David Hamilton, i segreti di un mito (les secrets d’un mythe)

Tout le monde connaît cette fameuse séance de photographies, dont sont nées – entre autres – diverses cartes postales (éditions Agep).

Carte postale David Hamilton, éditions Agep, France.

Il existe aussi cette image (plus rare, à notre avis).

Photographie appartenant à la même séance. David Hamilton, fin des années 1970 ou tout début des années 1980.

En revanche, on ne sait pas toujours qu’une image – de toute beauté – de la même série a servi en Italie à illustrer la couverture de la très fameuse revue de photographie IL FOTOGRAFO, numéro de SEPTEMBRE 1981, éditions Mondadori.

Couverture de la revue italienne (éditions MONDADORI) IL FOTOGRAFO, n° de septembre 1981.

 

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« Éthique et esthétique sont une seule et même chose »: de Ludwig Wittgenstein, vu par Roland Jaccard, à David Hamilton.

Très célèbres ou moins connues, extraites d’albums fameux de David Hamilton,  publiées souvent dans les revues de photographie d’alors, et parfois comme cartes postales ou comme affiches, datant généralement de la fin des années 1960 et du début des années 1970, quelques images de David Hamilton.

*

« Éthique et esthétique sont une seule et même chose« , disait Ludwig Wittgenstein, homme libre parmi les hommes libres.

A lire:

Roland Jaccard, « L’Enquête de Wittgenstein« , Presses Universitaires de France, collection « Perspectives critiques », novembre 1998, 89 pages (n° ISBN 978-2130495925)

Vient de reparaître:

https://www.arlea.fr/L-Enquete-de-Wittgenstein

Lisez, je vous le conseille (j’en reparlerai peut-être dans quelque temps) :

 

« Éthique et esthétique sont une seule et même chose », David Hamilton aussi aurait pu le dire.

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La vérité des faits, un détail inutile

Aujourd’hui, tout le monde est « écrivain », tout le monde est « photographe », tout le monde est « acteur ». Et donc, un « acteur » (je plaisante) américain répondant au nom de Jussie Smollett a été inculpé pour avoir simulé une attaque « raciste et homophobe » dans l’espoir de faire avancer sa p’tite carrière.

Le monsieur, qui tant qu’on y est, se croyant déjà « acteur », se dit aussi « chanteur », est poursuivi pour dépôt de fausse plainte. Il y aurait aussi  (certains parlent de seize) un grand nombre de nouveaux chefs d’inculpation contre lui.  « Mécontent de son salaire » (sic), dit-on, il avait bobardé avoir été agressé par deux (méchants) individus masqués, en plein centre de Chicago, qui lui auraient lancé des « insultes racistes et homophobes » sans oublier d’achever leur sale besogne en frappant cette malheureuse victime de la haine la plus vile. Les deux agresseurs présumés sont deux deux frères originaires du Nigeria, et s’appelleraient Ola et Abel Osundairo. Malgré son salaire de misère, Smollett les avait payés 3.500 dollars pour mettre en scène cette « agression ». Ce doit être – eux aussi – de mauvais acteurs.

« Les fausses plaintes causent des dégâts réels », a déclaré le chef de la police de Chicago, Eddie Johnson, accusant Jussie d’avoir « exploité la douleur et la colère du racisme pour promouvoir sa carrière ». Comme d’habitude, cette inique « agression »  n’avait pas manqué de provoquer, selon la formule désormais consacrée, « une vive émotion » dans l’opinion publique.  Jussie avait reçu aussitôt  le soutien de nombreuses personnalités.

Il est à espérer que des journalistes indépendants, ou des sociologues sérieux, effectuent un jour ou l’autre – si ce n’est déjà fait – des enquêtes scientifiques et statistiques afin de déterminer combien de fausses plaintes sont déposées de la sorte, devant la justice, aux Etats-Unis ou en Europe.  Les faux crimes de haine, semble-t-il, ont hélas tendance à augmenter, ces temps-ci.  Ils sont extrêmement médiatisés.

Nous sommes en pleine époque des lynchages médiatiques, aussitôt suivis par ce qu’il faut appeler un emballement des réactions. C’est un monde d’où la logique a disparu pour laisser la place à une émotivité primaire.

Quand des accusations mensongères déferlent contre un homme,  alors la réalité des faits cesse d’exister. Elle n’est plus qu’un détail inutile. On l’a bien vu lors de la campagne de presse orchestrée contre David Hamilton. Guy Debord, à son époque, avait parfaitement explicité tout cela.

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David Hamilton et les années « Twen »

 

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8 mars, notre hommage au temps où les femmes étaient reines de grâce et de beauté

De la nécessité de dire merci aux jeunes filles d’antan, c’est-à-dire d’une époque où j’avais moins envie de dégueuler qu’aujourd’hui, 8 mars 2019.

Qui connaît, aujourd’hui, la revue « King« , qui paraissait en Italie dans les années 1960 et 1970? En voici quelques couvertures, parmi des dizaines et des centaines d’autres.

Je ne dirai pas que telle est la seule tragicité de la vie, mais c’est certainement l’une des principales. Ces photographies datant, globalement, des années 1968 à 1972, toutes ces jeunes filles sont aujourd’hui de très vieilles femmes ou, plus probablement, sont déjà mortes.

Moi qui ai écrit un livre intitulé Je crie à toutes filles mercis, j’en reviens à François Villon pour citer cet admirable poème.

Les regrets de la belle Heaulmière
(François Villon)

Advis m’est que j’oy regretter
La belle qui fut heaulmière,
Soy jeune fille souhaitter
Et parler en ceste manière :
« Ha ! vieillesse felonne et fière,
Pourquoy m’as si tost abatue ?
Qui me tient que je ne me fière,
Et qu’à ce coup je ne me tue ?
« Tollu m’as ma haulte franchise
Que beauté m’avoit ordonné
Sur clercz, marchans et gens d’Eglise :
Car alors n’estoit homme né
Qui tout le sien ne m’eust donné,
Quoy qu’il en fust des repentailles,
Mais que luy eusse abandonné
Ce que reffusent truandailles.
« A maint homme l’ay reffusé,
Qui n’estoit à moy grand saigesse,
Pour l’amour d’ung garson rusé,
Auquel j’en feiz grande largesse.
A qui que je feisse finesse,
Par m’ame, je l’amoye bien !
Or ne me faisoit que rudesse,
Et ne m’amoyt que pour le mien.
« Jà ne me sceut tant detrayner,
Fouller au piedz, que ne l’aymasse,
Et m’eust-il faict les rains trayner,
S’il m’eust dit que je le baisasse
Et que tous mes maux oubliasse ;
Le glouton, de mal entaché,
M’embrassoit… J’en suis bien plus grasse !
Que m’en reste-il ? Honte et peché.
« Or il est mort, passé trente ans,
Et je remains vieille et chenue.
Quand je pense, lasse ! au bon temps,
Quelle fus, quelle devenue ;
Quand me regarde toute nue,
Et je me voy si très-changée,
Pauvre, seiche, maigre, menue,
Je suis presque toute enragée.
« Qu’est devenu ce front poly,
Ces cheveulx blonds, sourcilz voultyz,
Grand entr’œil, le regard joly,
Dont prenoye les plus subtilz ;
Ce beau nez droit, grand ne petiz ;
Ces petites joinctes oreilles,
Menton fourchu, cler vis traictis,
Et ces belles lèvres vermeilles ?
« Ces gentes espaules menues,
Ces bras longs et ces mains tretisses ;
Petitz tetins, hanches charnues,
Eslevées, propres, faictisses
A tenir amoureuses lysses ;
Ces larges reins, ce sadinet,
Assis sur grosses fermes cuysses,
Dedans son joly jardinet ?
« Le front ridé, les cheveulx gris,
Les sourcilz cheuz, les yeulx estainctz,
Qui faisoient regars et ris,
Dont maintz marchans furent attaincts ;
Nez courbé, de beaulté loingtains ;
Oreilles pendans et moussues ;
Le vis pally, mort et destaincts ;
Menton foncé, lèvres peaussues :
« C’est d’humaine beauté l’yssues !
Les bras courts et les mains contraictes,
Les espaulles toutes bossues ;
Mammelles, quoy ! toutes retraictes ;
Telles les hanches que les tettes.
Du sadinet, fy ! Quant des cuysses,
Cuysses ne sont plus, mais cuyssettes
Grivelées comme saulcisses.
« Ainsi le bon temps regretons
Entre nous, pauvres vieilles sottes,
Assises bas, à croppetons,
Tout en ung tas comme pelottes,
A petit feu de chenevottes,
Tost allumées, tost estainctes ;
Et jadis fusmes si mignottes !…
Ainsi en prend à maintz et maintes. »

François Villon

 

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David Hamilton: « Was nicht schön ist, sieht er nicht » (Deutschland, 1970)

David Hamilton / Deutschland, 1970

TWEN

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/12/24/david-hamilton-et-twen/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/11/02/un-document-rarissime-sur-david-hamilton-et-twen-seule-et-unique-avant-garde-europeenne-de-lapres-guerre/

Deutschland, 1970.

En couverture: David Hamilton et ses modèles (vers 1970, Allemagne)

TWEN / DAVID HAMILTON

TWEN / DAVID HAMILTON

Couverture (David Hamilton) du n° de TWEN de mai 1970

Détail de la couverture du n° de mai 1970

DAVID HAMILTON

« Was nicht schön ist, sieht er nicht »

(« Ce qui n’est pas beau, il ne le voit pas »)

 

LES ANNEES HEUREUSES DE DAVID HAMILTON, MAITRE DE LA BEAUTE

David Hamilton / Deutschland, 1970

Jeune fille au regard plein d’amour regardant David Hamilton, le grand Poète de la Beauté

 

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David Hamilton, immense maître de la Beauté

Allemagne, 1970

Deutschland, 1970

Une jeune fille regardant David Hamilton. Allemagne, 1970 environ.

Jeune fille au regard plein d’amour regardant David Hamilton, le grand Poète de la Beauté

Au sujet de cette photo, un ami – abonné à ce blog – m’écrit : « D’après l’apparence des rochers, qui sont semblables à ceux de la photo que l’on voit à la page 69 de « Vingt-cinq ans d’un artiste » (1992), je déduis que celle-ci a été prise à Saint-Tropez ».

Demain, 8 mars 2019, sur le blog « En défense de David Hamilton » :

« Was nicht schön ist, sieht er nicht« 

(« Ce qui n’est pas beau, il ne le voit pas »)

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David Hamilton, un homme prodigieusement dangereux pour le monde moderne

Elevé que j’ai été dans la musique classique et la passion de l’art lyrique, je ne puis être suspecté d’être un amateur fanatique de Michael Jackson, dont même l’apparence physique me donne (à vrai dire) envie tantôt de rire, tantôt de pleurer de pitié, tantôt de rendre. Je ne vois dans ce monsieur qu’un malheureux pantin, un clown minuscule, un pauvre type.  Une « idole » du monde moderne – je parle ici de l’ensemble des « vedettes » internationales de rock and roll et autres immondices pseudo-« artistiques ». Des gens qui, dénués des moindres connaissances musicales et du moindre talent, chanteurs sans voix, auteurs de textes nullissimes et / ou de musiquettes insipides, deviennent milliardaires parce qu’ils sont extrêmement utiles, ou plus exactement même indispensables au Système pour canaliser les mauvais goûts du grand public. Pour souligner la décadence intellectuelle, esthétique et spirituelle de la génération précédente et pour se préparer à reproduire et à augmenter la décadence intellectuelle, esthétique et spirituelle de la prochaine. Tout Etat a intérêt à ce que la Jeunesse passe et perde son temps dans les stades de fouteballe. Et dans les « concerts » où des braillards se donnent en spectacle, cassent littéralement les oreilles de leurs auditeurs extasiés, et leur remplissent le cerveau d’une bouillabaise sonore d’une parfaite, totale, consternante nullité. Les amateurs de fouteballe et de rock and roll ne feront jamais la moindre révolution réelle. C’est là une certitude. L’Etat le sait et s’en réjouit. Tout au plus, ces gens suivront les chemins tout tracés de la « rébellion » autorisée, conseillée et quasiment obligatoire. Les hommes modernes « danseront » sur toute cette horreur, avec une lourdeur très éloignée de la grâce de ces hommes injustement vilipendés que l’on appelle « préhistoriques » et, au bout de quelques années, avec leurs très jolies oeillères où il est écrit « Freedom », ils finiront mariés, larbins serviles du tripalium et excellents contribuables.

