David Hamilton, créateur d’un Monde de la Jeune Fille sans égal

Merci, cher David Hamilton, pour les images mythiques, inoubliables, sublimes de vos albums. Celles par lesquelles vous avez créé une oeuvre esthétique, une « comédie humaine » digne de Balzac – à part que votre monde à vous était la jeune fille.

Vous avez laissé votre empreinte – majeure – dans le monde de l’Art, vous avez été – je pense – le plus grand photographe de la fin du vingtième siècle. Ou bien la postérité s’en rendra compte, ou alors cette postérité sera tellement insignifiante que ce sera sans importance.

Merci, David Hamilton, magicien de la photographie, grand Poète, et philosophe de la Jeune Fille.

 

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Qui sait combien de jeunes filles David Hamilton a voilées !

Voiler (les dictionnaires): « couvrir d’un voile, disposer une pièce d’étoffe sur une chose ou sur une personne afin de la couvrir, de la dissimuler, de la protéger; tamiser la lumière; rendre plus flou (voir l’expression: flou hamiltonien); porter une parure, une protection ».

 

« Dévoilement de la beauté divine qui ravit l’âme »

(E. de Guérin, Journal, 1838).

 

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Aux jeunes filles de David Hamilton, figures tutélaires des souvenirs de notre propre jeunesse: « Portraits 1977 ».

Voir: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/calendrier-portraits-1977/

Notre blog est le seul blog, sur tout Internet, à re-proposer les calendriers de David Hamilton. Y compris les plus rares.  En voici un. Ce calendrier-ci de David Hamilton (Portraits 77) a été publié à Lustenau (Lustenau est une Marktgemeinde du Vorarlberg, en Autriche), par l’éditeur Neufeld Verlag Galerie. Dimensions: environ 61 x 43 cm, sur un papier d’un grammage de 135 grammes (papier von Borregaard). Les noms des mois, et des jours, étaient imprimés en trois langues.

Il contient des photographies qui, pour la plupart, ont été publiées notamment en albums, ou sur la couverture de revues (photo d’août 1977), ou dans des revues de charme (novembre 1977), ou sous forme de carte postale (décembre 1977).

La magie de David Hamilton est qu’il pouvait ainsi publier les mêmes photos dans Lui, dans Playmen, dans Playboy – ou dans ces charmants, chastes et juvéniles calendriers pour écolières.

Les calendriers – d’une extrême pudeur – de David Hamilton, loin de toute vulgarité,  loin de toute laideur, étaient une ode à la féminité, ou à l’innocence de la jeunesse.

Voici donc ce calendrier de 1977, année de mes propres souvenirs d’adolescence:

http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton

Janvier 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, janvier 1977

Février 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, février 1977

Mars 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, mars 1977. Photo très souvent publiée, par exemple pour illustrer du papier à lettres.

Avril 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, avril 1977. Photo publiée par exemple, en noir et blanc, dans un album de David Hamilton.

Mai 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, mai 1977.

Juin 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, juin 1977 (photo parue par exemple aussi dans la célèbre revue « Réalités »)

Juillet 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, juillet 1977

Août 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, août 1977, photo également parue – par exemple – pour illustrer la couverture d’une revue

Septembre 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, septembre 1977

Octobre 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, octobre 1977

Novembre 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, novembre 1977

Décembre 1977

Calendrier « Portraits 1977 » de David Hamilton, décembre 1977, photo parue – par exemple – en tant que carte postale

 

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Roman Polanski, David Hamilton et le cirque médiatique

Après la publicité médiatique accordée aux allégations d’une certaine Valentine Monnier, dans Le Parisien, Roman Polanski et son avocat ont fait savoir qu’ils envisageaient des suites judiciaires. Le réalisateur né en 1933, âgé de 86 ans (l’âge qu’aurait aujourd’hui David Hamilton) conteste formellement les faits.

Cette contestation formelle des faits est fort intéressante. David Hamilton, lui aussi, avait formellement contesté les allégations de Flavie Flament. A ceci près que, dans le cas de David Hamilton (jamais condamné à quoi que ce soit par la justice, en outre, de son vivant), la presse avait pratiquement passé sous silence sa protestation d’innocence.

« M. Polanski conteste avec la plus grande fermeté cette accusation de viol« , répète à juste titre Me Hervé Temime dans un communiqué. « Malgré les difficultés liées au temps, nous travaillons aux suites judiciaires à apporter à cette publication« .

Il ajoute que ni Polanski, ni lui-même, ne participeront « au tribunal médiatique« .

Ici encore, c’est exactement ce que David Hamilton avait fait, ou voulu faire. Il avait refusé de participer au tribunal médiatique. A la comédie médiatique, pourrait-on aussi dire. David Hamilton avait indiqué, dans son communiqué à lui, son refus d’entrer en contact avec des journalistes. Ce qui n’avait nullement empêché certains journalistes, ou encore mieux certaines journalistes, d’assiéger son domicile du 41 boulevard du Montparnasse. Nous savons qui. Nous en avons les preuves, David Hamilton a été médiatiquement (et pas seulement médiatiquement) harcelé. Son intimité a été violée. Sa présomption d’innocence, niée.

Revenons aux propos de l’avocat de Roman Polanski: « Si ces faits sont prescrits depuis plus de trente ans, c’est aussi parce qu’il est impossible après une telle durée de recueillir tous les éléments nécessaires à une enquête respectant les critères requis par l’administration d’une bonne justice« .

Ce sont là des propos d’un élémentaire bon sens.

Mieux encore, ce sont là les propos que l’on aurait vivement désiré entendre dans la bouche d’un avocat, au moment des allégations portées contre David Hamilton. Mais comme on sait, lors de la campagne de presse menée contre David Hamilton, aucun avocat n’a pris la parole publiquement. David Hamilton n’avait pas d’argent, et, par conséquent, il n’avait pas d’avocats.

Aujourd’hui, le film de Polanski va sortir. Je ne l’ai pas encore vu et j’en ignore donc la valeur cinématographique, le charme esthétique ou le degré d’exactitude historique. Mais je me réjouis de cette sortie. Je déteste toutes les censures.

Lorsque David Hamilton a été attaqué, il préparait une exposition. La logique – et le courage aussi – eût été, de la part des organisateurs, de ne pas annuler cette exposition. Il aurait fallu la maintenir car rien, absolument rien, d’un point de vue judiciaire, n’imposait de l’annuler.

Tout comme rien, absolument rien, ne pourrait justifier l’interdiction du film de Polanski. Film que chacun est libre d’aller voir – ou pas. Cela, oui. Mais qu’il serait aberrant d’interdire.

Il serait vivement souhaitable qu’en France, un tribunal condamne pour diffamation les accusations de « viol » portées, hors délais, par des starlettes.

Autant la condamnation des viols (si et seulement si la réalité de ceux-ci est avérée) est évidemment nécessaire voire indispensable, en revanche les allégations improuvables de « viol »  devraient être condamnées pour diffamation.

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Un calendrier rare de David Hamilton (Sitag 1986)

Calendrier de David Hamilton

(« Sitag 1986 »)

 

Voici un calendrier rare – voire très rare – de David Hamilton, publié en Suisse par la très fameuse entreprise SITAG.

Ce calendrier est connu des collectionneurs david-hamiltoniens en tant que « Sitag-Kalender« , il concerne l’année 1986; format d’environ 60 x 42 cm.

 

Couverture du calendrier SITAG SWISS FORM COLLECTION de 1986. Auteur: David Hamilton

Janvier 1986

Février 1986

MOIS DE FEVRIER 1986, calendrier SITAG SWISS FORM COLLECTION de 1986. Auteur: David Hamilton

Mars 1986

Avril 1986

AVRIL 1986, calendrier SITAG SWISS FORM COLLECTION de 1986. Auteur: David Hamilton

Mai 1986

Juin 1986

Juillet 1986

JUILLET 1986, calendrier SITAG SWISS FORM COLLECTION de 1986. Auteur: David Hamilton

Août 1986

Septembre 1986

SEPTEMBRE 1986, calendrier SITAG SWISS FORM COLLECTION de 1986. Auteur: David Hamilton

 

Octobre 1986

Novembre 1986

Décembre 1986

DECEMBRE 1986, calendrier SITAG SWISS FORM COLLECTION de 1986. Auteur: David Hamilton

Nous compléterons ce calendrier dès que possible.

Voir aussi, sur ce blog, la page :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/calendrier-sitag-1986/

 

 

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David Hamilton et Dawn Dunlap: un tutu dans le vent

Cet article est dédié à Roland Jaccard, en amitié.

 

Photographie rare, prise par David Hamilton. Bien que me trouvant actuellement éloigné de mes archives « david-hamiltoniennes », je date cette photographie des années 1976-1978. L’image en question a, plus tard, notamment fait partie d’un ou de plusieurs tirages pour collectionneurs (l’un, en particulier, de 25 exemplaires). Ici, la photo est signée par David Hamilton, datée par ses soins (1981) et munie du timbre du grand artiste.

Ce document mériterait des commentaires ultérieurs mais, dès à présent, on peut dire qu’il est remarquable par son dynamisme, tout comme par ses couleurs; cette photo (modèle: Dawn Dunlap)  reçoit ici – de ma part – le titre: « Un tutu dans le vent« .

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« Nur wenige Fotografen haben einen eigenen Stil wie ich“, sagt David Hamilton von sich

« Très peu de photographes ont un style comme le mien » (David Hamilton, 15 / 4 / 2008)

 

« Nur wenige Fotografen haben einen eigenen Stil wie ich“, sagt David Hamilton von sich (15 / 4 / 2008) :

https://www.focus.de/kultur/kunst/david-hamilton-zwischen-kitsch-und-porno_aid_294954.html

 

Voici les couvertures de trois numéros du fameux journal allemand Konkret – datant toutes du tout début de l’année 1973 – avec les trois photographies (que je crois pouvoir définir comme rares, en tout cas peu connues) de David Hamilton, et qui y ont paru à l’époque (en pages intérieures).

 

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Affaire Polanski, le cabinet de Brigitte Macron saisie saisit le ministre de la Culture. On s’y perd un peu, qui a saisi qui?

Et revoilà la mémoire traumatique…

« La mémoire ne s’efface pas, elle devient un fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement. Le corps finit souvent par relayer ce que l’esprit a relégué, jusqu’à ce que l’âge ou un événement vous mette devant le souvenir traumatique », voilà le genre de choses qu’écrit  – comme il fallait s’y attendre – Valentine Monnier.

On apprend aussi par la presse que Brigitte Macron aurait reçu deux lettres de Valentine Monnier, dernière accusatrice (en date) de Roman Polanski.  Lettres qui auraient été transmises au gouvernement.

Valentine Monnier aurait également écrit à Mme Macron pour contester le financement par le ministère de la Culture du film de ce même Roman Polanski, J’accuse. «Nous lui avons répondu en saisissant Franck Riester», aurait répondu le cabinet de Madame Macron (car Mme Macron, ne l’oublions pas, a un cabinet).

Heureuse Valentine Monnier.  Quand j’écris, moi, une lettre ouverte à Emmanuel Macron, je ne reçois pas de réponse (d’ailleurs, je n’en attends pas) et mes missives finissent certainement à la poubelle. Ce qui est fort logique, puisque mes lettres concernent le suicide d’un homme de 83 ans, David Hamilton, et non point les allégations de Valentine Monnier:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/02/24/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-par-olivier-mathieu-ecrivain/

Du goût qu’ont beaucoup de féministes pour les impératifs apodictiques

Dans la foulée, une certaine Adèle Haenel  a déclaré qu’il « faut » (?)  « accueillir la parole de Valentine Monnier ».

