David Hamilton: une photographie rare par jour (A rare photograph a day) / 7

Il n’est pas toujours facile de déterminer si les photographies de David Hamilton ont reçu leur titre de leur auteur, ou de quelqu’un d’autre. Leur datation aussi est quelquefois difficile. Il arrive que, selon le pays et la langue de publication des albums de David Hamilton, ces informations diffèrent. Souvent, sur Internet, des sites se trompent (parfois de dix ans!) au sujet de la datation. A partir d’aujourd’hui, et presque tous les jours pendant au moins un mois, le blog « En défense de David Hamilton » va publier chaque jour une photographie de David Hamilton, plus ou moins rare.

It is not always easy to determine whether the photographs of David Hamilton have received their title from their author, or from someone else. Their dating is sometimes difficult. It happens that according to the country and the language of publication of David Hamilton’s albums, this information differs. Often, on the Internet, sites are mistaken (sometimes ten years!) about dating. From today, and for at least a month, our blog will publish every day a photograph of David Hamilton, more or less rare.

Cette jeune fille à sa toilette, par David Hamilton, remonte aux années 1970 et pourrait même dater du milieu ou de la fin des années 1960.

 

David Hamilton

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Où sont les neiges d’antan – et les étés à Saint-Tropez?

Couverture de l’édition anglaise. David Hamilton.

Quatrième de couverture. David Hamilton.

Bibliophilie et cinéphilie.

On ne peut que conseiller la vision du très beau film « Un été à Saint Tropez » de David Hamilton, film qui est peut-être mon préféré après « Laura les ombres de l’été » (1979).

Bataille d’oreillers dans « Un été à Saint Tropez » (détail). David Hamilton.

Bataille d’oreillers dans « Un été à Saint Tropez ». David Hamilton.

Bataille d’oreillers dans « Un été à Saint Tropez » (autre détail). David Hamilton.

A conseiller aussi le livre homonyme (éditions Filipacchi, Paris, 1982).

Le même livre a aussi été édité en Angleterre (A Summer in Saint Tropez, 1983,William Morrow & Company).

Texte (en anglais) de David Hamilton

Les reproductions proposées ici ne sont malheureusement pas toutes de bonne qualité technique. Elles sont cependant représentatives de ce film, de cette époque, de cette joie de vivre révolue – ou peut-être pas…

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David Hamilton, maître du jardin secret des jeunes filles en fleurs

 

Photo de David Hamilton, dans l’édition espagnole

Bibliophilie.

En 1982, paraît en Espagne le tout premier numéro de la (fameuse) série « LOS GRANDES FOTOGRAFOS« , aux éditions Orbis.  Comptant un peu plus de soixante pages, ce premier numéro est intégralement consacré à David Hamilton.

Préface de l’auteur français Jean-Paul Croizé, dont c’était sauf erreur de notre part la toute première publication, “El jardín secreto de las muchachas en flor” (en français, bien sûr, « Le jardin secret des jeunes filles en fleurs« ).

La première édition italienne datait elle aussi de 1982 (Gruppo Editoriale Fabbri), avec en guise de préface le texte ( en italien, « Il giardino segreto delle fanciulle in fiore« ) du même Jean-Paul Croizé.

Edition espagnole

L’édition espagnole et l’édition italienne (entre lesquelles existaient pourtant, me semble-t-il, de menues différences) présentaient la même couverture, extraite du film Laura les ombres de l’été (1979). On trouvera d’ailleurs plus bas, parmi les illustrations que nous proposons aujourd’hui, une photo de Dawn Dunlap.

Edition italienne

Quelques illustrations. La cinquième illustration, en noir et blanc, représente bien sûr Dawn Dunlap.

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David Hamilton: une photographie rare par jour (A rare photograph a day) / 6

Nous voudrions rappeler à nos amis, lecteurs et abonnés de nous envoyer, si possible, des reproductions de bonne qualité technique des oeuvres de David Hamilton. Nous ne publions des documents de mauvaise qualité technique que lorsqu’il ne nous est pas possible de faire autrement.
Nous remercions nos amis de s’abonner au blog, de s’abonner à la chaîne You Tube « En défense de David Hamilton ».

Et nous disons merci à ceux qui désirent acquérir nos livres, notamment le dernier en date, « Je crie à toutes filles mercis« .

Lisez cet article de Roland Jaccard ( http://www.roland-jaccard.com/   ) :

OLIVIER MATHIEU DIT MERCI À TOUTES LES FILLES…

*

English text 

We would like to remind our friends, readers and subscribers to send us, if possible, good quality reproductions of David Hamilton’s works. We publish documents of poor technical quality only when we cannot do otherwise.
We thank our friends for subscribing to the blog, subscribing to the You Tube channel « En défense de David Hamilton », and we say thank you to those who wish to receive our books, especially the latest, « Je crie à toutes filles mercis« .

Roland Jaccard  ( http://www.roland-jaccard.com/   ) :

OLIVIER MATHIEU DIT MERCI À TOUTES LES FILLES…

*

Photographie de danseuse, par David Hamilton.

Datation proposée: fin des années 1970, tout début des années 1980.

Photo David Hamilton

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David Hamilton, le dernier héros romantique de nos temps veules

 

 

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Les chefs-d’oeuvre érotiques de David Hamilton

En 1998, paraît en Espagne le livre « Érotique, Masterpieces of Erotic Photography » de Rod Ashford.

