisme ne fait jamais de mal et elle les publie sur ses pauvres petits réseaux sociaux.

*

De nombreux articles de la grande presse, de nombreux entretiens de Flavie Flament avec cette presse, mais aussi cette vidéo sur You Tube (élémentaire à dater d’après divers indices, mais aussi d’après les photographies extraites d’albums qui s’y trouvent) permettent de déduire que Flavie Flament a fait dès 1986 la connaissance d’une jeune fille.

Sur le pont d’Avignon

Il nous semble que cette jeune fille, au type plutôt méditerranéen, était habituée davantage au soleil d’Avignon qu’à celui de Dunkerque.

La relative élégance juvénile de cette « Alice », ainsi qu’une multitude d’autres éléments, nous conduisent à penser qu’elle appartenait à une excellente famille. On imagine volontiers des parents médecin ou architecte, par exemple, plutôt qu’ouvrier ou paysan.  En tout cas, ces parents pratiquaient aussi le naturisme (chose plus que fréquente à Cap d’Agde). Cette jeune fille, naturellement, c’est la fameuse « Alice« .

Flavie Lecanu (future Flament) et « Alice » étaient en contact dès 1986 et 1987, voyez par exemple: « De son côté, Alice a retrouvé un brouillon de lettre commençant par Chère Flavie ». http://www.elle.fr/Societe/News/Flavie-Flament-contactee-par-d-autres-victimes-En-partageant-nos-souvenirs-elles-m-ont-confirme-que-j-avais-raison-3386405

Alice cherchait, dit-elle, des modèles pour David Hamilton.

Autre « témoignage »: « J’allais, pendant quinze jours en août, avec mes parents, au village naturiste. Je n’étais pas à l’aise, je mettais un maillot, raconte la quadra, aujourd’hui mère d’ados. Sur la plage, une jeune fille est venue me dire que le photographe voulait faire des photos avec moi. Il était une star internationale, tout le monde voyait cela comme une chance. » Cette jeune fille, c’était Alice, recrutée l’été précédent par l’artiste ».

http://www.elle.fr/Societe/News/Flavie-Flament-contactee-par-d-autres-victimes-En-partageant-nos-souvenirs-elles-m-ont-confirme-que-j-avais-raison-3386405

Rien d’étonnant donc à ce que cette « Alice » ait aussi « recruté » Flavie Lecanu.

« Alice » présente Flavie Flament à David Hamilton dès 1986. D’où la première séance de photos.

« Alice » reste ensuite dans le Sud de la France. Et si comme dit la chanson certaines ont la chance de danser toute l’année « sur le pont d’Avignon« , en revanche Flavie Lecanu retourne en Normandie.

Flavie Lecanu en 1988 dans OK Age tendre

Normandie où la Flavie va aussitôt s’inscrire au concours de Miss OK 1988, en utilisant une photo de David Hamilton, voyez le magazine OK! Age tendre; et où, encore un an plus tard en 1989, Flavie Lecanu-Flament va tapisser sa chambre de posters du même David Hamilton, elle le dit elle-même dans le magazine OK! Age tendre.

En 1988 et 1989, Flavie se souvient donc très bien, comme on voit, de David. Ce serait  intéressant aussi de savoir si elle tenait un journal intime, comme toutes les ados de son âge. Qui de nous, en effet, n’a pas tenu un journal intime, quitte à en arracher des pages quand les parents les lisaient?

Un de mes amis journalistes m’a parlé, aussi , de l’un de ses curriculum vitae de ce temps-là. C’est très intéressant, tout ça. A cette époque, en tout cas, nulle trace de mémoire traumatique chez Flavie en ce qui concernait David Hamilton…!

*

Nul besoin ici de « corbeaux », comme dans la dramatique Affaire Grégory. Il suffit de lire la presse, de comparer des articles, de chercher dans les vieilles collections de journaux (par exemple, mais ce n’est pas le seul, OK Age tendre) et de réfléchir…

L’examen des photos de Flavie Lecanu prises par David Hamilton permet, lui aussi, notamment à qui est habitué à l’oeuvre du grand photographe et connaît ses méthodes, ou encore les heures du jour ou la lumière qu’il affectionnait, de dire qu’il y a eu une et une seule séance en 1986, et trois séances de moins de deux heures chacune en 1987.

Entre 1986 (première séance de photos) et 1987 (trois séances de photos de Flavie Lecanu avec David Hamilton), les deux jeunes filles – « Alice » et Flavie – correspondent.

« Alice » raconte en effet à la presse (en 2016) qu’elle a retrouvé le brouillon d’une lettre écrite à Flavie Lecanu. « Alice »était paraît-il chargée de trouver des modèles à David Hamilton.

Et puis, Flavie Flament affirme publiquement dans divers entretiens à la presse que sa mère possédait plusieurs photographies d’elle, prises par David Hamilton, et qu’elle les montrait à ses amies.

Les photographies de la séance de 1986 ont donc forcément été envoyées par David Hamilton, par la poste, en Normandie. Il y a eu forcément des contacts – par lettres et par téléphone – entre David Hamilton et sa collaboratrice Alice, d’une part, et la famille Lecanu d’autre part, entre 1986 et 1987.

Ne serait-ce que dans le but de signer un accord au sujet des séances de photos programmées, entre 1986 et 1987, pour le mois d’août 1987. David Hamilton, on le sait, dans un très grand nombre d’entretiens accordés à la presse, a souvent fait noter qu’il signait toujours un accord avec les parents, pour tous ses modèles. Il est donc élémentaire de déduire que les choses se sont également passées ainsi dans le cas de Flavie Lecanu-Flament.

Alice et Flavie s’envoient donc des cartes postales, se promettent de se revoir, s’attendent, fixent rendez-vous. Vous savez ce que c’est, les ados, les cartes postales « on t’attend! » Qui n’a pas de si charmants souvenirs d’adolescence?

Il y a eu des contacts entre « Alice » et Flavie dès 1986 et ça a continué, parce qu’elles avaient le même âge, parce qu’elles étaient modèles du même photographe, et parce qu’il a fallu préparer, entre 1986 et 1987, les séances photographiques de 1987.

Nous ne disons pas, dans cet article de blog, tout ce que nous savons. Que chacun et chacune se rassure, ce sera pour un prochain livre!…

Mais nous pouvons notamment dire dès à présent que l’emploi du temps de David Hamilton en 1987, que nous avons reconstitué (à l’aide de personnes extrêmement qualifiées pour le faire), y compris en août 1987, a comporté d’innombrables voyages aux antipodes.

En étudiant cet emploi du temps du grand photographe, qu’il faudrait comparer avec celui de la famille Lecanu (et ici, le recours aux contrats de location, aux envois de cartes postales, aux factures, aux photos de famille, sera important), nous finirons tôt ou tard par connaître définitivement les dates exactes et réelles des séances photographiques entre Flavie Lecanu et David Hamilton, les TROIS séances selon nous, de cet été 1987.

On peut, et plutôt on doit supposer qu’avant les séances de 1987, une rencontre a lieu entre David Hamilton et la maman de Flavie Lecanu, parce que cette dernière n’était à notre avis pas présente en 1986 et que, de ce fait, elle voulait  obtenir des garanties.

Avant les trois séances de photos  de Flavie Flament avec David Hamilton, une telle rencontre a eu lieu vers mai 1987. Selon nos sources, David Hamilton a téléphoné dans le cours de l’année 1986-1987 pour demander (comme à son habitude)  l’autorisation de faire des photos en août 87…

En 2016, quand la mémoire lui revient, qu’est-ce que Flavie Flament « réalise »? Oyons…

« Flavie Flament réalise qu’elle est passée à l’époque chez Alice avec sa mère, avant ses premières séances photo, pour être rassurée. Le père d’Alice avait même vanté la gentillesse du photographe ».

https://www.nouvelobs.com/societe/20161116.OBS1313/affaire-flavie-flament-d-autres-femmes-accusent-david-hamilton-de-viol.html

Merci pour l’info.  Flavie Lecanu et sa mère sont donc passées chez « Alice » (laquelle habitait « dans le Sud de la France », Le Nouvel Obs du 17 novembre 2016).

Il y a maintes déformations de la réalité dans les récits divers et successifs de Flavie Flament (dans son roman et dans son récit médiatique).

Le récit médiatique raconte que : « Elles (« Alice » et Flavie) ne se sont pas parlé depuis cet été 1987 où elles se sont croisées dans un appartement du Cap d’Agde » (http://www.elle.fr/Societe/News/Flavie-Flament-contactee-par-d-autres-victimes-En-partageant-nos-souvenirs-elles-m-ont-confirme-que-j-avais-raison-3386405  ).

Voilà beaucoup d’approximations…

Le gogo, lecteur de la presse, lit: « Cet été 1987 où elles se sont croisées dans un appartement du Cap d’Agde » et ne se pose aucune question.

Non, mon gogo.

1 Flavie et « Alice » n’ont pas fait que « se croiser ». Elles se sont rencontrées en 1986 puis de nouveau en 1987, et, entre les deux dates, elles ont correspondu. Et en 2016 et 2017, les voilà qui étalent leurs frimousses sur les pages de papier glacé des magazines avec leur troisième copine, Elodie.

2  Ce n’a pas été seulement dans un appartement du Cap d’Agde, mais aussi chez les parents d’Alice qui louaient certes un appartement pendant l’été à Cap d’Agde mais qui habitaient dans une autre ville du sud de la France.

3 Surtout, ce passage chez Alice n’a nullement eu lieu « avant les premières séances photo » (celle de 1986), mais avant les secondes séances photo (celles de 1987).

Or, ça change tout. Et c’est très facile à démontrer, parce que Flavie Flament elle-même a parlé des séances de 1986 et de 1987; et parce qu’il suffit de comparer les photographies, où l’on note très bien aussi le temps qui s’est écoulé (plus d’un an) entre les deux séances.

Madame Lecanu ne pouvait pas « chercher à être rassurée » avant la séance de photos de 1986, si elle n’était même pas cette année-là à Cap d’Agde!

La vérité est très probablement que, placée devant le fait accompli de la séance qui avait eu lieu en 1986, Madame Lecanu a seulement cherché à être rassurée en 1987.

Et dès lors, si Madame Lecanu cherchait en 1987 à être rassurée, la conclusion est très simple: Madame Lecanu n’était et n’est pas la mauvaise mère décrite dans le roman « La Consolation ».

Madame Lecanu n’a nullement poussé sa fille dans les bras de David Hamilton. Pas plus que dans ceux, plus tard, de Phil Barney.

*

En 2016, le temps des vacances d’été et des voyages dans le monde entier aux frais de David Hamilton étant hélas fini depuis longtemps, « Alice » a affirmé avoir été violée:

« Une nuit, alors que je dormais chez lui, il est venu sur moi et a abusé de moi. Je suis restée figée, inerte, pétrifiée. Le lendemain matin, je doutais, ce devait être un cauchemar »(ici encore, journal « Elle » du 17 novembre 2016) .

Comparez avec la vidéo de You Tube…

Plus tard, qu’est devenue « Alice »?… « Alice », pendant des années, retourne chaque été chez ce David Hamilton qui aurait selon elle « abusé d’elle » (même si, le lendemain matin, elle en « doutait »).

Oui, « Alice » retourne « chaque été chez lui (David Hamilton) jusqu’à sa majorité, et partant avec lui et sa femme, qui était à peine plus âgée qu’elle, à l’autre bout du monde » (journal « Elle » du 17 novembre 2016).

Ce n’est qu’ en 2016 que, soudain, « Alice » et Flavie,  copines depuis 1986, affirment avoir été violées par David Hamilton. Idée qui semble avoir jailli dans la cervelle de Flavie Flament – selon ses propres déclarations – en 2014, à peu près ou juste, juste, juste à l’époque du décès de son père, M. Jean-Paul Lecanu.

Le récit fait par Flavie Flament et les récits faits par « Alice » se ressemblent souvent, se mélangent, se superposent, s’influencent et se contaminent. De l’aveu même des protagonistes de cette affaire, et de leurs déclarations à la presse.

Laissons pour une autre fois l’examen minutieux, qui s’impose, de tous ces récits de la traumatisée Flavie Flament faits au sortir du cabinet de ses psys, tout comme les récits médiatiques de cette « Alice » la déprimée faits au sortir du cabinet de ses psys à elle. (Les mêmes, qui sait?)

*

Les incohérences ne manquent pas. En octobre 2016, Flavie Flament elle-même « réalise »  qu’elle connaît Alice depuis des dizaines d’années et être passée en compagnie de sa mère chez cette même Alice avant les séances de photo.

Donc, aucune rencontre fortuite de David Hamilton et de Flavie Flament! Aucun David Hamilton qui rôde en « prédateur »! Du délire de presse pipole, tout ça! 

Pendant l’écriture de « l’œuvre » (hum!), Flavie Flament dit en substance ne plus avoir de souvenirs d’Alice (elle s’en souvient après, quand cette dernière la contacte).

Pourtant, dans la scène pipi caca du « viol » dont elle accuse David Hamilton, elle écrit que ce même David Hamilton lui aurait dit qu’il faisait subir la même chose à  Alice qui aimait ça.

La romancière (sic!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!) Flavie Flament n’a aucune imagination. Pour parler de Phil Barney, par exemple, elle dit qu’il était « veuf » juste parce que  Barney (accusé dans La Consolation de détournement de mineure!) était l’auteur d’une pauvre chansonnette dont le protagoniste se disait veuf…

Flavie Flament n’invente pas « Alice », elle déforme Alexia en Alice puisque, dans la réalité, le blog « En défense de David Hamilton » vous l’apprend, Alice s’appelle Alexia.

Mais si Flavie Flament  ne s’est souvenue de l’existence d’Alice qu’en octobre 2016,  après la parution de sa Consolation, comment diable a-t-elle fait pour l’appeler Alice dans son bouquin?

N’est-il pas clair, très clair, que Flavie Flament se souvenait depuis belle lurette de ladite Alexia-Alice?

*

Conclusion

Concluons provisoirement par ces points principaux. Nous entrerons ultérieurement dans les détails.

A. La vidéo de David Hamilton est fort intéressante puisqu’elle montre Alexia (dite « Alice » par la presse) en 1987. Et qu’elle permet à chacun de comparer son attitude en 1987 avec ses déclarations de 2016, et de se faire une opinion.

B. Il y a eu quatre séances de photographies faites par Flavie Flament avec David Hamilton, l’une en 1986 et les trois autres en 1987.

C. Le récit romanesco-médiatique de la première rencontre entre Flavie Flament  et David Hamilton ne correspond ni à la réalité, ni à la chronologie  des faits.

D. Madame Lecanu ne semble aucunement avoir été la mauvaise mère décrite par le roman « La consolation », par le téléfilm homonyme ou par certaines déclarations de Flavie Flament.