Diantre, il « faut »? Assiste-t-on ici, grâce aux lumières d’Adèle Haenel, au grand retour de l’impératif apodictique? Est-ce ici une haenélienne formulation de ce qui, selon elle, doit être fait inconditionnellement? L’impératif catégorique haenélien, ou celui de Valentine Monnier, s’imposent apparemment d’eux-mêmes, dans l’esprit de ces dames, sans autre justification.

Ladite Adèle Haenel vient elle-même de dénoncer des « attouchements » qu’elle affirme avoir subis, autrefois, au temps de son adolescence.

« Je soutiens entièrement la démarche de Valentine Monnier et je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois. Sa démarche suscite d’autant plus d’admiration que son agresseur est puissant », écrit Adèle Haenel.

Personne ne songe – en tout cas, pas  nous – à interdire à Adèle Haenel, ou à qui que ce soit, de « soutenir la démarche » de qui que ce soit. A ceci près que l’on ne comprend pas très bien ce qui permet à Adèle de se prononcer au sujet de faits qui auraient eu lieu il y a bientôt un demi-siècle. Etait-elle à Gstaad en 1975? Probablement pas.

Comment peut-on donc « soutenir » la « démarche » de quelqu’un au sujet d’une affaire dont on ne sait… strictement rien? A moins de juger que tous les hommes accusés (au bout de dizaines d’années) de viol par des femmes, tous ces hommes seraient forcément coupables?

Adèle Haenel a accusé un réalisateur, Christophe Ruggia, d' »attouchements » et de « harcèlement sexuel » alors qu’elle était âgée de 12 à 15 ans. Personnellement, nous n’en savons rien. Valentine Monnier accuse Polanski. Personnellement, nous n’en savons rien non plus.

En revanche, il y a des tas de gens qui croient dur comme fer au récit fait par Flavie Flament du viol qu’elle aurait subi de la part de David Hamilton, ou encore aux propos de Valentine Monnier. Alors qu’ils n’en savent rien, et qu’ils n’étaient peut-être pas nés à l’époque. Ou encore que dans le cas de David Hamilton, ce dernier n’a jamais été condamné à quoi que ce soit.

On ne peut que constater que: premièrement, les accusations de Valentine Monnier sont tardives (les faits supposés, en ce qui concerne Polanski, sont même prescrits); deuxièmement, qu’elles se basent sur la seule parole (testis unus, testis nullus) des accusatrices; et troisièmement, qu’elles s’ajoutent aux dizaines, aux centaines, aux milliers de lamentations, quasiment quotidiennes désormais, émanant de « stars » – pour ne pas dire de starlettes – des milieux du cinéma.

« Je la crois », dit Adèle Haenel. Libre à elle. Mais cela n’engage qu’elle vu que, en France et en démocratie, chacun est libre de croire, ou pas, en ce qu’il veut. Officiellement…

Selon Paris Match, Brigitte Macron a été saisie:

« Brigitte Macron saisie a transmis les courriers au gouvernement ».

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Femme-accusant-Polanksi-Brigitte-Macron-saisie-a-transmis-les-courriers-au-gouvernement-1658032

Et qu’a fait le cabinet de Brigitte Macron saisie, selon ce même article de Paris Match?

Lisons:

« … a indiqué le cabinet de la première dame. « Nous y avons répondu en février 2018 pour lui dire que Brigitte Macron ne saurait intervenir dans des procédures judiciaires, et en transmettant son courrier à Marlène Schiappa. Valentine Monnier « a réécrit en 2019 concernant le financement par le ministère de la Culture du film de Roman Polanski. Nous lui avons répondu en saisissant Franck Riester », a ajouté le cabinet ».

Donc, si on comprend bien, voilà le cabinet de Madame Macron, « saisie« , qui « saisit » Franck Riester.

Où va diantre s’arrêter cette succession de saisissements?

On a une sacrée connaissance de la langue française, à Paris Match. Je dirais: saisissante.

 

 

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Quand une « médaillée de l’humain », Valentine Monnier, accuse Roman Polanski

On a peut-être un peu trop vite tendance, de nos jours, à dire que tel ou tel est « acteur », ou telle ou telle « actrice », et cela pour avoir passé quelques minutes devant une caméra.  Valentine Monnier (tel est son nom), née en 1958, a semble-t-il été une jeune fille plutôt jolie, autrefois,  à l’époque où elle était modèle à New York avant de tourner dans quelques films. En cherchant bien, on apprend ainsi qu’elle a tenu le rôle de Maria dans Le bar du téléphone, avec Daniel Duval (1980).  Son ultime apparition cinématographique datant de 1985, cette actrice à la fort brève carrière n’avait plus guère fait parler d’elle.

En tant que photographe, installée en région parisienne, Valentine Monnier avait pourtant pris des photos d’éléphants en Afrique avant de recevoir, en 2004, la « Médaille de l’Humain« , en 2006 et 2009 le « Diplôme du Reportage » et en 2008 la « Médaille du Sport » ( https://www.vozgalerie.com/artistes/valentine-monnier/   ).

Ici, des oeuvres photographiques de Valentine Monnier-Vazeux, en collaboration avec Corinne Vazeux:

https://shareslides.org/doc-detail.html?utm_source=les-yeux-fermes-photographies-valentine-monnier-scenographie-corinne-vazeux

 “Je venais d’avoir 18 ans”, a déclaré ladite Valentine Monnier au Parisien, puisqu’elle accuse le réalisateur Roman Polanski d’un « viol ». Ce viol présumé remonterait à 1975, et aurait eu lieu à Gstaad, en Suisse.

“Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine », a déclaré Valentine Monnier citée par la presse. « Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet. Il me frappa, roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans”.

Vous vous demanderez peut-être, comme moi, comment n’ayant aucun lien personnel ou professionnel avec quelqu’un, vous pouvez vous retrouver dans son chalet.
Valentine Monnier a la réponse: ce serait une amie qui lui aurait proposé de venir skier avec Polanski en Suisse.

Quelqu’un qui se présente comme un « ami » du réalisateur aurait même confirmé le récit de Valentine Monnier, mais a désiré rester anonyme: “Elle avait l’air bouleversée. Quand elle est arrivée dans mon chalet, je crois me souvenir qu’elle avait un bleu sur la joue. Puis, elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée par Polanski”.

Quoi qu’il en soit, Valentine Monnier n’a jamais porté plainte, depuis 1975. Mais, sans doute confortée par ce témoignage d’un anonyme qui « croit se souvenir » (près d’un demi-siècle après) de ce qu’elle avait ce soir-là « un bleu sur la joue », voilà qu’elle vient de porter publiquement cette accusation de viol, et cela – coïncidence ? – juste avant la sortie toute prochaine (13 novembre!) du film “J’accuse”, avec Louis Garrel dans le rôle d’Alfred Dreyfus.

Ces deux dernières années, l’ex-actrice a paraît-il rapporté les faits – selon la presse – à… la police de Los Angeles ainsi qu’à Brigitte Macron et Marlène Schiappa. Laquelle lui aurait répondu que, les faits étant prescrits, elle ne pouvait rien faire, tout en affirmant qu’elle appuyait une démarche « courageuse”.

Maître Hervé Témime, avocat du cinéaste, a rétorqué quant à lui que “Roman Polanski conteste fermement toute accusation de viol”, ajoutant également: ”À titre personnel, je ne peux que constater que les faits allégués datent d’il y a quarante-cinq ans. Qu’ils n’ont, pendant toutes ces longues années, jamais été portés à la connaissance de l’autorité judiciaire ou de M. Polanski. Dans de telles conditions, je déplore gravement la parution, à la veille de la sortie du film, de telles accusations.”

Les accusations de Valentine Monnier ont fait le tour du monde, la presse en parle et va en causer dans tous les pays. Valentine Monnier-Vazeux, de la sorte, va avoir elle aussi ses cinq minutes de célébrité.

En attendant les développements de tout cela, je ne peux que répéter ce que j’ai souvent dit: Roman Polanski, qui n’est pas – je le précise – un cinéaste que j’apprécie particulièrement, a droit comme tout citoyen à cette présomption d’innocence niée, il y a juste trois ans de cela, à David Hamilton (novembre 2016).

Il y a longtemps – très longtemps ! – que je le dis, cette habitude de pourchasser des vieillards (David Hamilton avait 83 ans en 2016, et Roman Polanski est né en 1933, exactement comme Hamilton), et cela pour des faits non seulement présumés mais encore remontant à un demi-siècle, me semble une déplorable habitude.

D’autant que de telles accusations surviennent toujours, ou presque, juste au moment de la sortie d’un film (Polanski) ou, dans le cas de David Hamilton, d’une exposition qui devait avoir lieu juste au moment des allégations proférées par Flavie Flament.

Roman Polanski nie fermement et, quant à lui, il a la chance que n’a pas eue David Hamilton: des journaux font part de ses vigoureuses dénégations. Autre chance de Polanski, dont fut privé David Hamilton, il a des avocats.

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David Hamilton hat mir die schönste Zeit meines Lebens geschenkt (« David Hamilton m’a donné le meilleur moment de ma vie »)

« David Hamilton hat mir die schönste Zeit meines Lebens geschenkt« : telle est la déclaration faite dans la grande presse allemande, il y a bien longtemps déjà, par l’une de ses principales actrices.

En français: « David Hamilton m’a donné le meilleur moment de ma vie« .

C’est ici: https://www.bild.de/leute/star-news/der-meister-der-unschuld-wird-75-4229408.bild.html

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Cap d’Agde, à la « bonne fortune » de David Hamilton (années 1980)

Une image très rare de David Hamilton

Selon certaines sources, le nom de la ville d’Agde (où David Hamilton habita et travailla longtemps) viendrait du terme Agatha, du nom de la colonie grecque de jadis, Αγαθή Τύχη (Agathé Tyché), la « bonne fortune », ou encore Αγαθή πόλις (Agathé Polis), la « bonne ville ». Voir: http://arbre-celtique.com/encyclopedie/agatha-tyche-agatha-agathe-agde-5573.htm

Quoi qu’il en soit, voici une image extrêmement rare de David Hamilton, d’une jeune fille sur une plage (nous ignorons si elle a été prise à proximité de Cap d’Agde).

Nous sommes ravis de la reproduire ici, sur le blog « En défense de David Hamilton ». Il s’agit ici d’un « trésor », une image – de toute beauté, véritablement splendide – signée par David Hamilton, datée (1981) et munie du timbre de l’immense et inoubliable artiste.

Image fort rare – et sublime – de David Hamilton. Photo signée à la main par David Hamilton, datée (1981), munie du timbre de l’artiste.

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Une jeune fille blonde au bord de la mer (été 1987), par David Hamilton

Voici – sur le blog « En défense de David Hamilton » –  une photographie rare de David Hamilton, d’autant plus rare qu’elle est ici signée à la main par l’immense photographe, et datée (1987). Une pièce rare, voire unique (collection privée).

Il est heureux qu’existent, de par le monde, des collectionneurs exigeants de l’oeuvre de David Hamilton. Ces collectionneurs, ces esthètes, ces passionnés réduisent à néant les espérances des personnes qui ont détruit, ou  rêvé de détruire – dans des autodafés – l’oeuvre de David Hamilton.