N’écoutant jamais la radio et encore moins les borborygmes des Jackson et compagnie, il m’importe fort peu que des radios retirent  les (j’ouvre les guillemets) « chansons » (je ferme les guillemets)  de ce dernier. J’entends que dans une société à peu près normale, et sur une planète normale, toute cette ignominie devrait passer directement à la poubelle. C’est ce qui adviendrait, du moins, si l’humanité avait un sursaut incroyable de bon goût et désirait se dépolluer les oreilles et le cerveau. Alors, à la radio, on entendrait par exemple Clara Haskil, Maria Judina, Maria Grinberg, Horowitz, Richter, Kempff…  Cela n’adviendra pas, évidemment!

Cela dit, je ne comprends pas les raisons pour lesquelles il faudrait déprogrammer les chansonnettes débiles de Jackson, plutôt que 99 % de celles qui ont été publiées et diffusées depuis 70 ans environ par ses collègues « artistes ».

Jackson était-il pédophile? Ne l’était-il pas? J’ai mon opinion à ce sujet, et je la garde pour moi. De toute façon, il s’agit d’un mort. Il m’intéresse fort peu de savoir si tel écrivain, tel photographe, et encore moins tel « chanteur » (ou présumé tel) ont été pédophiles ou pas. Ce qui m’intéresse, moi, est de savoir si les oeuvres qu’ils ont laissées sont des oeuvres de valeur, ou pas. François Villon fut un assassin et ce fut un immense poète. J’aime et j’aimerai toujours l’oeuvre de Villon. En revanche, si l’oeuvre de poétereaux – assassins ou pas – m’est indifférente, c’est qu’il s’agit de poétereaux. La biographie des grands peintres, des grands écrivains, des vrais grands artistes m’intéresse très relativement. Je ne suis ni flic, ni juge, ni censeur, ni curé, ni journaleux.  Je me refuse à juger Jackson sur des accusations (proférées en outre après sa mort) de « pédophilie ». Personnellement, je le juge simplement à l’aune de sa nullité artistique. Une nullité ni inférieure, ni supérieure à celle de 99 % de la sur-merde et sous-culture occidentale moderne et contemporaine.

Je m’étonne quand je lis, dans la presse, ces propos d’une dame : « Nous sommes attentifs aux commentaires de nos auditeurs, et le documentaire diffusé dimanche soir a suscité des réactions », a déclaré en effet une certaine Christine Dicaire, porte-parole d’un groupe de télécommunications et audiovisuel québécois. « Nous préférons réagir à la situation en retirant les chansons des ondes de nos stations pour le moment », a-t-elle ajouté.

Oui, voilà qui m’étonne. Il m’étonne que des « commentaires » d’auditeurs puissent suffire à interdire la diffusion de chansons, fussent-elles d’une vulgarité ou d’une crétinerie infinies. Combien de commentaires faudrait-il que j’adresse aux radios ou aux télés en les priant de ne plus diffuser Madonna ou Elvis Presley, mais Dietrich Fischer Dieskau? Combien de commentaires faudrait-il que j’adresse aux radios ou aux télés en les priant de ne plus diffuser Bilal Hassani, mais Beniamino Gigli? Combien de commentaires faudrait-il que j’adresse aux radios ou aux télés en les priant de ne plus diffuser du rap, mais Samson François?

Par ailleurs, faut-il donc croire qu’il n’y a eu personne, en France, pour protester auprès des radios et des téloches contre la campagne de haine dont a été victime David Hamilton à la fin de 2016? Ou alors, ces radios et ces téloches ont-elles soigneusement évité de donner le moindre écho à de telles protestations?

Il serait – telle est mon opinion – souhaitable que l’école, les radios et les télés donnent un enseignement musical à la jeunesse (je parle de musique, pas d’ordureries), que les jeunes générations soient éduquées dans la beauté, par la beauté, pour la beauté. Voilà des principes qui n’ont pas été mis souvent en oeuvre au cours de l’Histoire et, en tout cas, pas depuis très longtemps. L’Union soviétique – pour ne prendre que cet exemple – avait des écoles de musique et produisait des musiciens extraordinaires. Comment ne pas songer, ici, à l’anecdote de Staline en larmes après avoir écouté un concerto de Mozart joué par la sublime pianiste juive Maria Judina?… Il est évidemment nettement plus simple de fabriquer des Michael Jackson et autres histrions de rock. La vedette de rock ne sachant pas chanter, cela ouvre des perspectives – égalitaires comme il convient – à des milliards de médiocres qui ne savent pas chanter non plus, gratteront à quinze ans trois accords (trois, pour les plus doués d’entre eux) sur une guitare et, un tout petit peu plus tard, se contenteront de professions banales et d’une existence à jamais anonyme. Pour supporter leur esclavage démocratique, ils auront cependant le droit de faire des selfies, ou de révéler au monde sur Twitter leur absence de pensée à des milliards d’autres internautes décérébrés, bref de se sentir et croire « heureux » en chantant sous leur douche les « tubes » des vedettes milliardaires. Pour atteindre un tel but, on saisira la nécessité impérieuse qu’il existe quelques abrutis milliardaires qui, à force d’être sous les feux de la rampe, finissent même peut-être pour certains d’entre eux par se prendre pour des artistes ou des intellos.

Pour en revenir à Jackson, un documentaire (« Leaving Neverland ») a été diffusé sur une chaîne américaine (HBO). Dans ce film (durée : quatre heures), deux hommes « témoignent », lit-on dans la presse. Comme d’habitude. La presse, comme d’hab, ne sait pas écrire.  Deux hommes ne « témoignent » pas. Ils affirment, unilatéralement, avoir subi des abus sexuels de la part de Jackson, à une époque où ils étaient mineurs.

En France, on en est désormais à l’indignation anticipée. Le « documentaire » sur Jackson n’a pas encore été diffusé. Il devrait l’être le 21 mars 2019 (sur la chaîne M6).  Mais certains téléspectateurs se seraient d’ores et déjà « indignés » de son contenu auprès du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel).

C’est quasiment drôle, cette société française! Une société qui ne s’indigne nullement si un pitre comme Jackson (et des milliers d’autres du même genre) leur déverse pendant des décennies (avec la complicité criminelles – crimes contre l’esprit – des maisons de disques, des radios, des télés…) des nullités cacophoniques « chantées » (sic) en Anglais (ou franglais globish). Non, là, ça « n’indigne » personne en France, pays où l’on a de toute évidence l’indignation sélective.

La France, comme toute l’Europe, comme le monde entier, ne « s’indignent » nullement du fait que le rock and roll ait été une vaste opération de propagande et de décervèlement, programmée après la seconde guerre mondiale, pour anesthésier et lobotomiser l’humanité tout au long de dizaines de générations  (lisez par exemple l’excellent Se distraire à en mourir, de Neil Postman, préface de Michel Rocard, éditions Nova).

Non, la France « s’indigne » d’allégations qui, vraies ou fausses, sont faites après la mort de Michael Jackson. Elle s’indigne là où on lui dit de s’indigner, dès lors que ces allégations touchent aux tabous du moment.

Il ne s’agit pas, ici, d’effectuer un parallele entre Michael Jackson et David Hamilton. Parce qu’un tel parallèle ne tient tout simplement pas la route. David Hamilton n’a jamais été condamné à quoi que ce soit. Il n’a jamais versé des millions de dollars à qui que ce soit (comme Jackson, tout au contraire, en a versé à des familles d’enfants).

La chaîne française M6 a prévu non seulement de « déconseiller le programme aux moins de 12 ans » lors de sa diffusion, elle aurait également l’intention de « rééquilibrer » ce « documentaire » sur Jackson (qui donne si longuement la parole aux victimes présumées). L’émission sera paraît-il suivie d’un « débat ».

Voilà des précautions – fort utiles, en effet – que personne n’a prises quand il s’est agi de David Hamilton. Sur David Hamilton, pas le moindre « débat ». Juste le déversement unilatéral, du matin au soir, jusqu’à la nausée, des allégations portées contre lui. Au bonheur des sycophantes, la conspiration et la consolation des ex-miss reconverties en concierges des moeurs.

Dans le cas de Michaël Jackson, des téléspectateurs « s’indignent » AVANT la diffusion d’une émission. Dans le cas de David Hamilton, combien de Français ont-ils écrit pour protester, auprès de ce même CSA, APRES les insultes ignominieuses (voire homophobes) proférées par un histrion  contre David Hamilton?

Combien de personnes ont-elles défendu David Hamilton auprès du CSA?… Zéro? Ou alors, ces protestations ont-elles été soigneusemengt passées sous silence?…

Des Français « s’indignent » avant une émission sur Jackson, mais pas le moins du monde après une, dix ou cent émissions qui ont été autant de lynchages médiatiques abjects et répugnants contre David Hamilton.

Quelle chaîne française a songé à « rééquilibrer » les diverses émissions où des bouffons ont déversé leur fiel à l’encontre de David Hamilton, 83 ans, qui pourtant avait droit à la présomption d’innocence, qui pourtant n’avait jamais été condamné à quoi que ce soit et à qui personne, de son vivant, n’a jamais donné la parole pour s’exprimer et se défendre d’une campagne – massivement orchestrée  – d’une haine démentielle à son égard?

David Hamilton, de son vivant, n’avait pas d’avocats. Faut du pognon, pour avoir des avocats!… Michael Jackson, lui, dans un monde fait pour les guignols comme lui, du pognon, il en avait…

Il y avait fort longtemps que fort peu de gens achetaient encore des albums de David Hamilton. Les maisons de disques de Jackson continuent en revanche à empocher des dizaines ou des centaines de millions de dollars en diffusant chansons, images et vidéos d’une laideur absolument émétique.

Que de différences entre Michael Jackson et David Hamilton!…  Préférant de toute façon les jeunes filles pubères et nubiles (l’âge nubile fut longtemps celui autorisant le mariage, 15 ans chez la femme française, 18 ans chez l’homme, cf. Code civil, article 144; mais depuis le 4 avril 2006, l’article 114 du Code civil a porté de 15 à 18 ans l’âge minimum légal pour le mariage des jeunes filles…), David Hamilton n’invitait certes pas de tout petits garçons autour de lui, comme le faisait Jackson. Apparemment content de la couleur de sa peau et de son apparence physique, David Hamilton n’avait pas non plus recours au chirurgien esthétique.

David Hamilton éduquait à la beauté. Il engageait et conduisait non pas à la laideur, mais à la beauté. Son succès ne pouvait certes être que très momentané.

David Hamilton, voilà un homme qui était de ce fait profondément dangereux pour le monde moderne.

Le monde moderne le lui a fait payer.

 

 

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Le 8 mars, notre journée des jeunes filles de David Hamilton

Mars, mois du printemps et de l’innocence, de la pureté, de la beauté des jeunes filles hamiltoniennes

Dès la semaine du mercredi 8 mars au mercredi 16 mars 1977 – on parlait beaucoup dans la presse française du film Bilitis, de David Hamilton, qui sortit (juste une semaine après le 8 mars) afin de rendre hommage au poète Pierre Louÿs et, plus en général, à l’innocence, à la pureté, à la beauté des jeunes filles hamiltoniennes. Bilitis apparut sur les écrans le 16 mars 1977, une semaine avant le printemps.