*************************************************

Sur You Tube, en trois vidéos de David Hamilton  (été de 1987),

une COPRODUCTION italienne

RAI, POLIVIDEO, RTSI, TSR, DRS (copyright Polivideo 1987)

Producteur exécutif du film: le producteur Guido Vanetti.

Lumières: Alain Derobe, qui travaillera aussi avec David Hamilton pour « Premiers désirs » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Derobe   ) .

Editeur: Pedro del Reyhttps://es.wikipedia.org/wiki/Pedro_del_Rey_(cineasta)  )

Caméras: Louis Pigazzini ( http://www.imdb.com/name/nm0683014/  ) et Paul Nicol (http://www.imdb.com/name/nm1745934/  )

Musique: le compositeur suisse Louis Crelier (https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Crelier   ).

Enegistrement du son: Claudio Crottahttp://www.imdb.com/name/nm3077804/?ref_=ttfc_fc_cr40  )

Collaboration technique: Giampaolo Tognola et Fabio Bernasconi.

Editeur VTR Franco Guerini ( http://www.imdb.com/name/nm3155230/?ref_=ttfc_fc_cr16   )

Mixage du son: Franco Regazzi

Electricien Graziano Perucchi

Opérateur VTR Massimo Bartocci

Assistant  production Ilia Cereda http://www.imdb.com/name/nm3155292/  )

Assistant Philippe Gautier http://data.bnf.fr/16768070/philippe_gautier/#allmanifs

Manager de production Manuela Crivellihttp://www.imdb.com/name/nm1365518/  )

Supervision Juan Estelrich ( http://www.imdb.com/name/nm0261594/ )

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Les lunettes de David Hamilton

Page 81 du « roman » La Consolation, Flavie Flament affirme que David Hamilton la regarde et qu’il a des lunettes cerclées.

Page 81 de la Consternation

Ce qui est « cerclé » est ce qui est entouré d’un cercle.

Unique petit problème: après avoir consulté des milliers de photographies (en notre possession), d’autres milliers de photographies (sur Internet) et de vidéos de David Hamilton, on peut affirmer que David Hamilton en 1987 ou bien ne portait pas de lunettes, ou en tout cas ne portait pas de lunettes cerclées.

Ce qui est curieux, c’est que s’il a porté parfois des lunettes cerclées, ce fut quelques années après 1987. Et donc, à l’époque où il faisait encore des photos avec deux des copines à Flavie: « Alice » (celle qui a déclaré en 2016 avoir été violée par David Hamilton, avec lequel elle a ensuite continué pendant des années à voyager dans le monde entier) et « Elodie » (celle qui a porté plainte contre lui et a été vertement déboutée), mais plus avec Flavie.

Comment faisait donc David Hamilton pour regarder en 1987 Flavie Lecanu future Flament avec des lunettes qu’il ne porte sur aucune photo, sur aucune vidéo de cette époque?

Mystère…

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Ce qu’on ne vous a jamais dit sur les films de David Hamilton, les jolis décolletés de Cannes 1972 et ses Jeunes filles en fleurs

Les 5 grands films de David Hamilton.

  • Bilitis
  • Laura les ombres de l’été
  • Premiers désirs
  • Tendres cousines
  • Un été à Saint Tropez (déjà, ce film-ci est moins connu que les quatre précédents)

Ces cinq films  sont (ou ont été) dans le commerce, ils sont sur le marché de l’occasion, sur You Tube et Dailymotion, dans les bibliothèques.

Aucune difficulté donc pour se les procurer et les regarder.

****************************************************

Articles de presse (liste non exhaustive et sous réserve d’erreurs).

BILITIS

  • – L’ Aurore du 12/03/1977
  • – L’ Aurore  du 22/03/1977
  • – Le Canard enchaîné du 23/03/1977
  • – Charlie hebdo du 07/04/1977
  • – Le Dauphiné libéré (Grenoble) du 22/03/1977
  • – L’ Express du 21/03/1977
  • – Le Figaro du 16/03/1977
  • – France-soir  du 12/03/1977
  • – France-soir du 17/03/1977
  • – France-soir  du 18/03/1977
  • – L’ Humanité du 19/03/1977
  • – Le Journal du dimanche du 13/03/1977
  • – Le Matin du 18/03/1977
  • – Minute du 23/03/1977
  • – Le Monde du 26/05/1977
  • – Les Nouvelles littéraires du 24/03/1977
  • – Le Progrès (Lyon) du 25/03/1977
  • – Le Quotidien de Paris du 17/03/1977
  • – Rouge du 21/03/1977
  • – Sud-Ouest du 07/05/1977
  • – Télérama du 30/03/1977
  • – Tribune de Genève du 28/05/1977

LAURA LES OMBRES DE L’ETE

– Le Canard enchaîné du 05/12/1979
– Le Figaro du 30/11/1979
– France-soir du 08/12/1979
– International Herald tribune du 05/12/1979
– Le Monde du 04/12/1979
– Le Quotidien de Paris du 03/12/1979
– Télérama du 19/12/1979

PREMIERS DESIRS

– Le Canard enchaîné du 23/11/1983
– L’ Ecole libératrice du 03/12/1983
– Le Point du 28/11/1983
– Le Quotidien de Paris du 16/11/1983
– Télérama du 30/11/1983

TENDRES COUSINES

– Le Canard enchaîné du 26/11/1980
– Le Figaro  du 03/09/1980
– Le Figaro du 23/11/1980
– L’ Humanité  du 05/12/1980
– International Herald tribune du 12/11/1980
– Le Matin du 19/11/1980
– Minute du 26/11/1980
– Le Monde du 25/11/1980
– Les Nouvelles littéraires du 27/11/1980
– Le Point du 01/12/1980
– Le Quotidien de Paris du 16/12/1980
– Télérama du 03/12/1980
– VSD du 27/11/1980

 

************************************************************************************

Les Estivelles.

Il y a, ensuite, ce film-ci, « Les estivelles« , difficile à trouver mais qu’à l’heure actuelle on peut voir au moins à deux endroits.

A regarder ici.

Et ici.

Nous engageons les amateurs de David Hamilton, à toutes fins utiles, à enregistrer tous ses films, en prévision de censures toujours possibles de la part des bigots.

http://video-streaming.orange.fr/actu-politique/les-estivelles-un-film-de-david-hamilton-pour-la-promotion-internationale-du-cap-d-agde-tourne-en-1979-VID0000002iSI7.html

*************************************************************************

Les jeunes filles en fleurs.

Un autre film est « Les jeunes filles en fleurs« , un film présenté au Festival de Cannes en 1972 (avec Bo Baker, Heide Koch, Mona Ostergaard, Mandy Tedmann, Caroline Vriess ) et qui, malgré cela, est extrêmement difficile à trouver. Probablement le tournage avait eu lieu entre 1969 et 1971.

Un album de David Hamilton, extrêmement difficile à trouver, disponible surtout aux Etats-Unis, correspond peut-être à ce film ( Realités. Jeunes Filles En Fleurs The World of David Hamilton December 1971, No. 253 ).

https://www.amazon.com/Realites-Jeunes-Filles-Hamilton-December/dp/B000J42KWI

Pour vous remettre dans l’ambiance des jolis décolletés de Cannes 1972:

A voir aussi:

http://www.ina.fr/video/RAF02007968/festival-de-cannes-presentation-de-malpertuis-video.html

Et ceci:

Sur « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton:

http://www.festival-cannes.com/fr/films/les-jeunes-filles-en-fleurs

Autres mentions des « Jeunes filles en fleurs » de David Hamilton, ici:

http://www.cineartistes.com/festival-Festival+de+Cannes+1972.html?PHPSESSID=b1936bb6e1c736f10c948fb1a3bdd753

Ou encore ici:

http://www.allocine.fr/film/fichefilm-194456/palmares/

Et encore:

https://ipfs.io/ipfs/QmXoypizjW3WknFiJnKLwHCnL72vedxjQkDDP1mXWo6uco/wiki/1972_Cannes_Film_Festival.html

Vous aurez, sur notre blog, les meilleures informations :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/21/david-hamilton-et-son-film-une-nomination-au-festival-de-cannes-1972-les-jeunes-filles-en-fleur/

*

David Hamilton était en bonne compagnie. Voici la liste des autres films hors compétition.

Asta Nielsen /Asta Nielsen
Bröder Carl /Susan Sontag
Faustine et le bel été / Nina Companéez
Frenzy /Alfred Hitchcock
L’aventure c’est l’aventure /Claude Lelouch
La dérive /Paula Delsol
La Génération du désert /Nicole Stéphane
Une guerre pour une paix /Nicole Stéphane
Lisa e il Diavolo /Mario Bava
Den gale dansker /Kirsten Stenbæk
Le lys de mer /Jacqueline Audry
Hvezda Betlémská /Hermína Týrlová
Alye maki Issyk-Kulya /Bolotbek Shamshiyev
Les Jeunes Filles en Fleurs /David Hamilton
Macbeth / Roman Polanski
Marie / Márta Mészáros
Merry-Go-Round /Kirsten Stenbæk
Papa, les petits bateaux /Nelly Kaplan
Roma /Federico Fellini
Serata /Malvina Ursianu
Sziget a szárazföldön /Judit Elek

*

La musique du film « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton était du même compositeur (et juste de la même époque) que la musique de « Femmes au soleil« , film que l’on peut voir (la chanson est au début du film):

*****************************************************************

Un film sur Venise?

On peut ajouter, aux films rares de David Hamilton, le suivant. Même si nous ne l’avons pas encore vu personnellement. Nous attendrons donc de l’avoir vu avant d’en parler vraiment.

Informations:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/04/08/melodynobuko-a-venezia-film-di-david-hamilton-2007-lestasi-di-un-canto-attraverso-gli-scorci-dellindimenticabile-venezia/

**********************************************************

Vous allez dire que c’est tout?

Erreur!

Nous pouvons révéler, dès aujourd’hui qu’il existe un autre film de David Hamilton, extrêmement ancien. Ce n’est pas un des quatre ou cinq films que David Hamilton a parfois annoncés dans la presse, mais sans les réaliser ensuite.

C’est tout au contraire un film de jeunesse. Nous en avons retrouvé la trace.

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Pour le jour de la naissance de David Hamilton (15 avril 2018)

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Hommage à David Hamilton pour le 15 avril 2018, anniversaire de sa naissance (15 avril 1933)

 

VOIR:

https://lequichotte.wordpress.com/2018/04/15/15074/

Un été à Saint-Tropez, David Hamilton

Aujourd’hui, 15 avril 2018, David Hamilton aurait eu 85 ans.

Nous rendons hommage à son éternelle jeunesse.

Je m’étonne toujours d’être le seul en France, avec l’écrivain Roland Jaccard, à rendre hommage publiquement à Léonard David Hamilton, l’un des plus grands artistes de la fin du vingtième siècle en France.

Voir:

http://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/

Dans quelques jours seront disponibles quelques exemplaires de mon livre « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil« , troisième édition, un livre de poésie d’environ 300 pages. Ce livre, publié en 2010, avait eu une seconde édition (iconographie renouvelée) en 2016.

Voici, plus bas, quelques courts extraits de mon livre « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil« , ouvrage édité par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes et autre fervent amateur de l’oeuvre de David Hamilton.

Avec, pour les lecteurs et abonnés de mon blog, quelques photos assez rares ou peu connues de David Hamilton. Photos dont on ne peut qu’espérer que, par leur insigne beauté, et par la philosophie de la Jeune Fille qu’elles véhiculent, elles puissent échapper éternellement à toute censure – en attendant que reviennent peut-être des temps de liberté, d’innocence et de grâce.

Olivier Mathieu

« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil » (première édition 2010, deuxième édition 2016)

Recueil de poésie.

Editeur: Jean-Pierre Fleury.

 

Celui, en moi, des moments graves.

Odeurs de pluie et de poussière
De printemps et d’été, frontières,
Dans la nuit les fleurs des jardins
Jonchent désormais le chemin.
Et, à l’entrée du labyrinthe,
C’est mon pari perdu d’étreinte,

Quitte ou double d’yeux dans les yeux.
Diamants, les larmes des Dieux
Dans le grand ciel que le vent lave.
Tel je fus, dans mes moments graves.

Moments diamants et d’amants
Qui ont succombé à l’instant
Que je n’ai jamais oublié
Mais qu’une robe a négligé.

C’était le moment de répondre,
Ici ou jamais, de se fondre
Dans le feu ou la solitude
D’une acropole, en altitude.

 

 

L’étincelle.

Je ne suis plus qu’une étincelle
– Où sont donc mes flambeaux d’hier ? –
La nuit est noire, et le vent souffle,
Ne voici-t-il pas une étoile ?
Une luciole, qui clignote ?
Un éclair de soleil qui luit
Dans les yeux sombres de la nuit ?

Etincelle, ô belle étincelle
– D’antan, où sont mes incendies ? –
Fragment de l’antique Dieu grec
De feu le Feu, dans la tempête,
Comme un coup de foudre en plein ciel,
Nul à rebours ne reviendra.

Le temps de jeter quelques mots
Aux petits bonheurs qui s’ignorent
Et aux filles du bal, qui dansent,
Les filles lisses ou revêches,
Il reste peu de vie à vivre,
Et puis qui se souvient oublie
– Combien de bals en un exil ? –
Et la fée en ce bal est née
Après que je fus mis au ban.

Et comme jadis à Venise
La noblesse de terre ferme,
Je hume des parfums de mer
Dans l’écume d’une chair ferme
Aux cent sillages de vanille.
C’est nuit et jour, voici la mort,
Robes de lin, robes de soie,
En vingt ans toute ville change
Et c’est exil, et c’est prison.
Que la mort soit, des Enfers, l’ange !

Et le jour ternit l’étincelle,
Voici venir la mort d’icelle,
Ou alors le reflet de celle-
Ci sur la paroi d’un miroir
Profond de nuit, et souviens-toi,
Mais tu ne te souviendras pas,
Comme au vent font des étincelles,
Ne te souviendras pas de celle-
Là, au grand bal du cœur absente.

Juste avant le dernier soleil,
Je m’aperçois qu’à travers nuit
Je n’aurai gravi qu’un miroir,
Et sans jamais le traverser.

 

Mes petits ballons de couleur.