David Hamilton, jeune fille blonde au bord de la mer, 1987. Photographie signée à la main, datée (1987).. Probablement, été 1987. Collection privée.

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Mary Hamilton nous a quittés

Née Maïténa Doumenach à Soulac-sur-Mer le 5 octobre 1939, Marie Laforêt – « la fille aux yeux d’or » – est décédée à Genolier, en Suisse. Son premier mari, le cinéaste Jean-Gabriel Albicocco, qu’elle avait épousé en  1961, a en effet lancé Marie Laforêt comme actrice dans ce film inspiré par une oeuvre fameuse d’Honoré de Balzac ( https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fille_aux_yeux_d%27or  ).

Si j’en parle ici, c’est que David Hamilton citait fort souvent (dans des entretiens accordés à la presse, ou dans des albums) une phrase d’Honoré de Balzac dans La Fille aux yeux d’or: «Mais chose étrange! si la Fille aux yeux d’or était vierge, elle n’était certainement pas innocente

Voir: https://www.vice.com/fr/article/4wz53q/interview-david-hamilton-paris-913

Marie Laforêt avait interprété, en 1971, une chanson intitulée Mary Hamilton.

Jacques de Ricaumont me l’avait présentée en 1986 et j’avais ainsi longuement interviewé Marie Laforêt, cette année-là, pour un quotidien français.

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En ce mois de novembre, un nouveau « carnet d’anniversaire » estival d’autrefois, de David Hamilton

 

Le blog « En défense de David Hamilton » est heureux de présenter, aujourd’hui (nos remerciements pour sa collaboration vont à notre ami Hans Peter, spécialiste de David Hamilton) ce nouveau calendrier, plus exactement un « carnet d’anniversaire« .

Datant des années 1970 (approximativement, après examen des photographies qui s’y trouvent, nous hasardons une datation: 1973 ou 1974), ce carnet d’anniversaire à chacune de ses pages contient l’inscription (en quatre langues) « Tag / Day / Jour / Giorno ».

L’éditeur était: Friedrich W. Heye Verlag.
Le tout contenait dix enveloppes et un calendrier.

Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de la plupart des reproductions ici proposées. Et nous engageons encore une fois nos collaborateurs à nous adresser des images de bonne qualité technique. Merci d’avance.

L’essentiel, cependant, étant de sauver la mémoire de David Hamilton.

Voir : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/calendrier-1973-1974-environ/

Couverture de ce livret d’anniversaire. L’image est ensuite reproduite de nouveau à l’intérieur dudit carnet. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

MOIS DE FEVRIER. Image reproduisant, de nouveau, celle de la couverture (voir photo précédente). Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

(Très probablement, mois de mars). Photographie extrêmement connue de David Hamilton, souvent publiée, aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

(Très probablement, mois d’avril). Photographie connue de David Hamilton, aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

(Très probablement, mois de mai). Photographie extrêmement connue de David Hamilton, souvent publiée, aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

(Très probablement, mois de juin) Photographie extrêmement connue de David Hamilton, souvent publiée, aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

(Très probablement, mois de juillet). Photographie extrêmement connue de David Hamilton, souvent publiée, aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

Photographie extrêmement célèbre de David Hamilton, souvent publiée (calendriers, albums), aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

Photographie extrêmement connue de David Hamilton, souvent publiée, aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

Photographie de David Hamilton qui est sans doute, dans ce livret d’anniversaire, la plus rare de toutes, ou l’une des plus rares. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

MOIS DE NOVEMBRE. Photographie extrêmement connue de David Hamilton, souvent publiée, aisément datable. Nous prions les lecteurs du blog de bien vouloir nous excuser pour la mauvaise qualité technique de l’image.

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Carlo Lorenzini dit Collodi, père de Pinocchio: combien de grands hommes nés, morts… et oubliés, ainsi que David Hamilton!

Le livre Pinocchio – que j’ai lu en italien et en français depuis l’âge de quatre ans, des dizaines de fois, et que je crois connaître puisque je lui ai aussi consacré maintes conférences littéraires publiques –  est l’un des plus grands livres jamais écrits. C’est aussi un des livres les plus vendus dans le monde

Son auteur, Carlo Lorenzini dit Collodi, est né et mort à Florence. Entre le lieu de sa naissance et celui de sa mort, il doit y avoir cinq cents mètres. Beaucoup d’habitants de Florence, en 2019, l’ignorent…

Il y a à Florence des hôtels qui s’appellent Collodi. Tous les magasins, même les boutiques tenues par des Pakistanais de pacotilles pour touristes, vendent chaque année des dizaines ou des centaines de milliers de marionnettes de Pinocchio en bois, ou de maillots (les Franglais disent « T-shirt ») à l’effigie du même Pinocchio. Pinocchio, c’est une attraction touristique. Pinocchio, c’est un commerce. Et c’est donc du bon pognon, de l’excellent pognon qui rentre abondamment, suppose-t-on, dans les caisses de la mairie de la ville de Florence.

En France (mais aussi, chose encore plus étonnante, à Florence), les gens n’ont pas lu Pinocchio. Ils n’ont pas non plus vu les rares bons films italiens inspirés par Collodi (le dernier étant celui de Comencini, au début des années 1970).

Les Français et les Florentins modernes, tout au plus, ont vu les déplorables ignominies américaines de la Disney, qui ont généralement dénaturé l’oeuvre de Carlo Lorenzini. Parce que, en deux mots, le livre Pinocchio est un livre qui se passe dans la ville de Florence d’autrefois. Et mieux vaut, pour comprendre maints épisodes et maints personnages, connaître la ville de Florence; se faire une idée des opinions politiques de Lorenzini et de la situation politique en Toscane à l’époque de la rédaction du livre;  et comprendre l’histoire, la psychologie et la langue des Toscans. Sinon, toutes les allusions « florentines » vous échapperont à jamais.

Toujours est-il qu’au Cimetière des Portes Saintes, on ne voit jamais grand monde devant la « chapelle Lorenzini », où est enterré Carlo Lorenzini.

Maintenant, je vais vous emmener en promenade. Suivez-moi…

Voici les chapelles immédiatement voisines de la chapelle Lorenzini. Elles sont bien tenues. On peut facilement y jeter un coup d’oeil.

 

Au milieu de ces chapelles (pour être précis: juste à côté de la « cappella Ploner », voir photo plus haut), vous trouvez la CAPPELLA LORENZINI. Mais voilà, c’est la seule qui est totalement close et à laquelle il est impossible d’accéder. Un rideau blanc cache soigneusement ce qu’il y a dedans. Pourquoi donc?…

Cappella Lorenzini: l’unique chapelle dans laquelle – dans cette allée du cimetière – il est impossible de jeter un coup d’oeil

Je suis d’un naturel curieux. N’y a-t-il pas quelque chose d’étrange, ici?

Carlo Collodi, l’un des génies universels de la littérature, né et mort à Florence, enterré à Florence, après avoir donné au monde Pinocchio qui est un hymne à la gloire de Florence, a donc à Florence une chapelle à laquelle on ne peut accéder?

La porte de la chapelle Lorenzini a de toutes petites ouvertures: de minuscules fentes (exemple, voir photo suivante).

Je me suis approché.

Aucune effraction, bien sûr, de ma part. Simplement, je me suis ingénié à comprendre ce que l’on pouvait diantre voir, à travers ces fentes, à l’intérieur de cette « chapelle » Lorenzini fermée au public.

Voici le résultat. Ce que vous voyez, en haut à droite, dans la fente, est sans doute le tombeau de Carlo Lorenzini. Et sous ce tombeau, on aperçoit des tas de choses de couleur orange. Des câbles électriques? Des tuyaux? Des fleurs artificielles?

Détail de la photo précédente

La « chapelle Lorenzini » est aussi encombrée  de sacs de plastique de couleur bleue, dont j’ignore ce qu’ils contiennent. Sont-ce des sacs pleins d’ordures? Ou encore, le personnel du cimetière a-t-il fait, de la « chapelle Lorenzini », un dépôt? Un dépôt de quoi?

Il n’est pas du tout aisé de prendre des photos à travers des fentes aussi étroites, et souvent difficiles d’accès.  Ce serait aux services « culturels » de la mairie de Florence d’envoyer sur place des inspecteurs.

Parce que, voilà, la ville de Florence, ville de naissance et ville de mort de l’un des plus grands écrivains de tous les temps, Carlo Lorenzini; Florence, ville de Pinocchio, ville qui gagne du bon pognon, de l’excellent pognon en vendant une multitude d’objets touristiques (et aussi de cartes postales) qui reproduisent la figure de Pinocchio, cette même ville de Florence permet que la tombe de Carlo Lorenzini ressemble à une décharge d’ordures ou, au mieux, à un dépôt de je ne sais quoi, mais certainement pas à une tombe.

Parce que, voilà, les prêtres de l’église qui se trouve à cent mètres de la tombe de Carlo Lorenzini permettent que cette sépulture ressemble à une décharge d’ordures ou, au mieux, à un dépôt de je ne sais quoi.

Je publierai prochainement, si tel est mon bon plaisir, d’autres images « édifiantes » de cette ignominie.

Il y a plus « drôle », si j’ose dire. Plus triste.

On lit (en haut, dans le marbre noir) « nato » et « morto »

Sur cette photo, on lit les mots NATO et MORTO (« né » et « mort »).

Né à Florence, mort à Florence et … enterré dans un dépotoir?

Détail. On lit, sur le marbre noir (en haut à droite), « nato » et « morto » (né et mort)

Quant au toit de la chapelle, aussi, il serait peut-être temps que les (hautes) intelligences de la mairie de Florence songent à restaurer la dernière demeure de Carlo Lorenzini

La ville de Florence (passée de Renzi à Nardella) débourse des sommes considérables pour publiciser et sponsoriser des « oeuvres » d’art moderne qui sont des merdes parfaites et complètes.

Cette municipalité ne peut-elle trouver des fonds pour la chapelle de Carlo Lorenzini?

Heureux David Hamilton, dont peu de gens savent quel a été le sort de sa dépouille mortelle…

 

 

 

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Un lieu de paix et de sérénité david-hamiltoniennes

Le Cimetière des Anglais, à Florence, est un lieu de très grande beauté. Il a été rendu célèbre par un grand nombre d’artistes (et notamment par un très fameux tableau du peintre suisse Arnold Böcklin : L’île des morts, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Île_des_morts_(Böcklin).

Arnold Böcklin était né le 16 octobre 1827 à Bâle, et il est mort le 16 janvier 1901, à San Domenico (Fiesole).

C’est un lieu de paix, plein de tombes d’enfants et de statues de jeunes filles ou de vieilles femmes.

Un lieu tel que l’on se prend volontiers à imaginer qu’il aurait pu accueillir la dépouille mortelle de David Hamilton (mais non, inutile de faire le voyage pour cela, ce n’est pas ici qu’ont eu lieu ses obsèques).

En ce 31 octobre 2019,  jour de la fête druidique de Samain dans le calendrier celtique, et à la veille du Jour de la Toussaint, voici quelques images de ce cimetière.

 

 

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« Dans le ciel »

Sur la page Facebook de l’écrivain Roland Jaccard, un renvoi à l’article que ce dernier a consacré à mon roman « Dans le ciel« .

Page Facebook de Roland Jaccard, un « post » sur « Dans le ciel »

 

 

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Après l’affaire David Hamilton, le « lynchage médiatique » de « l’écrivain G. » est-il imminent?…

 

30 octobre 2019.