224 pages, dont trois pages de photographies de David Hamilton.

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David Hamilton est-il votre tasse de thé?

Il existe sur Internet une « fondation Cardell » qui vend, et pas à bas prix, des photographies de David Hamilton.

Ma foi, j’ignore quelle est la connaissance profonde que cette « fondation » a de l’oeuvre de David Hamilton.

Par exemple, et parmi beaucoup d’autres erreurs grossières, voilà que dans la « bibliographie de David Hamilton », la fondation Cardell insère ce livre:

http://www.collectioncardell.com/copie–de—–retrospective.html#bilbiographie

~ Deruta: A Tradition of Italian Ceramics ~ Chronicle Books, San Francisco 1998. Hardcover / dj / 168 pages / 27 cm x 23,5 cm / ISBN 0-8118-1794-6 Contains 23 black and white DH photos.

C’est très intéressant…

A un infime « détail » près, c’est que David Hamilton – le grand photographe britannique (1933-2016) dont la Fondation Cardell se vante de promouvoir l’oeuvre – n’a rien à voir avec ce livre.

L’auteur de ce livre est en effet un AUTRE David Hamilton:

https://www.davidhamilton.me.uk/section411933.html

Et voilà le drame.

C’est que non seulement David Hamilton a beaucoup d’ennemis (dont beaucoup ne savent même pas pourquoi).

C’est que non seulement David Hamilton est victime de l’ignorance.

Mais c’est encore que ceux qui affirment être ses spécialistes, ses « fans » ou ses amis publient des photos qu’ils lui attribuent à tort (alors que David Hamilton n’en est pas l’auteur), ou encore déclarent qu’il est auteur de livres… avec lesquels il n’a strictement rien à voir!

Il faut dire la vérité. La presque totalité des sites rarissimes qui prétendent oeuvrer en faveur de David Hamilton sont la plupart du temps extrêmement mal informés et très incompétents…

 

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David Hamilton, érotisme et photographie

En 1994 paraît, en Italie, chez un éditeur milanais (ES Srl), ce livre de 130 pages: « I grandi nudi, erotismo e fotografia, dalle origini ai giorni nostri« , texte de Robert Sobieszek, et où l’on trouve quelques photos signées par David Hamilton.

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David Hamilton: une photographie rare par jour (A rare photograph a day) / 5

Il n’est pas toujours facile de déterminer si les photographies de David Hamilton ont reçu leur titre de leur auteur, ou de quelqu’un d’autre. Leur datation aussi est quelquefois difficile. Il arrive que, selon le pays et la langue de publication des albums de David Hamilton, ces informations diffèrent. Souvent, sur Internet, des sites se trompent (parfois de dix ans!) au sujet de la datation. A partir d’aujourd’hui, et presque tous les jours pendant au moins un mois, le blog « En défense de David Hamilton » va publier chaque jour une photographie de David Hamilton, plus ou moins rare.

It is not always easy to determine whether the photographs of David Hamilton have received their title from their author, or from someone else. Their dating is sometimes difficult. It happens that according to the country and the language of publication of David Hamilton’s albums, this information differs. Often, on the Internet, sites are mistaken (sometimes ten years!) about dating. From today, and for at least a month, our blog will publish every day a photograph of David Hamilton, more or less rare.

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Photographie, appartenant à une séance de photos dont nous connaissons un nombre assez important d’images. Sous réserves, elle remonte au début des années 1970, peut-être 1973.

David Hamilton (datation hasardée : 1973)

Cette photo rappelle celle qui suit, parue dans l’album Souvenirs (1974).

David Hamilton, album « Souvenirs », 1974.

 

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Un nu d’auteur de David Hamilton (1987)

Nous sommes en Italie, le 2 avril 1987, quand paraît la revue Starter numéro 7, « Nudo d’autore« . On y trouve les images de dix photographes.

En italien: 10 grandi fotografi contemporanei:

1. David Hamilton

2. Paolo Curto

3. Sergio Duarte

4. Uwe Ommer

5. Giò Barto

6. Jan Cobb

7. Patrick Bordes

8. Mimmo Cattarinich

9. Roberto Rocchi

10. Paolo Tallarigo

*

Photographie de couverture de la revue et du supplément de la même revue (en présentant nos excuses pour la mauvaise qualité technique des reproductions que nous proposons ici)

 

 

 

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David Hamilton, grand photographe et maître de vie

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Trente questions sur David Hamilton. Thirty questions about David Hamilton (Let your friends read this document)

Nous engageons nos amis, nos abonnés, nos lecteurs à diffuser autour d’eux, dans le cercle de leurs amis et correspondants, le questionnaire qui suit.