Dessous la lune, vieille amie,
La lune qui feint de sourire,
La vie et la ville sont mon
Cimetière des souvenirs,
Et aussi le calendrier.
Ma joie est un rayon de lune
Qui argente un fuyant nuage
Mais le temps que roulent trois dés,
Où sont les vertiges des Dieux,
Où sont les paumes et les baumes,
Jolis baumes des Jeux des Paumes ?
Dessous la lune, vieille amie,
La lune en larmes qui m’observe,
La vie et la ville sont mon
Cimetière des illusions,
Et aussi la géographie.
Je suis en exil de prison
Et je gis en prison d’exil.
Ma joie, à travers les barreaux,
Se faufile dans l’interstice
Comme un rayon de soleil d’or
Escorte un bourreau dans la geôle.
Savez-vous, pour l’embastillé,
Ce que sont au ciel les nuages ?
Les nuages sont les complices
Qui s’en viendront le libérer !
Les nuages clignent de l’œil,
Ils sont instant, ils sont promesse,
Qui entraînent au loin mes rêves
Comme des ballons de couleur.
Dans l’exil, je vous dis merci,
A toi, la lune, à vous, nuages,
A qui ne se voulut nuage,
A qui dédaigna d’être lune.
Allez, mes ballons de couleur
Au vent qui ne tournera plus !
A vous, les dernières amies,
Ou les magiciens de demain,
Je lègue les feux de l’aurore,
L’aurore à l’absence infinie.
Mais toi, si tu lèves les yeux
Un jour, demain, au ciel d’octobre,
Qui sait donc si tu y verras
Mes petits ballons de couleur ?
Or ils danseront, mes ballons,
Les seuls amis de mon exil,
Dans mon cercueil cloué, sous terre,
Dessus mes paupières de plomb.

 

Ballade à la Lune.

Voici la lune aux douces joues,
La lune aux yeux mélancoliques,
Voici la lune au temps perdu,
La lune au visage des morts,
Mon amie au milieu du ciel.
Voici la lune en grand silence,
La lune ronde, étincelante.
Dans un reflet, voici la lune,
Lune d’exil, lune d’enfance,
Ecume au ciel, larmes aux yeux.
Pour qui ne dort pas, elle brille,
Et qui sait les yeux qui se lèvent
Pour la contempler, à cette heure,
Aux douze coins de mon Europe ?
Cœurs éloignés, cœurs déchirés,
Voici la lune au beau sourire,
Voici la lune qui console,
Entre mes doigts voici la lune,
Voici la lune qui torture,
Voici la lune qui s’approche
Et tout aussitôt se dérobe.

Sur les tombes des Coquillarts
Fidèles à François Villon
Et les oliviers argentés,
Et sur la mer grande, la lune,
Elle répand sa clarté bleue,
Et son silence, et ses secrets.
Voici la lune de Laforgue,
Lune insaisissable à la corde
Du nœud au cou patibulaire.
Lune papier, encre et crayon,
C’est la lune au ciel des prisons,
Elle me sourit tristement.

Dawn Dunlap (1979)

Et c’est la lune au cœur battant,
C’est la lune écho d’un poème
Et c’est la lune clé des champs.
La lune est une voile blanche,
La lune est au soleil un sein,
La lune est un rire, un larcin,
La lune est ballon suspendu,
Orage de nuit est la lune,
La lune est un accroche-cœur,
La lune est étreinte de plume,
Elle se serre entre mes bras
Et je la sens tout contre moi
Et je la baise sur le front,
Mais voici le matin déjà,
La lune a traversé le ciel
Des prisons, des lits et des mers,
Le ciel des yeux, le ciel des cœurs,
La voici, là-bas, qui s’en va,
Des Coquillarts la grande amie,
La lune élan, la lune instant,
Et la lune de cette nuit
Ne reviendra jamais, jamais.

Et vous, mes frères Coquillarts,
Vous les exilés, les marins,
Truands, poètes, amoureux,
Vous avez vu, en d’anciens siècles,
Cette lune au minuit du ciel,
La lune qui crève mon cœur.

Tu luiras, lune, sur ma tombe,
Tu y pleureras doucement.
La verrez-vous, au ciel, la lune,
Quand je pourrirai sous la terre ?
Que vous dira-t-elle de moi ?

 

La chasse aux papillons.

Chasse au papillon est hasard,
Chasse au papillon est détresse,
Chasse au papillon est grand art,
Et aucun ne laisse d’adresse.

Le mage de chasse insensée
A tous ses sens pour six filets.
Je m’en souviens. Cette pensée
Fait vibrer au vent le gibet.

Au jeu de corps et cœur, ma dame,
Qui est comme jeu des trois cartes,
On prête le cœur, on vend l’âme,
Trop tôt ou trop tard que l’on parte.

Au jeu de ventre, au jeu de dos,
Ravissants papillons futiles,
Que vous fûtes, tant de fois, sots
Et ingrats envers l’inutile.

Mon filet eut nom hérésie,
Libre ciel, il fut horizon.
A mon filet, la poésie
Versa papillons à foison.

Papillons blancs, noirs papillons,
Mon filet n’avait que des trous,
Et puisqu’ici nous babillons,
Vous ne montriez pas grand goût.

Vous parliez de suivre l’amour
Et le soleil en ses méandres.
Mais à peine a fini le jour
Que j’ai vu vos rêves en cendres.

Et je vous plains, les papillons
Aux vols brisés que l’ennui cingle !
Comme la bite court au con,
Tel le papillon à l’épingle !

La mort, la vie, où est la cage ?
Papillonnez, ô papillons !
Qui ne comprendra cette page
Sera, qu’on m’en croie, un couillon.

 

Nuages.

Au crépuscule, les nuages
Sur l’horizon, à l’Occident,
Feuillètent la dernière page
Du rouge jour qui perd son sang.
Les nuages, montagnes bleues
D’un mauve doré, d’un bleu gris,
Moi j’y revois des amours feues
Comme un fantôme aux yeux dépris.
Le temps est mort, où tout nuage
– Déjà les jours vont raccourcir –
Croquait dans mon cœur un visage
Touché d’un soleil à venir.
Mais aujourd’hui le ciel est vide,
Demain je ne serai plus là,
Et la douleur cruelle évide
Mon cœur qui, plus faiblement, bat.
Ma tête, à l’aube, aura blanchi
D’un coup, d’un seul, ainsi qu’un cœur
Lentement crève, un jour périt,
Quand vient ce jour-là où l’on meurt.
Quelle aurait été l’alchimie
Du carrefour de chair et temps
Dont maintes des mille magies
Ignorera le ci-devant ?
Comme en un bal, la robe claire
Dans l’immense ciel pris pour cible,
Un nuage peint de lumière
La nuit des amours impossibles.
Que demain, nul printemps ne germe !
J’aime qui meurt dans les décombres
Quand enfin le cercle se ferme.
Ainsi Berlin sombra dans l’ombre.

 

Ma sépulture en ciel.

Les mots lancés au ciel d’été,
Qui sait s’ils furent prononcés
Parce qu’on les avait pensés ?
Mots dont l’autre garde la trace,
Phrases qu’au matin l’une efface,
Comme sous la langue une glace
Fond quand une fille la lèche.
L’étincelle court sur la mèche.
N’est-ce pas trop de déraison,
Sacrifier Amour à Raison ?

 

Jeune homme au filet, par David Hamilton

 

Est-ce que tous, est-ce que toutes,
Au point final de ma déroute,
Ne se souviendront donc de rien,
De nul instant des jours anciens,

 

De nul antan de belle image,
Celle qui fut de mes mirages ?
J’imagine déjà la lune
Veillant sur la fosse commune.

Et certains soirs de douce pluie
Pleureront des yeux, s’ils n’oublient.
Et quand vous suivrez sur ma tombe
Le vol affligé des colombes,

 

Chaque oiseau blanc sera folie,
Regret, remords, mélancolie,
Chaque rose rouge une robe,
Chaque rose blanche un cœur probe,

Couple sur la plage, carte postale de David Hamilton (comme toutes les illustrations de cet article)

 

Chaque rose noire, mon cœur,
Rose noire, un amour qui meurt.
Toi qui surgiras d’un passé
Très plus qu’à moitié trépassé,

 

Photo David Hamilton. La photo (même série) a aussi illustré la pochette d’un disque.

Toi qui fus un bout de chemin
– Et de chemin j’en ai eu maint –
Et n’auras pas tout oublié
De ce que nous avons lié,

Disque illustré par une photo de la même série, voir image précédente de David Hamilton

Amour belle ou la mort amère,
Nul ne reviendra en arrière,
Ah ! si tu retiens quelque chose,
Mort, je veux donc une humble rose,
Rose de bonheur malheureuse
Eternellement silencieuse.

(Tous poèmes:

Olivier Mathieu, « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », 2010, seconde édition 2016, troisième édition 2018.

Editeur : Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes).

 

 

 

Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ». Photo O.M., 2017.

 

 

Couverture du livre « David Hamilton suicidé… mais par qui? »

 

 

Publié dans David Hamilton | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

David Hamilton, Dawn Dunlap et les sympathies d’âme

Dawn Dunlap:

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb17125892m

On m’enlèvera difficilement de l’esprit qu’il y avait une certaine ressemblance (ou une ressemblance certaine?), entre Dawn Dunlap (ici en 1979) et moi (ici en 1968 et 1972), ou plus exactement une sympathie d’âme.

Et que ce n’est donc pas seulement un hasard si je lui ai consacré un livre:

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45239061h

Voyez:

https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

Et

http://www.roland-jaccard.com/videos/david-hamiltonrencontre-dawn-dunlap/

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Opération Hamilton en Syrie: c’est du flou macronien?

https://lequichotte.wordpress.com/2018/04/14/operation-hamilton-en-syrie-cest-du-flou-macronien/

*

Je dois dire qu’il m’échappe un peu que l’on aille bombarder un Etat souverain, la Syrie, pour des attaques chimiques présumées (mais nullement encore prouvées) et cela – par ailleurs – sans autorisation de l’ONU ou autorisation du Parlement français. Les « armes chimiques de Saddam Hussein » ne devraient-elles pas enseigner un peu de prudence? Il me semblerait plus logique de punir un Etat une fois que l’on a les preuves d’une sienne culpabilité. Mais pas avant… Or ici, les Russes prétendent disposer de « preuves » de la non culpabilité chimique de la Syrie. Qui croire? Dois-je croire les Russes, alliés de la Syrie? Ou les Américains qui, en matière d’armes chimiques, en connaissent un bout, vu que ça fait un siècle qu’ils arrosent le monde au napalm, au phosphore blanc et à l’agent orange…

Il m’échappe surtout que Macron ait baptisé cette opération, semble-t-il (selon certaines indiscrétions de presse) « opération Hamilton« . C’est ainsi, dit-on, que les récentes  frappes aériennes en Syrie auraient été baptisées par l’État-major français, plus exactement par le centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) en charge de la préparation des opérations extérieures. Le choix final du nom revenant à la présidence de la République.

Si l’information est confirmée, à quel Hamilton ferait allusion « l’opération Hamilton » (14 avril 2018) de Macron?

A David Hamilton (né un 15 avril)? A qui d’autre, sinon?

On aimerait savoir.

Opération Hamilton, peut-il s’agir du photographe censé représenter le mal absolu dans le domaine photographique, qui s’est suicidé, que l’on a poussé au suicide ou que l’on a assassiné à la suite d’accusations, elles aussi, concernant des faits présumés?

Après le flou hamiltonien… C’est du flou macronien?

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

« Le Dernier Tango à Paris », chef-d’oeuvre de Bernardo Bertolucci, de retour dans les salles de cinéma

La nouvelle est-elle déjà arrivée en France? Je l’ignore, mais il ne me semble pas . Donnons-la donc dès aujourd’hui sur le blog « En défense de David Hamilton ».

A l’occasion du Festival du film de Bari, dans le Sud de l’Italie, dont l’édition de 2018 aura lieu du 21 au 28 avril, le programme annoncé est très riche.

Notamment parce que le film Le dernier tango à Paris de Bernardo Bertolucci a été restauré par Vittorio Storaro pour la Cinémathèque nationale du Centre expérimental de la cinématographie.

Et ce grand film sera de retour dans les salles italiennes dès le mois de mai 2018.

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Benny Holger Fredriksson: #HeToo committed suicide…

Etonnant…

Grand silence, dans la presse française, au sujet de la mort par suicide de Benny Holger Fredriksson.

Tout au plus Le Monde écrit-il: « L’ancien directeur du Stadsteatern de Stockholm, Benny Fredriksson, qui avait démissionné le 7 décembre 2017, après avoir été accusé, dans une série d’articles, de harcèlement sexuel et moral, s’est suicidé samedi 17 mars en Australie, où il accompagnait sa femme, une chanteuse d’opéra invitée à se produire à Sydney ».

C’est ici:
http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/21/mis-en-cause-pour-harcelement-sexuel-le-directeur-d-un-theatre-suedois-se-suicide_5274209_3214.html#EOg1XHjkTh8zAgXG.99

« Une chanteuse d’opéra », la formule est d’ailleurs curieuse, puisque la « chanteuse d’opéra » en question est quand même Anne Sofie von Otter, une mezzo-soprano de grand talent et à la carrière internationale bien connue (https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Sofie_von_Otter).

Petit problème. Le Monde écrit: « Trois jours plus tard, le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), mandaté par la municipalité de Stockholm pour faire la lumière sur ces accusations, a rendu ses premières conclusions. Sur les 135 salariés du théâtre entendus, aucun n’a réitéré les accusations de harcèlement, recueillies anonymement, à l’automne, par le journal Aftonbladet, auprès d’une quarantaine d’employés, actuels et passés« .

En ces temps de délation planétaire, voici donc encore un suicide qui suit des accusations médiatiques à tout le moins douteuses. 

Anne Sofie von Otter est veuve, avec toutes les répercussions qu’un tel drame aura sur elle et sur sa carrière, donc sur le plaisir qu’avaient les mélomanes, dont je suis, à l’écouter.

Accusations de #MeToo https://www.aftonbladet.se/nyheter/a/G1G6WB/teater-vdns-harda-ledarstil-har-skapat-tystnadskultur

Démission de ses fonctions.

Suicide.

Annonce nécrologique: https://www.svd.se/dodsannonser#/Case/507887?query=benny%20fredriksson

Et grand silence de la presse.

Sauf dans Causeur:

https://www.causeur.fr/meetoo-balance-porc-suicide-feminisme-150464

*

Toute personne douée d’un cerveau en état de fonctionnement ne peut pourtant arriver qu’à une et une seule conclusion.  Les accusations – d’autant plus si elles sont anonymes, d’autant plus si elles sont improuvables, d’autant plus si elles sont tardives – sont (et doivent rester) irrecevables.

Mieux encore. Les journaux, tous les journaux qui leur donnent écho de façon malhonnête, tous les journaux qui se substituent à la justice, tous les journaux qui se livrent à un lynchage médiatique ne peuvent pas prétendre donner des exemples de « bon journalisme ». C’est aux enquêtes policière et judiciaire de déterminer la vérité et de dire le droit.

D’ores et déjà, trop d’hommes se sont suicidés ou sont censés s’être suicidés (comme David Hamilton).

Il arrive à tous les êtres humains – hommes ou femmes – de mentir.  Une société qui considère que des femmes qui affirment avoir été violées disent obligatoirement  « la » vérité. est une société qui marche sur la tête.

Seules les faits avérés, démontrés et prouvés doivent être pris en compte. Sinon, les suicides d’innocents ne font que commencer.

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Le regard pénétrant de David Hamilton sur la Femme éternelle (hommage pour le 15 avril 2018)

Cet article de blog est dédié

à Roland Jaccard.