Un nouveau « lynchage » médiatique en vue?

Vanessa Springora (comme l’expose son profil public : https://fr.linkedin.com/in/vanessa-springora-4519a955  ) a suivi les classes préparatoires du Lycée Fénelon (Hypokhâgne et Khâgne) dans les années 1991 – 1993. Elle a obtenu à la Sorbonne (Paris IV) un DEA de lettres modernes en Littérature française (1996).  Après une expérience de « volontaire internationale » à l’IFAL (Institut Français d’Amérique latine) et à l’Ambassade de France à Mexico (juillet 1998 à décembre 2002), elle a accompli un bref passage (2000) à l’Escuela Internacional de Cine y Television de Cuba (EICTV), où elle a suivi une formation à l’analyse et à l’écriture de scénarios de cinéma. Sa vie professionnelle a été celle d’un éditeur (Robert Laffont) depuis janvier 2010, après avoir été  assistante d’édition chez Julliard de mars 2006 à janvier 2010.

Entre juin 2003 et juin 2005, elle a été – avec Camila Mora-Scheihing ( https://www.europeana.eu/portal/it/record/2022116/urn_axmedis_00000_obj_95e203e6_f9f8_438b_9605_1431ffa4ec57.html  ) – l’un des auteurs du scénario et de la réalisation d’un « documentaire de création » intitulé  « Dérive », un documentaire long d’un peu plus de 50 minutes, en couleurs : http://www.autourdu1ermai.fr/bdf_fiche-film-1854.html .

Vanessa Springora, semble-t-il, a fait projeter le film (le 12 mars 2006) dans un Festival International de Films de Femmes de Créteil (FIFF) : https://filmsdefemmes.com/fiche-film/derive/ et https://www.imdb.com/title/tt0781361/releaseinfo?ref_=tt_dt_dt

« Dérive » a même obtenu ( https://www.tdv.itsra.net/spip.php?article17   ) un « Prix Enfance, Jeunesse » (750 €).

Vanessa Springora est décidément très présente sur les réseaux sociaux, y compris sur Trombi: ce qui permet même d’apprendre qu’elle a suivi sa scolarité, enfant, dans le sixième arrondissement de Paris: https://www.trombi.com/Personnes/Paris-75006/Vanessa-Springora-P-52FVJ-P)

Voilà ce que le public pouvait facilement savoir de Vanessa Springora, jusqu’à présent, simplement en consultant Internet. On ignorait cependant que, tout comme Flavie Flament, elle comptait elle aussi entamer une carrière d’écrivain.

Fille de parents ayant travaillé – de notoriété publique – à des postes prestigieux dans la presse française, Vanessa Springora affirme dans son livre avoir rencontré « l’écrivain G. » à l’âge de treize ans dans un dîner ( https://www.grasset.fr/livres/le-consentement-9782246822691   ), comme on va le lire maintenant dans ce Consentement (Grasset, sortie prévue le 2 janvier 2020).

Approximativement née à la même époque  que Flavie Flament; désireuse de devenir écrivain comme Flavie Flament: auteur d’un documentaire de cinoche (Dérive) tout comme Flavie Flament a mis son nom au générique du téléfilm La Consolation; auteur du Consentement (mot de quatre syllabes, comme Consolation); désignant du doigt un « homme de cinquante ans aux faux airs de bonze » (Flavie Flament, quant à elle, dénonçait « un célèbre photographe, alors âgé d’une cinquantaine d’années« ), Vanessa Springora publie chez Grasset, Flavie Flament chez Lattès (Grasset et Lattès faisant partie du même conglomérat d’éditions, celui de Hachette-livres).

Voilà donc deux histoires qui se ressemblent beaucoup. Jusqu’où vont-elles se ressemble?… On ose espérer que, cette fois, les pouvoirs publics – ou des avocats – interviendront afin que « l’écrivain G. », bouc émissaire du Consentement, ne voie pas – comme cela a été le cas pour David Hamilton – sa présomption d’innocence et sa réputation bafouées; qu’il ne soit pas ignominieusement insulté à la télévision; qu’il ne soit pas pourchassé par des journalistes, ou harcelé téléphoniquement; et qu’il ne devienne pas la cible de la haine aveugle et anonyme des haters et autres « justiciers » autoproclamés du Web.

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La rébellion de Galatée: quel écrivain sera la prochaine victime?

On avait eu La Consolation de Flavie Flament, au sujet d’un « photographe internationalement connu »; on a maintenant Le Consentement d’une autre dame, une certaine Vanessa Springora, au sujet d’un écrivain « aux airs de bonze » :

https://www.grasset.fr/livres/le-consentement-9782246822691

Ecrire des livres sur des jeunes filles va devenir de plus en plus difficile et dangereux… Hier, un Pygmalion rédigeait des poèmes, publiait des romans sur une jeune fille.

Aujourd’hui, quelques dizaines d’années passent et l’ancienne Galatée trempe à son tour sa plume dans l’encrier pour manifester son entière… absence de reconnaissance.

Pas difficile de comprendre, ici, qui est l’écrivain G., dont Vanessa Springora tomba jadis amoureuse et qu’elle voulait probablement seulement pour elle (« Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes »). Un écrivain décrit comme un « prédateur ».

« Prédateur », tiens voilà un mot très à la mode : et qui avait déjà été employé, en France, au sujet de David Hamilton.

Vanessa Springora écrit : « Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre ».

« Meurtre », « vengeance », diantre! Voilà les mots que l’on peut lire sur le site des éditions Grasset et dans l’oeuvre de Vanessa Springora.

On a eu également des phrases de ce genre dans l’affaire David Hamilton, lorsque certaines de ses anciennes modèles ont déclaré – en 2016 – à la grande presse qu’elles avaient nourri pendant longtemps le « désir qu’il meure ».

Très probablement, les journalistes téloche et radio – en ce moment – se préparent. La campagne anti-G. va commencer. Massive.

Il ne reste qu’à espérer que l’écrivain G. prenne des précautions, et qu’il ne finisse pas « suicidé » comme David Hamilton, lequel (rappelons-le) fut retrouvé avec la porte de son studio parisien ouverte, et un sac de plastique sur la tête, quelques jours après avoir déclaré qu’il allait porter plainte pour diffamation, et un mois après avoir signalé sur Internet qu’il craignait pour son existence. Et un mois, aussi, après avoir été traité en termes ignominieux (« enculé ») sur les ondes…

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Magique, éternelle, la Walpurgisnacht des Valkyries intemporelles de Max Stolzenberg

Voici quelques photographies de Max Stolzenberg, que je publie ici avec son accord.

Telles sont les modernes Valkyries de Max Stolzenberg, petites soeurs des Valkyries de la mythologie nordique, ces vierges guerrières au service d’Odin, maître des dieux. Les Valkyries étaient, littéralement, celles qui choisissaient les morts. Elles escortaient les âmes  des Héros au Valhalla, où ils devenaient des « Einherjar », dans l’attente de la venue du Ragnarök. Voici donc vingt photos dont l’auteur est Max Stolzenberg, poète de la lumière et de la féminité. Digne successeur de Gunter Sachs et de David Hamilton. J’aime quant à moi à contempler ses oeuvres en écoutant les Metamorphosen de Richard Strauss, les symphonies de Beethoven dirigées par Furtwängler, ou Don Giovanni de Mozart sous la baguette d’Herbert von Karajan. Et cela va sans dire, la deuxième partie de la tétralogie Der Ring des Nibelungen de l’immense Richard Wagner, La Walkyrie (1870).

 

 

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David Hamilton, nouveau marquis de Sade

Nous vivons une époque où, malheureusement (pour eux), les gens écoutent « l’adagio d’Albinoni » (qui N’EST PAS d’Albinoni), « l’Ave Maria » de Caccini (qui N’EST PAS de Caccini) – et la liste pourrait être beaucoup plus longue.

Une époque où les gens pensent que Cambronne a dit « merde » à Waterloo (faux, il ne l’a pas dit et l’a d’ailleurs confirmé dans ses propres mémoires – que personne n’a lus), une époque où des milliards de gogos croient à un tas de choses (parmi des dizaines d’autres, citons: apparitions de la Vierge Marie, extraterrestres verts dans leurs soucoupes, monstre du Loch Ness, Hitler vivant en Argentine après la guerre)…

Une époque où « on »a fait de David Hamilton un nouveau Marquis de Sade, sans doute parce que personne ne sait que Sade était… totalement inoffensif.

Comme David Hamilton.

Extrait de la préface de Gérard Macé à son propre livre sur Sade :

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Et-je-vous-offre-le-neant

Macé, sur Sade

 

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Vertus du choix et pluralisme démocratique de la société contemporaine: bien-pensance des andouilles ou bien-pensance des cornichons?

Suite à plusieurs commentaires que j’ai reçus sur ce blog, je voudrais revenir un instant sur l’agression dont a été victime Gabriel Matzneff. Une agression qui a eu lieu dans le sixième arrondissement de Paris et dont Roland Jaccard s’est à juste titre ému dans Causeur, le 19 octobre.

Il semble donc – je n’étais pas présent – que deux groupes « d’étudiants », selon la formule consacrée (mais qui sait ce que de tels « étudiants » étudient?…), deux groupuscules de plus ou moins jeunes gens aient cherché à s’en prendre à un écrivain désormais fort âgé. On dit que ces deux bandes étaient politiquement opposées.  La première bande, « d’extrême gauche » (il y a donc encore une « extrême gauche » en France?), aurait vu en Matzneff un « écrivain d’extrême droite » proche de je ne sais plus quel journaliste de cette mouvance. Tandis que l’autre bande, « d’extrême droite », aurait vu en Matzneff un « pédophile ».

Andouilles et cornichons, ou cornichons et andouilles? Mon humble opinion est que ce que ces « étudiants » voient ou ne voient pas dans un écrivain tel que Matzneff est sans importance. Ces « étudiants » devraient étudier (s’ils en sont capables)  et, en tout état de cause, ce n’est ni à eux – ni à personne – de faire régner l’ordre et la justice, et de jouer aux redresseurs de torts.  Toute violence physique, et même (comme ici) toute menace de violence est inexcusable.

J’en viens à l’essentiel. La « pédophilie » dont on accuse ici un homme.  Qu’est-ce qui autorise qui que ce soit à décréter que tel écrivain serait ceci ou cela?  Gabriel Matzneff est-il « d’extrême quelque chose »? Est-il « pédophile »? Je n’en sais rien. La question ne m’intéresse pas. Il y a parmi les écrivains des gens de toutes opinions. Il y  a parmi les écrivains des gens qui se trouvent aujourd’hui (ou ont fréquenté hier) un extrême, ou deux extrêmes, ou tous les extrêmes que l’on veut. Les trajets des êtres ne sont pas linéaires. Ils répondent à une logique intime. Il est souvent heureux que les gens ne soient plus complètement, à quatre-vingts ans, ce qu’ils étaient – ou croyaient être – ou disaient être à vingt. Exemple, Roland Jaccard est passé – selon une formule qu’il affectionne – du FLN au FN.

Il y a parmi les écrivains des gens qui ont des tas de fantasmes sensuels. Il y a des hétérosexuels et des homosexuels et des bisexuels. Des fervents du mariage et des amateurs de prostituées. Des zoophiles aussi, peut-être. Et des asexués. Et des pédophiles. Et des gérontophiles. Bref, il y a des tas de gens que d’autres gens définissent par des mots qui finissent par le suffixe –phile.