Le printemps, la saison david-hamiltonienne par excellence.

Un an plus tard, d’ailleurs, j’ai dansé mon premier slow le 8 mars 1978, comme je l’ai récemment écrit dans mon livre (532 pages) Je crie à toutes filles mercis, détail qui a frappé l’imagination de Roland Jaccard dans le bel article qu’il vient de publier dans le Service littéraire (n° 126, mars 2019).

« Ce qu’il en reste, ce sont les premiers slows, le 8 mars 1978, avec Véronique et Corinne. « Les instants essentiels de ma vie sentimentale ont duré cinq minutes. Ce sont ces cinq minutes-là que j’appelle ma vie », écrit encore Olivier Mathieu. Belle conclusion pour une suite de rendez-vous manqués. Mais ne le sont-ils pas tous ? »

(Extrait de : Roland Jaccard, https://leblogderolandjaccard.com/2018/11/12/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles/)

Service littéraire n° 126 (mars 2019)

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David Hamilton, le grand amoureux de la Beauté – et le visage plein d’amour de ses jeunes filles (2)

David Hamilton, le grand amoureux de la Beauté – et le visage plein d’amour de ses jeunes filles (2)

Jeune fille au regard plein d’amour regardant David Hamilton, le grand Poète de la Beauté. Allemagne, aux environs de 1970.

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David Hamilton et l’Allemagne

David Hamilton (revue allemande « Konkret », années 1970)

KONKRET / DAVID HAMILTON

 

David Hamilton en Allemagne en 2007 :

http://l-tv.de/mediathek/video/449.html

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David Hamilton, le grand amoureux de la Beauté – et le visage plein d’amour de ses jeunes filles (1)

David Hamilton, le grand amoureux de la Beauté – et le visage plein d’amour de ses jeunes filles (1)

Nous dirons, dans les prochains articles, d’où est extraite cette photo.

Une jeune fille regardant David Hamilton. Allemagne, 1970 environ.

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Si nos modernes Lysistrata, Cléonice, Myrrhinè et Lampito la mettaient un peu en veilleuse…

Depuis au moins une dizaine d’années, de très nombreuses femmes appartenant au show biz (ou à des familles qui appartiennent au show biz) ne manquent pas de tirer, des viols dont elles affirment avoir été victimes, des livres ou des films. On ne doit pas généraliser mais on peut au moins dire que le fait d’être célèbres, ou apparentées à des gens célèbres, contribue sans doute à les aider à publier leurs « témoignages ». Je n’ai en tout cas pas connaissance – malheureusement – de femmes anonymes qui, après avoir affirmé avoir été violées, aient eu accès à l’édition, aux plateaux de téloche, ou à la presse pipole.

Ces jours derniers (mars 2019), la presse revient largement sur le viol dont Cynthia Sardou, fille d’un chanteur de variétés, a fait le récit dans d’innombrables interviews et émissions, et aussi dans pas moins de 3 (trois) ouvrages : Appelez-moi Li Lou aux Editions du Rocher, puis en 2008 Faut-il que je sois encore violée ?, et enfin (en 2014) Une vie à reconstruire. Une reconstruction qui l’a poussée à s’engager en politique (Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, l’a nommée dès 2005 « membre de la délégation aux victimes », une chose qu’il venait de créer). Après Cynthia Sardou « membre de la délégation aux victimes », on aurait Flavie Flament, « spécialiste du viol » selon Laurence Rossignol.

On trouve dans les gazettes quelques informations au sujet de ce viol collectif. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1999, on lit – en substance – que Cynthia Sardou a été enlevée par trois hommes qui l’ont violée avant de la relâcher dans un terrain vague en banlieue parisienne.

Où a-t-elle été agressée? Dans une lettre ouverte, elle a elle-même écrit : « La nuit de Noël 99, je rejoignais ma voiture devant chez moi, quand j’ai senti des bras qui m’agrippaient dans le noir ».

Selon certains journaux, en revanche, c’est devant les bureaux de Canal+ qu’elle a été agressée: « La nuit du 24 au 25 décembre 1999, alors qu’elle est âgée de 26 ans, la jeune femme quitte les bureaux de Canal +, où elle travaille comme journaliste. Soudain trois hommes l’agressent dans l’obscurité. La suite est cauchemardesque. Ils vont l’enlever et la violer pendant plusieurs heures, avant de la laisser seule sur un terrain vague de banlieue parisienne ».

Il suffirait de se mettre d’accord sur le lieu. Il suffirait aussi de se mettre d’accord sur la durée du viol. Selon beaucoup d’organes de presse, le triple viol aurait duré « toute la nuit ».

« Le soir de ce terrifiant réveillon, Cynthia quitte les locaux de la chaîne i’Télé, où elle est reporter. C’est alors que trois voyous qui l’ont suivie, la saisissent, la séquestrent et abusent d’elle durant toute la nuit. Relâchée au petit matin par ses tortionnaires », etc, etc, etc. (https://www.francedimanche.fr/actualites/michel-sardou-reconciliation-autour-du-drame-de-cynthia)

Pourtant, un certain Jean-Yves Camus affirme, pour sa part : « Cette même nuit, vers 1 heure du matin, le producteur reçoit en effet un appel angoissé d’Anne-Marie Sardou. «Michel est parti comme un fou en voiture, lui explique-t-elle. Sa fille l’a appelé, elle était en pleine campagne du côté de Pontoise, elle a été violée. » (  https://www.francedimanche.fr/actualites/michel-sardou-il-a-risque-sa-vie-pour-sauver-sa-fille  )

M foi, si la famille était donc avertie dès une heure du matin, il est douteux que Cynthia ait été « relâchée au petit matin ».

*

« Cynthia Sardou a par ailleurs raconté son histoire terrible dans un livre-déballage sur les vérités du monde du show bizz et le drame personnel qu’elle a subi », lit-on ici (http://gu66.e-monsite.com/pages/social-societe/protegeons-nos-enfants.html)

Ouvrons ce « livre-déballage »:

« J’ai consenti. Pour survivre… Je me suis déshabillée et pendant deux heures, à tour de rôle, ils ont abusé de moi. Ils m’ont fait la haine. Je passe sur les baisers fétides, les fellations immondes, les caresses pires que des morsures. Je passe sur les odeurs âcres, les gestes de bouchers, les pénétrations comme des coups de poignard, assorties de paroles dégradantes ».

Il est d’autres choses qu’il convient (du moins dans l’optique de ce blog) de souligner.

« Les trois individus, des récidivistes, seront retrouvés, arrêtés et inculpés », affirme la presse.

Ce qui  semble extrêmement curieux est que, sur Internet, il semble rigoureusement impossible de savoir le nom des ces trois « individus », « récidivistes » présumés, qui ont pourtant été « arrêtés et inculpés ».

Et à ce point, une première question. Comment est-il possible qu’en France, aujourd’hui, un homme de 83 ans qui s’appelait David Hamilton, artiste mondialement respecté, et qui n’avait jamais été condamné à rien, ait vu son nom largement jeté dans la presse et sur les « réseaux sociaux », tandis que les trois « individus récidivistes, arrêtés et inculpés », condamnés pour le viol de Cynthia Sardou, ont réussi à obtenir que la presse se garde de citer leurs noms?…

Pourquoi David Hamilton a-t-il été privé de son droit à la présomption d’innocence, tandis que des gens qui ont été condamnés pour avoir violé Cynthia Sardou ne sont-ils nommement désignés nulle part?  N’y a-t-il pas là matière à se poser des questions sur ce « deux poids et deux mesures »? Admettons que l’on n’indique pas les noms des agresseurs de Cynthia Sardou. Mais pourquoi, alors, avoir indiqué celui de David Hamilton?

A propos, Cynthia Sardou a-t-elle été agressée fortuitement? Ou alors, ses agresseurs savaient-ils à qui ils s’en prenaient? Par quel tribunal ont-il été jugés et condamnés? A quelle peine précise ont-il été condamnés? Qu’ont-ils dit pour leur défense? Quels étaient leurs avocats? Sur tout cela, mystère et boule de gomme…

Selon la presse, ils auraient été condamnés à 10, 13 et 15 ans de prison ferme. On aimerait savoir pour quel motif ces trois personnes, accusées suppose-t-on de la même chose (un viol collectif), ont été condamnées à des peines différentes: dans un cas, 10 ans, et dans un autre cas 15 ans de prison.  Quel est l’iter judiciaire qui a condamné trois individus, pour des faits remontant à 1999, à des peines de cet ordre, dont l’un a été libéré en 2002, les deux autres aux alentours de 2008?

De deux choses l’une, ou  le système judiciaire français est extrêmement laxiste, ou le récit de Cynthia Sardou n’a pas convaincu les juges et les jurés.

Je finis par apprendre que le procès aurait eu lieu en avril 2002. « Lors du procès de ses bourreaux en avril 2002, Cynthia Sardou avait découvert que deux des trois agresseurs étaient récidivistes. Condamnés à dix, treize et quinze ans de prison ferme, deux d’entre eux avaient néanmoins été libérés pour bonne conduite en 2008 ». ( https://www.parismatch.com/People/Musique/Michel-Sardou-evoque-le-drame-de-sa-vie-158985)

*

Deuxième question. On est contraint de constater, dans cette affaire Cynthia Sardou, que la vérité médiatique prend le pas sur toute vérité judiciaire. Comme dans l’affaire David Hamilton.

Si Cynthia et son père s’expriment fort largement, je n’ai lu absolument nulle part la version des accusés, ou des avocats de ces derniers. Pourtant, afin de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette affaire, il aurait sans doute été très utile de donner la parole à tout le monde.

La loi sur la bonne conduite en prison existe. Qu’est-ce qui permet de la contester? Ou bien cette loi est « mauvaise », et, alors, il faut la supprimer. Mais tant qu’elle existe, et qu’on le regrette ou pas, les personnes incarcérées ont le droit d’effectuer des stages de réinsertion et d’en bénéficier.

Dans l’affaire des accusations contre David Hamilton, la parole n’a jamais été donnée au grand photographe britannique. Avec cette énorme différence, en outre, que les trois accusés, dans le cas de l’affaire Cynthia Sardou, ont été condamnés. Au contraire de David Hamilton, lequel n’a été condamné à rien.

On en vient à rêver d’une société où la justice ne serait pas rendue par les médias et par les histrions médiatiques, mais par les seuls tribunaux.

On en vient à rêver d’une société où le récit de tous les faits présumés délictueux ne serait pas exclusivement celui des victimes autoproclamées et / ou des privilégiés qui ont accès à la presse et aux plateaux de téloche.

On en vient à rêver d’une société où la justice ne pourrait pas être accusée d’être une justice de riches.

On en vient à rêver d’une société où les coupables de viols seraient punis, bien entendu, mais où seraient tout pareillement punies les fausses accusations de viols.

Dans cette société-là, on n’aurait pas pu insulter et diffamer ignominieusement David Hamilton.

Moins de rumeurs pipoles, moins de récits fantasmatiques, moins de déballements médiatiques, moins d’incohérences journalistiques, moins de sensationnalisme gratuit, moins de « libérations de la parole », moins de logorrhée, tout cela aiderait sans doute à lutter vraiment contre le viol.

 

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David Hamilton: Mädchen (Das Beste aus Playboy)

DEUTSCHE PLAYBOY SONDERAUSGABE 1 – parution aux environs de 1975 – 220 pages. En couverture, la photo du milieu (rangée du bas) est une oeuvre bien connue de David Hamilton. Je crois même que c’est la même modèle que l’on trouve, photographiée par David Hamilton, dans le magazine KONKRET (Nr. 30, 7. Dezember 1972).