************************************************

« 16 maillots 66 photographiés à Agadir », Elle numéro 1063 – 5 mai 1966, pages 128 à 139.

Sommaire page 107.

Mention « Photos de David Hamilton » page 139 à droite de la photo.

Je vous parlais récemment d’un vieux numéro du journal « Elle », datant de 1966, contenant des photographies rarissimes et historiques de David Hamilton.

Voici la couverture, oeuvre de David Hamilton.

Pour le 15 avril 2018 (j’appelle mes amis à songer à collaborer avec moi pour rendre hommage à David Hamilton, sur leurs blogs et leurs comptes You Tube), le blog « En défense de David Hamilton » est le premier à publier les photos qui suivent, sur Internet.

Lire:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/05/lune-des-seances-photographiques-les-plus-historiques-de-david-hamilton/

Merci à Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie, pour sa très précieuse collaboration.

*

Tout ceci pour démontrer que la mode, grâce à David Hamilton, aurait pu être autre chose que ce qu’elle est très souvent.

Tout ceci pour démontrer que David Hamilton a été AUSSI un extraordinaire photographe de mode, en avance sur son temps, doué d’un sens esthétique aigu et d’un regard pénétrant sur la Femme.

Dans les deux ou trois prochaines semaines, le blog « En défense de David Hamilton » publiera d’ailleurs plusieurs photos inédites depuis des dizaines d’années, absentes d’Internet, issues de reportages de mode de David Hamilton remontant aux années 1960 et 1970.

 

Le sommaire se trouvait à la  page 107.

Sommaire du journal « Elle », 1966, page 107. Photo David Hamilton.

Les photos qui suivent se trouvent de la page 128 à la page 140.

Ces photos n’ont jamais été publiées  depuis 1966.

N’en déplaise à Flavie Flament, non seulement personne et surtout pas  elle n’interdira les photos de David Hamilton mais notre  blog va intensifier la publication et donc la diffusion de photographies inédites.

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

 

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

 

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Journal « Elle ». Reportage de mode (12 pages) effectué à Agadir (Maroc) en 1966 par David Hamilton. Photos inédites depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Reportage de mode (1966) effectué par David Hamilton en 1966 à Agadir (Maroc). 12 pages de photos jamais plus republiées, à notre connaissance, depuis 1966. Blog « En défense de David Hamilton »

Publié dans David Hamilton | 1 commentaire

Le temps éternel des jeunes filles de David Hamilton

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Bill Cosby: le fond de l’air n’est pas frais…

L’affaire Bill Cosby, aux Etats-Unis, est emblématique.

Voilà un artiste (aujourd’hui âgé de 80 ans) qui a subi un premier procès, et n’a été condamné à rien. Est-ce que ses adversaires pouvaient en rester là? Que non. Donc, un second procès pour « agression sexuelle » vient de s’ouvrir.

 En décembre 2015, Cosby a été accusé d’avoir agressé sexuellement une ancienne basketteuse, qui s’appelle Andrea Constand. Les faits présumés remonteraient à  janvier 2004. Ce dossier n’avait donné lieu à aucune poursuite pénale, après le dépôt d’une plainte en 2005…

Sur le blog « En défense de David Hamilton », nous soutenons toujours  le principe de la présomption d’innocence.

Ce qui est étonnant dans ce procès intenté à Cosby, ou plus exactement dans ce deuxième procès, c’est que la presse elle-même annonce qu’il sera difficile pour lui du fait de l’existence de la nouvelle mode appelée #Metoo.

Faut-il comprendre que Cosby ne va pas être jugé pour des faits qui auront été avérés par des enquêtes et des juges, mais en quelque sorte pour complaire à l’opinion publique?

Déjà, il s’est présenté au tribunal et a tout de suite subi une intimidation de la part de la Femen de service, qui a bien sûr fait irruption en s’exhibant, nue, devant lui.

Plus de soixante (!!!) femmes ont accusé Bill Cosby de les avoir « abusées sexuellement », le nombre des « témoignages » ne signifiant absolument rien. Qu’il existe un témoignge de quoi que ce soit, ou des millions, la justice exige que l’on ne condamne quelqu’un que sur des faits prouvables et prouvés.  Il ne s’agit donc à cette heure, dans ces « plus de soixante cas », que de faits présumés. Andrea Constand est l’unique victime présumée pour qui les faits ne sont pas prescrits.

En d’autres termes, il y a « plus de soixante témoins » mais une seule affaire judiciaire, celle d’Andrea Constand.

Problème, les allégations de cette dame  s’inscrivent dans la mode #MeToo. Officiellement, #MeToo ne sera pas dans la salle d’audience. Mais son odeur est dans l’air. Et là, avec #MeToo, le fond de l’air (pour paraphraser Jacques Dutronc), il est pas trop frais, je trouve.

Parce que voilà, aux Etats-Unis, il y a des jurés. Et ces jurés respirent, comme tout le monde. Les sept hommes et les cinq femmes de ce jury (dix Blancs et deux Noirs) ont-il respiré #MeToo, et à quelles doses?

La défense de Cosby a déposé une motion contre l’un des jurés qu’elle soupçonne d’être partial. Motion rejetée. Elle a aussi demandé la révocation du juge, dont la femme serait proche d’organisations de victimes d’agressions sexuelles. Demande rejetée.

Cinq femmes, autorisées par le juge Steven O’Neill à « témoigner » en faveur de l’accusation, affirment avoir été  victimes d’abus commis par Bill Cosby, qui les aurait droguées. Personnellement, il m’a toujours semblé étrange qu’un homme riche et fameux ait besoin de droguer des femmes pour coucher avec elles. Toujours est-il que Cosby est défendu par l’avocat Tom Mesereau, un expert en la matière d’accusations sexuelles.

Maintenant, il ne reste qu’à espérer que ce soit la justice – et pas l’opinion publique –  qui prononce un verdict juste.

Bill Cosby aurait versé  à Andrea Constand, selon un accord à l’amiable scellé entre eux en 2006, une somme considérable et dont le public ignore le montant exact. Le fait de verser une somme à quelqu’un, est-ce la « preuve » de quelque culpabilité que ce soit? Nous ne le pensons pas. Il pourrait s’agir d’un don. De circonvention d’incapable. Ou aussi d’une tentative de Cosby d’éviter un procès qui lui coûte certainement beaucoup d’argent, sans parler de sa réputation qui est salie et de sa carrière qui est brisée.

Quoi qu’il en soit, on voit que certaines  dames ont compris le système. D’abord elles signent un accord à l’amiable, empochent le magot et, quelques années plus tard, trahissent les clauses de l’accord en question et passent devant les tribunaux.

Le principal avocat de Cosby, Mesereau, a quand même obtenu de pouvoir appeler à la barre une ex-collègue de la plaignante, selon le témoignage de laquelle Andrea Constand s’est vantée publiquement de gagner de l’argent sur le dos d’une célébrité…

« Follement attirée par sa célébrité et sa fortune », selon l’avocat de Cosby, Andrea Constand aurait manipulé un homme moralement amoindri (son fils Ennis, en janvier 1997, avait été tué d’une balle dans la tête  lors d’un vol à main armé). « Bill Cosby se sentait seul et était perturbé », a affirmé Tom Mesereau. « Et il a commis la terrible erreur de confier à cette personne ce qu’il vivait à l’époque ».

Bill Cosby a toujours assuré qu’Andrea Constand était consentante. Il n’a jamais varié dans ses déclarations.

*

Du point de vue du blog « En défense de David Hamilton », on ne peut que noter l’âge de l’inculpé, 80 ans. David Hamilton, lui, a été accusé quand il en avait 83.

On peut et on doit aussi noter que Cosby, au moins, reçoit quelques égards (contrairement à David Hamilton) dans le récit médiatique qui est fait de son procès, puisque la presse française emploie en général l’adjectif « présumé« , qui devrait toujours accompagner les accusations. On ne parle, en tout cas pour l’heure, que des victimes « présumées » de Cosby.

*

Bref, soixante « témoins », dont cinq autorisées à proférer leurs allégations devant le tribunal. Et, sur les cinq en question, une qui accuse Cosby, si on comprend bien, de lui avoir… caressé les cheveux.

« Comme les autres, elle a décrit une soirée lors de laquelle Bill Cosby l’a pressée de boire de l’alcool, elle qui n’en consommait jamais, avant qu’elle ne perde conscience. Elle a dit se souvenir de Cosby, assis derrière elle, lui caressant les cheveux, mais pas d’une agression sexuelle ». ( http://www.europe1.fr/international/les-temoignages-saccumulent-au-proces-de-bill-cosby-3625475  )

Soixante témoins.

Cinq « témoignages ».

Dont celui de la femme à laquelle Cosby a caressé les cheveux: ça fait donc quatre.

En vérité, une et une seule affaire, celle d’Andrea Constand.

Et un octogénaire dont le premier procès a été annulé mais qui risque jusqu’à trente ans de prison…

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Dawn Dunlap dans Laura les ombres de l’été (1979)

Rappel.

Abonnez-vous au blog « En défense de David Hamilton », partagez ses articles sur les « réseaux sociaux ».

LISEZ, faites lire, et commandez le n° 116 du « Service littéraire » (avril 2018):

http://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

David Hamilton et Laeticia Hallyday, rêveries capagathoises et stars de Cap d’Agde…

Il y a quelque temps, on a  eu droit à la « révélation »: Laeticia Boudou veuve Smet dite Hallyday avait posé pour David Hamilton…

Dans le même temps, lors de la mort de David Hamilton en 2016, grand silence à Cap d’Agde. Silence quasi général. Pas la moindre prise de position en sa faveur, pour ainsi dire. Ou alors, les anciens et très supposés amis qui l’accablaient (et qui feraient peut-être mieux de balayer devant leur propre porte).

C’est curieux comme la société d’aujourd’hui est « mémorielle » mais d’une façon très sélective!…

Pourtant, souvenons-nous.

N’importe qui, à Cap d’Agde (d’où l’on vient de m’écrire, merci à mes correspondants), sait que Laeticia Boudou veuve Smet dite Hallyday a posé souvent pour le « Magazine du Cap d’Agde », dont les numéros sont toujours aujourd’hui en vente sur tous les sites de vente par correspondance de revues.

Donc Laeticia ne posait certes pas que pour David Hamilton. Ici, elle avait 19 ou 20 ans. Qui sait si Mamie Rock assistait à la séance?

Couverture de 1996. Mamie Rock assistait-elle à la séance de photos?

Couverture de 2006

Mais ce n’est pas tout.

Le « Magazine du Cap d’Agde » avait recours souvent, pour sa couverture, à un certain David Hamilton. Voici celle de 1988 et celle de 1992 (l’une des plus difficiles à se procurer).

Photographie d’un album de David Hamilton, publiée en couverture en 1988. Titre de la photo: « Rêverie capagathoise »

Couverture de 1992, signée David Hamilton

Et en 2005 encore, re-rencontre en couverture (voir plus bas) entre la photo de David Hamilton déjà publiée en 1992, et celle de Johnny et de sa tendre moitié, photo datant de 1995.

En haut, cerclée de rouge par nos soins, photo de jeune fille (était-elle majeure?) en couverture du n° de 1992. En bas, cerclés de rouge aussi par nos soins, Johnny et sa douce moitié

 

En 1990 (au fait, cette année -là David Hamilton travaillait encore avec sa modèle d’Avignon, salut A.!), couverture du « Magazine du Cap d’Agde ».

Couverture de 1990

Voyez la table des matières.

Table des matières (1990), « Portraits de stars », David Hamilton

En 1990, David Hamilton était encore une star à Cap d’Agde.

(On notera l’extraordinaire sagacité de Mamie Rock qui, très peu d’années avant, « surveillait » sa petite-fille lors d’une séance avec David Hamilton, séance censée avoir eu lieu dans une pizzeria et pourtant, notre blog a publié une photo de Laeticia sur la plage! Un sortilège capagathois, peut-être?)

En 2005, une des photos de David Hamilton était toujours en couverture.

Lors de la mort tragique de David Hamilton, en 2016, nul hommage capagathois ne fut rendu à la star David Hamilton par les publications auxquelles il avait pourtant largement collaboré de son vivant…

Sic transit gloria mundi…

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

DAVID HAMILTON ET LA BÊTISE DES RÉSEAUX SOCIAUX, tribune libre de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie

Sur le blog « En défense de David Hamilton », nous n’avons pas toujours besoin d’être d’accord sur tous les sujets. Il y a plein de sujets sur lesquels je ne suis pas d’accord avec mes amis ou mes collaborateurs les plus proches. D’ailleurs, il y en a aussi sur lesquels je ne suis pas d’accord avec moi-même. Etre d’accord avec soi-même, souvent, est le signe que l’on commence à se tromper.

Mais il y a aussi des articles qui emportent mon entière adhésion. Je les republie alors d’autant plus volontiers sur mon blog.

Nous empruntons donc au blog de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie, l’article qui suit:

https://lequichotte.wordpress.com/2018/04/12/david-hamilton-et-la-betise-des-reseaux-sociaux/

 

***************************

DAVID HAMILTON ET LA BÊTISE DES RÉSEAUX SOCIAUX,

tribune libre de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie

 

Tout récemment, Roland Jaccard a publié une vidéo, sur son canal You Tube, consacré à l’écrivain Alain Robbe-Grillet et à une « écolière rêvée de David Hamilton ».

Cette vidéo a aussitôt reçu un commentaire, qui dit: « Vous savez qu’il les violait ces filles (ou alors vous ne regardez jamais les médias). Il est inacceptable de les remettre en évidence ».

C’est ici:
https://www.youtube.com/watch?v=AbLgJE4ptOQ

Nous n’excluons pas qu’il s’agisse d’un commentaire « au second degré », d’humour ou alors d’humour involontaire.

Plus exactement, ces dialogues publics récitent:

Emmanuelle MIGNATON (commentant la vidéo de Roland Jaccard):
— Vous savez qu’il les violait ces filles (ou alors vous ne regardez jamais les médias). Il est inacceptable de les remettre en évidence.

Un internaute signant Lys POMANDER répond:
— Ces hommes croulent déjà sous le poids de leurs vices et péchés ; la Mort les attend avec impatience. Leurs méfaits tracent rides et flétrissures sur leurs corps en putréfaction. Ne vous inquiétez pas, ils seront mangés par les vers plus rapidement que nous.

Emmanuelle MIGNATON répond:
— Merci Lys. Lui en tout cas, sera mangé par les vers avant nous. Mais a-t-il été puni pour autant?

***

Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ».

On croit rêver puisque, prenant la place de « Dieu » (s’il existe), voilà un internaute qui « sait » que « la mort attend » David Hamilton. Tandis que l’autre se réjouit: « Il sera mangé par les vers avant nous »…

Jusqu’à preuve du contraire, et pour l’éternité maintenant, vu que David Hamilton est mort (et que l’on ne juge pas les morts après les avoir déterrés, comme ce fut le cas parfois au temps du haut-moyen-âge), mort, si je puis dire, suicidé par lui-même (ce qui serait étonnant vu que quelques jours avant sa fin tragique, il craignait pour sa vie) ou mort, si je puis dire encore, « suicidé » par quelqu’un ou quelqu’une d’autre, David Hamilton n’a jamais été condamné par la Justice à quoi que ce soit de toute sa vie.