Ce qui me semble grotesque est de voir des andouilles et des cornichons causer de péchés « abominables » ou « inexcusables », ou prétendre employer la violence physique ou morale contre ceux qu’ils accusent de tels péchés.

Il y a des juges, en France. Il y a des policiers de la pensée. Il y a des curés. Il y a des ayatollahs. Il y a des censeurs. Qu’ils fassent leur métier. Qu’ils suivent leurs penchants.

Moi, je suis un homme libre et je choisis simplement de lire (ou de ne pas lire) tel ou tel écrivain. Il m’importe fort peu qu’un écrivain soit d’extrême gauche ou d’extrême droite, ou qu’il soit passé de l’extrême gauche à l’extrême droite (ou de l’extrême droite à l’extrême gauche). Il m’importe fort peu, surtout, de savoir ce qu’il fait sous ses draps. Ce qui m’intéresse est la quantité de beauté que je trouve dans ses pages.

Il n’y a pas d’écrivains d’extrême droite ou d’écrivains d’extrême gauche. Il y a les mauvais écrivains, qui sont légion. Et les bons. En d’autres termes, il y a extrêmement peu de bons écrivains. Et il y a une infinité d’écriveurs extrêmement mauvais. Matzneff est d’extrême talent.

Si j’ai envie de lire Gabriel Matzneff, je le lis. Si je n’ai pas envie de le lire, je ne le lis pas. Il ne me viendrait pas à l’idée d’ouvrir un bouquin de Frédéric Mitterrand. Ou d’assister à une conférence de sa part. Ou de la troubler.

En revanche, j’ai lu beaucoup des romans de Gabriel Matzneff, autrefois. Ce même Matzneff que j’avais découvert vers 1979 (j’avais dix-huit ans) en lisant sa chronique hebdomadaire tenue dans Le Monde.

Je m’intéresse à la littérature, à l’art et aux artistes. Je n’ai jamais tué personne, je ne suis pas un assassin, je ne me livre à nulle apologie de l’assassinat, mais j’adore François Villon et Caravage: deux assassins. Dois-je renoncer à mon amour pour Villon et Caravage? Dois-je renoncer à lire, si tel est mon bon plaisir, les livres – souvent admirables – de Matzneff? Devrais-je renoncer à lire Drieu La Rochelle, ou à aimer l’oeuvre de David Hamilton, parce qu’une ou l’autre bien-pensance prétendraient me l’interdire? Si je dois cesser de lire les écrivains qui ont tué, volé, ou qui allaient aux putes, ou qui pensaient contre leur époque, il ne va pas rester grand monde.

S’il y a des choses que je n’apprécie pas dans certains livres de Matzneff, et il y en a quelques-unes, ne suis-je pas assez grand pour passer tout seul à la page suivante? Ne suis-je pas doué de sens critique? Qui dit, au demeurant, que je sois obligé d’être d’accord en tout et pour tout avec les propos d’un écrivain?

Je n’ai pas à juger un écrivain pour ce qu’il est accusé d’avoir fait, et pas même pour ce qu’il aurait affirmé avoir fait, ou pour ce que le personnage ou le narrateur de l’un de ses livres serait censé avoir fait. Personnellement, je ne partage pas certains des goûts qui ont semble-t-il  été ceux de Gabriel Matzneff. Mais j’aime, très souvent, l’univers matznévien.

Dois-je brûler ses livres en place publique pour contenter les petits lyncheurs, les petits censeurs, les petits frustrés, les petits illettrés, les petits moralistes? Si les conceptions moralisatrices – qui font actuellement les délices des troupeaux conformistes planétaires – devaient s’installer durablement en France, c’en serait fini de la littérature. En tout cas, de la bonne. Il resterait dans les librairies Moix et Flament.

Jadis défenseur (dès l’époque où il collaborait au Monde) de Matzneff, Roland Jaccard lui reste fidèle. Dans Causeur, il vient d’écrire : « Depuis son essai sur les moins de seize ans il est devenu un symbole : celui de l’écrivain plus soucieux du style que de la morale, vivant en hédoniste à la manière de Byron (il faut lire son livre sur la diététique de Lord Byron) ou d’Oscar Wilde, bref un hérésiarque ». ( https://www.causeur.fr/gabriel-matzneff-metoo-epstein-167621 )

Un essai – celui sur « les moins de seize ans » – paru dès 1974, faut-il rappeler, en pleines années david-hamiltoniennes donc.

Je voudrais aussi savoir comment on pourrait oser condamner un romancier pour avoir mis en scène (comme Nabokov dans Lolita) de tels récits. M’est avis que la littérature – et il y a longtemps, bien longtemps, trop longtemps que cela dure – n’a été que trop souvent condamnée, et il suffit de songer ici à la – ridicule – condamnation des Fleurs du Mal. Toute condamnation, au nom de motifs extra-littéraires, de l’oeuvre de quelque écrivain que ce soit, est à mes yeux déplorable.

C’est la bien-pensance des andouilles et la bien-pensance des cornichons, cela va sans dire, qui ont été fatales à David Hamilton.

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To Max Stolzenberg’s nymphs (éternelle présence des dieux autour du temple étrusque de Fiesole)

Temple étrusque de Fiesole (Firenze), photo prise en octobre 2019. La présence des anciens Dieux est tangible dans la lumière, qui dessine leurs visages à l’aide des dessins des branches et des reflets du soleil.

To Max Stolzenberg’s nymphs

 

To the Gods the time of the blue apples
Who are kind to mirrors
Large sunny of the sidewalks,
To the Gods the time of cloudy dresses
Who are friendly to the windows
Nights of great heat wave,
Loops and wicks on the necks,
To the Gods buns, jewels of a penny,
To the Gods the moon reflecting
The pure candour of the actress,
From the actress to the game lending herself,
To the Gods, charming hands touching the brows,
Ogives, ribbons and ovals,
To the Gods the times of the harvest
When Death kills a statue
In his countless and silent dance.

Temple étrusque de Fiesole (Firenze), photo prise en octobre 2019. La présence des anciens Dieux est tangible dans la lumière, qui dessine leurs visages à l’aide des dessins des branches et des reflets du soleil.

There will be no other harvest
That Death and ruins,
Broken and desecrated marbles.
My harvest is on the horizon
And my harvest is the horizon.

Temple étrusque de Fiesole (Firenze), photo prise en octobre 2019. La présence des anciens Dieux est tangible dans la lumière, qui dessine leurs visages à l’aide des dessins des branches et des reflets du soleil.

Horizon, the gold of transparency.
Horizon, the celestial orchards
On the horizon of lost time,
Rules of the game broken
And too-sweated rules of the game
On the horizon of my prison,
To the West of my exile
Who has dead name: so be it.

Temple étrusque de Fiesole (Firenze), photo prise en octobre 2019. La présence des anciens Dieux est tangible dans la lumière, qui dessine leurs visages à l’aide des dessins des branches et des reflets du soleil.

And it’s the Time, time that works
In the blond hay on summer nights,
Along the paths, under the moon,
The Time that sits on the walls
Stone, in the sun, in tailor.

Temple étrusque de Fiesole (Firenze), photo prise en octobre 2019. La présence des anciens Dieux est tangible dans la lumière, qui dessine leurs visages à l’aide des dessins des branches et des reflets du soleil.

And it is the Time, time that dances,
And it’s the Time that swayes
Chanted from dress to white dress,
Leather sandals, marble feet,
Music of a step that moves away,
The Time That Walks Down the Steps
From my deconsecrated temples,
Time running, Time passing.
He’s not coming back, my time,
This is the time under which I bend,
It’s the time that so badly use
Girls who are seventeen years old.
Haven’t I been anything? Was I heaven?
Time takes me away, and silence
Gave me all the answers.
To the Gods, the time of light dresses
Who in the great sun, under the trees,
The bowed breasts and the acute eye,

Temple étrusque de Fiesole (Firenze), photo prise en octobre 2019. La présence des anciens Dieux est tangible dans la lumière, qui dessine leurs visages à l’aide des dessins des branches et des reflets du soleil.

Golden face to things never heard,
Within the shadow were bluish.

(O.M., Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, 2010,

deuxième édition 2016,

3e édition 2018.

Texte traduit du français à l’anglais)

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David Hamilton et… César (19)

David Hamilton, en 1989, avec… César Baldaccini, dit « César », né le premier janvier 1921 à Marseille et mort le 6 décembre 1998 à Paris.

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« Dans le ciel », roman: quelques pages sur Giulietta, sept ans, « fillette david-hamiltonienne »

Roman « Dans le ciel », hors commerce, 172 pages, 12 chapitres

 

Introduction – texte intégral – du roman « Dans le ciel« .

 

Sur « Dans le ciel« , voir, sous la plume de Roland Jaccard : https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/

 

 

Giulietta Risani

2 août 1940 – 6 décembre 1947

 

Printemps 2019.

 

« Mais elle estoit du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin ».

(François de Malherbe).

« L’aptitude au bonheur n’est pas égale pour tous les hommes. Elle est plus forte, autant qu’il me semble, chez les médiocres que chez les hommes supérieurs ».

(Anatole France, La vie en fleur).

Cette introduction pourra être lue en écoutant les Variations sur le nom Abegg en fa majeur, opus 1, de Robert Schumann, par Clara Haskil.

Giulietta (collection privée)

Dans le ciel florentin, pas un bout de bleu ; au-dessus des toits, des nuages gris et sombres, presque noirs, pesants, gonflés de pluie, inquiétants. Je ne me lasse jamais de rendre visite, au Cimetière des Portes Saintes (Cimitero delle Porte Sante), aux tombeaux de Carlo Lorenzini et de Vasco Pratolini.
Ce jour-là, mon regard avait été attiré par une sépulture à laquelle je n’avais jamais prêté attention. Ce n’était pas la tombe d’un personnage célèbre, mais celle d’une petite fille morte à l’âge de sept ans.
Sur la dernière demeure de Giulietta Risani, il y avait sa photographie. Le cliché avait été pris peu après la seconde guerre mondiale, très probablement sur l’esplanade Michel-Ange (piazzale Michelangelo) qui surplombe Florence. Derrière Giulietta, on devinait les quartiers de la ville dévastés, éventrés par les bombes américaines.
J’avais été frappé par la délicatesse et la joliesse de cette enfant. C’était une charmante fillette brune. Elle avait des tresses de jeune fille david-hamiltonienne. Giulietta Risani, pour moi, ressemblait à une rencontre amoureuse. Choc au cœur. Bouleversement esthétique. Quelle importance qu’elle fût morte en 1947, treize ans avant ma naissance ? On peut tomber amoureux d’une personne dont on n’a jamais vu qu’une photographie. Et de quelqu’un qui est mort depuis longtemps.
Je m’étais juré de reconstituer l’histoire de cette inconnue. Je ne possédais pas beaucoup d’informations. Un prénom : Giulietta. Un nom de famille : Risani. Une date de naissance, une autre de mort. Elle avait vécu du 2 août 1940 au 6 décembre 1947.
A l’aide de ces éléments, j’avais entrepris des recherches. Celles-ci m’avaient mené dans des bibliothèques florentines, où j’avais consulté les collections des journaux d’époque. Je m’étais faufilé dans les archives de quelques cimetières, principalement celui des Portes Saintes, inauguré en 1848 ; et celui de Trespiano, qui date de 1784. J’avais même fouillé parmi les dossiers médicaux conservés dans certains hôpitaux. Glanant un renseignement après l’autre, par bribes, à la façon des morceaux d’un puzzle, j’avais pu établir en quel lieu Giulietta était morte : via di San Giuseppe, au numéro 28. L’immeuble compte trois étages, et, sauf erreur de ma part, huit appartements. Au-dessus de la porte, aujourd’hui encore, malgré les rénovations successives de la façade, on aperçoit une pierre qui porte une brève inscription consumée par le temps, illisible. Elle pourrait avoir un lien avec le couvent de Sainte-Élisabeth du Chapitre (convento di Santa Elisabetta del Capitolo).
En d’autres termes, l’édifice qui avait abrité Giulietta Risani appartenait peut-être, jadis, à ce couvent de Sainte-Élisabeth du Chapitre, mieux connu en tant que couvent « des Pinzochere » (italien pinzochero ou pinzocchero, parfois pizzocchero et autres variantes ; du latin médiéval pinzocarus ; « bigot »). Il avait été supprimé par Cosimo I de’ Medici et la porte latérale que les femmes utilisaient pour entrer dans la basilique de Santa Croce est depuis longtemps murée. Coïncidence, j’ai habité pendant l’hiver 2003-2004 dans une maison toute proche et, l’été d’après, via delle Pinzochere où j’ai même dormi pendant quelques mois dans le lit du célèbre écrivain, historien de l’art, homme politique et maire de Florence, Piero Bargellini.