Thirty questions about David Hamilton

(Let your friends read this document)

  1. Pourquoi David Hamilton se serait-il suicidé, le 25 novembre 2016, et cela un mois après avoir déclaré craindre pour son existence?
  2. David Hamilton, photographe de 83 ans, internationalement connu, ayant déclaré craindre pour son existence, les autorités françaises auraient-elles pu ou dû le protéger?
  3. Pourquoi David Hamilton se serait-il suicidé, le 25 novembre 2016, trois jours après avoir affirmé sa volonté de porter plainte en diffamation (contre une présentatrice de télévision, qui l’accusait de l’avoir « violée » en 1987)?
  4. Pourquoi David Hamilton se serait-il suicidé, le 25 novembre 2016, en laissant ouverte la porte de son studio parisien? Qui a laissé cette porte ouverte en s’enfuyant, peut-être, dans la précipitation?
  5. Pourquoi les récits médiatiques de sa mort se contredisent-ils totalement au sujet de la personne qui l’aurait trouvé, tout comme au sujet de l’heure où les faits auraient eu lieu?
  6. Pourquoi a-t-on dit – dans un premier temps – qu’il y avait des médicaments près du corps, pour ensuite changer de version?
  7. Pourquoi David Hamilton, s’il s’est suicidé, ne semble-t-il pas avoir laissé de lettre d’adieu?
  8. Pourquoi David Hamilton, le jour même de son présumé suicide, faisait-il des projets d’avenir, selon le témoignage (rapporté par la presse) d’amis (sous couvert d’anonymat) de David Hamilton? Pourquoi la chose m’a-t-elle été personnellement confirmée par des personnes qui ont parlé avec lui, par téléphone, parfois à plusieurs reprises, ce même 25 novembre 2016?
  9. Pourquoi David Hamilton aurait-il choisi de se suicider le 25 novembre, jour de la célébration de la « journée contre les violences faites aux femmes »? Hasard? Coïncidence?
  10. Pourquoi l’acte de décès de David Hamilton a-t-il été enregistré hors délais légaux?
  11. Pourquoi, selon l’acte de décès – qui est un document officiel – de David Hamilton, le jour de sa mort a-t-il été « impossible à établir »?
  12. Le numéro de téléphone de David Hamilton était sur l’annuaire. A-t-on analysé les appels téléphoniques donnés et reçus par David Hamilton le jour de sa mort, et les jours précédents, voire les semaines précédentes? A-t-il reçu par téléphone des menaces de mort? Des insultes? Des appels suspects? Des appels de personnes qui, par ailleurs, l’accusaient ou l’insultaient dans la presse?
  13. Pourquoi et comment personne n’a-t-il protesté contre les insultes dont a été couvert David Hamilton (« connard », « enculé ») à la télévision? « Enculé » étant, selon l’avis de nombreuses associations homophiles de premier plan, une insulte homophobe, pourquoi donc les associations homophiles ont-elles permis, sans réagir, une telle insulte homophobe à l’égard de David Hamilton?
  14. Pourquoi les menaces de mort, les insultes ordurières, les diffamations à l’égard de David Hamilton, sur les « réseaux sociaux », n’ont-elles pas été effacées ou condamnées? Beaucoup s’y trouvent encore, en ce mois de décembre 2018…
  15. David Hamilton, par un communiqué de presse, avait déclaré à la fin de 2016 ne pas vouloir parler avec les journalistes. Dès lors, pourtant, certains journalistes ont continué à (par exemple) déposer des billets sous sa porte (et donc en pénétrant sans son autorisation dans l’immeuble où il demeurait, 41 boulevard du Montparnasse). D’autres ont continué à lui téléphoner. Etc. Ont-ils été coupables à son égard de harcèlement?… Nous nous référons à des faits précis, émanant de journalistes que nous connaissons.
  16. Pourquoi les conclusions d’autopsie, si cette autopsie a eu lieu et si elle a eu lieu dans les règles de l’art, sont-elles restées secrètes? Pourquoi n’ont-elles pas été rendues publiques? Où se trouve le rapport d’autopsie? Est-il encore possible de mener une contre-expertise?
  17. Pourquoi les amis de David Hamilton, ou plus exactement présumés tels, ont-ils tous choisi de s’exprimer sous couvert de l’anonymat?
  18. Qui sont les amis en question qui, toujours à en croire la presse, ont été les derniers à voir David Hamilton vivant?
  19. Pourquoi David Hamilton a-t-il lui-même choisi, en octobre-novembre 2016, et cela contre les conseils de son entourage, de revenir à Paris? Avait-il rendez-vous avec quelqu’un? Avec quelqu’une? Avec qui? Avec l’une de ses anciennes modèles? Avec l’une de ses anciennes « muses »?… Dans quelle mesure David Hamilton « attendait »-il, « espérait »-il, « savait »-il, « devinait »-il ce qui allait en effet se passer le 25 novembre 2016?
  20. A quelle heure aurait eu lieu le (présumé) suicide de David Hamilton? Flavie Flament a déclaré à la presse que, « quatre heures avant » la mort de David Hamilton, elle lui avait fait téléphoner. Cette information pourrait-elle être utile à établir l’heure de  ce décès (ce même décès dont, selon l’acte officiel, la date elle-même a été impossible à déterminer)?
  21. Entre le suicide et le meurtre, existe-t-il une autre hypothèse? Laquelle?
  22. A-t-on retrouvé auprès de David Hamilton, sur la scène du suicide (présumé), le matériel généralement nécessaire à un suicide par asphyxie? A-t-on retrouvé, dans l’ordinateur de David Hamilton, la trace de recherches en ce sens?
  23. A-t-on cherché des empreintes digitales sur le (présumé) « sac de plastique »?
  24. Où ce sac de plastique est-il conservé, après les enquêtes probablement menées, le 25 novembre 2016, par la 3e DPJ parisienne?
  25. Considérant l’interdiction des sacs de plastique par la législation française, sait-on si David Hamilton faisait ses courses, à Paris, dans des magasins où des sacs de plastique étaient distribués?
  26. De quel genre de « sac en plastique » s’agissait-il? Quelle était, par exemple, sa dimension?
  27. Dans une émission de télévision en compagnie de philosophes français réputés, Flavie Flament a déclaré que David Hamilton s’est suicidé dans un « sac de supermarché ». Qu’est-ce qui lui permet de déclarer, de la sorte, qu’il se serait agit d’un sac de « supermarché » et pas, par exemple, d’un sac poubelle?
  28. Dans la nuit du 25 au 26 novembre, la fille du compagnon actuel de Flavie Flament a « tweeté » les mots suivants : « Justice est faite ». A quelle conception de la justice ce tweet peut-il être rattaché?
  29. De quelle façon l’affaire des accusations lancées contre David Hamilton a-t-elle annoncé ou préparé, ne fût-ce que chronologiquement, la mode Metoo?
  30. Y a-t-il quelqu’un, à la suite de ces trente questions (et nous en avons beaucoup d’autres), qui ne comprenne pas – ou qui fasse encore semblant de ne pas comprendre – que la mort de David Hamilton demande une enquête, et que cette enquête, jusqu’à présent et à l’exception de celle que mène notre blog, n’a pas eu lieu?