Personnellement je regarde et n’écoute les media convenus que le moins possible, et je préfère aller chercher mes informations sur des sites indépendants d’Internet, de tous bords, les pour et les contre, pour me faire mon opinion. Et j’ai toujours du mal à penser qu’en 2018 il puisse y avoir des personnes assez naïves pour s’imaginer que le « nombre » des « témoignages » (contre David Hamilton), ou le fait que ces accusations aient été « médiatisées » soit une « preuve » de quoi que ce soit… Si tout le monde dit ou répète quoi que ce soit en perroquet… Qu’est-ce que cela prouve ?

Oui, j’ai bien du mal à me mettre en tête qu’il puisse y avoir des personnes, des gens qui pensent (mais pensent-ils vraiment ?) que les media (connus, dominants, presque tous formatés au même moule) disent nécessairement ou généralement le Vrai, le Bon, le Beau, le Bien tant majuscules que minuscules. Et soient un gage de quoi que ce soit. « Vu à la télévision, lu dans les journaux, entendu à la radio ou dans la rue… » Et alors ?! Il ne faut pas confondre publicité, propagande, « goût du scandale », « idées à la mode » et… Vérité!

C’est comme ça que naissent et s’entretiennent les contre-vérités, les plus grands mensonges et aussi les rumeurs les plus folles. Un exemple remarquable n’est-il pas la manière médiatique dont a été élu le présent « locataire » de l’Élysée dans un élan propagandiste médiatique délirant quasi unanime. Un autre exemple est celui des accusations gratuites, diffamatoires et pousse-au-suicide, entretenues jusqu’à l’hystérie et reprises par les ignorants, en toute impunité, de Flavie Flament qui n’est pas moins remarquable, je veux dire : qui n’est pas moins symptomatique d’une société bien malade.

***

Léon Bloy et des cochons

Comme l’écrivait déjà Léon Bloy dans Exégèse des lieux communs (première série, 1902) : « Plus on est semblable à tout le monde plus on est comme il faut. C’est le sacre de la multitude ».

***

La société entière pourrait bien déclarer David Hamilton coupable de viols, un État (plus ou moins totalitaire ou borné comme le nôtre) pourra bien introduire dans la loi une notion non-scientifique ou le dogme de la prétendue « amnésie traumatique », que cela ne changerait rien à la virginité judiciaire totale de David Hamilton. Et à son talent d’artiste vrai. Que cela plaise ou non. Que cela corresponde ou non à une notion de morale bien ou mal sentie, ou ressentie (d’ailleurs, pas plus que moral, l’Art n’est immoral, tout juste est-il amoral). Que l’on aime ou non David Hamilton et son œuvre atemporelle que, personnellement, je juge de premier plan, de premier rang.

« Il est inacceptable de les remettre en évidence » conclut cette internaute, parlant des photographies de David Hamilton jadis illustrées littérairement par Alain Robbe-Grillet, autre personnage sulfureux.

« Les », ce sont sans doute en son esprit autant de violées ou de violables ; la vindicte médiatique la plus radicale dans l’idiotie nous martèle assez que derrière chaque photographie féminine de David Hamilton il y a une potentielle, ou bien réelle, jeune fille ou jeune femme violée ou abusée.

« La preuve en est d’ailleurs », nous assène Flavie Flament en substance, « que j’ai le visage triste et fermé sur les photos de David Hamilton » ; ce qui est ridicule pour trois raisons: on connaît plein de photos de Flavie Flament, prises beaucoup plus tard et pas par David Hamilton, où elle a également le visage fermé; il y a aussi beaucoup de portraits féminins de David Hamilton souriants; et de toute façon, Flavie Flament confond ici le style d’un photographe avec ses délires à elle, et autres fantasmes.

Moi, je dirais : il est inacceptable de vous voir écrire « inacceptable ». Cela n’est pas discutable au nom même de la liberté d’expression. Personne ne vous oblige à regarder ces photos. Quand on n’aime pas, ce qui est le droit de chacun, on n’en dégoûte pas les autres, comme on dit généralement. Enfin, méfiez-vous donc un peu des évidences, des pseudo-évidences de l’émotion ; émotion à chaud ou à froid, souvent bien mauvaise conseillère. 

***

On pourrait aussi dire quelques mots d’Olivier Mathieu. C’est toujours très drôle, ce qui se passe à son sujet. Par exemple, l’article – l’article désastreux – qui lui est consacré sur Wikipédia continue à ne se baser que sur une minable émission de téloche qui a eu lieu il y a trente ans. Les rédacteurs de cet article continuent à présenter Olivier Mathieu d’une et d’une seule façon, toujours la même, et à insister sur des faits remontant à trente ans, alors qu’Olivier Mathieu est un écrivain indépendant et un esprit libre, à cent mille lieues de l’image que l’on veut donner de lui.

Mais de toute évidence, les rédacteurs (anonymes) de l’article consacré sur Wikipédia à Olivier Mathieu ne cherchent à rien d’autre qu’à donner de lui une idée qui est une idée à la fois ancienne (remontant à il y a trente ans) et, pire encore, une idée fausse. Même quand il s’agit de citer ses amis, ses livres ou ses activités, ou ses collaborations journalistiques, les rédacteurs sont très attentifs à ne citer que ce qui pourrait le rattacher à l’extrême droite.

Les amis de gauche, d’extrême gauche (le romancier André Viatour), les amis juifs d’Olivier Mathieu (son maître en poésie, René-Albert Guzman) ne sont pas cités, par exemple. Or, en vérité, qui connaît cet écrivain personnellement sait que l’étiquette d’extrême droite, ou de néo quoi que ce soit, est pour lui totalement ridicule et offensante. Qui l’a lu, qui sait lire, et qui ne fait pas semblant de ne pas savoir lire, sait et doit savoir que cette étiquette, pour lui, est totalement ridicule et offensante. Fausse.

Je prendrai un seul exemple. Je pourrais en prendre des dizaines de ce genre! Un texte d’Olivier Mathieu, il y a quelques années, a été choisi par l’Académie des Beaux-Arts d’une grande ville européenne, sous l’égide d’un Ministère de la Culture, afin d’être illustré par un important Festival du Cinéma. Mais de cela, dans l’article consacré à Olivier Mathieu par des rédacteurs anonymes et sournois, aucune trace. Pas la moindre!!! Cela, on ne veut pas que ça se sache… Parce que leur intention est évidemment claire: c’est celle de présenter d’Olivier Mathieu une idée qui corresponde à celle qu’ils veulent en donner.

Voir le canal You Tube « En défense de David Hamilton »:

https://www.youtube.com/channel/UCS6eEThmk3qmh7Q9GTbGrKQ

Y compris si depuis vingt ou trente ans Olivier Mathieu a publié dans ses livres ou sur ses blogs des mises au point au sujet de son lointain passé, affirmant de façon aussi sincère que répétée abondamment regretter d’avoir fréquenté certains des milieux qu’il a fréquentés, et qu’il a fréquentés parfois seulement pendant de brèves années voire quelques mois ou quelques semaines, avant de leur dire tout le mal qu’il pensait d’eux…

L’article de Wikipédia sur Olivier Mathieu est un tissu d’âneries, d’approximations et de présentations tendancieuses.

***

L’article sur David Hamilton ne vaut guère mieux puisqu’on l’y déclare de père inconnu (c’est faux), marié deux fois (c’est faux), auteur de films dont en vérité il n’est pas l’auteur, etc. Et que, là aussi, les rédacteurs de Wikipédia se gardent bien de signaler toutes les choses qui pourraient déranger ne fût-ce qu’un peu leur propagande…

 

Jean-Pierre Fleury

David Hamilton

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Lire ce délicieux vaurien de « Rolando Rolandi » fait du bien au cerveau!

«Les hommes qui poussent devant eux un landau poussent, en vérité, le corbillard de leurs rêves.»

*

Olivier Olivieri et Rolando Rolandi.

Sur le site suisse « Bon pour la tête », Roland Jaccard signe comme d’habitude un succulent Billet du vaurien.

Et dans le dernier en date ( https://bonpourlatete.com/chroniques/de-peggy-sastre-a-richard-brautigan-en-passant-par-edwy-plenel ) on lit:

Peggy Sastre écrit: «Le mariage est un cercueil dont les enfants sont les clous.» Olivier Olivieri enfonce le clou : «Les hommes qui poussent devant eux un landau poussent, en vérité, le corbillard de leurs rêves.» (Roland Jaccard).

Je suis très touché par cette citation, en effet extraite de mon roman Les drapeaux sont éteints, paru en 2004, et que j’ai offert à Roland Jaccard

Un roman dont j’avais par exemple parlé, à l’époque, dans un grand entretien que j’avais accordé au journaliste Michel Marmin.

Voyez aussi, entre autres :

Eléments n° 110:

« Carlo Gozzi, le prince des anti-Lumières » (Olivier Mathieu, sous le pseudonyme de « Jean-Philippe de Vivier »)

http://www.revue-elements.com/elements-L-affaire-Carl-Schmitt.html

Eléments n° 130 :

François Villon, l’éternel poète des enfants perdus » (Olivier Mathieu).

http://www.revue-elements.com/elements-L-empire-du-bien-le-politiquement-correct.html

Eléments n° 133 :

« Fitzgerald notre américain » (Olivier Mathieu)

http://www.revue-elements.com/elements-La-crise-n-est-pas-finie.html

Consultez aussi

Roland Jaccard:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard

Dans Causeur :

https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

Dans Le service littéraire:

Roland Jaccard dans « Le service littéraire », avril 2018, n° 116.

 

 

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

David Hamilton, poète des fleurs et des jeunes filles

Rappel.

Abonnez-vous au blog « En défense de David Hamilton », partagez ses articles sur les « réseaux sociaux ».

LISEZ, faites lire, et commandez le n° 116 du « Service littéraire » (avril 2018):

http://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

David Hamilton, maître de l’esthétique et plus grand photographe de la femme de la fin du vingtième siècle

Photographies de David Hamilton, « Twen », 3 mars 1968.

Photographies de David Hamilton, « Twen », 3 mars 1968.

Photographies de David Hamilton, « Twen », 3 mars 1968.

Photographies de David Hamilton, « Twen », 3 mars 1968.

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

David Hamilton, extraordinaire poète de la Femme dès 1969 et orgueil de la photographie et de la littérature

David Hamilton, reportage dans la revue Twen, 8 août 1969.

Hier, Roland Jaccard a parlé sur son canal You Tube d’Alain Robbe-Grillet.

Auteur, comme chacun sait ou devrait savoir, des Demoiselles d’Hamilton.

Cet excellent livre, unissant les magies du texte à celles de l’image, ne peut manquer dans aucune bibliothèque.

David Hamilton, reportage dans la revue Twen, 8 août 1969.

 

On pourrait se demander si le titre, au demeurant, n’a pas été une sorte de clin d’oeil à Mademoiselle Hamilton de Dupin et Sauvage.

Jean-Henri Dupin, né à Paris le 1er septembre 1791 et mort dans la même ville le 5 avril 1887, est un librettiste et auteur dramatique qui nous a laissé plus de deux cents pièces, dont plusieurs dizaines en collaboration avec Eugène Scribe.

Le samedi 5 juillet 1817, Dupin et Thomas Sauvage (1794-1877) font représenter au Théâtre du Vaudeville et publient chez Delavigne un court morceau (31 pages) en un acte, intitulé Mademoiselle Hamilton.

David Hamilton, reportage dans la revue Twen, 8 août 1969.

L’un des personnages s’appelait même David, il fut interprété par l’acteur Fichet. Toute la pièce se jouait chez David!

Le personnage de Grammont, s’adressant à Mademoiselle Hamilton, chante:

Je vois en vous l’orgueil de l’Angleterre.

Je vois enfin l’adorable Hamilton.

David Hamilton, reportage dans la revue Twen, 8 août 1969.

 

Publié dans David Hamilton | 2 commentaires

Laura, les ombres de l’été (1979)

Rappel.

Abonnez-vous au blog « En défense de David Hamilton », partagez ses articles sur les « réseaux sociaux ».

LISEZ, faites lire, et commandez le n° 116 du « Service littéraire » (avril 2018):

http://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Un immense et cordial merci aux ennemis de David Hamilton!

Cher David Hamilton,

Vous aviez 83 ans, vous aviez eu une belle vie et vous étiez un immense artiste.

Votre destin le plus probable était celui de mourir d’ici peu.

Vu l’époque, vous auriez mérité quelques hommages du bout des lèvres, prononcés par des gens qui n’eussent été ni artistes, ni photographes, ni rien. Peut-être de petits journalistes amants de la prétérition et bien attentifs à l’air du temps (or, l’air du temps n’était plus celui de la grande Nina Ricci). Le conformisme trouve toujours des médiocres pour lui sucer la bite.

De l’autre côté, d’autres médiocres vous auraient encensé. Vos faux amis auraient feint de parler de vous, pour mieux parler d’eux.

Des dames ménopausées auraient évoqué vos jeunes filles, leurs chapeaux de paille et leurs fleurs dans les cheveux.

Voilà ce que vous auriez eu: de la morale à trois balles de la part des puritains, et des hommages académiques et mièvres.

Votre mort tragique vous a évité tout cela.

Vos ennemis vous ont rendu un énorme service.

Vos faux amis se sont planqués. Confort intellectuel. Lâcheté complète. Tous ceux qui vous devaient leur carrière, leur célébrité ou leur richesse ont fermé leur gueule.

Bienheureux David Hamilton. Vous avez évité les larmes de crocodile et les témoignages dictés par la fausse sensibilité: la sensiblerie.

Vos ennemis vous ont rendu un énorme service. Ils ont fait de vous un maudit.

Ils ne le savent même pas, car leur ignorance est sans bornes, mais c’est le plus bel hommage.

Comme vous étiez un homme intelligent, cultivé et spirituel, cher David Hamilton, je suis absolument certain que vous le saviez.

Toute votre vie durant, est-ce que vous avez jamais flatté les puissants ? Non. Jamais. Dans votre premier grand entretien à la presse (datant de 1974), vous traitiez les autres photographes de « putains ».

Ce n’était pas aimable pour les putains, dirais-je, car les putains sont des femmes mille fois plus respectables à mes yeux que les petites bourgeoises. Mais cela aussi, je pense que vous le saviez. Dans le même entretien, vous vous gaussiez des « mémères de quarante ans en robes Courrège à mi-cuisses ».

C’est Naudet qui vous interviewait. L’entretien, depuis votre mort, n’est même plus disponible sur Internet. Vos anciens amis sont courageux, cher David Hamilton!