Photo David Hamilton

 

 

DEUTSCHE PLAYBOY SONDERAUSGABE 4 – parution aux environs de 1980 – 194 pages. Avec des photos de plusieurs photographes, dont Gunter Sachs et David Hamilton.

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David Hamilton, le seul « suicide » au sujet duquel personne n’a visiblement le droit de se poser des questions…

L’affaire fait parler d’elle dans la presse américaine. Une femme de l’Iowa, Amy Mullis, aurait fait part à certains de ses amis qu’elle craignait pour sa vie. «S’il m’attrape, il pourrait me faire disparaître», disait-elle en parlant de son mari.

Un certain Todd Mullis, la quarantaine, a été inculpé de meurtre. Le 10 novembre, il a poignardé dans le dos son épouse infidèle avec un râteau à maïs. Ce ne doit pas être une mort agréable.

Mourir asphyxié par un sac de plastique ne doit pas être agréable non plus. C’est pourtant la mort qui a été celle de David Hamilton. Lequel avait déclaré à ses amis, lui aussi, craindre pour sa vie. Avant de réfuter les accusations portées contre lui, au moyen d’un communiqué à l’AFP. Et qui allait déposer une ou plusieurs plaintes en diffamation contre ceux et celles qui l’accusaient, le diffamaient ou l’insultaient.

La petite différence, c’est qu’aux Etats-Unis, on a mené une enquête, on a pratiqué une autopsie sur la victime, et on a arrêté quelqu’un.

En France, de toute évidence, qu’un homme de 83 ans déclare craindre pour sa vie puis qu’on le retrouve, un mois plus tard, « suicidé » par un sac de plastique et avec la porte de son studio ouverte, ne suscite aucune stupeur dans une opinion publique depuis longtemps anesthésiée…

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Roland Jaccard et le jour béni des premiers slows

Roland Jaccard dans « le service littéraire » n° 126 (mars 2019), au sujet de « Je crie à toutes filles mercis »

Roland Jaccard et le jour béni des premiers slows (par Olivier Mathieu).

Dans les années 1980 j’ai publié, tantôt dans des revues de poésie (souvent confidentielles), tantôt chez de petits éditeurs, des textes qui évoquaient « Véronique et Corinne », deux filles de ma banlieue, qui furent aussi mes premières amours. Des amours « malheureuses », c’était l’opinion générale, puisque je n’ai jamais couché ni avec l’une, ni avec l’autre.

L’un de mes éditeurs d’alors était un jeune arriviste belgicain aux dents acérées. Je lui avais été extrêmement utile en diverses occasions, par exemple afin de lui présenter un ami à moi, un écrivain – qui avait eu son heure de gloire dans les années 1950 – qui habitait dans la même ville de province que lui.

A la suite de quoi, ce Rastignac du pauvre – qui se disait écolo et me reprochait mes relations d’extrême droite – était arrivé à Paris (une fois) où je lui avais présenté mon cher ami le comte Jacques de Ricaumont, fameux inverti mondain. Le jeune arriviste avait soigneusement évité (dis, fieu) de reprocher ses opinions à Ricaumont, que ce dernier ne cachait certes pas.

Quelques années plus tard, mon gendelettre avait été nommé président d’une association de fonctionnaires de la littérature. Il avait publié quelques bouquins et ça lui avait valu de passer à la téloche dans une fameuse émission animée par l’épicier en chef des critiques littéraires. Je n’avais pas été étranger à sa petite ascension littéraire et sociale mais, dès que les nuages s’amoncelèrent au-dessus de ma tête, ce héros jugea plus prudent – comme tant et tant d’autres – d’oublier mon existence. Ah, j’oubliais: c’était l’un de ceux qui considéraient que je parlais « trop » de Véronique et de Corinne.

C’est vraiment stupéfiant, le nombre de gens que j’ai rencontrés et qui estimaient que je parlais « trop » de ceci ou de cela. Un exemple? Un peu plus tard dans les années 1980, j’ai connu un pseudo-esthète. Un trou du cul intellectuellement endimanché. Toujours prêt à gloser de néo-paganisme, ce pantin grotesque était marié et se vantait très sérieusement d’avoir toujours été « fidèle » à Madame son épouse. Néo-païen et caricature de catho intégriste… Grands Dieux, grands Dieux, quel manque d’imagination à dégueuler… Il estimait que je parlais « trop » d’un des plus grands écrivains du vingtième siècle auquel j’avais consacré plusieurs travaux, dont l’un publié par l’une des maisons d’édition de la boutique idéologique où il battait son beurre.

Quelle difficulté que de faire en sorte que les connards de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême gauche se fourrent dans la caboche, et si ça leur chantait dans l’anus, l’idée qu’Olivier Mathieu causait de ce qu’il voulait, quand il voulait, autant qu’il voulait…

Ma vie a passé. Je préfère éviter de dresser une liste exhaustive et nominative de tous les petits pigistes qui, dans les années 1980, venaient me supplier de faire paraître leur prose ici ou là, ou de corriger leurs romans. Aujourd’hui, auteurs ou directeurs de publications, ils ont oublié mon existence. Je contemple ce qu’est devenu le petit monde éditorial à Paris.

Nous voici en 2019. Ma santé fout le camp. Fin de parcours imminente en vue. C’est à ce moment que Roland Jaccard lit mes mémoires, « Je crie à toutes filles mercis », une brique de 532 pages. J’aurais pu écrire un ouvrage de cinq mille, qui n’aurait d’ailleurs pas encore raconté toutes mes vies. Mais il n’y a que les ignares, les illettrés et ceux qui ignorent tout de la littérature qui puissent croire que tout ce qui sort de leur plume soit or en barre. A condition que le premier jet soit de qualité, l’écriture ne vaut que par le travail et par des corrections successives et incessantes. Il y a deux choses qu’il faut limer, l’écriture et les donzelles. Ecrire n’est nullement tout dire (comme je le croyais moi-même, parfois, à vingt ans). C’est dire tout ce qui est essentiel.

Roland Jaccard publie dans le « Service littéraire » (mars 2019, n° 126) un superbe article. Ce qui m’a davantage bouleversé? C’est que Jaccard a deviné l’essentielle importance qu’avait eue, pour moi, le jour de mes premiers slows. C’était le 8 mars 1978, à la MJC des Grandes Terres, à Marly-le-Roi. Sympathy, par Rare Bird. Ce fut le jour béni (relisez Apparition de Mallarmé) de mes premiers slows (évoqués dans mon roman Voyage en Arromanches et dans Je crie à toutes filles mercis).

Je n’ai pas forniqué avec mes premières amours. Tant mieux! J’ai eu cette immense chance. Et puis, il fallait bien qu’en quelque chose, j’aie du retard sur des millions d’arriérés. A vingt ans, de même que je ne pensais pas comme le système et l’époque voulaient que je pense, je ne mettais pas non plus ma bite là où celui-ci et celle-là voulaient que je l’introduise.

De décennie en décennie, j’ai toujours été guelfe au gibelin et gibelin au guelfe. Plutôt de droite dans les années où la France était de fausse gauche. Mais jamais maladroit. Plutôt de gauche quand elle était de fausse droite. Mais jamais gauche. Toujours ailleurs, Olivier Mathieu! Ailleurs et partout (partout sauf là où les masses et les majorités m’empuantissaient l’air). Dans quelque milieu que ce fût, j’ai adopté, quasiment par principe, l’opinion de la minorité au sein de la minorité. Je me suis intronisé moi-même avocat de tous les diables. On ne pourra certes pas dire que je suçais la bite aux vainqueurs.

A vingt ans, j’étais puceau. Cinq ans plus tard, j’étais devenu (je le dis en toute modestie) l’un des plus prodigieux séducteurs de tous les temps. Mes contemporains étaient enlisés quant à eux dans le tripalium, la monogamie, le bigotisme, la position du missionnaire dans le noir, la fidélité obligée, l’atroce ennui matrimonial, l’obligation du port de la capote, l’horreur innommable de la famille et de la reproduction humaine.

Je n’ai pas couché avec mes premières amours, j’en suis profondément ravi. Si l’on couchait avec ses premières amours, ce serait la fin de la littérature. Voilà peut-être, en une seule phrase, comment je pourrais résumer Je crie à toutes filles mercis.

Quelque chose me chuchote que c’est de moi que les filles de ma jeunesse (aujourd’hui mortes ou, pire encore, vieilles) se souviennent. Si elles valaient quelque chose, je ne peux en tout cas que leur souhaiter d’avoir oublié les homoncules interchangeables auxquels elles ouvraient les jambes. Les pauvres, je leur pardonne: comment leur en voudrais-je? Elles étaient nées au vingtième siècle, et en France en plus: comment auraient-elles eu du goût!? Si elles ne se souviennent pas de moi aujourd’hui, si elles ne comprennent pas que je suis le seul à les avoir aimées, connues, comprises et chantées, ça n’a pas d’importance non plus. Car c’est elles que cela juge. L’important, c’est que je me souvienne d’elles, moi, c’est-à-dire que je les invente. C’est cela, la littérature, inventer des jeunes filles. Comme David Hamilton a fait, toute sa vie durant.

Mes amours ont été profondément heureuses.

Au tout début des années 1990, un des plus grands imbéciles que j’aie connus était universaitaire, prof de Lettres, pseudo-critique littéraire. Il avait pondu à la toute fin des années 1970 un des livres les plus imbéciles que je connaisse, consacré à l’un des plus grands poètes du dix-neuvième siècle. Cet âne psycho-rigide, qui exigeait qu’on l’appelle « Monsieur le professeur » (si on ne le faisait pas, il entrait en fureur), ce pitre ès faux frissons m’a dit devant témoins, au début des années 1990: « Vous publiez des livres pour soutirer de l’argent aux gens ». Quand il m’a dit ça, j’ai perçu quelle immense et tragique erreur j’avais commise en prenant sa défense publiquement, en plein milieu de la plèbe. Grosse erreur, de ma part, que de n’avoir pas compris que c’était un crétin complet. Sa phrase était un propos d’une si manifeste imbécillité qu’elle doit absolument rester dans les annales.

Un autre idiot pas même utile, qui s’inventait quant à lui un passé plus qu’à moitié imaginaire d’extrême-gauche dans des groupuscules de1968 (où il n’avait laissé que des traces infimes ou inexistantes) et revendiquait même – sans pouvoir aucunement démontrer ses dires – la paternité de fameux slogans soixante-huitards, avait quant à lui cru me liquider d’une formule, en exposant laborieusement que: « Olivier Mathieu court trop les filles » (sic).

Tout récemment, un autre petit esprit a craché son venin rance en déclarant que je n’aurais pas le droit (sic) de parler de David Hamilton, sous prétexte que je n’en parlais pas à la fin des années 1980… On admire la hauteur de tels arguments. Ce catoblépas, l’esprit fissuré de failles, se revendique de Nietzsche (auquel il n’a rien compris); sa « philosophie » de bazar tient en trois ou quatre idées de mauvaise qualité, pompées ici ou là, qu’il a assemblées maladroitement et qu’il prêche depuis trente ou quarante ans à une dizaine d’andouilles dont les quotients intellectuels, ajoutés les uns aux autres, sont presque égaux à celui d’une salade. Ce cocaïnomane cacochyme n’a aucune idée du fait que je parlais de David Hamilton déjà dans les années 1980.

Des amis intimes de David Hamilton considèrent que je suis la personne qui a la meilleure connaissance de l’oeuvre, de la psychologie, de la biographie du grand photographe britannique. Quant à Roland Jaccard, il a préfacé un de mes livres sur David Hamilton. Cela m’honore et me suffit. L’avis des cloportes peut-il vraiment m’importer ?

Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ».

En relisant cet article de Roland Jaccard, si j’ai été ému à fond, c’est parce que je me suis trouvé transporté le 8 mars 1978 (trois jours avant la mort de ce charmant amant des lolitas que fut, lui aussi, Claude François), au jour béni de mes premiers slows.