 

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David Hamilton, l’éternelle Fête de la Beauté

Merci à l’ami Hans Peter, qui a envoyé au blog ces photos absolument rarissimes de Mona par David Hamilton, prises dans les années 1970-1972.

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Académie française, élection du 31 janvier 2019: « Je vous dispense, Messieurs et Mesdames les académiciens, après avoir voté pour moi, de m’en remercier »…

Je serai candidat au fauteuil de Michel Déon, à l’Académie française (31 janvier 2019).

*

Le site officiel de l’Académie française vient de rendre publique ma candidature au huitième fauteuil, laissé vacant par le décès de Michel Déon.

C’est ici:

http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-michel-deon-f8-7

*

Cette élection aura lieu, quai de Conti, le 31 janvier 2019.

Voici le texte intégral de la lettre que j’adresse aux actuels immortels.

Non seulement j’ai reçu une voix en 2003 contre l’ex-président Giscard, non seulement je suis depuis 1634 le seul et unique candidat qui s’est présenté sous trois identités, non seulement je suis le seul candidat à avoir jamais proposé aux académiciens de leur enseigner le français.

Mais encore, il y a des décennies entières, voire des siècles, que l’Académie n’avait pas reçu une lettre comme celle-ci.

*********************************************************

Olivier Mathieu

S., le 5 décembre 2018.

Monsieur, Madame l’académicien,

Il convient tout d’abord que je présente mes excuses à l’Académie française, dont vous faites partie, puisque c’est sans doute à la multiplicité de mes candidatures – la première remonte à 1990 – que l’on doit depuis lors le grand nombre de postulants  farceurs qui, avides de sortir de leur anonymat, trouvent de la sorte l’occasion de voir leur nom imprimé dans les journaux, afin de mieux y proclamer l’inexistence de leur oeuvre.

A dire vrai,  sans doute l’Académie eût-elle évité cette mode des candidatures à répétition, et tout ce pauvre petit brouhaha narcissique et insignifiant, si elle m’avait tout simplement, et directement, élu.

Vu l’époque, il n’en a rien été. En 2003, après que je me fus présenté sous mon pseudonyme littéraire de Robert Pioche – chose qu’avaient soulignée divers journaux, avant même le jour de l’élection au fauteuil de Senghor – il ne se trouva guère que Maurice Druon pour déposer, dans l’urne, un bulletin marqué de mon nom.

Ce jour-là, les académiciens ont invité à siéger parmi eux un ancien homme politique français dont nul n’a oublié les pages sublimes, et très dignes de figurer dans quelque anthologie (mais une anthologie de quoi?), consacrées à l’éblouissement que lui avaient procuré les cuisses d’une dame ministre.

En avril 2011 , Etienne de Montety, directeur du Figaro littéraire, manifesta en première page du Figaro l’étonnement qu’il éprouvait en constatant que l’Académie se privait, en ne m’élisant pas, d’un poète.

En effet, la paucité des académiciens qui ont eu le courage ou le goût de voter pour moi a toujours été à mes yeux un motif de douce hilarité.

Qu’en pensera la postérité? Ma foi, la postérité n’en pensera rien, parce que la postérité ne pensera plus. Il suffit de contempler ce qu’est devenu le monde en général, et la France en particulier, pour le comprendre. L’illettrisme se répand, la langue française est une langue morte, le monde de l’édition est la plupart du temps celui des faiseurs. Il n’y a presque plus d’écrivains ou de penseurs dignes de ce nom. On en voit les résultats. Beurk. Le vomitoire, je vous prie?

Que l’Académie n’ait jamais voté pour Olivier Mathieu passera donc inaperçu, dans le monde de demain où l’intelligence artificielle ira à noces avec la millénaire, l’atavique, la spécifique, l’épaisse stupidité humaine.

Mais qu’en penseront nos contemporains, du moins ceux qui sont encore capables de penser? Ma foi, il y aura encore quelques écrivains, quelques créateurs véritables – la plupart d’entre eux sont exclus des prix littéraires, des plateaux de télévision et des « bonnes » librairies – pour déplorer qu’Olivier Mathieu ne reçoive aucune voix. Chose qui, en effet, si l’on n’était pas dans le monde à l’envers, serait une insulte non seulement à la logique mais aussi à la littérature elle-même.