Vous n’aviez pas très envie de vous faire trop d’amis, c’est clair.

Vos ennemis vous ont rendu un énorme service, cher David Hamilton.

Les écrivains qui ont un cerveau, en France, sont rares. Roland Jaccard est un de ceux-là. Il a un cerveau, une plume et une oeuvre. Et il le prouve. Son oeuvre demeurera.

Mais de vos ennemis, David Hamilton, que restera-t-il ? Il ne restera rien. Absolument rien.

Qui se souvient des juges qui ont condamné François Villon? De ceux qui ont condamné Baudelaire?

Qui saura, dans vingt ans, les noms de ces histrions télévisés, de ces écrivains plagiaires qui ne savaient tout simplement pas écrire, de tous ces médiocres et de toutes ces mémères? Personne. Absolument personne.

Nous voulons pourtant croire qu’il y a en France et dans le monde des jeunes filles qui pleurent sincèrement David Hamilton, des écrivains qui ne sont pas dupes et savent au fond d’eux-mêmes à quel point le fatum lui a été funeste.

Comme François Villon, cher David Hamilton, vous n’avez pas de tombe. C’est une grande chance que de ne pas avoir de tombe, et qui n’est pas donnée à tout le monde.

Ne pas avoir de tombe, c’est l’assurance que personne ne pissera dessus et, pire encore, que personne n’y chialera des larmes indésirées.

Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances, disiez-vous. En effet. La vie n’est pas faite pour sourire. La vie s’achève dans la souffrance physique et nous finissons dans nos déjections – sauf quand nous avons le courage de saluer la compagnie au jour de notre choix.

Que vous soyez mort suicidé comme Mishima et comme Crevel, ou assassiné, votre tombe, David Hamilton, est celle des héros.

Vous étiez et vous êtes un philosophe de la Jeune Fille. Un artiste qui avait tant donné à l’érotisme ne pouvait entrer petitement dans les régions thanatiques.

Vos faux amis l’ignorent. Imbéciles, tous ceux qui ont confondu David Hamilton avec un vendeur de cartes postales et de posters. David Hamilton était un frère de Nabokov et de Balthus. Les vrais coincés (« il y a beaucoup de mal baisés ») et les faux progressistes, comme ils devaient vous faire rire!

Vos ennemis l’ignorent, mais ils ont fait de vous un symbole de la liberté bafouée.

Et puisque les hommes sont versatiles et qu’ils brûlent ce qu’ils ont adoré, ils adoreront demain ceux qu’ils ont brûlés aujourd’hui; et des temps reviendront peut-être où l’on vous admirera.

Votre tombe, c’est le ciel.

Je suis bien heureux de vous avoir rencontré, cher David Hamilton. Notre « rencontre » n’aurait pas eu lieu si vous étiez mort dans votre lit.

Un homme digne de ce nom ne devrait jamais faire deux choses, dans un lit: baiser et crever.

Olivier Mathieu

 

 

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Une vidéo spéciale de ROLAND JACCARD en défense de DAVID HAMILTON (sur notre canal YOU TUBE)

En ce mois d’avril 2018 qui va bientôt marquer le jour anniversaire de l’immortel DAVID HAMILTON (né le 15 avril 1933), voici une vidéo originale du fameux écrivain, psychologue et critique littéraire suisse Roland Jaccard  conçue spécialement pour le blog « En défense de David Hamilton ».

Vous pouvez consulter cette vidéo en cliquant ici:

*

Voyez aussi l’article de Roland Jaccard dans le n° 116 (avril 2018) du journal littéraire « Le service littéraire » !

Merci, Roland, d’être un homme debout,  dans ce monde où plus personne ne plane mais où tout le monde rampe.

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Des accusations de « destruction ou modification des preuves d’un crime » farfelues, ou pas?

Dans ce que la presse appelle « l’affaire Mireille Knoll », on apprend aujourd’hui par les medias que la mère d’un des deux inculpés a été à son tour mise en examen pour « destruction ou modification des preuves d’un crime« .

Et à juste titre. En effet, la destruction ou modification des preuves d’un crime est un délit fort grave.

*

Dans le journal Elle, on a vu récemment une animatrice de télévision, Flavie Flament, par ailleurs ex-Miss OK 1988, déclarer au sujet de David Hamilton:

« Nous avons été écartées de tout : ses appartements ont été tranquillement vidés des preuves qu’ils devaient contenir. Ses ayants droit gèrent désormais une « œuvre » infréquentable dans laquelle nous apparaissons toujours« .

C’est ici: https://www.nouvelobs.com/societe/20170410.OBS7812/flavie-flament-il-ne-se-passe-pas-un-jour-sans-que-la-parole-se-libere.html

De la sorte, Flavie Flament accuse les ayants droit de David Hamilton, c’est-à-dire des personnes âgées, d’avoir « tranquillement vidé » des « appartements qui devaient contenir des preuves ».

Or, selon l’article 434-4 du code pénal, la dissimulation de preuves est «le fait, en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité:

1 – de modifier l’état des lieux d’un crime ou d’un délit soit par l’altération, la falsification ou l’effacement des traces ou indices, soit par l’apport, le déplacement ou la suppression d’objets quelconques;

2 – de détruire, soustraire, receler ou altérer un document public ou privé ou un objet de nature à faciliter la découverte d’un crime ou d’un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables».

Ce délit est passible, selon les cas, de trois à cinq ans d’emprisonnement

*

En conséquence de quoi, Flavie Flament accuse des personnes âgées, les ayants droit de David Hamilton, d’un délit passible de trois à cinq ans d’emprisonnement.

Or, de deux choses l’une.

Ou la justice croit aux propos de Flavie Flament, et il faut alors mettre en examen (tout en respectant leur présomption d’innocence, qui vaut pour tout le monde) les ayants droit de David Hamilton.

Ou alors, la justice n’y croit pas et, dans ce cas, Flavie Flament accuse des personnes âgées d’un délit imaginaire.

Et dans ce cas, c’est à Flavie Flament qu’il faudrait peut-être poser quelques questions.

Comment sait-elle que les ayants droit de David Hamilton auraient vidé des appartements? Est-ce qu’elle les espionne? Est-ce qu’elle les fait espionner?

Si elle ne les espionne pas ou ne les fait pas espionner, comment fait-elle pour savoir que ses appartements ont été « vidés »?

Depuis quand Flavie Flament espionne-t-elle ou fait-elle espionner l’appartement de David Hamilton, auquel elle faisait téléphoner – chose qu’elle déclare elle-même dans la presse – « quatre heures avant sa mort », et cela « à l’issue d’une guerre de tranchées »?

Depuis quand Flavie Flament espionne-t-elle l’appartement de David Hamilton, sous la porte duquel des journalistes « glissaient des messages » pendant le mois qui a précédé sa mort? (Attitude de harcèlement qui méconnaissait les désirs de David Hamilton qui, par un communiqué de presse, avait dit ne pas vouloir de contacts avec les journalistes)…

Flavie Flament espionnait-elle ou faisait-elle  espionner l’appartement de David Hamilton avant le 25 novembre 2016? Après le 25 novembre 2016? Ou pendant le 25 novembre 2016?

Qu’en pensent les autorités?

Que pensent les autorités françaises du fait que l’on puisse mener une campagne de presse contre un homme de 83 ans, David Hamilton, l’insulter à la télé, mais aussi (David Hamilton a déclaré craindre pour sa vie mais n’a reçu aucune protection) multiplier les appels téléphoniques sur sa ligne, pénétrer à répétition dans son immeuble et glisser des messages sous sa porte, espionner ses appartements et accuser d’un très grave délit ses ayants droit?

 

 

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

David Hamilton, « c’est défendu »? Pas sur notre blog.

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

L’écolière rêvée de David Hamilton (Roland Jaccard)

Publié dans David Hamilton | Tagué , , | Laisser un commentaire

David Hamilton, l’artiste ès jeunes filles

Image | Publié le par | Laisser un commentaire

Anniversaire: André Baillon, entre prostituées et jeunes maîtresses

Voir:

https://lequichotte.wordpress.com/2018/04/10/anniversaire-andre-baillon-entre-prostituees-et-jeunes-maitresses/

*

10 avril 1932 – 10 avril 2018.

André Baillon, entre la prostituée Zonzon Pépette et jeunes maîtresses

Quelques mots, aujourd’hui, sur André Baillon. On n’est pas si loin que ça du sujet David Hamilton. Comme David Hamilton, André Baillon préférait les filles plus jeunes que lui. Sa dernière maîtresse, Marie de Vivier, avait vingt-quatre ans de moins que lui. Et André Baillon, comme David Hamilton, a parfois choqué les puritains.

*

Le 10 avril 1932, à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, mourait le grand écrivain d’origine belge établi en France, André Baillon (né en 1875), après avoir ingéré des médicaments dans sa maison de Marly-le-Roi.

Marie de Vivier. Il meurt, mais sa dernière maîtresse survit. Et lui consacre un grand nombre d’articles (exemple, Marie de Vivier: « Un homme total : André Baillon », dans : La momie chante, no 4, Bruxelles, septembre 1933) et de livres. Les deux principaux: « La vie tragique d’André Baillon » (1946) et « Introduction à l’oeuvre d’André Baillon » (1951). C’est elle qui lance, ainsi, la mode de l’engouement pour André Baillon. D’autres la suivront.

Marie de Vivier habitait à Marly-le-Roi en 1929 et en 1979. Après lui avoir dédié articles et livres, Marie de Vivier décide même cinquante ans plus tard vers 1979 de revenir vivre à Marly-le-Roi, où elle habite pendant les dernières années de sa vie, mourant le 17 janvier 1980 à La Celle Saint-Cloud. En 1976, à Bruxelles, chez Jacques Antoine, avait aussi été republié Un homme si simple (préface de Marie de Vivier).

Prostituées et jeunes maîtresses. Fréquentateur de prostituées et auteur d’un roman sur la prostitution (Zonzon Pépette), André Baillon, vers 1901, avait rencontré Marie Vandenberghe,  ancienne prostituée, et l’avait épousée. Dix ans plus tard, il avait rencontré cette fois Germaine Lievens, pianiste , et s’était installé avec elle et sa fille Ève-Marie. Emménageant à Marly-le-Roi ( peu après que Colette eut publié  Zonzon Pépette chez Ferenczi), il s’installe ensuite à Marly-le-Roi et rencontre Marie de Vivier (selon les critiques en 1929, selon ma propre opinion bien auparavant).

Marie de Vivier est de vingt-quatre ans la cadette d’André Baillon, ils échangent une correspondance restée fameuse et nouent une relation. En 1931, ils tentent de se suicider ensemble. Marie de Vivier entre dans un hôpital psychiatrique belge. André Baillon est enterré à Marly-le-Roi.

Mon grand-père? Contrairement à ce que racontent quelques médiocres ou jaloux, je ne « cherche » pas à me faire passer pour le petit-fils d’André Baillon. Il se trouve simplement que je suis le petit-fils de Marie de Vivier et que ma mère, fille de Marie de Vivier, a décidé d’habiter à Marly-le-Roi, de même que moi, de 1969 à 1985.

Certains « critiques » de l’oeuvre d’André Baillon sont fort aimables, mais j’ai connu ma grand-mère entre ma naissance et jusqu’en 1980, puis ma mère (qui avait elle-même rencontré André Baillon dans son enfance) jusqu’en 1988. On voudra peut-être m’accorder qu’au sujet d’André Baillon, je ne suis pas complètement ignorant (délicat euphémisme!), ayant également eu des contacts prolongés avec deux personnes qui l’avaient intimement connu (dont Marie de Vivier, sa première biographe). Et cela, contrairement à bien des éminents  « critiques » de l’oeuvre d’André Baillon qui seraient si gentils, quand je parle, de clore leur clapet.

*

Sur Wikipedia, par ailleurs, de petits plumitifs plus ou moins mal intentionnés à mon égard, sans doute, continuent à s’occuper de mon article (toujours bourré d’erreurs et de mensonges), on y lit qu’Olivier Mathieu présente « donc » André Baillon comme son grand-père.

Or, Olivier Mathieu  ne présente « donc » nullement André Baillon comme son grand-père!

Olivier Mathieu, comme au sujet de David Hamilton, fait quelque chose qui, de nos jours, semble un délit: Olivier Mathieu se pose des questions.

Certainement, si petit-fils d’André Baillon il y a, c’est moi et pas eux. Cela, c’est une certitude. Mais je ne « présente » « donc » rien.

Peut-être les petites andouilles qui s’occupent (et s’occupent fort mal) de mon article savent-elles lire? L’hypothèse me semble peu probable.

Cependant, je leur conseille alors de lire ce que j’écris  vraiment sur André Baillon et sur les dates de sa rencontre avec Marie de Vivier:

https://fr.scribd.com/document/43622236/Chiens-et-chats-dans-l-oeuvre-d-Andre-Baillon-et-dans-celle-de-Marie-de-Vivier-article-d-Olivier-Mathieu-dit-Robert-Pioche-dans-la-revue-NOUVEAUX-C

*

« …d’un portrait de Marie de Vivier, la dernière femme de la vie de Baillon, par son petit-fils Olivier Mathieu ».

https://www.fabula.org/actualites/les-nouveaux-cahiers-andre-baillon-n2-2004_10291.php

*

Les Nouveaux Cahiers André Baillon n. 2 (2004)

Traité de littérature (André Baillon)

Les « billets » d’André Baillon: « Perles »

DOSSIER : « Baillon passeur entre France et Belgique », par Maria Chiara Gnocchi, suivi d’un…

Choix de textes, présentés par Geneviève Hauzeur

Henri Van Straeten en André Baillon, par Jan Baes, avec une illustration d’H. Van Straeten

Marie De Vivier, par Olivier Mathieu (avec des photographies inédites)

Il y a cent ans/Honderd jaar geleden: Baillon in 2004

Biographische noticie: Een bibliotheek, par Frans Denissen

Bibliographie exhaustive des textes d’André Baillon, 2e partie (1920-1921)

*

Les Nouveaux Cahiers André Baillon, n° 6, 2008

Geneviève Hauzeur, Éditorial,

Maria Chiara Gnocchi, Baillon et les « Belges de Rieder » : une équipe ? (en poursuivant une réflexion de Jean Muno),

André Baillon, Lettre à Jean-Richard Bloch [transcription de manuscrit],

André Baillon, Les « billets » d’André Baillon : « Nos amis les Belges »,

Olivier Mathieu,  Chiens et chats d’André Baillon et de Marie de Vivier,

Valérie Stiénon, Baillon et son Boulant. Ironies d’Histoire d’une Marie,

Jean Ferrard, Un « nouveau » portrait d’André Baillon,

Frans Denissen, Honderd jaar geleden : Baillon in 1908,

Denise Engels et Laurent Demoulin, Tous les chemins mènent à Baillon,

Maria Chiara Gnocchi, Frans Denissen et Eric Loobuyck, Bibliographie exhaustive des textes d’André Baillon (1928-1929),

Frans Denissen, André Baillon in 2007-2008,

Laurent Demoulin, En amont de Baillon (compte rendu de Maria Chiara Gnocchi, Le Parti pris des périphéries. « Les Prosateurs français contemporains » des éditions Rieder, 1921-1939).