N’en déplaise aux imbéciles, aux incompétents et aux jaloux, qui sont légion, grâce à Je crie à toutes filles mercis et à Roland Jaccard, mes premiers slows sont immortels.

Non, jamais je n’ai « trop parlé » de Véronique et de Corinne, petites soeurs des héroïnes de ces inoubliables films de Jacques Rozier que furent Du côté d’Ourouët ou Adieu Philippine. On ne court jamais assez les filles et on ne parle donc jamais trop de ses premières amours.

J’ai la certitude, et l’humour d’affirmer que mes premiers slows ont été infiniment plus importants qu’une multitude d’événements dits « épocaux », dont je m’astique joyeusement le vit et qui ont fait la « une », parfois pendant des années entières, de la « grande » (sic) presse.

Le microcosme germanopratin, grâce à Roland Jaccard, ne pourra plus vraiment feindre d’ignorer l’existence de Je crie à toutes filles mercis.

Tout va à merveille. Dans cinquante ans, on se souviendra de Je crie à toutes filles mercis.

Une jeune fille en ouvrira les pages, au soleil.

Que demander de plus?

Merci, Roland Jaccard, d’avoir sauvé l’honneur de la critique littéraire.

Olivier Mathieu.

Début mars 2019.

VOIR :

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/2019/02/28/181/

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ».

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Roland Jaccard sur Olivier Mathieu (« Je crie à toutes filles mercis ») dans « Le service littéraire » n° 126 de mars 2019

Voir aussi :

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/2019/02/28/181/

 

Roland Jaccard dans « le service littéraire » n° 126 (mars 2019), au sujet de « Je crie à toutes filles mercis »

 

Excellente nouvelle pour David Hamilton! Le grand écrivain suisse Roland Jaccard (l’auteur de L’exil intérieur) vient de publier, dans le journal « Le service littéraire » (n° 126 de mars 2019) un article consacré à mon livre Je crie à toutes filles mercis (532 pages). Un ouvrage où je parle (entre autres) de la philosophie de la jeune fille qui fut celle de David Hamilton.

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Tolle Neuigkeiten für David Hamilton! Der große Schweizer Schriftsteller Roland Jaccard (der Autor des « Inneren Exils« ) hat gerade in der berühmten französischen Literaturzeitschrift « Le service littéraire » (Nr. 126 vom März 2019) einen brillanten Artikel veröffentlicht, der meinem Buch gewidmet ist, « Je crie à toutes filles mercis » (532 Seiten). Ein Buch wo ich (unter anderem) von der Philosophie des Mädchens spreche, das das von David Hamilton war.

http://oliviermathieuecrivain.wordpress.com

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Great news for David Hamilton! The great Swiss writer Roland Jaccard (the author of The Inner Exile) has just published, in the famous French literary journal « Le Service littéraire » (No. 126 of March 2019) a brilliant article devoted to my book « Je crie à toutes filles mercis » (I shout to all girls Thanks, 532 pages). A book where I speak (among other things) of the philosophy of the young girl who was the one of David Hamilton.

http://oliviermathieuecrivain.wordpress.com

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ».

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Dans le n° 125, Roland Jaccard avait parlé de Michel Houellebecq.

J’engage tous les lecteurs et abonnés du blog à acheter dans les librairies, à commander, à collectionner et lire ce n° 126 du Service littéraire:

http://www.servicelitteraire.fr/

In Nr. 125 hatte Roland Jaccard von Michel Houellebecq gesprochen.

Ich bestelle alle Leser und Abonnenten des Blogs, in Buchhandlungen zu kaufen, zu bestellen, zu sammeln und zu lesen, diese Nr. 126 des Le service littéraire:

http://www.servicelitteraire.fr/

In N ° 125, Roland Jaccard had spoken of Michel Houellebecq.

I hire all readers and subscribers of the blog to buy in bookstores, to order, to collect and read this No. 126 of Le Service littéraire:

http://www.servicelitteraire.fr/

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David Hamilton et ses jeunes filles fatales, fin de (vingtième) siècle

Lolita (Ernst Fuchs)

Pour être le plus exhaustif possible au sujet de David Hamilton et de Lolita, il convient de signaler la thèse universitaire « The Lolita phenomenon: The child (femme) fatale at the fin de siècle » (Barbra Churchill, University of Alberta, 2003).

Le quatrième chapitre de cette thèse est en effet presque excluivement consacré aux photographies de Lewis Carroll, David Hamilton et Sally Mann. Voyez par exemple: http://210.34.4.28/opac/item.php?marc_no=0003327287

Autre lecture intéressante, celle de Clélia Cohen qui, en 2000, a écrit un article intitulé «L’ombre des jeunes filles en fleurs » (Cahiers du cinéma, n° 550, p. 96-98) où elle présente par exemple David Hamilton comme « source iconique d’inspiration » de la cinéaste Sofia Coppola (Virgin Suicides, Les proies).

Troisième lecture à conseiller, « De Jocaste à Lolita: Œdipe et l’hypersexualisation des jeunes filles au cinéma » de Louis-Paul Willis (Université du Québec).

Willis écrit par exemple: « Tout comme l’esthétique visuelle propre à la revue Playboy au cours des années 1970, les photographies de David Hamilton se reconnaissent par leur usage d’un focus brouillé et vaporeux. La mention de Hamilton se montre d’autant plus pertinente ici que le photographe est avant tout connu pour ses portraits érotiques de jeunes adolescentes ».

*

Un spectacle anti-david-hamiltonien datant de 2016!

Enfin, mais cette fois dans le genre ridicule et puritain, on a eu en 2016 (et donc, du vivant de David Hamilton) un « spectacle » anti-david-hamiltonien, The Hamilton Complex, au sujet duquel on consultera par exemple:

https://www.theguardian.com/stage/2016/jun/28/the-hamilton-complex-teenage-girls-stage-unicorn-theatre-lift

En néerlandais:

http://www.sontag.be/index.php/producties/het-hamiltoncomplex/

Sur You Tube, voici trois vidéos qui me semblent anti-david-hamiltoniennes et qui dénotent une incompréhension et une ignorance totales de David Hamilton et de son oeuvre… Elles ne contiennent peut-être pas d’attaques directes mais ont permis à la haine – de la part de la presse – de s’exprimer  contre David Hamilton, en cette funeste  année 2016. le spectacle, en effet, utilisant le nom de « Hamilton » dans son titre, demandait ensuite: « Y a-t-il un pédophile dans l’assistance »?… Si ce n’est pas anti-david-hamiltonien…

 

 

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Tendre David Hamilton (éditions de La Martinière, 2006)

Photos extraites de : DAVID HAMILTON – ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE (2006). 332 PAGES.

Tournage de « Tendres Cousines », film de David Hamilton d’après le roman homonyme de Pascal Lainé (éditions Gallimard)

 

 

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David Hamilton et le Syndrome de Lolita

« Brigitte Bardot et le syndrome de Lolita » n’est pas vraiment un livre. C’est en vérité un article de Simone de Beauvoir, paru initialement, en anglais, dans la revue Esquire (août 1959, pp. 32-38).  L’article a été traduit dans pas mal de langues.

Simone de Beauvoir y examine les raisons de la popularité de Brigitte Bardot, et aussi du mépris qu’elle a parfois suscité. Le texte – aujourd’hui pas mal daté – ne tient pas complètement, à mon avis, les promesses de son titre. Selon Beauvoir, la femme-enfant évolue dans un univers dans lequel l’homme « ne peut pas entrer ». Ce même homme, au spectacle de Lolita, craindrait d’être « émasculé » et de perdre sa « position dominante ».

Chez Simone de Beauvoir comme chez le Roger Vadim de Et Dieu créa la femme (1956), je suis loin d’être certain que Lolita ait été comprise. Naturellement, elle est mieux comprise (ce n’est certes pas difficile) que par les nullités éditoriales de 2019 consacrées au mythe éternel de Lolita.

Il n’en reste pas moins que le film de Vadim était scandaleux à l’époque, au moins aux yeux des ligues de vertu, mais qu’il est aujourd’hui plutôt insignifiant. Il vaut, si on veut, par la nudité de B.B.

Finalement, chez les vrais réactionnaires et les faux progressistes des années 60 (et rien  n’a vraiment changé aujourdhui), la femme-enfant finissait toujours femme au foyer, épouse, mère. Horreur! Abomination!

Il m’est de plus en plus évident qu’avec Nabokov, l’un des rares artistes qui ait compris Lolita  fut David Hamilton.

David Hamilton est l’un des rares artistes à être entré, lui, dans le monde des Lolitas.

Un fameux numéro de la revue GQ consacrait (GQ Magazine – UK Issue 134, August 2000) plus de vingt pages à «The Lolita Syndrome», et il y était question – entre autres – des  “nubile innocents” (en français, «innocents nubiles»)  de David Hamilton.

Signalons surtout « Lolita: A Style Icon: Style Icon, the Myth of Youth in Fashion« , qui est un travail paru semble-t-il en 2017, donc après la mort de David Hamilton.

On ne peut que saluer le courage de ce travail, puisque, au dos, on lit – répétons-le, après la mort de David Hamilton – une citation, et une citation favorable de son nom. Voir l’image suivante: le nom de David Hamilton a été entouré en rouge par nos soins.

Livre paru en 2017, après la mort de David Hamilton

Je suis par ailleurs sur la piste d’un texte, qui serait paru dans une revue, peut-être une revue anglaise, dont un de mes amis m’assure qu’il concernerait justement David Hamilton et le syndrome de Lolita. Ce texte existe-t-il? Je l’ignore. S’il n’existe pas, en tout cas, il est à écrire!

Nous aimons le mythe littéraire et cinématographique de Lolita, et nous avons l’intention de continuer. N’en déplaise à Flavie ou à Marlène.

 

 

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Die schönen Mädchen des David Hamilton

Mensuel autrichien « Rennbahn Express« , de 1981, avec en couverture le groupe ABBA.

Rennbahn Express: https://de.wikipedia.org/wiki/Xpress_(Zeitschrift)

A l’intérieur de ce numéro: « Die schönen Mädchen des David Hamilton »

 

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Le monde moderne: les funérailles quotidiennes de la liberté d’expression

YouTube vient de bannir (ou, au moins, de « démonétiser ») les vidéos contre la vaccination obligatoire.  Les vidéos remettant en cause les vaccinations violeraient les règlements édictés – unilatéralement – par You Tube…

Je ne me prononce pas vraiment, ici, sur le fond, parce que ce sujet ne fait pas partie de mes compétences. Il est cependant difficile de ne pas constater que tout Internet, et plus exactement encore toute la société, devient de plus en plus liberticide. Il n’est plus un jour, désormais, où les pouvoirs en place n’annoncent que sera interdit ceci ou cela, interdit de dire ceci ou cela, interdit de diffuser des vidéos sur tel ou tel sujet…

Que fait-on du sens critique, par exemple en ce qui concerne les vaccinations? Moi qui ne suis pas un spécialiste du sujet, j’aimerais pouvoir être laissé libre d’écouter les arguments des uns et des autres (ceux qui sont pour les vaccinations, ceux qui sont contre), de façon à me bâtir ensuite ma propre idée.

Interdire les idées de qui ne pense pas comme nous, et donc imposer une opinion officielle, est-ce vraiment intelligent? Est-ce vraiment démocratique?

Aujourd’hui, donc, on interdit les vidéos contre les vaccinations. Ou, à tout le moins, on les discrimine en leur apportant des restrictions.

Il y a quelques semaines, c’est la chaîne You Tube du grand écrivain suisse Roland Jaccard qui a été interdite, censurée, fermée! Une chaîne qui avait reçu, en quelques années, des millions de visites. Et qui était une chaîne d’une énorme qualité intellectuelle.

https://leblogderolandjaccard.com/

Sur Roland Jaccard:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard

Roland Jaccard, « You Tube et moi »:

YOUTUBE ET MOI

Personnellement, l’expression de quelque idée que ce soit, y compris celles que je ne partage pas, ne me dérange nullement.