 

Porte de la maison. Photo prise la nuit. Automne 2019.

Inscription (illisible) sur le mur de la maison.

Maison. Photo prise la nuit. Automne 2019.

Via San Giuseppe avait eu énormément de noms au cours de l’Histoire. Le plus ancien était lié à la présence, ici, d’un édifice des Templiers. Le nom de la rue avait changé après 1307, lors de la suppression de l’Ordre des Templiers par Clément V. Ce fut ensuite la rue du Tabernacle (celui qui se trouve à l’angle de via de’ Macci). Plus tard encore, la rue devint la rue des Mécontents (via de’ Malcontenti). Les condamnés à mort la parcouraient, juste avant leur exécution.
Par sa fenêtre, Giulietta apercevait le palazzo Bardi Serzelli, sous la forme que lui a donnée l’architecte florentin Gasparo Maria Paoletti (1727-1813) dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. En 1843, c’est là que résidait l’écrivain anglais Frances Milton Trollope (1773-1869) en compagnie de son fils, l’écrivain et historien Thomas Adolphus (1810-1892). Un autre appartement était occupé par la famille Garrow, notamment Theodosia (1816-1865), bientôt épouse de Thomas Trollope.
Il m’avait fallu environ deux semaines pour commencer à me faire une idée, fût-elle sommaire ou encore imparfaite, de ce qu’avait été l’existence de Giulietta Risani.
Quelques mots étaient gravés sur la plaque ornant sa tombe :

GIULIETTA
FIGLIA CARISSIMA DI PIETRO E FLORINDA RISANI.
A SOLI 7 ANNI FU DAGLI ANGELI TOLTA ALLA TERRA.
TESORO NOSTRO
CHE SEI DA TUTTI RICORDATA PER LA TUA BONTA,
RICORDATI DI NOI, DEI TUOI FRATELLINI.
QUANTO PIANGEMMO DICENDOTI ADDIO.

L’inscription m’avait été d’un énorme secours. Giulietta était fille de Pietro Risani et de Florinda (le nom de jeune fille de la mère n’était pas indiqué). On pouvait aussi en déduire que Giulietta avait eu un nombre indéterminé de « petits frères » (fratellini). A vrai dire, ce terme posait problème. S’il s’agissait d’enfants nés avant elle, ils auraient été ses aînés et la logique aurait voulu que l’on écrive « ses grands frères », ou « ses frères », tout court ; mais pas « ses petits frères ». L’emploi du diminutif laissait entendre qu’ils fussent nés après la naissance de Giulietta. Or celle-ci était venue au monde le 2 août 1940. Les petits frères (ils étaient forcément au moins deux) – avaient dû naître entre juin 1941 et décembre 1947. Si les « petits frères » étaient nés après 1947, en outre, il eût été contraire à la logique de prier la fillette décédée de « se souvenir » d’eux, puisqu’elle ne les aurait jamais connus de son vivant.
Giulietta avait été « enlevée par les anges à la terre » pour être portée dans le ciel ; sa bonté était soulignée. Tout cela correspondait à l’impression très vive que me donnait sa photographie, sur sa pierre tombale. L’épitaphe s’achevait par des mots déchirants (« quanto piangemmo dicendoti addio »), avec un charmant emploi du passé simple (le passato remoto, tellement apprécié en Toscane), « combien nous pleurâmes en te disant adieu » !
Était-il possible d’en savoir davantage sur Giulietta Risani ? Le 2 août 1940 avait été un vendredi. Pourtant, dans le journal La Nazione n° 187 du mardi 6 août 1940, page 2, son nom apparaissait parmi les identités des enfants nés les 4 et 5 août. Et non point (La Nazione n° 185 du samedi 3 août) au nombre des naissances du 2 août.
Elle était morte le samedi 6 décembre 1947 à six heures du matin, de myocardite chronique. Le décès, comme je l’ai dit plus haut, avait eu lieu au domicile familial. Sa dépouille mortelle était arrivée le lendemain, 7 décembre, au cimetière des Portes Saintes, où elle avait été enterrée (quadro 34, cella 6) et enregistrée par les employés, dans le registre, sous le numéro 67. Sa mort avait été annoncée dans La Nazione n° 228 du mercredi 10 décembre 1947, page 2, dans la rubrique rapportant les naissances, mariages et décès non pas du 6, mais des 7, 8 et 9 décembre.
Les typographes avaient orthographié son nom de famille : Resacci. On lisait textuellement : « Resacci Giulietta di Pietro a. 7, via San Giuseppe 28 ». C’est-à-dire : « Giulietta Resacci, fille de Pietro, âgée de sept ans, 28 rue San Giuseppe ». Resacci était-il une erreur (comme il me paraît probable), voire le nom de naissance de la mère ?
Telles étaient les premières informations que j’avais réunies5.
Le nom de famille (cognome) Risani, plutôt rare, est présent en Italie du Nord, principalement en Toscane (et surtout, semble-t-il, dans les provinces de Florence et de Sienne). D’origine incertaine, il pourrait être associé à des noms comme Riso et Risi, avec une suffixation en ani.
Pietro Risani, père de Giulietta, était mort à l’hôpital florentin de Careggi le lundi 30 janvier 1961, à deux heures dix minutes de l’après-midi, des suites d’un infarctus du myocarde. Selon les registres du cimetière de Trespiano, il était âgé cette année-là de 47 ans ; si cette mention est exacte, il était né en 1914. Il avait été inhumé le surlendemain, mercredi premier février 1961, dans la tombe (loculo) n° 2323. Son décès avait été annoncé dans la rubrique nécrologique de La Nazione (jeudi 2 février 1961, page 4).
J’avais dû constater que sa tombe n’existait plus depuis le 4 février 1974.
Florinda, mère de Giulietta, était décédée le mercredi 11 novembre 1942, de bronchopneumonie. Il ne pouvait pas y avoir erreur sur la date de son décès, qui avait eu lieu « via 28 Ottobre, 28 » (nom, sous le régime fasciste, de via di San Giuseppe). Tout cela était confirmé dans la rubrique nécrologique de La Nazione n° 271 (vendredi 13 novembre 1942, page 2). Mais dans le quotidien toscan, comme dans le registre du cimetière, son prénom était retranscrit ici « Florida », et là « Flora ».
A en croire ce même registre, elle aurait été âgée, au moment de sa mort, de 69 ans. Elle serait née en 1873. Et alors, ce serait à l’âge de 67 ans qu’elle aurait donné naissance, en 1940, à Giulietta. Impossible.
Il était plus qu’improbable que Pietro Risani, né en 1914, ait pris pour femme Florinda née en 1873, laquelle aurait eu quarante-et-un ans de plus que lui. Même s’il l’avait épousée à l’âge de dix-huit ans, en 1932, elle aurait eu cinquante-neuf ans.
Puisque Florinda était morte en novembre 1942, deux ans et trois mois après la naissance de Giulietta, il faudrait considérer que les petits frères évoqués sur la tombe fussent nés après le 2 août 1940 (date de la naissance de Giulietta) et avant le 11 novembre 1942 (date du décès de Florinda). A qui pouvait faire allusion le « nous », dans la phrase : « Combien nous pleurâmes en te disant adieu » ? La maman de Giulietta étant morte en 1942, il ne pouvait rester pour pleurer la petite fille, en 1947, que son père (voire ses éventuels petits frères, dont je n’ai cependant trouvé nulle trace).
Il y avait eu une erreur de transcription dans les registres cimétériaux et dans la presse, au sujet de l’âge de Florinda. Laquelle devait avoir non pas soixante-neuf ans en 1942, mais vingt-neuf. A Trespiano, j’ai longuement cherché sa tombe (cella 184, terrazza O). Elle n’existe plus depuis le 27 août 1954. A noter que son mari, encore vivant à cette date, n’avait pas fait renouveler sa concession funéraire.
Les tombes de Pietro et de Florinda ont été retournées depuis longtemps. En revanche, quelqu’un fleurit encore, en 2019, celle de leur fille. Un lumignon y brille. Courageuse petite flammèche électrique.
Il ne demeure rien de Giulietta Risani. Si ce n’est cette photographie, en noir et blanc, d’une gamine qui dirigeait son regard vers le cimetière où elle serait enterrée quelques mois plus tard.
Coïncidence : au numéro 40 de via San Giuseppe, à très peu de mètres de la maison où est morte Giulietta Risani en 1947, une initiale redoublée orne la rosta de fer forgé d’un beau portail du seizième siècle : G.G.

(Introduction – texte intégral – du roman « Dans le ciel« , automne 2019)

Au numéro 40 de via San Giuseppe, à très peu de mètres de la maison où est morte Giulietta Risani en 1947, une initiale redoublée orne la rosta de fer forgé d’un beau portail du seizième siècle : G.G.

Au numéro 40 de via San Giuseppe, à très peu de mètres de la maison où est morte Giulietta Risani en 1947, une initiale redoublée orne la rosta de fer forgé d’un beau portail du seizième siècle : G.G.

 

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Gustave Flaubert et une précision sur la « race pas morte », celle des « gladiateurs »

 

Tout récemment, Roland Jaccard – fervent défenseur de David Hamilton – a recensé mon roman « Dans le ciel« .

Un roman où – par ailleurs – David Hamilton est cité en quelques occasions.

Roland Jaccard a fait allusion dans son article

( https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/   )

à une phrase de Gustave Flaubert.

J’ai cité cette phrase (soulignée plus bas en rouge) dans Dans le ciel.

Roland Jaccard (photo empruntée à son blog)

Voici le texte complet de la lettre de Gustave Flaubert.

https://flaubert.univ-rouen.fr/correspondance/conard/lettres/59b.html

À Ernest Feydeau.
[Croisset, première quinzaine d’octobre 1859].
[Pléiade : octobre 1859]
Ta lettre m’a navré, mon pauvre Feydeau ! Que veux-tu que je te dise ? Quelle banalité t’offrir ? Je pense beaucoup à toi, voilà tout. Est-ce qu’il n’y a plus aucun espoir ? Pauvre petite femme ! C’est affreux ! Tu as et tu vas avoir de bons tableaux et tu pourras faire de bonnes études ! C’est chèrement les payer. Les bourgeois ne se doutent guère que nous leur servons notre coeur. La race des gladiateurs n’est pas morte, tout artiste en est un. Il amuse le public avec ses agonies. Comme tu dois être éreinté, écrasé, brisé ! Le seul moyen dans ces crises-là de ne pas trop souffrir, c’est de s’étudier soi-même démesurément, et la chose est possible, car l’esprit a une acuité extraordinaire.
Ma mère me charge de te dire combien elle te plaint ; elle a si profondément passé par là !
Adieu, mon pauvre vieux, bon courage.
Je t’embrasse.