*

Pour terminer, on lira ces articles que j’ai écrits notamment après que Marie de Vivier eut été traitée de « folle » par des « critiques » d’une feuille d’extrême droite:

André Baillon par Olivier Mathieu :

https://lequichotte.wordpress.com/2016/01/19/andre-baillon-par-olivier-mathieu/

Marie de Vivier :

https://lequichotte.wordpress.com/2015/01/17/marie-de-vivier/

et:

https://lequichotte.wordpress.com/2015/02/18/olivier-mathieu-marie-de-vivier-et-andr-baillon-suite/

 

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

David Hamilton, symbole de nos feues libertés civiles

David Hamilton, symbole de nos feues libertés civiles

 

 

Profitons qu’approche le 15 avril 2018, jour anniversaire de David Hamilton (né le 15 avril 1933) pour revenir un peu sur la triste affaire (???) de son album L’âge de l’innocence  ( http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Albums-et-Beaux-Livres/L-age-de-l-innocence  ), titre qui avait déjà été celui de The Age of Innocence, roman américain d’Edith Wharton de 1920,  prix Pulitzer 1921.

Nous empruntons l’illustration qui suit au site (voir plus haut) des éditions Denoël.

Il s’agit, c’est tout d’abord à noter, de l’un des ouvrages les plus populaires de David Hamilton.

Nous conseillons pour commencer la lecture de cet  article:

« The David Hamilton photography style is one of the most copied styles in photography. Even amateur photographers emulate the hazy look of his photographs that feature teenage girls that are often nude. This style is executed both in still images and in films. This influence is not the only thing that is inspired by Hamilton’s works. It has also inspired outrage as conservative groups protest bookstores that sell David Hamilton books like Barnes & Noble. The San Diego superior court and the Guildford Crown Court have even declared his books as child pornography, making the people owning those books guilty of possessing indecent photographs of children. Other groups and institutions counter these rulings by defending freedom of expression like the National Coalition for Freedom of Expression, American Civil Liberties Union and Institute of Amendment Studies. This goes to show that David Hamilton is not just a force in photography in film, but also in the subject of civil liberties » ( https://www.brighthub.com/multimedia/photography/articles/120416.aspx  )…

Traduction (effectuée rapidement par nos soins): « Le style de David Hamilton est l’un des  plus copiés en photographie. Même les photographes amateurs imitent le regard vaporeux de ses photographies mettant en scène des adolescentes souvent nues. Ce style est exécuté à la fois dans des images fixes et dans des films. Cette influence n’est pas la seule chose qu’ont inspirée les œuvres de Hamilton. Il a également provoqué l’indignation lorsque des groupes conservateurs ont protesté dans des librairies qui vendaient ses livres comme par exemple  Barnes & Noble. La cour supérieure de San Diego et la Cour de la Couronne de Guildford ont même déclaré que ses livres étaient de la pornographie juvénile, ce qui rendait coupables les propriétaires de ces livres de posséder des photographies indécentes d’enfants. D’autres groupes et institutions s’opposent à ces décisions en défendant la liberté d’expression comme la Coalition nationale pour la liberté d’expression, l’American Civil Liberties Union et l’Institute of Amendment Studies. Cela montre que David Hamilton n’est pas seulement une force dans la photographie au cinéma, mais aussi dans le domaine des libertés civiles« . ( https://www.brighthub.com/multimedia/photography/articles/120416.aspx   )

*

Film Baby Doll

On a lu dans le Los Angeles Times un article hostile à David Hamilton, mais qui a  pourtant dû reconnaître: « Specifically, the Alabama grand jury cited « The Age of Innocence, » by Hamilton, and « Radiant Identities, » by Sturges, two books of large-format, high-quality photographs thought by thousands of critics and consumers to be socially acceptable, even wonderful ».

Traduction: « Plus précisément, le grand jury de l’Alabama a cité The Age of Innocence de Hamilton et Radiant Identities de Sturges, deux livres de photographies grand format et de haute qualité que des milliers de critiques et de consommateurs jugent socialement acceptables, même formidable ».

( http://articles.latimes.com/1998/mar/08/news/mn-26778 )

*

Film sur Egon Schiele (1981) avec Mathieu Carrère, dirigé par David Hamilton dans « Bilitis »

Le New York Times a lui aussi souligné que le livre avait reçu des éloges: « The books, two by Jock Sturges and the other by David Hamilton, have received some critical praise, but a grand jury says they may violate state obscenity laws ».

Traduction: « Les livres, deux par Jock Sturges et l’autre par David Hamilton, ont reçu des appréciations élogieuses, mais un grand jury a déclaré qu’ils pourraient violer les lois sur l’obscénité de l’État ».

https://www.nytimes.com/1997/11/24/us/obscenity-charge-against-barnes-noble.html )

*

Film d’Alain Robbe-Grillet, auteur d’un livre en collaboration avec David Hamilton

Diantre! Voilà donc un livre qui a reçu un indéniable succès populaire, et aussi critique. La chose est plutôt rare.

Mais voilà! Il y a eu des journalistes (quelles étaient leurs connaissances en histoire de l’art? et en photographie? je l’ignore…) pour « critiquer » le livre.

Une journaliste du New York Times (4 mars 1998),  Sarah Boxer, je suppose une spécialiste de la « saleté » morale, à moins qu’il ne s’agisse d’une humoriste involontaire, a déclaré au sujet de David Hamilton: « The author could certainly be considered a dirty old man » (« l’auteur pourrait certainement être considéré comme un vieil homme sale« )…

*

Etonnant… Voilà donc un livre

  • qui était vendu dans les librairies du monde entier,
  • qui plaisait au public,
  • qui était salué par de nombreux critiques,
  • qui était disponible par exemple sur Amazon.com (voir  http://justicedenied.org/wordpress/archives/850), 
  • et qui n’avait jamais été considéré comme « illégal » par quelque juridiction que ce soit.

Mais c’était sans compter sans quelques poignées de puritains aux États-Unis et au Royaume-Uni…

*

Un livre fameux sur les lolitas

En 1998, Barnes & Noble a alors été accusé de « pornographie juvénile » dans les États américains de l’Alabama et du Tennessee. Le crime censé avoir été commis consistait, si l’on comprend bien, à… avoir vendu The Age of Innocence de David Hamilton.

Et d’autres livres étaient visés, des livres d’autres auteurs. « Radiant Identities » et « The Last Day of Summer » de Jock Sturges, surtout. Je ne connais pas ces ouvrages et ne me prononcerai donc pas à leur sujet. Mais il importe de comprendre que David Hamilton n’était pas l’unique accusé.

On a  dit qu’un bigot (protestant puis catho) du nom de Randall Terry, ancien vendeur de voitures d’occasion bouffi d’ambition (candidat à l’élection présidentielle américaine de 2012), activiste pro-vie et animateur de talk-show (il était propriétaire de sa propre station de radio, il a fait faillite depuis), était à l’origine de l’accusation et qu’il avait excité ses auditeurs contre David Hamilton. Un tribunal médiatique, déjà.

« In another example, Randall Terry, an opponent of abortion and a radio talk-show host, initiated a campaign against the Barnes & Noble bookstore chain for carrying books with nude photos of children that he maintained were child pornography. The chain has been indicted in Alabama and Tennessee for carrying the books —  »Radiant Identities, » by Jock Sturges, and  »The Age of Innocence, » by David Hamilton — and there have been a number of protests ».

Traduction: « Autre exemple, Randall Terry, un opposant à l’avortement et animateur d’une émission de radio, a lancé une campagne contre la chaîne de librairies Barnes & Noble pour avoir vendu des livres avec des photos nues d’enfants qu’il considérait comme de la pornographie enfantine. La compagnie Barnes and Nobles a été mise en accusation en Alabama et au Tennessee pour avoir vendu les livres «Radiant Identities» de Jock Sturges et «The Age of Innocence» de David Hamilton – et il y a eu un certain nombre de protestations ».

Voir: https://www.nytimes.com/1998/09/20/arts/censorship-age-anything-goes-for-artistic-freedom-it-s-not-worst-times.html?pagewanted=all

*

Film avec Natasska Kinski tiré du livre de Rosalind Erskine. Musique du film, Francis Lai.

Quoi qu’il en soit, la justice américaine a décidé que ces accusations devaient être abandonnées, par exemple au Tennessee.

Barnes et Noble a simplement (et bien volontiers) accepté de déplacer les livres dans des rayons qui ne soient plus accessibles aux enfants.

« The store also may cover books with shrink-wrap, Mary Ellen Keating, a Barnes & Noble spokeswoman, said. If Barnes & Noble complies for a year, the charges will be dismissed, District Attorney General Joe Baugh said« .

Traduction: « Mary Ellen Keating, une porte-parole de Barnes & Noble, a déclaré que le magasin pourrait également couvrir des livres emballés sous film rétractable. Si Barnes & Noble se conforme pendant un an, les accusations seront rejetées, a déclaré le procureur général du district, Joe Baugh« .

Voir: https://www.nytimes.com/1998/05/19/us/obscenity-case-is-settled.html

*

Depuis la mort, l’éternel sourire de David Hamilton

           En 2005, Stanley Loam, un citoyen de Surrey (Angleterre)  a été accusé d’être en possession de 19 000 images d’enfants. Cet homme était accusé de posséder, parmi ces « 19000 images », celles de The Age of Innocence de David Hamilton.

Le citoyen visé par ce procès a fait noter que toutes les images en question avaient été achetées sur des sites réputés: Smith, Tesco, Waterstones et Amazon.com. Sa collection d’images a cependant été jugée « indécente » (la loi anglaise lui a attribué une indécence de niveau 1).

Et ceci ne concerne même pas David Hamilton, car la sentence finale de la Cour anglaise, à notre connaissance, ne faisait aucune mention de The Age of Innocence.

Il s’est alors produit quelque chose d’hallucinant. Suite à la condamnation de ce citoyen anglais coupable d’indécence « de niveau 1 » (sic), MWH Smith a pourtant décidé d’arrêter de vendre The Age of Innocence : alors que le livre n’avait en rien été concerné par le jugement rendu!

Un porte-parole, à l’époque, de David Hamilton a déclaré en substance:  « We are deeply saddened and disappointed by this, as David is one of the most successful art photographers the world has ever known. His books have sold millions. We have known for some time that the law in Britain and the US – our two biggest markets – is becoming tighter each year. But the fact remains that the courts still have to decide on each case. »

Traduction: « Nous sommes profondément attristés et déçus par ce fait; David Hamilton est l’un des photographes d’art qui a le plus de succès dans le monde entier, ses livres se sont vendus à des millions d’exemplaires et nous savons depuis longtemps que la loi en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, nos deux plus grands marchés, se resserre chaque année, mais il n’en reste pas moins que les tribunaux doivent encore décider cas par cas ».

Voir: https://www.theguardian.com/culture/2005/jun/23/photography.art

L’AGE DE L’INNOCENCE (Reynolds)

Qu’en a conclu The Guardian? Ce journal a d’abord affirmé qu’il s’agissait d’une« décision historique » (sic) prise contre les photographies de Hamilton. Avant de devoir s’excuser. Il n’y avait pas eu la moindre « décision historique ».

Le citoyen anglais « indécent » (de niveau 1) avait plaidé coupable face à des accusations générales, et David Hamilton n’avait rien à voir là-dedans.

On dit aussi qu’un policier de Surrey a  été contraint de présenter des excuses officielles après avoir déclaré que quiconque fût en possession d’un livre de David Hamilton aurait risqué d’être accusé. Un autre officier de police, un supérieur du précédent, aurait alors confirmé que l’oeuvre de David Hamilton n’avait fait l’objet de quelque décision officielle que ce soit.

*

David Hamilton, pendant le tournage de l’un de ses films. Photo parue dans la grande presse française, 1983.

En 2010, un homme a été déclaré « coupable » (de « pornographie juvénile », toujours « de niveau 1 », sic) pour avoir possédé quatre livres, dont The Age of Innocence et Still Time de Sally Mann, pourtant tranquillement achetés dans une librairie de Walthamstow (Londres).

Sa condamnation a été annulée en appel en 2011, le juge a qualifié sa condamnation de «très injuste» et a critiqué le Crown Prosecution Service (en abrégé, CPS) pour  procédure abusive.

Le même juge a en effet fait noter que «si le CPS veut vérifier si les images des livres sont indécentes, la bonne façon de traiter l’affaire est de poursuivre l’éditeur ou le détaillant, et non l’acheteur individuel»

« It is, however, very unfair for a person in the position of Mr Neal to be prosecuted for possession of the photographs in these books in these circumstances. « If the Crown Prosecution Service wishes to test whether the pictures in the books are indecent, the right way to deal with the matter is by way of prosecuting the publisher or retailer – not the individual purchaser, » he told the court.

Traduction:  « Il est cependant très injuste pour une personne dans la position de M. Neal d’être poursuivi pour possession de photographies dans ces livres, dans ces circonstances. » « Si le Crown Prosecution Service veut vérifier si les images dans les livres sont indécentes, la bonne façon de traiter l’affaire est de poursuivre l’éditeur ou le détaillant – et non l’acheteur individuel », a-t-il déclaré au tribunal ».

A la suite de quoi:

« The Crown Prosecution Service’s application for a retrial was refused after Lord Justice Richards concluded that re-prosecuting Mr Neal was « not in the public interest« .

Traduction: « La demande de révision judiciaire du Crown Prosecution Service a été rejetée après que le juge Richards eut conclu qu’il n’était pas dans l’intérêt public de poursuivre M. Neal« .

VOIR:

https://www.telegraph.co.uk/news/uknews/law-and-order/8342873/Judge-criticises-CPS-for-prosecuting-man-for-pictures-available-in-bookshops.html

******

ET VOIR:

https://www.theregister.co.uk/2011/02/24/bookshop_conviction_overturned/

A poetry and photography book

The Age of Innocence by David Hamilton

A London judge has dismissed child pornography charges brought against a man who was prosecuted for possessing books bought from a bookshop.

The judge said if the Crown Prosecution Service really believed these books contained « Level One » images of child sexual abuse then it should take action against publishers or retailers rather than an individual.

The books in question are widely available – one is available in Waterstones around the corner from Vulture Towers, according to its website.

Stephen Neal, 39, from Walthamstow, was appealing his conviction on five counts of possessing indecent images of children in November. according to the Telegraph..

Lord Justice Richards quashed the guilty verdict and rejected CPS demands for a retrial.

Richards said: « It is, however, very unfair for a person in the position of Mr Neal to be prosecuted for possession of the photographs in these books in these circumstances.