Et demain, que va-t-on interdire ?

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David Hamilton, « minoltiste » de choc

Revue PHOTO REPORTER.

Affiche « Spécial Minolta ».

Photo extraite de « Laura les ombres de l’été » (1979).

« Laura les ombres de l’été » (1979)

 

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Le « suicide » de David Hamilton est-il, lui aussi, un secret d’Etat?

Je me souviens très bien de l’affaire Boulin. Disons tout de suite que je suis de ceux qui n’ont jamais cru dans la thèse « officielle », celle du suicide. Presque quarante ans ont passé. On n’a pas beaucoup avancé. Et il semble qu’aujourd’hui, au début de 2019, le président du tribunal de grande instance de Versailles ait saisi un deuxième juge d’instruction pour… enquêter sur les circonstances de la mort de Robert Boulin. Mieux vaut tard que jamais, non?

Ministre du Travail sous Valéry Giscard d’Estaing, le cadavre de Robert Boulin avait été retrouvé dans environ quarante centimètres d’eau, dans un étang de la forêt de Rambouillet. C’était le 30 octobre 1979. La justice de l’époque avait conclu à un « suicide », exactement comme elle l’a semble-t-il fait, en novembre 2016, en ce qui concerne David Hamilton. Ce qui montre comment l’esprit vient parfois aux juges.

Cette même justice avait alors ouvert – en 2015… – une « information judiciaire » pour enlèvement, séquestration et assassinat. Quarante ans après. Si tels sont les délais nécessaires, en France, alors on pourrait ouvrir une enquête sur la mort de David Hamilton aux alentours de 2056. Mieux vaut tard que jamais, non?

Robert Boulin a laissé une fille qui, selon la presse, ne croit pas à la thèse officielle du « suicide ». Exactement comme nous, au blog « En défense de David Hamilton », nous ne croyons pas au « suicide » de David Hamilton. A part que nous n’avons aucun lien de parenté avec lui.

Fabienne Boulin semble convaincue que son père ait été la victime d’un assassinat politique (on était à l’époque de la création du RPR par Jacques Chirac).

« Force est de constater que l’information judiciaire est au point mort depuis au moins deux années », s’est plaint son avocate, Maître Marie Dosé. Car on attend toujours qu’une reconstitution ait lieu ou que l’Etat ouvre ses archives. Mieux vaut tard que jamais et, en attendant, buvons de l’eau fraîche.

« Il y a plus qu’urgence, confie Fabienne Boulin (citée par la presse). Nous avons réclamé l’audition de personnes qui sont mortes depuis et n’ont pas pu être entendues ou qui ne sont plus en état de l’être. C’est honteux ! »

Dans l’Affaire Robert Boulin, on connaît au moins  le nom du médecin légsite: le docteur Daniel Jault. C’est lui qui avait effectué une autopsie de Robert Boulin. « A l’évidence, il avait reçu des chocs sur la face, a-t-il révélé à France Inter dès 2013. Personnellement, je ne me suis jamais dit que c’était un suicide. »

Effectivement, se suicider dans un étang n’est pas quelque chose de drôle, mais de tragique. Mais se frapper soi-même avant de se noyer, c’est plus qu’étrange.

Un peu comme David Hamilton. S’asphyxier dans un sac de plastique, c’est tragique aussi. Mais le faire après avoir déclaré que l’on craignait pour sa vie, et en laissant la porte du studio ouverte, et au moment où on allait porter plainte devant la justice pour diffamations et insultes diverses, ça devient presque cocasse, comme version des faits.

Pour Robert Boulin,on attend la vérité depuis quarante ans. Et, en quarante ans, bien sûr, d’honnêtes et mystérieux (je plaisante) personnages, aujourd’hui à la retraite, « ne sont plus en état d’être entendus »…

En ce qui concerne David Hamilton, je connais personnellement des écrivains en France, des journalistes indépendants dans plusieurs pays, des amis intimes du photographe qui pensent, comme moi, que David Hamilton a été assassiné.

La presse n’a encore jamais révélé le nom du médecin légiste qui a examiné le corps de David Hamilton. C’est un secret? Un secret d’Etat? D’ailleurs, il n’y a eu aucune communication officielle des résultats de l’autopsie. Ne parlons pas d’une contre-autopsie…

Par bonheur, il suffit d’attendre un peu. Vers 2056, la justice ordonnera peut-être, en sa célérité, l’ouverture d’une « enquête »…

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David Hamilton et Roudolf Khametovitch Noureïev

Roudolf Khametovitch Noureïev, probablement l’un des plus grands danseurs de tous les temps,  était né le 17 mars 1938 à Irkoutsk (Union soviétique); il est mort, vaincu par le Sida, le 6 janvier 1993, à Levallois-Perret, dans la banlieue parisienne.

 

On ignore trop souvent que David Hamilton l’avait photographié (voir l’album La Danse).

 

Noureev par David Hamilton

Certaines photos du danseur sont aussi parues en tant que cartes postales de David Hamilton (éditions Agep, Marseille).

Noureev à la une du magazine « Lui »

 

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Premiers désirs (le dernier été d’une jeune fille), par David Hamilton

Magazine allemand CINEMA n° 65 de janvier 1984 (116 pages), avec quatre pages sur le film de David Hamilton, « Premiers Désirs » et sur Monica Broeke.

Janvier 1984, « Premiers désirs » par David Hamilton.

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Jussie Smollett et l’Empire de la victimisation générale

Il y a quelques jours, sur le blog « En défense de David Hamilton », j’avais évoqué l’un des innombrables sous-acteurs américains, qui est à la fois métis et gay, Jussie Smollett. Celui-ci affirmait avoir été victime d’une agression raciste et homophobe. Las, patatras!  Tout ça n’aurait été qu’une mise en scène. Il a été inculpé par les autorités judiciaires de Chicago. Pour fausses plaintes à la police, il risque donc une peine de 18 mois de prison. Vu qu’il ne doit pas être dans la misère et qu’il pourra se payer de bons avocats, il s’en tirera sûrement.

Lire ou relire:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/02/15/perpete-pour-pepette/

L’acteur Jussie Smollett, 36 ans (et dont je doute qu’il laisse dans l’art dramatique une trace comparable, même de loin, à celles de Louis Jouvet ou de Gabin)  avait raconté avoir été agressé par deux individus dans le centre-ville de Chicago. Ces méchants individus lui auraient alors lancé des «insultes racistes et homophobes», avant de le frapper.

«Jussie Smollett est officiellement classé comme suspect dans le cadre d’une enquête criminelle de la police de Chicago pour dépôt de fausse plainte», a donc constaté – sur Twitter – le porte-parole de la police de Chicago, Mr Anthony Guglielmi.

Des suspects présumés ont déjà été désignés par la presse. Selon les chaînes américaines CBS et ABC, Jussie Smollett aurait engagé deux frères, originaires du Nigeria, dont l’un aurait été figurant dans la série « Empire ». Les deux loustics auraient été payés par l’acteur pour mettre en scène la fausse agression.

Jussie Smollett (notre époque est celle de la victimisation et du recours facile à l’émotion) avait été scandalisé  de voir que sa version des faits était remise en doute par des gens auxquels il restait donc un zeste de sens critique…

Sur la chaîne ABC, Smollett avait alors « témoigné ». Un « excellent acteur » (je plaisante), vraiment, qui s’était même mis à chialer comme une fontaine.  On apprend que les prochains feuilletons de la série « Empire » seront coupés au montage et que l’on n’y verra donc plus le dénommé Smollett. Le cinéma n’y perdra rien…

S’il est avéré que Smollett a menti comme un arracheur de dents, il faudrait demander à des spécialistes de logique, et aussi à des spécialistes de statistiques, combien il est probable – ne serait-ce qu’au nom de la nécessaire et indispensable égalité entre les hommes et les femmes – qu’il y ait eu de témoignages mensongers parmi ceux qu’ont faits les starlettes ou ex-starlettes éplorées qui, en France ou ailleurs, se sont brillamment produites sur les plateaux de téloche, pleurant à chaudes larmes, en racontant comment de méchants mâles, parfois au millénaire précédent, les auraient « molestées ».

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Inutile d’appeler des sapeuses-pompières, le roi est nu…

Il y a un certain temps déjà que l’Académie française, loin de défendre, de promouvoir, d’inventer ou de ré-inventer intelligemment la langue française, n’a guère rien fait d’autre que de s’aligner sur de malencontreuses décisions gouvernementales, et que de céder à la pression du politiquement correct. Il vaudrait mieux dire: du grammaticalement incorrect car dans un monde qui marche tout entier sur la tête, le barbarisme devient la nouvelle règle.

La chose, au demeurant, est très logique: dans un monde où en général le bas est à la place du haut, le faux à la place du vrai, le laid à la place du beau, l’Académie française n’était plus depuis très longtemps en mesure d’exercer la tâche qui fut jadis la sienne. Il suffit d’ailleurs de consulter la liste des gens qui y sont régulièrement élus. Ou encore, de constater de quelle triste façon certains « immortels » se donnent en spectacle, quand leur rôle ne se limite pas à de banales mondanités.  Le temps des Gaxotte, des Dumézil, des Druon est depuis longtemps révolu. Trois noms au hasard, pour ne pas citer ceux d’académiciens des générations antérieures.

Dans les conditions actuelles, l’Académie ne pouvait plus vraiment résister. Les élites, ou supposées telles, se préoccupent de la féminisation des noms de profession, ce qui expose les locuteurs au plus parfait ridicule. Mais ils l’ignorent, parce que tout sens du ridicule a été perdu. C’est un pays tout entier qui a perdu le sens du ridicule et s’enfonce dans le grotesque. Les très présumées élites germanopratines bouffent leurs ultimes petits fours et les dames se donnent de l’écrivaine (sic) et de l’auteure (sic) l’une à l’autre, tandis que les messieurs d’aujourd’hui leur font servilement écho.

Pendant ce temps-là, il serait surprenant que les banlieues connaissent encore la langue française, alors que les politiciens, les journalistes, les écrivains et les éditeurs manifestent chaque jour l’ignorance crasse qui est la leur. Des millions d’illettrés tweetent chaque jour leurs fautes, leur orthographe phonétique, affichant avec ivresse leurs syntaxes défaillantes, leur vocabulaire limité à vingt mots, leur franglais et leur globish. Le participe passé va disparaître à son tour (c’était trop compliqué), le quotient intellectuel s’effondre, et 99% des Français achèvent leurs phrases par un « quoi » pavlovien et hilarant qui n’en fait pas un peuple de veaux, comme disait De Gaulle, mais de canards.

Il y a le feu non seulement à la langue française mais, par voie de conséquence, à la France. Il ne sera pas difficile d’éteindre l’incendie. C’est strictement  impossible. Inutile d’appeler des  sapeuses-pompières, le roi est nu.

David Hamilton, même à la fin de sa vie, parlait un français très fautif – notamment dans les genres des substantifs – où l’on sentait énormément ses origines anglaises. Mais sa façon de s’exprimer était charmante. Au moins, on comprenait ce qu’il disait. Moi, que ce soit dans les banlieues ou dans les salons parisiens, je ne comprends strictement plus rien.

Pauvre France…

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David Hamilton, der Degas der Fotografie

David Hamilton, « La Danse », édition allemande, 1979

 

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Grâce à dieu: c’est la présomption d’innocence qui devrait demander grâce…

La justice française devrait se prononcer, aujourd’hui, au sujet de la sortie d’un film (« Grâce à Dieu ») du cinéaste François Ozon. Ce film serait inspiré, apprends-je par la lecture de la presse, d’agissements reprochés à un prêtre lyonnais, Bernard Preynat, actuellement mis en examen pour « agressions sexuelles sur mineurs ».