En vérité, je ne viens nullement, Monsieur ou Madame l’académicien, vous implorer de m’élire.

C’est moi qui viens vous offrir l’occasion historique de démontrer qu’il resterait à l’Académie française, en 2019, quelqu’un doué d’originalité, d’intuition, de sens critique et d’amour de la littérature…

Dans cinquante ou cent ans, s’il existe une société qui connaisse encore même vaguement le sens du mot « liberté », et si l’être humain n’est pas définitivement lobotomisé et robotisé, des gens s’étonneront, en cherchant à se souvenir des noms des membres de l’Académie française de 2019. Ils s’écrieront, hilares:

– « Tiens, la liste des gens qui n’ont pas voté pour Olivier Mathieu »…

Voilà le sort posthume mais peu enviable  que je m’efforce, très bénévolement, de vous éviter.

Je viens d’écrire mes mémoires. Ils sont intitulés « Je crie à toutes filles mercis« , allusion diaphane à François Villon. Mon livre, qui compte seulement 532 pages, a été salué par l’écrivain Roland Jaccard, au moyen d’un superbe article paru sur son blog.

Roland Jaccard y affirme que je manie la langue française à la perfection. S’il dit cela, c’est qu’il m’a lu.

Je me demande, en revanche, combien d’académiciens m’ont lu. De deux choses l’une. Ou bien les académiciens français, et leurs consoeurs, ne m’ont point lu: et il me semble que c’est là manquer aux devoirs de leur fonction, qui est celle de se renseigner sur l’oeuvre de ceux qui postulent à un fauteuil.

S’ils m’ont lu mais ne votent pas pour moi, je me répands en conjectures quant aux raisons de leur attitude. Si les académiciens lisaient mes livres, notamment mes  mémoires, se priveraient-ils de ma collaboration, qui leur serait pourtant éminemment utile, chaque jeudi, afin de poursuivre la rédaction de leur dictionnaire?

Chaque fois que j’ai offert  mes livres aux académiciens, voire que je leur ai écrit, combien peu ont eu l’élémentaire courtoisie de m’en remercier! Comment cela est-il possible? Que devient le vieil esprit français de politesse? Mort, enterré, putréfié…

J’ai décidé de me présenter, le 31 janvier 2019, au fauteuil de feu Michel Déon, qui fut vers 1986 mon collègue à la Nouvelle Revue de Paris.

Il y a quelques années, la presse s’était fait l’écho de ma très aimable proposition, adressée aux académiciens, de leur enseigner la langue française à titre gratuit. Qu’ils se rassurent, l’offre vaut toujours.

N’y a-t-il plus aucun membre de l’Académie française, absolument aucun, en ce début de 2019, dans le secret de l’isoloir, pour sauver en quelque sorte l’honneur de cette institution et faire preuve d’indépendance d’esprit et de refus du littérairement correct,  en votant pour moi?

Je vous offre encore une fois, Messieurs et Mesdames les académiciens, la chance historique que l’on puisse dire: quelqu’un, à l’Académie, est capable de  reconnaître un personnage absolument hors du commun, et un talent littéraire authentique: moi, Olivier Mathieu, homme libre, dernier Ménippe, qui devrais pourtant être aisément reconnaissable au milieu de la masse moderne indistincte des ilotes volontaires et des rebelles pour rire.

Dans ma bonté je vous dispense d’avance, Messieurs et Mesdames les académiciens, après avoir voté pour moi, de m’en remercier.

Veuillez agréer, et cetera desunt.

Olivier Mathieu

*

 

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ». Les Zacadémiciens devraient le lire…

 

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David Hamilton and the mysterious plastic bag (text in English)

En réponse à mon précédent article, je reçois ce commentaire, d’un pays très éloigné de la France.

Je le publie ici intégralement (en anglais, et souligné en caractères gras).

Le corps de David Hamilton est emporté, en catimini, après son « suicide »

*

These are facts that I also asked myself very often. Especially about the fingerprints.
I want to add something that you might have overseen, something I researched.
Did you ever think about the general size of a supermarket plastic bag? It isn’t that big!
It contains not much air.

If you want to kill yourself (and everyone can research that in the internet) a plastic bag from a supermarket is not at all suitable for that task.

Why? Very simple, dying by suffocation is a very painful and horrible death. You are not just sleeping away! Your body gasps for air and in the end you will get rid of the plastic bag. To kill yourself with a plastic bag you need a very big bag, with a lot of air in it, so the CO2 amount can raise gently and let’s you get unconscious before you experience the horror of dying by suffocation.

People who kill themselves with a plastic bag also use an inherit gas like helium. Helium let’s you suffocate without the pain of the lack of oxygen. You also have to tighten the plastic bag by a tape.

Everyone can research that on the internet. And people who want to kill themselves do research it because it is not possible to kill yourself with a plastic bag that easily as they will experience after the first try! David Hamilton also had internet, as everyone of us. He would have researched it. He was not stupid.

My questions are:

Was there a helium container found near David Hamilton, with a tube inserted into the plastic bag?

Was the plastic bag tightened around his neck with tape?

Was the bag big enough?

Was the laptop of David Hamilton and his google search investigated for evidence? Did he search for this way to kill yourself in the internet?