Gustave Flaubert, Correspondance, 1859, page 340.

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Si vous aimez lire quelque chose qui ne soit pas à la mode de la merde

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ».

Nous vivons une époque étonnante! Etonnante par son manque de curiosité, par son manque de goût, par son conformisme!

Mes trois derniers livres en date sont:

  • Je crie à toutes filles mercis, 532 pages de mémoires : et les plus passionnants parus depuis au moins cinquante ans;
  • Une dernière leçon de mon école, avec une couverture en couleurs qui est l’oeuvre d’un ami de David Hamilton, Max Stolzenberg:
  • Dans le ciel, roman (automne 2019).

Avec une photographie de couverture de MAX STOLZENBERG

Qu’on le croie ou non, ces trois livres ont suscité fort peu d’articles dans la presse ou sur Internet, à l’exception principale de ceux que leur a consacrés un écrivain de renom comme Roland Jaccard. Qu’on le croie ou non, ces livres ont été lus par tout au plus quelques centaines de personnes,  principalement en France (et aussi en Italie). Qu’on le croie ou non, ces livres ne sont même pas demandés par quelques personnes qui visitent pourtant chaque jour ou presque ce blog (ou laissent des commentaires sous pseudonyme). Internet est le royaume des anonymes et de l’Ephémère.

Les raisons de tout cela sont multiples. Les masses ont perdu la passion de la lecture. Les masses, et les fausses « élites », lisent de la merde – oups, pardon, de la mode. Les masses sont éduquées et vivement engagées à lire de la merde. Celle que leur vante la pub des épiceries « littéraires » que sont, à 99, 99%, les maisons d’édition et les journaux. De la merde et de la mode, c’est kif kif. Les masses préfèrent lire des auteurs (qui vendent parfois des dizaines ou des centaines de milliers d’exemplaires) et qui, pourtant, écrivent un million de fois moins bien que moi. Ajoutez à cela la bonne vieille avarice. « On » ne commande pas un livre, on préfère raquer sa redevance téloche ou aller au restaurant. Terrifiant aveu de gens chez qui l’estomac, et les intestins, ont depuis longtemps beaucoup plus d’importance que le cerveau. Beaucoup de gens sont très généreux en protestations de « soutien moral » – d’autant plus inutile qu’il reste à l’état de promesses verbales – mais disparaissent comme par enchantement dès lors qu’il pourrait s’agir de glisser un demi-doigt dans leur larfeuille, pour acheter un bouquin.

Il reste cette réalité: je m’honore d’avoir, en Europe (voire dans le reste du monde), quelques lecteurs – souvent fidèles. J’estime qu’ils constituent une toute petite élite, une vraie élite. J’aime qu’ils me choisissent et fassent de moi leur écrivain de chevet. J’aime les choisir, moi aussi. Je n’ai pas envie d’être lu par n’importe qui. Je n’ai pas envie d’être lu par des gens qui lisent n’importe quoi.

Si trouver un lecteur est difficile, trouver une lectrice – ce que j’appelle, moi, une lectrice – est une gageure. On est bien loin, aujourd’hui en 2019, du monde david-hamiltonien qui n’était sans doute, dès les années 1970 et en très grande partie, qu’une – belle – illusion.

Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, 2010. Couverture de la troisième édition (2018).

Voici un poème de mon recueil Les jeunes filles ont l’âge de mon exil (2010, deuxième édition 2016, troisième édition 2018). Un livre qui écrase et ridiculise tous les poétereaux d’aujourd’hui, y compris ceux qui reçoivent des « Nobel » ou des « Goncourt » – prix qui sont en réalité exclusivement réservés aux valets du politiquement correct, et aux faux rebelles.

Aux Dieux le temps des pommes bleues
Qui sont aimables aux miroirs
Grands ensoleillés des trottoirs,
Aux Dieux le temps des robes lestes
Qui sont aimables aux fenêtres
Des nuits de grande canicule,
Boucles et mèches sur les nuques,
Aux Dieux chignons, bijoux d’un sou,
Aux Dieux la lune reflétant
La pure candeur de l’actrice,
De l’actrice au jeu se prêtant,
Aux Dieux, les mains aux fronts charmantes,
Ogives, rubans et ovales,
Aux Dieux les temps de la moisson
Où la Mort tue une statue
Dans sa danse innombrable et tue.


Il ne sera d’autre moisson
Que de la Mort et que des ruines,
Marbres brisés et profanés.
Ma moisson est à l’horizon
Et ma moisson est l’horizon.
Horizon, l’or des transparences.
Horizon, les vergers célestes
A l’horizon du temps perdu,
Des règles du jeu transgressées
Et des règles du jeu trop sues
A l’horizon de ma prison,
A l’occident de mon exil
Qui a nom mort : ainsi soit-il.
Et c’est le Temps, le Temps qui marche
Dans les foins blonds des nuits d’été,
Le long des chemins, sous la lune,
Le Temps qui s’assied sur les murs
De pierre, au soleil, en tailleur.


Et c’est le Temps, le Temps qui danse,
Et c’est le Temps qui se déhanche
Scandé de robe en robe blanche,
Sandales de cuir, pieds de marbre,
Musique d’un pas qui s’éloigne,
Le Temps qui dévale les marches
De mes temples déconsacrés,
Le Temps qui court, le Temps qui passe.
Il ne reviendra pas, mon temps,
C’est le Temps sous lequel je ploie,
C’est le Temps que si mal emploient
Les filles qui ont dix-sept ans.


Ne fus-je rien ? Fus-je le ciel ?
Le Temps m’emporte, et le silence
M’a donné toutes les réponses.
Aux Dieux, le temps des robes claires
Qui au grand soleil, sous les arbres,
Les seins en proue et l’œil aigu,
Joue rouge aux choses inouïes,
Au sein de l’ombre bleuissaient.

(Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, livre largement diffusé puisqu’il a eu trois éditions: 2010, 2016 et 2018).

Roman « Dans le ciel », hors commerce, 172 pages, 12 chapitres

Trois livres à lire.

  1. Je crie à toutes filles mercis.

Un livre auquel Roland Jaccard a consacré un brillant article, paru à la fois dans la presse écrite (Le service littéraire) et sur deux blogs !

Voir: https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles

Voir par ailleurs: https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-se-souvient-de-david-hamilton

2. Une dernière leçon de mon école.

Je renvoie à :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/05/29/une-derniere-lecon-de-mon-ecole-eine-letzte-lektion-meiner-schule-a-last-lesson-of-my-school/

Et à:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/une-derniere-lecon-de-mon-ecole/

Ou encore à:

http://maxstolzenberg.com/2019/05/02/une-derniere-lecon-de-mon-ecole/

Ici, quelques extraits de ma Dernière leçon de mon école :

https://lequichotte.com/2019/05/30/une-derniere-lecon-de-mon-ecole-un-nouveau-livre-dolivier-mathieu/

3. Dans le ciel.

Article (octobre 2019) de Roland Jaccard: https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/

 

 

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« Dans le ciel », lettre à un petit garçon, roman (2019, par Olivier Mathieu)

Roman « Dans le ciel », hors commerce, 172 pages, 12 chapitres. 

Où que vous soyez, dans quelque ville du monde que vous vous trouviez, des enfants jouent dans les parcs de jeux; ils se balancent sur les balançoires, grimpent aux arbres, courent, font du patin à roulettes, crient, rient; c’est ce que faisait encore Gabriel, il y a quelques mois. Six ans durant, il a grandi près de moi.

Les cris des enfants s’élèvent encore aujourd’hui vers le ciel, terrain idéal pour les jeux éternels de Gabriel. Sans le savoir, oui, les cris des enfants – même ceux qui ne l’ont jamais personnellement connu – célèbrent sa mémoire.

Gabriel – pas encore huit ans – a encore tenu entre ses mains « Dans le ciel« , qui vient de paraître.

Il a dit: « Je suis célèbre ».

Roland Jaccard (photo empruntée à son blog)

Roland Jaccard est – avec Gabriel Matzneff et quelques autres, rarissimes – l’un des derniers écrivains libres de cette époque ( https://en.gravatar.com/rolandjaccard   ).

Mon ami Roland Jaccard, né le 22 septembre 1941 à Lausanne d’une mère juive autrichienne, est un grand écrivain, critique littéraire, essayiste et éditeur suisse. Il a même été psychanalyste (pendant six mois)! Il s’y connaît en drame (son père et son grand-père se sont suicidés) et nul que lui ne pouvait mieux lire, comprendre et recenser Dans le ciel, qui est le roman d’un autre drame: celui de la maladie – gliome infiltrant du tronc cérébral – d’un enfant.

La recension de Roland Jaccard à mon livre Dans le ciel: https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/

OLIVIER MATHIEU, UN GLADIATEUR FACE À LA MORT

 

Mon dernier roman en date, « Dans le ciel« , consacré à la vie d’un petit garçon, vient de paraître.

Dans le ciel a été écrit dans la ville de Florence, et dans celle de Venise, entre fin avril et début septembre 2019. Relié au fil, il possède une couverture en couleurs, et contient aussi un petit cahier de photographies (huit pages de photographies en couleurs). Les chapitres sont au nombre de douze. Les photographies de l’ouvrage ont pour auteur ma propre personne ou, la plupart du temps, sa mère (qui en a, naturellement, autorisé la publication). 172 pages.

L’ouvrage, édité par souscription avec un important tirage (j’en profite pour remercier ici les souscripteurs), est destiné exclusivement à ceux qui ont permis sa parution, ainsi qu’à quelques-uns de mes amis écrivains, journalistes ou éditeurs, auxquels il a été offert (plus de cinquante exemplaires diffusés, à ce jour, dans les milieux parisiens de la presse, de l’édition et de l’Université).

Ce livre  inspiré par des faits extrêmement douloureux ne sera en aucun cas diffusé dans le commerce. Ce voeu est celui de la mère de l’enfant, et c’est le mien.

A noter que David Hamilton est cité à plusieurs reprises dans le roman Dans le ciel.

—————

Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon, roman de Marie de Vivier (1971, Paris)

Je suggère et conseille  ces lectures complémentaires:

  • Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon, le livre que Marie de Vivier (1899-1980) a publié à Paris en 1971, et dont je suis le personnage principal.

« En désespoir de cause », postface du docteur Albert Delaunay; traduction par Marguerite Mathieu

  • En désespoir de cause, livre d’Elliott Smith, http://www.sudoc.fr/105827185, traduit de l’américain par Marguerite Mathieu(éditions La Palatine, Paris et Genève, 1964), ouvrage fameux dans lequel Elliott Smith racontait la mort survenue à l’âge de sept ans de son fils Kim, tout en défendant des thèses anticonformistes et très intéressantes au sujet du cancer et de ses thérapies.
  • Je crie à toutes filles mercis, par Olivier Mathieu, 2018, et notamment la dédicace de cet ouvrage à Gabriel.
  • Une dernière leçon de mon école, par Olivier Mathieu, avril 2019, et notamment la dédicace de cet ouvrage à Gabriel.