Tout irait très bien si « Grâce à Dieu » ne citait pas nommément ce prêtre. Lequel, aux termes de la loi, doit pourtant être présumé innocent. La sortie du film est prévue mercredi. Le juge des référés a donc été saisi, le premier février, par les défenseurs du père Bernard Preynat, mis en examen depuis février 2016 pour agressions sexuelles sur mineurs, et placé sous le statut de témoin assisté concernant des faits de viols sur trois autres mineurs.  Des faits qui, au jour d’hui, sont simplement présumés puisque ce sera à la justice, et à elle seule, de se prononcer quant à leur véracité.

Sa demande – suspendre la sortie du long métrage jusqu’à ce qu’une décision de justice ait été rendue – paraît donc parfaitement légitime, puisque ce film porte évidemment atteinte à sa présomption d’innocence.

Dans ce film, François Ozon a – selon l’habituel scénario – changé les noms des victimes supposées, mais pas celui du prêtre, celui du cardinal Philippe Barbarin et celui d’une bénévole du diocèse, Madame Régine Maire, actuellement jugés (verdict le 7 mars) pour ne pas avoir dénoncé à la justice les agissements imputés – à raison ou à tort – au père Preynat. De la sorte, Régine Maire a demandé quant à elle à François Ozon de retirer son nom du film.

Voilà ce que David Hamilton aurait dû faire, s’il avait été correctement conseillé par un bon avocat, en novembre 2016. Malheureusement, la justice est souvent réservée aux gens riches et qui ont les moyens de se payer un avocat. David Hamilton, lui, était depuis longtemps pauvre.

Il aurait cependant dû s’adresser à un juge des référés afin d’empêcher la poursuite de la diffusion du « roman » La Consolation (et, par ailleurs, attaquer en diffamation les histrions qui l’avaient ignominieusement insulté).

Très probablement, c’est ce que David Hamilton voulait faire. Il n’en a pas eu le temps puisque, deux jours plus tard, il a été retrouvé « suicidé », avec un sac de plastique sur la tête et la porte de son petit studio ouverte…

Le film de M. Ozon risque d’être suspendu de projection jusqu’à la tenue du procès du père Preynat, qui devrait se tenir fin 2019, voire en 2020? En termes de droit, ce ne serait que logique.

A moins que tout un chacun, sous couvert de « fiction » cinématographique ou littéraire, ne puisse dorénavant se substituer aux autorités judiciaires et traiter de « pédophile » qui que ce soit, avant même que la justice ne se soit prononcée…

 

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Du temps du CALENDRIER DAVID HAMILTON de 1974

Voici ce qu’on lisait, dans le numéro de novembre 1973 de la revue « Photo », au sujet des calendriers de David Hamilton. Il s’agissait ici du calendrier de 1974.

Aus der Novemberausgabe 1973 der Zeitschrift « Photo » über die Kalender von David Hamilton. Dies war der Kalender von 1974.

From the November 1973 issue of the magazine « Photo », about the calendars of David Hamilton. This was the 1974 calendar.

Photo, novembre 1973

Voir, au sujet de l’année 1974:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/calendrier-1974-girls/

Janvier 1974, calendrier David Hamilton

 

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Un nouveau blog / ein neues blog / a new blog

Um meinen Blog « En défense de David Hamilton » weiter von meiner eigenen literarischen Arbeit zu trennen, habe ich diesen neuen Blog erstellt, den ich allen Menschen, die frei von Verstand sind und die mit einem kritischen Sinn ausgestattet sind, empfehle:

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/

Pour encore mieux séparer mon blog « en défense de David Hamilton » de ma propre oeuvre littéraire, j’ai créé ce nouveau blog, que je conseille à tous les gens libres d’esprit et doués de sens critique:

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/

To further separate my blog « in defense of David Hamilton » from my own literary work, I created this new blog, which I advise to all people free of mind and endowed with critical sense:

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/

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Un magicien hamiltonien d’autrefois: Eliphas Lévi Zahed.

Les ecclésiastiques d’aujourd’hui feraient presque regretter ceux d’hier…

 

L’Eglise a défroqué un cardinal, un Américain du nom de Theodore McCarrick, pour « abus sexuels » (qui auraient été commis il y a environ cinquante ans, du temps où le cardinal devait avoir du froc*).

  • Au sens ancien de « vigueur sexuelle ».

*

Je me demande s’il ne faudrait pas toujours expliciter et préciser la nature des « abus sexuels » reprochés à telle ou telle personne. Sinon, on risque de mettre dans le même sac les viols, les mains baladeuses et les tentatives de « baisers volés ».

Ici, il convient tout d’abord de dire que, s’agissant d’un homme d’Eglise, les abus en question auraient été commis vis-à-vis d’une personne de sexe masculin.

C’est la première fois, dit-on, qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels.

Certainement, ce Monsieur McCarrick n’aura jamais notre sympathie, qui va en revanche au très oublié abbé Constant.

Qui est l’abbé Alphonse-Louis Constant , demanderez-vous, qui avait lui aussi jeté son froc aux orties (mais pas, lui, pour avoir importuné des garçons)?

*

Né le 8 février 1810, ce personnage extraordinaire eut une vie sentimentale qui ne le fut pas moins puisqu’il commença (peu avant ses 25 ans) par tomber amoureux d’une adolescente qu’il prenait pour la Sainte Vierge. Peu après, en 1843, il rencontra une demoiselle Eugénie Chenevier, institutrice, et une élève de cette dernière, la jeune Marie-Noémi Cadiot. Eugénie Chenevier accepta d’être sa femme et, dans l’attente du mariage, tomba enceinte de ses oeuvres. Mais lui, il épousa Marie-Noémi Cadiot, à son tour rapidement enceinte.  Les époux étaient tellement pauvres que leur repas eut lieu, le jour de leur mariage, avec quelques pommes de terre frites achetées sur un pont de Paris.

L’abbé Constant ou plutôt le citoyen Constant, abbé défroqué, ami de Flora Tristan, socialiste utopique à une époque où les Droits de l’Homme pouvaient encore avoir du succès  (il est l’auteur d’une fameuse Bible de l’Humanité), s’éleva contre la monarchie et défendit des idées d’extrême gauche au moment des événements de 1848. Plusieurs fois emprisonné, censuré et condamné à la « loi du silence », il fut aussi victime d’une tentative de meurtre (un marchand de vins, qui pour son malheur lui ressemblait, fut assassiné à sa place)…

Noémie Cadiot (1832-1888), âgée d’environ quatorze ans quand elle devint sa maîtresse, fut romancière, èlève de Pradier et sculpteur de grand talent, et journaliste. Elle obtint plus tard le droit de porter officiellement son pseudonyme emprunté à Balzac (Claude Vignon).

Noémie Cadiot, « Daphné changée en laurier » (1866), musée des beaux-arts de Marseille.

« L’abbé Constant, aimé d’une jeune fille de quatorze ans. La jeune fille, nature décidée, parvient à se faire épouser et à le défroquer. Petit ménage très heureux« , lit-on dans le Journal des Goncourt, en 1853.

Le mariage s’acheva assez rapidement par décision judiciaire de séparation. Quant à l’ex-abbé Constant, qui mourut beaucoup plus tard (en 1875), il est mille fois mieux connu sous son pseudonyme d’Eliphas Lévi, « magicien », auteur d’une doctrine toute personnelle et d’un « Dogme et rituel de la haute magie ».

A son enterrement en 1875, le cercueil de l’abbé Constant fut porté en terre par Adèle Allenbach, dont il avait été amoureux lorsqu’elle était toute jeune, en 1835.

Comme on aurait aimé qu’une de ses jeunes filles accompagne, ainsi, les funérailles de David Hamilton! Comme il l’aurait mérité!

A peine fut-il décédé que sa veuve, qui n’avait plus quatorze ans, épousa un député au Parlement français, un certain Maurice Rouvier.

Certes, quand on songe aux temps de l’abbé Constant, d’Eugénie Chenevier, de Noémie Cadiot et d’Adèle Allenbach, on mesure l’abîme qu’il y a entre hier et aujourd’hui…

Qui nous rendra des personnages comme l’abbé Constant?!

Tout se perd, même les hommes d’Eglise.

 

 

 

 

 

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« Mysterien der Jungfräulichkeit » und « Dawn Dunlap, Minderjährige Nymphe mit sinnlicher Ausstrahlung » (David Hamilton)

Cinema – Heft Sonderband Nr. 7 – Sex im Kino 1983 – Höhepunkte des Erotischen Film

David Hamilton a collaboré en diverses occasions à la revue allemande Cinema.

Notamment à ce numéro 7 (130 pages,  Kino Verlag GmbH, Hamburg).

Titre des pages consacrées ici à David Hamilton: Mysterien der Jungfräulichkeit (en français: Mystères de la virginité) et Dawn Dunlap, Minderjährige Nymphe mit sinnlicher Ausstrahlung (en français: Dawn Dunlap, nymphe mineure au charisme sensuel).

Mysterien der Jungfräulichkeit : un thème traité, notamment au dix-neuvième siècle, par la littérature allemande et par l’ésotérisme religieux.

Quant à l’autre thème – Minderjährige Nymphe mit sinnlicher Ausstrahlung – il ouvre évidemment des horizons infinis sur le thème des nymphes, et de leur représentation dans l’art – notamment grec antique, germanique et anglo-saxon.

« Hylas et les nymphes », John William Waterhouse, 1896

 

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Perpète pour Pépette?

Je ne suis pas communiste mais j’apprends par la presse qu’un élu communiste a été condamné à un mois de prison parce qu’il aurait essayé d’embrasser quelque Pépette (ce qu’il nie, au demeurant). J’avoue qu’une telle information laisse pantois et consterné.  S’il est évident que le viol doit être condamné dès lors qu’il y a des aveux de la personne accusée, ou des preuves indéniables de sa culpabilité, en revanche je me demande comment définir une société où l’on peut être condamné pour avoir tenté d’embrasser quelqu’une. Tenter d’embrasser une Pépette, c’est lui faire une proposition. Jusqu’à hier, elle acceptait ou refusait (et souvent, d’ailleurs, acceptait après avoir refusé une ou plusieurs fois). Point final. Désormais, le risque est que Pépette aille porter plainte, parfois quarante ans plus tard. Il n’y a qu’un seul mot pour définir cela: FOLIE. Folie pure. A quelle société veut-on arriver? Au train où vont les choses, on arrivera à une société insexuée ou asexuée, où les garçons ne prendront plus le risque d’embrasser les filles. C’est peut-être le but recherché?  Il sera vite atteint. Cette folie est d’autant plus incroyable que tout ça – en plus – est rétroactif. En gros, n’importe qui peut être accusé pendant quarante ans. Vous pouvez vous retrouver, chaque matin, avec les gendarmes à votre porte, si Pépette a porté plainte contre vous parce qu’elle vous accuse d’avoir cherché à l’embrasser, trente ou quarante (pourquoi pas cinquante ans. ça viendra) plus tôt, dans une boum adolescente. Vous ne vous souveniez plus d’elle mais ce sera à vous de prouver que ce n’est pas vrai. J’appelle tout ceci : FOLIE.

Je ne suis pas catholique mais j’apprends par la presse qu’un nonce italien du Vatican a été accusé d’avoir mis trois fois la main, où il ne faudrait pas, à un employé de la mairie de Paris. Ici encore, il me paraît étrange que l’on semble ranger dans une même catégorie le viol (qu’il faut condamner), la main baladeuse, et le baiser volé. Un peu comme si on assimilait l’attaque à main armée, le vol d’une pomme dans un supermarché, et celui d’un Carambar dans une boulangerie. Je n’étais pas présent lorsque l’homme d’Eglise aurait tripoté le fessier de l’employé de mairie. Le problème à ce point est qu’il faut éviter toute foule, renoncer à toute vie sociale et, de nette préférence, ne pas prendre le métro. Parce que n’importe quelle Pépette, dans une réunion, peut dire (en restant anonyme) que vous lui avez glissé une main, et même présenter ses « témoins ». Mauvaise publicité pour vous, car vous vous retrouverez accusé « d’agression sexuelle ». Que faire? FOLIE.