Statistics show that nearly all people who committed suicide did so!

In opposite to killing yourself, plastic bags from supermarkets are very often used to kill people.

Why? Very simple again! They contain literally no air when slipped over your head, so the victims dies in a very unpleasant but relatively quick way. Usually there are no traces of tape or helium or any traces in the Google search…

My conclusion after a lot of research on this theme is: David Hamilton did not kill himself! Never ever! And every forensic team will come to the same conclusion. The way of dying by suffocation isn’t even corresponding with his character.

J.L.

***

Traduction française,

réalisée par mes soins.

Ce sont des questions que je me pose très souvent. Surtout au sujet des empreintes digitales.
Je veux ajouter quelque chose que vous pourriez avoir cherché aussi.
Avez-vous jamais pensé à la taille générale d’un sac en plastique de supermarché? Ce n’est pas si grand!
Il ne contient pas beaucoup d’air.

Si vous voulez vous suicider (et tout le monde peut faire des recherches à ce sujet sur Internet) un sac en plastique d’un supermarché n’est pas du tout approprié pour cette tâche.
Pourquoi? Très simple, mourir par suffocation est une mort très douloureuse et horrible. Vous ne dormez pas ! Votre corps halète à cause du manque d’air, et à la fin, vous vous débarrasserez du sac en plastique. Pour vous tuer avec un sac en plastique, vous avez besoin d’un très grand sac, avec beaucoup d’air dedans, de sorte que leCO2 peut vous porter doucement jusqu’à l’inconscience, et cela avant de ressentir l’horreur de mourir par suffocation.

Les gens qui se tuent avec un sac en plastique utilisent un gaz comme l’hélium. L’hélium vous étouffe sans la douleur que provoque, au contraire, le manque d’oxygène. Vous devez également fermer le sac en plastique.
Tout le monde peut faire des recherches sur Internet. Et les gens qui veulent se suicider savent qu’il n’est généralement pas possible de se suicider facilement, dès le premier essai, avec un sac en plastique! David Hamilton avait Internet, comme chacun d’entre nous. Il aurait étudié la question. Ce n’était pas un imbécile.

Mes questions sont:

Y avait-il un récipient d’hélium trouvé près de David Hamilton, avec un tube inséré dans le sac en plastique?
Le sac en plastique était-il serré autour du cou avec du ruban adhésif?
Le sac était-il assez grand?
L’ordinateur portable de David Hamilton a-t-il été analysé, avait-il fait des recherches à ce sujet?
Les statistiques montrent que presque tous les gens qui se sont suicidés l’ont fait!

En revanche, des sacs en plastique des supermarchés sont très souvent utilisés pour assassiner des gens.
Pourquoi? Très simple encore! Ils ne contiennent pas d’air lorsqu’on les enfile sur la tête de quelqu’un, de sorte que les victimes meurent d’une manière très désagréable, mais relativement rapide. Habituellement, on ne trouve pas trace d’une bande adhésive pour fermer le sac, ou d’hélium, ou de recherches sur Google…

Ma conclusion, après beaucoup de recherches sur ce sujet, est que David Hamilton ne s’est pas suicidé! Jamais! Et toutes les équipes médico-légales arriveront à la même conclusion. La façon de mourir par suffocation ne correspondait d’ailleurs pas à son caractère.

J.L.

 

***

A relire:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/21/david-hamilton-et-les-mysteres-de-tant-de-suicides-par-sac-de-plastique/

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Une fable moderne: David Hamilton et le sac de plastique…

1. Généralités au sujet des empreintes digitales sur les sacs de plastique

Chacun sait – ou devrait savoir – que d’éventuels criminels (ou cambrioleurs) laissent, sur toute scène de crime (ou de vol), des empreintes digitales plus ou moins complètes.

Chacun sait aussi – ou devrait savoir – qu’il est très facile de relever des empreintes sur du verre ou du métal, mais aussi sur du plastique.

Il a certes existé des cas de fausses identifications de suspects, à la suite de la découverte d’empreintes digitales sur des sacs de plastique, mais il n’en reste pas moins que les empreintes avaient été relevées. Voyez par exemple:

https://www.police-scientifique.com/grandes-affaires/la-fausse-identification-de-brandon-mayfield-par-le-fbi

Résumons. Il n’est presque pas une seule matière (métal, papier, verre, bois, plâtre et, ce qui nous intéresse dans le cas de David Hamilton, plastique) pour laquelle n’existe un procédé de recherche et d’enregistrement des empreintes digitales.

On a aussi recours au « crimescope » (qui, pour simplifier, est un laser émettant des longueurs d’ondes lumineuses allant de l’infrarouge à l’ultraviolet et qui révèle toutes les traces, toutes les empreintes digitales, les poils, le sperme, la salive).

Allons plus loin: qui sait de quoi je parle sait aussi que la police scientifique est parfaitement capable, désormais, de trouver des empreintes digitales (ou encore, on l’ignore souvent, de la paume des mains) sur la peau d’un cadavre, à condition d’agir très rapidement. Or, dans le cas de David Hamilton, le 25 novembre 2016, il était possible d’agir avec rapidité.