 

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David Hamilton et… Douglas Fairbanks (18)

Douglas Fairbanks, acteur, producteur et scénariste américain, né le 9 décembre 1909 à New York, et mort le 7 mai 2000 dans la même ville. Ici, la photo avec David Hamilton date de 1980.

David Hamilton et Douglas Fairbanks Junior

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David Hamilton et… Charlotte Rampling (17)

Tessa Charlotte Rampling est née le 5 février 1946 à Sturmer (Essex); actrice britannique d’expression française et anglaise, la voici avec David Hamilton sous le feu nourri des photographes (Festival de Cannes, 1977).

Charlotte Rampling a posé nue dans le magazine PHOTO n° 81 (JUIN 1974), dont la couverture était illustrée par David Hamilton.

David Hamilton au Festival de Cannes

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L’extrême connerie a frappé Gabriel Matzneff

Roland Jaccard vient de publier dans Causeur d’Elisabeth Lévy un article où je lis notamment :

( http://www.causeur.fr/gabriel-matzneff-metoo-epstein-167621 )

« Scènes hallucinantes dans un café du Quartier Latin, L’Euridyce, où jeudi en fin d’après-midi mon ami Gabriel Matzneff a été successivement attaqué, à l’occasion d’un hommage organisé par Arthur Pauly, par des étudiants d’extrême droite décidés à le lyncher, puis par d’autres abrutis d’extrême gauche estimant qu’il fallait l’envoyer illico presto au Goulag ».

Je ne suis pas actuellement à Paris et ne connais donc pas les tenants et les aboutissants de cette agression dénoncée par mon ami Roland Jaccard.

Mais Roland a certainement raison quand il ajoute:

« Matzneff dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne ferait pas de mal à une mouche et que ses amitiés l’emportent largement sur ses convictions politiques – je doute même qu’il en ait de bien précises – a été pris à parti pour son goût de la provocation et son amour pour les très jeunes filles. Personne ne l’avait sans doute lu, mais depuis son essai sur les moins de seize ans il est devenu un symbole« .

Et encore, toujours sous l’excellente plume de Roland Jaccard:

« Ayant assisté à ce déchaînement de violence inouïe qui sonnait le glas de la littérature – heureusement Gabriel a pu être exfiltré – j’avoue qu’après les attaques contre Renaud Camus agressé au Jardin du Luxembourg et les tentatives de démolir à plusieurs reprises La Nouvelle Librairie située rue de Médicis et tenue par l’excellent Francois Bousquet, je me suis demandé ce que je faisais encore dans ce pays. Un pays où un journaliste du Monde est capable de vous dire qu’ il préférerait se couper un bras que d’acheter Causeur. Il va de soi que la presse conventionnelle se garde bien de mentionner ces faits-divers : elle s’en réjouit plutôt. Après les violences subies par Gabriel Matzneff, je lui ai bien entendu envoyé un mot de réconfort. Il m’a répondu qu’une telle agression ne lui était jamais arrivée, ni dans un salon du livre, ni dans une librairie, ni nulle part. Il ajoute – et comment lui donner tort ? – que la « bêtise à front de taureau » dont parle Baudelaire devient chaque jour plus violente et plus hystérique. Le nouvel ordre moral totalitaire qui triomphe en France devient irrespirable. « Je t’avoue, conclut-il, que cette mésaventure me met le moral dans les chaussettes. Les seules réunions possibles seront désormais les clandestines. L’avenir est aux catacombes. »

Que dire, sinon que le blog « En défense de David Hamilton » juge nécessaire et même indispensable de faire écho à la protestation de Roland Jaccard?

On comprend d’ailleurs ici, encore une fois, les risques encourus par un David Hamilton en octobre et en novembre 2016.

Où que ce soit, quand que ce soit, pour quelque motif qu’une agression ait lieu, j’ai toujours pensé qu’il est abject et lâche de s’en prendre, souvent à plusieurs contre un, à un poète, à un écrivain, à un romancier, dans le but de faire taire une voix hors du choeur.

On a le droit de ne pas être d’accord avec Gabriel Matzneff – j’estime, pour ma part, que c’est un très grand écrivain – ou avec qui que ce soit d’autre. Mais on devrait toujours permettre aux créateurs de dire ce qu’ils veulent, et même – à l’occasion – des choses susceptibles de choquer les conformismes ambiants. En tout état de cause, ce n’est pas à des jeunes sans cervelle, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche, de faire la justice ou la police de la pensée dont parlait Orwell. D’extrême gauche ou d’extrême droite, les lyncheurs appartiennent toujours à un camp, et à un seul, celui de l’extrême connerie. Ou de l’extrême pruderie. C’est la même chose.

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David Hamilton et… Sam Spiegel (16)

Le fameux Sam Spiegel, producteur américain, était né le 11 novembre 1901 à Jarosław (alors en Autriche-Hongrie, aujourd’hui en Pologne) ; il est  mort le 31 décembre 1985 sur l’île de Saint-Martin.

David Hamilton et Sam Spiegel

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L’univers de David Hamilton (15)

Illustration extraite de l’album « Le monde de David Hamilton » (éditions Denoël, 1996).

Illustration extraite de l’album « Le monde de David Hamilton » (éditions Denoël, 1996).

 

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David Hamilton et… Esther Jane Williams (15)

David Hamilton et Esther Williams.

Esther Jane Williams, née le 8 août 1921 à Inglewood (Californie) est morte le 6 juin 2013 à Beverly Hills.

David Hamilton et Esther Williams

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David Hamilton et… « Freddy » Cushing et Caterine Milinaire à la TRUMP TOWER (14)

« Freddy » Cushing, la photographe et journaliste de Queen Caterine Milinaire, et David Hamilton (Trump Tower, New York, 1989).

Cette photo peut être l’occasion d’un commentaire, que voici.

Frederick Ames (dit « Freddy ») Cushing était né le 6 avril 1934 à New York. (On notera donc pour commencer qu’il était né au mois d’avril, comme David Hamilton). Fils d’Howard Gardiner Cushing (décédé en 1979), cet homme à femmes avait été marié à Natalie Fell puis à Jan Golding, et en troisièmes noces à Caterine Milinaire. « Freddy » Cushing est mort le 15 novembre 2013 à Newport, Rhode Island (on notera donc qu’il est mort au mois de novembre, encore une fois comme David Hamilton).

« Freddy » Cushing était le petit-fils de Howard Gardiner Cushing. portraitiste de renom: la galerie Cushing au Newport Art Museum a été construite en sa mémoire.

Avec son épouse Caterine Milinaire, il avait créé une société de vidéos basée aussi bien à New York qu’à Newport, produisant diverses vidéos notamment pour les musées et les offices de tourisme. Mais surtout, Cushing était peintre ; il peignait aussi bien à l’huile qu’à l’aquarelle (surtout des paysages marins). En août 2011, Fred A. Cushing avait ainsi présenté une exposition de trente de ses peintures à la « Isherwood Gallery« , à Newport, Rhode Island.

Il pouvait ainsi y avoir bien des points en commun entre lui et David Hamilton.

 

David Hamilton, Frederick Cushing, Caterine Milinaire à la TRUMP TOWER

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David Hamilton et… Leni Riefenstahl (13)

David Hamilton et Leni Riefenstahl, en 1974.

Helene Amalia Bertha Riefenstahl était née le 22 août 1902 à Berlin et elle est décédée le 8 septembre 2003 à Pöcking (Allemagne).

Voir:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/04/26/lancetre-des-chapeaux-de-paille-de-david-hamilton/

Avec Leni Riefenstahl

David Hamilton et Leni Riefenstahl

David Hamilton, Leni Riefenstahl, Helmut Newton dans PENTHOUSE PHOTO WORLD

David Hamilton et Leni Riefenstahl

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L’univers de David Hamilton (14)

Illustration extraite de l’album « Le monde de David Hamilton » (éditions Denoël, 1996).

Illustration extraite de l’album « Le monde de David Hamilton » (éditions Denoël, 1996).

 

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« A Suitcase full of Pictures » (8-10 November 2019)

There are a multitude of contemporary photographers. Especially at that time, hundreds, thousands, hundreds of thousands of people feel « photographers » because they are able to press a trigger…

Many photographers send me their works and I never publish them. I don’t advertise them on this blog. Simply because I’m sensitive to beauty. However, their works do not inspire me at all.

I have never met Max Stolzenberg but – this is the exception that confirms the rule – I find in his images real affinities with the art of David Hamilton and, better yet, with the philosophy of the girl that underpinned the work of David Hamilton.

That is why I would like to publish here the invitation to the exhibition held next November in Germany.

Il existe une multitude de photographes contemporains. Surtout à cette époque, des centaines, des milliers, des centaines de milliers de gens se sentent « photographes » parce qu’ils sont capables d’appuyer sur un déclencheur d’appareil photo…

Beaucoup de photographes m’envoient leurs oeuvres et je ne les publie jamais. Je ne leur fais aucune publicité sur ce blog. Tout simplement parce que je suis sensible à la beauté. Or, leurs oeuvres ne m’inspirent strictement rien.

Je n’ai jamais rencontré Max Stolzenberg mais – c’est l’exception qui confirme la règle – je trouve dans ses images des affinités réelles avec l’art de David Hamilton et, mieux encore, avec la philosophie de la jeune fille qui sous-tendait l’Oeuvre de David Hamilton.

Voilà la raison pour laquelle je me permets de publier ici l’invitation à l’exposition organisée, au mois de novembre prochain, en Allemagne.

 

Photographie Max Stolzenberg

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David Hamilton et… Monika Broeke (12)

Plusieurs photographies, parmi une infinité d’autres, de David Hamilton avec son actrice Monika Broeke.

David Hamilton et Monika Broeke

David Hamilton en 1983 avec l’actrice allemande Monika Broeke, lors du tournage du film « Premiers désirs ».

David Hamilton et Monika Broeke, 1983

David Hamilton et l’actrice allemande Monika Broeke, tournage d’un film de David Hamilton

Exactement comme cela avait été le cas avec Dawn Dunlap, née le 28 octobre 1964 (photos entre 1976 et 1979, film « Laura les ombres de l’été »  en 1979), David Hamilton avait photographié Monika Broeke depuis plusieurs années. Nul que lui n’était évidemment mieux adapté pour former des modèles à l’art du cinéma. Voici une photo de 1982, prise par David Hamilton à Hawai, de Monika Broeke.

Voici par exemple une photo, prise par David Hamilton à Hawai en 1982, de l’actrice allemande Monika Broeke

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David Hamilton, photographe magistral des dernières jeunes filles du vingtième siècle

Avec, pour cet article, mes remerciements à Bernhard.

 

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues ou dans des albums), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. On reconnaît deux ou trois modèles fameux et / ou habituels de David Hamilton.

D’autres séries de photographies de David Hamilton, comme celle-ci, suivront.

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

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Parmi des dizaines voire des centaines d’autres photographies de David Hamilton, nous choisissons aujourd’hui de publier celles-ci, qui appartiennent à une période bien reconnaissable du parcours du grand photographe. Parfois célèbres (ou appartenant à des séances photographiques qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans des revues), parfois moins connues, ces images sont – sauf erreur de notre part – toutes antérieures à 2007. Blog « En défense de David Hamilton ».

 

 

 

 

 

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