« If the Crown Prosecution Service wishes to test whether the pictures in the books are indecent, the right way to deal with the matter is by way of prosecuting the publisher or retailer – not the individual purchaser, » he told the court.

Richards said one of the books – Sally Mann’s Still Time – was available from various bookshops and had also been on sale at an art gallery over the summer, but the CPS took no action against them. Another title seized by police – poetry and photography book The Age of Innocence by David Hamilton also appears to be widely available. Both books can be bought on Amazon.co.uk.

Traduction :

Un juge de Londres a rejeté les accusations de pédopornographie portées contre un homme poursuivi pour possession de livres achetés dans une librairie.

Le juge a déclaré que si le Crown Prosecution Service croyait vraiment que ces livres contenaient des images de «niveau un» d’abus sexuel d’enfant, il devrait alors prendre des mesures contre les éditeurs ou les détaillants plutôt que contre un individu.

Les livres en question sont largement disponibles – un est disponible dans Waterstones au coin de Vulture Towers, selon son site Web.

Stephen Neal, 39 ans, de Walthamstow, a fait appel de sa condamnation pour cinq chefs d’accusation de possession d’images indécentes d’enfants en novembre. selon le Telegraph.

Le juge Richards a annulé le verdict de culpabilité et a rejeté les demandes de révision de la CPS.

Richards a déclaré: « Il est, cependant, très injuste pour une personne dans la position de M. Neal d’être poursuivi pour possession de photographies dans ces livres dans ces circonstances.

« Si le Crown Prosecution Service veut vérifier si les images contenues dans les livres sont indécentes, la bonne façon de traiter l’affaire est de poursuivre l’éditeur ou le détaillant – et non l’acheteur individuel », at-il déclaré au tribunal.

Richards a déclaré que l’un des livres – Still Time de Sally Mann – était disponible dans diverses librairies et avait également été en vente dans une galerie d’art au cours de l’été, mais le CPS n’a pris aucune mesure contre eux. Un autre titre saisi par la police est un livre de photographie et de poésie  The Age of Innocence par David Hamilton, également largement disponible. Les deux livres peuvent être achetés sur Amazon.co.uk.

*

Bref, David Hamilton n’a jamais été condamné à quoi que ce soit en France.

On se demande d’ailleurs pour quelle raison il aurait été condamné!

Aux Etats-Unis, il avait été surtout accusé par un bigot du nom de Randall, fondateur quant à lui d’une association « pro-vie », Operation Rescue, dont – en revanche –  énormément de militants furent interpellés et/ou condamnés à la prison de 1987 à 1994.

David Hamilton a subi des attaques médiatiques (aux Etats-Unis et au Royaume-Uni), et il n’a subi aucune condamnation. Peut-être a-t-on accusé des gens, peut-être a-t-on condamné des gens en première instance pour possession de livres (dont les siens), mais ces condamnations n’ont jamais été confirmées en appel.

Ni Stanley Loam, ni Stephen Neal, ni personne n’a jamais été condamné pour le seul « crime » (sic) de posséder un livre de David Hamilton.

*

Hamilton et Anja Schüte

Conclusion.

L’Age de l’Innocence de David Hamilton est, notamment en France, un album parfaitement légal.

Et heureusement, parce que qui interdirait cet album se couvrirait de ridicule, devrait interdire aussi tous les nus de deux mille ans d’art européen, et en reviendrait à des conceptions juridiques ou morales à peu près comparables à celles de Staline ou de Pol Pot.

L’Age de l’Innocence est un album de grande qualité esthétique – et aussi philosophique, car nous considérons David Hamilton comme un philosophe de la Jeune Fille.

De gauche à droite (1979): David Hamilton, « Dawn » Dunlap, James Mitchell, pendant le tournage de « Laura les ombres de l’été »


							
Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Défense de David Hamilton par Roland Jaccard dans « Le Service littéraire » n° 116 (avril 2018)

Roland Jaccard dans « Le service littéraire », avril 2018, n° 116.

Le n° 116 du « Service littéraire » est en kiosques et vous pouvez le commander ici:

http://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/

NUMÉRO 116 – AVRIL 2018 – PAPIER
2,50 €

Au sommaire:

L’édito de François Cérésa
Marcel Proust par Michel Erman
Boutang, Debord, Handke, Muray… par Christian Dedet
Constance Debré par Bernard Morlino
Philippe Delerm par Bernard Leconte
Odile d’Oultremont par Emmanuelle de Boysson
Charles Trénet par François Bott
Isabelle Marnier par Jean-Claude Lamy
Dominique Barberis par Gilles Pudlowski
Olivier Mathieu par Roland Jaccard
Dany Laferrière par Annick Geille
Olivier Maulin & Patrice Jean par Sylvie Perez
Jean-Bernard Pouy par Alfred Eibel
Cédric Meletta par Stéphanie des Horts
Marlène Schiappa par Philippe de Saint Robert
Thibault Lefeuvre par Patricia Reznikov
Jean Cau par Bernard Morlino
Les rêveries du toxicomane solitaire par Roland Jaccard
Jean Chalon par Gilles Brochard

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

« L’homme sale » David Hamilton et Hamlet changé en cochon…

Dix ans ont passé. Dans le New York Times du 4 mars 1998, une certaine Sarah Boxer écrivait au sujet de David Hamilton ce qui suit (citation intégrale):

« The author could certainly be considered a dirty old man. (He has a Web site offering peeks of pubescent bodies under the headings  »Fantasies of Girls » and  »Dreams of a Young Girl, » and he has made soft-core flicks like  »First Desires » and  »Tender Cousins. »)  »The Age of Innocence » is full of photographs of girls in bed, looking dreamy and spent, with their fingers in their mouths or in their underpants. All look willing, and almost all have exactly the same small breasts. In the final pages of the book, Mr. Hamilton writes, fantasizing:  »In her daydreams she thinks about this man who will one day come to her in answer to her questions. Perhaps he is a prince, a knight on a white stallion, a man in military uniform. . . . She is lovely, our nymph, and her potential is infinite. Heaven grant her the man who is worthy of her, and who comes to her bringing sex with tenderness. She has her virginity and her innocence; she will, if she is fortunate, trade them in due course for experience and love. » The words are accompanied by pictures of a teen-age girl being carried around by a teen-age boy, who, on the final page, is bending over her ».

Traduction tentée par nos soins.

«L’auteur pourrait certainement être considéré comme un vieil homme sale. (Il a un site web qui offre des images de corps pubères sous les titres  »Fantasmes de filles  » et  »Rêves d’une jeune fille », et il a fait des films comme  »Premiers désirs  » et  » Tendres Cousines ») . The Age of Innocence  est plein de photos de filles au lit, rêveuses et épuisées, les doigts dans la bouche ou dans leur culotte. Toutes ont l’air prêtes, et presque toutes ont exactement les mêmes petits seins. Dans les dernières pages du livre, M. Hamilton écrit, fantasmant: Dans ses rêveries, elle pense à cet homme qui viendra un jour à elle pour répondre à ses questions. Peut-être est-il un prince, un chevalier sur un étalon blanc, un homme en uniforme militaire. . . . Elle est adorable, notre nymphe, et son potentiel est infini. Le ciel lui accorde l’homme qui est digne d’elle, et qui vient à elle en lui apportant le sexe avec tendresse. Elle a sa virginité et son innocence; elle pourra, si elle a de la chance, les échanger en temps utile contre l’expérience et l’amour. Ces mots sont accompagnés de photos d’une adolescente avec un garçon adolescent, qui, sur la dernière page, est penché sur elle »…

Nos commentaires.

« L’auteur pourrait certainement être considéré comme un vieil homme sale ».

Grands Dieux, voyons pourquoi l’auteur, David Hamilton, « pourrait » être considéré comme un « vieil homme sale ».

« Il a un site Web qui offre des images de corps pubères sous les titres  »Fantasmes de filles » et  »Rêves d’une jeune fille », et il a fait des films comme  » Premiers désirs  » et  » Tendres Cousines ».

Grand Dieux, où est le délit? Avoir un site web n’est pas un délit. D’ailleurs, où et quand David Hamilton a-t-il géré directement un site web? Présenter des images de corps pubères non plus n’est pas un délit, à moins de considérer comme des criminels les peintres, les sculpteurs, les écrivains, les cinéastes qui depuis deux mille ans ont peint, sculpté, décrit, filmé des corps (pubères ou pas).

Intituler des photos « Fantasmes de filles » ou « Rêves d’une jeune fille » ne semble pas non plus un délit passible de la peine de mort. « Dreams of a Young girl » est  le titre anglais d’un livre illustré par David Hamilton et écrit par Alain Robbe-Grillet, l’un des plus grands écrivains français de la seconde moitié du vingtième siècle… « Tendres cousines » est l’adaptation d’un roman de Pascal Lainé, autre écrivain (et Prix Goncourt) français… 

« The Age of Innocence » est plein de photos de filles au lit, rêveuses et épuisées, les doigts dans la bouche ou dans leur culotte.

Grands Dieux, que de puritanisme. David Hamilton était photographe et publiait des albums de photographies, où est le délit? Il choisissait pour thèmes, entre autres, des jeunes filles, où est le délit? Le délit résiderait-il dans le fait que ces filles soient « rêveuses »? On suppose que non. « Epuisées »? Comment la journaliste du New York Times réussit-elle à savoir que la modèle d’une photographie serait « épuisée »? Mystère. Les doigts dans la bouche?

Les doigts dans la bouche, ça ne va pas. Dans la culotte, non plus. Où les filles doivent-elles mettre leurs doigts?… Diantre! On est donc un « sale vieux monsieur » si on publie une photographie d’une fille avec un doigt dans la bouche? Dans ce cas, le metteur en scène de « Baby Doll » était aussi un « sale vieux monsieur », suppose-t-on? Et quant au « doigt dans la culotte », on aimerait bien savoir combien de photographies de David Hamilton représentent une fille avec un doigt dans sa culotte. Et même si l’on en trouve quelques-unes, où serait le délit? Les filles n’ont pas le droit de mettre un doigt dans leur culotte? Un photographe qui choisit des thèmes érotiques ne peut pas photographier une fille avec un doigt dans sa culotte?

Toutes ont l’air prêtes, et presque toutes ont exactement les mêmes petits seins.

Grands Dieux, les mêmes petits seins! Où est le délit, ici? D’avoir des petits seins? Ou d’avoir les « mêmes » petits seins? Où d’avoir des seins?

Dans les dernières pages du livre, M. Hamilton écrit, fantasmant: « Dans ses rêveries, elle pense à cet homme qui viendra un jour à elle pour répondre à ses questions. Peut-être est-il un prince, un chevalier sur un étalon blanc, un homme en uniforme militaire. . . . Elle est adorable, notre nymphe, et son potentiel est infini ».

Voyons… Où est le délit, ici? Quoi permet de dire que David Hamilton était « un vieux monsieur sale »? Une jeune fille rêve à un homme qui viendra un jour à elle pour répondre à ses questions. A moins que de décréter que toute jeune fille surprise à rêver sera condamnée au bûcher, il n’y a aucun délit. Elle pense à un « prince », à un « chevalier sur un étalon blanc », à un « homme en uniforme militaire ». Où est le délit? La « nymphe » est adorable », et « son potentiel est infini ». Où est le délit?

Parler de « nymphes » est un délit, aux Etats-Unis? Pas en Francehttp://www.cnrtl.fr/definition/nymphe  ).

« Le ciel lui accorde l’homme qui est digne d’elle, et qui vient à elle en lui apportant le sexe avec tendresse ».

Où est le délit?

« Elle a sa virginité et son innocence; elle pourra, si elle a de la chance, les échanger en temps utile contre l’expérience et l’amour ».

Où est le délit?

« Ces mots sont accompagnés de photos d’une adolescente avec un garçon adolescent, qui, sur la dernière page, est penché sur elle ».

Où est le délit?

*

Soyons sérieux: le puritanisme américain est vraiment quelque chose d’émétique.

Cet article du New York Times a pourtant été l’un des plus fameux, l’un des plus souvent cités et repris, lors de la campagne de presse subie par David Hamilton aux Etats-Unis dans les années 1996 à 1998.

De la part de Sarah Boxer.

David Hamilton pouvait donc être défini comme « un sale homme » puisqu’il illustrait un livre d’Alain Robbe-Grillet (« Rêves de jeune fille ») et adaptait un autre roman que Pascal Lainé avait intitulé ‘Tendres cousines ».

David Hamilton pouvait donc être défini comme « un sale homme » puisqu’il photographiait des filles qui avaient presque (quel sens de la nuance!) toutes « les mêmes petits seins », et, paraît-il, un doigt dans la bouche et un autre dans la culotte.

David Hamilton pouvait donc être défini comme « un sale homme » puisqu’il parlait de « nymphes » (grands dieux, pire, de nymphes « adorables ») et décrivait des filles « rêveuses » qui rêvaient à un « prince charmant ».

David Hamilton pouvait donc être défini comme « un sale homme » puisque, à la dernière page de son livre, on voyait un adolescent penché sur une adolescente.

Quelle horreur! Un adolescent penché sur une adolescente!!!!!!!

Et voyez quelle « artiste » est Sarah Boxerhttps://sarahboxer.weebly.com/

Elle a même adapté Hamlet de Shakespeare en le changeant en cochon…

Vous vous rendez compte de l’imagination qu’il lui a fallu? Hamlet en cochon!

http://www.nybooks.com/daily/2018/02/25/hamlet-my-prince-of-pigs/

Et voilà le monde moderne. C’est celui où les Sarah Boxer changent Hamlet en cochon et peuvent, en toute impunité, délirer sur David Hamilton…

 

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire

Un hommage féminin à la philosophie de vie de David Hamilton (avril 2018)

Pour le 15 avril 2018 (anniversaire de naissance de David Hamilton), une jeune artiste qui vit dans le Sud de la France, et qui a déjà illustré certains de mes livres, m’adresse cette aquarelle inspirée par une photographie de David Hamilton dans son album La Danse.

Aquarelle en l’honneur de David Hamilton, avril 2018.

Elle avait aussi illustré, par exemple,  la couverture d’un autre ouvrage de Jean-Pierre Fleury, « Les cris vains et autres râles« , « journal littéraire de l’été 2007 », ISBN 978-606-17-0749-2.

La même illustratrice avait collaboré largement à la brochure « Le tombeau de David Hamilton » (2017), publié sous la responsabilité du docteur en sociologie  Jean-Pierre Fleury (mais à laquelle, pour ma part, je m’étais exclusivement contenté de donner l’autorisation pour l’insertion de l’un de mes poèmes, datant de 2010).

Démontrant que des femmes de tous les âges, en France, en 2018, continuent d’apprécier l’esthétique ou la philosophie de vie de David Hamilton, voici  deux autres  illustrations hamiltoniennes originales de la même illustratrice.

Deux autres des illustrations de la brochure « Le tombeau de David Hamilton » (auteur de la brochure: Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie), 2017

 

Publié dans David Hamilton | Laisser un commentaire