Sur la scène où l’on a retrouvé David Hamilton agonisant ou mort,  n’importe quel technicien d’investigation criminelle (en abrégé TIC) pouvait voire devait se servir de ce que l’on appelle, en argot du métier, une« danseuse » – il s’agit d’un pinceau qui permet de recouvrir les objets au moyen d’une poudre magnétique. Cette poudre se fixe alors aux microgouttelettes d’eau, de graisse, d’acides aminés (parfois d’ADN) qui constituent la  sueur. On sait en outre qu’il doit y avoir officiellement – au moins! – 3 ou 4 millions d’empreintes digitales archivées, aujourd’hui, en France.

Lisez absolument cet excellent article du CNRS:

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3295.htm

2. Législation sur les sacs de plastique

En France, personne ne peut nier que les grandes surfaces ont progressivement supprimé les sacs en plastique dits « à usage unique ». On estime que leur  nombre était d’ores et déjà passé, en 2011, à 700 millions (ils étaient dix milliards en 2002).

David Hamilton se serait suicidé dans un sac de plastique en novembre 2016.

2016 étant aussi l’année où, à travers un décret en date du 31 mars 2016, des mesures de bannissement du sac plastique avaient été ordonnées et – supposé-je –  mises en oeuvre.

Dès le 1er juillet 2016, par exemple, et sauf erreur de ma part, les sacs en plastique d’épaisseur inférieure à 50 micromètres avaient été interdits aux caisses des magasins.

Il serait donc excellent de chercher à comprendre quelle était la situation exacte, en France, au mois de novembre 2016, en ce qui concerne la législation sur les sacs de plastique, et sur l’application effective des nouvelles instructions à ce sujet.

Notamment à Paris, aux alentours de Montparnasse

Il serait vraiment passionnant de savoir:

  • combien de supermarchés ou de magasins il y avait dans les environs du domicile de David Hamilton, qui avait 83 ans et dont il est donc plus que probable qu’il faisait ses courses, s’il les faisait, à proximité immédiate de chez lui;
  • quels supermarchés et magasins comptaient, parmi leurs clients, David Hamilton;
  • lors de la mort de David Hamilton, des tas de commerçants du quartier se souvenaient de lui et le disaient à la presse; ainsi,  un tavernier local se faisait tirer le portrait et expliquait que David Hamilton – dont il acceptait pourtant l’argent – ne lui avait pas laissé un bon souvenir (sic); vu la notoriété de David Hamilton, s’il allait au supermarché, alors des employés  s’en souviennent obligatoirement;
  • si les supermarchés et magasins en question délivraient encore en 2016 des sacs de plastique.

David Hamilton vivait dans le sud de la France. A Paris, dans plusieurs entretiens, il a dit (et les journalistes ont écrit) qu’il mangeait au restaurant. Or, s’il mangeait très souvent au restaurant, quel besoin avait-il de faire des courses, ce qui l’aurait obligé à cuisiner lui-même dans son studio de quarante mètres carrés?

Est-ce que je me trompe, par ailleurs, si je suppose que  les emballages plastiques comportent ou devraient comporter soit des perforations volontaires destinées à  éviter l’asphyxie (par exemple celles des enfants qui pourraient être tentés de jouer avec), soit des défauts de fabrication et des déchirures accidentelles?

Il faudrait donc imaginer que David Hamilton, bien que ne faisant probablement pas ses courses à Paris, et bien que les sacs de plastique aient été interdits, ait quand même reçu un sac de plastique, et que ce sac ait été étanche.

Car: « Les emballages en plastique souple à usage unique ou réutilisables devront être dotés de perforations pour diminuer le risque de suffocation ».

La phrase précédente est extraite de:

https://normalisation.afnor.org/actualites/emballage-plastiques-un-document-normatif-europeen-pour-reduire-au-minimum-le-risque-de-suffocation-des-enfants/

D’où quelques questions:

  1. Les techniques de prise d’empreintes digitales sur sacs de plastique étant parfaitement au point, est-ce que les traces des empreintes se trouvant sur le sac de plastique censé avoir servi au « suicide » de David Hamilton ont été relevées?
  2. Si elles n’ont pas été relevées, POURQUOI donc ne l’ont-elles pas été?
  3. Pourquoi David Hamilton aurait-il eu en novembre 2016 des sacs de plastique chez lui, si l’on considère que, d’une part, ceux-ci étaient de moins en moins distribués dans les supermarchés et / ou en voie d’interdiction? Et, d’autre part, que David Hamilton quand il était à Paris mangeait au restaurant, ce qui pourrait indiquer qu’il se rendait fort peu souvent, voire ne se rendait pas du tout dans les supermarchés de son quartier?
  4. Le sac de plastique qui aurait servi au « suicide » de David Hamilton a forcément dû être conservé. Pourquoi ne pas l’analyser?
  5. La police a-t-elle enquêté sur la provenance de ce sac de plastique? Portait-il un nom de magasin, une marque? Quelque signe distinctif? Quelque indication permettant de savoir d’où il venait? 
  6. Comment un homme qui, selon toute probabilité, ne fait pas de courses au supermarché, et cela dans un pays où les sacs de plastique sont interdits, ou bien où les sacs de plastique doivent comporter des perforations anti-étouffement, réussit-il cependant à se suicider dans un sac de plastique? 

La vérité officielle

La « vérité officielle » dit pourtant toujours que David Hamilton, trouvé mort avec la porte de son studio ouverte, un mois après avoir déclaré craindre pour sa vie, et trois jours après avoir indiqué sa volonté de porter plainte pour diffamation, se serait « suicidé » dans un « sac de plastique » (selon la presse), plus précisément même dans un « sac de supermarché » (selon les propos de Flavie Flament), et cela en novembre 2016, c’est-à-dire à la fin de cette année 2016 où une grande partie des sacs de plastique avaient été interdits de distribution depuis environ six mois

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2018, le royaume des catoblèpes…

Gustave Flaubert est né le 12 décembre 1821.

Le catoblépas (le catoblèpe de Rabelais) est un « buffle noir, avec une tête de porc tombant jusqu’à terre, et rattachée à ses épaules par un cou mince, long et flasque comme un boyau vidé ».

« Une fois, je me suis dévoré les pattes sans m’en apercevoir. (…). Antoine. − Sa stupidité m’attire »…

(Gustave Flaubert, La Tentation de Saint Antoine, 1874)

Il symbolise la bêtise.  « La bêtise du catoblépas » (André Gide, Voyage au Congo, 1927).

L’affaire David Hamilton a permis à bien des catoblèpes de se faire un peu de publicité…

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Attentats de Strasbourg, Chérif et les pudeurs du monde moderne.

Les récents attentats de Strasbourg ont été commis par un « terroriste présumé », guillemets citatifs, selon Libération qui accorde à ce monsieur une telle épithète (« présumé »).

Cela permet de se faire une idée de la presse française, et de sa connaissance de la langue. Très rares ont été les journaux ou les journalistes qui ont qualifié David Hamilton, en octobre et novembre 2016, de violeur « présumé ». David Hamilton, lui, a juste eu droit à « violeur ». Violeur tout court. Violeur d’office. Violeur sans procès. Sans le moindre droit à la présomption. D’innocence…

La France vivait au rythme des manifestations de gilets jaunes, Macron était obligé de s’adresser aux Français et de se répandre en promesses. C’est juste à ce moment qu’un monsieur, qui selon la presse s’appellerait « Chérif C. », aurait choisi de commettre ses crimes.

Ce monsieur « Chérif C. », en somme, a pas mal de chance si l’on compare son sort à celui de David Hamilton. La presse française a l’extrême bonté, pour ne pas dire la pudeur de ne pas révéler le nom de famille (Chérif Chekatt) de cet individu accusé d’avoir tué et blessé une dizaine de personnes.  David Hamilton, lui, accusé de « viol » hors délais légaux, hors tribunaux, et victime d’un lynchage médiatique en règle, on a  tout de suite jeté son nom sur les réseaux dits « sociaux ».

On ignore si Macron va remonter dans les sondages, et si les Français terrorisés par Chérif Chekatt vont de nouveau porter confiance au président élu. Ce qui permettra peut-être de parler d’autre chose que de gilets jaunes.

Actuel ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, sur RTL, vient de déclarer, au sujet des thèses dites « complotistes » qui seraient aujourd’hui à la mode parmi un certain nombre de ces gilets jaunes:

«La pudeur et la mesure sont des qualités qu’on devrait développer un peu aujourd’hui (…) Pensons aux familles de victimes, à la gravité de ce qui se passe pour la France et le monde».

Que la pudeur et la mesure soient des qualités à développer (pourquoi seulement « un peu »?), nul doute là-dessus. On ne se souvient pourtant pas, malheureusement, lors de la mort de David Hamilton, de tant de « pudeur » et de « mesure » que ça.

Je ne me souviens pas d’avoir noté « pudeur » ou « mesure » quand un journaliste  a traité David Hamilton (83 ans) de « connard » et « d’enculé » à la télévision.

Je ne me souviens pas d’avoir noté « pudeur » ou « mesure » quand des milliers d’internautes ont déversé, sur les réseaux sociaux, des insultes, des diffamations, des menaces de mort contre David Hamilton.

Je ne me souviens pas d’avoir noté « pudeur » ou « mesure » quand des journalistes ont photographié la civière qui emportait le corps de David Hamilton.

Je ne me souviens pas d’avoir noté « pudeur » ou « mesure » quand certaines des personnes ayant accusé David Hamilton ont – exemple parmi d’autres – déclaré qu’elles le poursuivraient « jusque dans la mort » (sic).

Sans doute de telles personnes se font-elles leur propre opinion de ce que signifient les mots « pudeur » et « mesure ». Je ne la partage pas.

Pourtant David Hamilton, tout comme les malheureuses victimes de Strasbourg, avait sans doute lui aussi des amis et des proches.

Et suite à la campagne de presse dont avait été la cible David Hamilton, il y avait eu mort d’homme.

Les trois morts de Strasbourg donneront peut-être l’occasion au gouvernement de rétablir l’état d’urgence, ce qui pourra toujours être utile, qui sait?…

Aucune urgence, en revanche, à enquêter sur la mort de David Hamilton. Qui n’était qu’un vieux monsieur que l’on a retrouvé mort chez lui, la porte ouverte, un petit mois après avoir déclaré qu’il craignait pour sa vie. Mort le 25 novembre, journée internationale des violences contre les femmes. A la suite de quoi, son acte de décès a été enregistré hors délais légaux, et ce même acte de décès, document officiel, déclare que le jour du décès a été impossible à établir…

Mais tout ça ne mérite pas, visiblement, que les journalistes – les « gardiens de la vérité » – en causent…

 

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