Je ne suis pas homosexuel mais j’apprends par la presse qu’un jeune Américain, homosexuel proclamé, acteur de profession, raconte en pleurant à la télé qu’il aurait subi une agression homophobe. Sa version ne convainc pas tout le monde, c’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’il y a  des gens pour penser que son agression a été une mise en scène. On a le sentiment que certaines « victimes » (présumées), comme ce monsieur, rêvent d’un monde où le seul « témoignage » suffirait à condamner qui que ce soit. Il est évident que toute personne qui se plaint d’avoir subi un tort peut dire comme ce monsieur:  « Au début, je pensais qu’en disant la vérité, ça suffirait parce que c’est la vérité. Puis je me suis demandé « comment peuvent-ils douter? Comment ne peuvent-ils pas y croire? C’est la vérité »…  Non, par bonheur, la « vérité » d’une seule personne, en droit, ne suffit pas. Heureusement. A toute accusation doit pouvoir rétorquer une défense, et « la » vérité émerge (en tout cas, on l’espère) d’un débat contradictoire et de l’exposition des arguments et preuves des deux parties. Sinon: FOLIE.

Pas une semaine, pas un jour, pas une heure où toutes les plus minuscules vedettes de la téloche, jusqu’à la dernière, ne « libèrent la parole » pour raconter leurs (présumés) traumatismes enfantins. La victimisation, dans l’esprit de certains, ça peut rapporter des pépètes, ou de la pub gratuite.

Il me semble, à moi, que les victimes sont aussi les gens accusés injustement et ceux qui se suicident à la suite de campagnes de presse, d’insultes, de diffamations. Ou dont on veut manifestement gâcher la vie ou ruiner la carrière pour le crime affreux d’avoir essayé de rouler un patin.

Si je devais passer un mois à l’Hôtel de la République pour chaque fille que j’ai essayé d’embrasser dans ma vie, je prends perpète…

Perpète pour Pépette…

 

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Comment David Hamilton a été « oublié » par ses pairs…

Donec eris sospes, multos numerabis amicos.

Tempora si fuerint nubila, solus eris.

(Ovide)

 

En 1977, James Mancham – président des Seychelles – a reçu deux médailles d’or. En anglais dans le texte: la « Gold Medal of Chamber of Commerce and Industries » (France, 1977); et la « Gold Medal Excellence Européenne » (“En hommage à ses mérites exceptionnels”, 1977).

Nous sommes le 6 mai 1977. C’est chez Maxim’s, à Paris (3, rue Royale, dans le quartier de la Madeleine). Ce jour-là, l’une de ces médailles d’or est remise à M. James R. Mancham (né le 11 août 1939 à Victoria et mort le 8 janvier 2017 à Glacis), et, en même temps, le grand prix « Triomphe » est décerné à la revue Vogue – édition française. Quelques semaines plus tôt,  le 29 juin 1976, James Mancham était devenu le premier chef d’État seychellois.

Les invités sont nombreux. On aperçoit Geoffroy Rippon, parlementaire britannique. Roger Gavreau, ambassadeur de France. Mais aussi – dans le désordre – la bellissime actrice Claudine Auger, Yves Mourousi, Olivier Dassault, Frédéric Castet, le duc de Broglie, le mécène Paul Louis Weiller, le couturier Loris Azzaro, André Tarbes, Robert Caille, Jean-François Dalle, Karl Lagerfeld, Kurt Dickerhoff, Peter Towsend, le politicien français Jacques Baumel, Son Altesse Seeta Devi Maharanee De Baroda, le Prince Jean de Poniatowski, M. et Mme Philippe Rheims, la Vicomtesse Jacqueline de Ribes, M. et Mme Olivier Guichard.

J’en oublie une dizaine d’autres, parmi lesquels l’actrice Alexandra Stewart, les photographes Guy Bourdin, Helmut Newton, David Bailey…

Figures mondaines; aristocrates; politiciens; les gens de « Vogue »(David Hamilton a collaboré par exemple au n° 576, comptant 192 pages, de ce même mois de mai 1977); et quelques artistes – de valeur inégale.

n° 576, comptant 192 pages, de ce même mois de mai 1977

Surtout, j’oublie un convive de cette fête: David Hamilton. A la fin des cérémonies, les invités se livrèrent même au jeu des autographes et en signèrent à foison. Y compris le grand photographe britannique.

Parmi les personnalités citées plus haut, certaines étaient encore en vie le 25 novembre 2016, jour de la mort (par « suicide ») de David Hamilton…

Comme leur silence a été profond…

 

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David Hamilton: Absous!

Une ancienne revue française (fin des années 1970).

REVUE ABSOUS n° 61 (à l’intérieur: DAVID HAMILTON), 1984

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1981, année david-hamiltonienne: « Geburtstags-Büchlein » (David Hamilton, 1981)

David Hamilton.

Geburtstags-Büchlein.
W. Heye Verlag.

Voici une pièce rare de David Hamilton. Il s’agit ici de natures mortes.  L’ouvrage (conservé dans certaines bibliothèques, notamment en Allemagne) date de 1981. Toujours les éditions Agep, mais le livret a été imprimé en Allemagne. C’est assez ingénieux (on sortait les cartes d’anniversaire de leur protection, avant de les envoyer).

Ici, les mois de janvier et décembre manquent.

Merci à Patrice pour l’envoi de ces documents hamiltoniens extrêmement rares.

Encore un voyage dans le temps…

 

On remarquera que le texte en anglais est en dernière position

FEVRIER

FEVRIER

 

MARS

MARS

AVRIL

AVRIL

MAI

MAI

JUIN

Juin

JUILLET

AOUT

AOUT

SEPTEMBRE

Septembre

Octobre

Octobre

Novembre

Novembre

Exemple de carte d’anniversaire

Carte d’anniversaire – David Hamilton – 1981

Au dos

Au dos

 

 

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Charmes de David Hamilton

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,

Entre les pins palpite, entre les tombes;

Midi le juste y compose de feux

La mer, la mer, toujours recommencée!

Paul Valéry, Charmes, Le Cimetière marin.

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To get back the times of David Hamilton!

Vous pouvez touver ce poème david-hamiltonien (paru en 2010) sur le site du photographe allemand Max Stolzenberg.

 

You can can find this poem David-Hamiltonian (published in 2010) on the site of German photographer Max Stolzenberg.

http://maxstolzenberg.com/2019/02/11/new-pictures-in-the-shop/

ET / AND 

http://maxstolzenberg.com/2019/02/12/a-call-to-all-girls-who-want-to-work-with-max/

Photographie empruntée au site du photographe allemand Max Stolzenberg

La Coquillarde.

Chaque été toujours callipyge
De l’éternel présent vieux grec,
S’il se peut donc que quelqu’un pige,
Qu’il dédie une heure au bon bec,
Sein en proue et l’épaule ogive.
Mais dans l’été callipyge, est-ce
Qu’escarpins noirs, et dunes fesses,
De soleil lisérés fuseaux
Qui sont tant lisses d’or des peaux,
Genou à genou, cuisse à cuisse,
Et les peaux d’or qui tant sont lisses,
Genoux galets, jambes croisées,
Seront jamais chose oubliée?
Si tant de filles sont images,
La Coquillarde est la plus tendre
Des filles, si l’on veut m’entendre.
La Coquillarde est Reine mage
En exil d’aube et, mise au ban,
Elle sourit comme une enfant
Qui sait verser Soleil en nuit:
L’éternité dedans l’été
Qui à la paume point ne fuit.
Si demain vous savez me lire,
Petits culs ronds en tirelire
Ont des bouquets dans les cheveux,
Et des jupettes papillons.
Et de lumière certains anges
Ont à l’entrejambe un losange
Et applaudissant en cadence,
La sandale au pied se balance.
Les filles font la révérence
Et passent la langue à leurs lèvres,
Et leur culotte en transparence
Sait dessiner charmant triangle.
Cheveux au vent, robes d’été,
Jupes élastiques, fuseaux,
Cuisses oblongues, collants noirs,
Robes claires et courtes jupes,
Les cuisses sans fin des danseuses,
Jambes d’or, filles de Degas,
Ou d’antan germaines statues
Semblent d’un beau jardin les tiges,
Au Soleil, fleurs de jupes bleues
Et donnent tant et tant vertige.
La clé des champs fut poésie,
Fut des secrets de magicien.
L’image et l’illusion s’enfuient,
A chacun son destin prison.
C’est l’instant où l’image est libre,
Cet instant ne durera point.
Je m’en vais finir dans la mort.
En chaque saison j’ai offert
Ma clé aux serrures sans nombre.
En chaque saison, seule une ombre,
Déesse aux sandales étrusques,
Répond, que nul ne s’en offusque
Et s’ouvre à la lumière, ensuite:
Que je le grave dans la cire
Des souvenirs, jusqu’à ma mort,
Funambules aux talons hauts,
Soleil aux cheveux, grain des peaux,
Du silence la vive plaie.
Comme boule d’un bilboquet
Dessus la flèche d’un cyprès,
Le Soleil choit sur l’herbe verte
Où s’étend la robe entr’ouverte.
Et c’est le Soleil du Désir,
Quand maintes ombres s’éparpillent
Et le Temps vieillira les filles
Au jour d’hui à peaux de poupées,
C’est le vieux coeur qui bat plus vite
Et qui chute à travers le ciel
Et se brise sur les nuages,
Voilier en son dernier naufrage.
Et c’est la lune de l’absence,
Et qu’elle fut longue l’absence
De l’aube jusqu’au crépuscule,
La lune qui fut blonde ou brune,
Qui fut toujours d’or blanc, la lune,
Ronde comme un genou, la lune
Lente comme un geste gracieux,
C’est la lune au sommet des cieux
En tant de grâces qui s’ignorent
Et c’est la lune de l’attente,
Et qu’elle fut longue, l’attente.
Et puis le Soleil impérieux
Et le Soleil emplit les cieux
Au dernier jour de la saison,
Les jours se feront courts, ma mort,
L’hiver aux jours courts comme furent
Robes d’été brèves des filles,
Le soleil en gouttes de pluie,
Cheveux qui coulent en fontaine,
Robes de toutes les couleurs,
Et les blancheurs de l’innocence
Aux cuisses chaudes de soleil
Du triangle noir couronnées,
Cuisse soleil à lèvre lune,
Cuisse lune à lèvre soleil,
Et tandis que s’en va le temps,
C’est la parade des images
De ce qui ne reviendra pas:
De ce qui fut et va mourir.
Là-bas fanent les derniers feux,
Au ciel d’été, des girandoles
Et puis voici que la saison
S’éteint en grand silence et larmes,
Saison qu’on appelle la vie.
Dans l’averse, au soleil s’égouttent,
Le soir, des chuchotis qui froutent.
J’ai couru vers le Soleil seul
Ou vers sa course, son sillage
Et le coeur battant de l’écho
Qui eût été de ma recherche.
Vous qui partageâtes mon temps,
Quelquefois ma ville d’exil,
Que vous avez perdu de temps,
Laissé nuits et jours s’échapper.
Mais où sont les filles pas sages,
Où sont les filles de passage
Du soir à l’aube, entre deux portes
Qui s’en iront à tire d’ailes?
Mais qu’aux Enfers le Diable porte
Toutes les donzelles fidèles!
Vous, filles sous la lune libres,
Temps de liberté dure peu.
Vous saurez à la fin du jeu
Combien de prisons vous menacent.
Quelle que soit votre prison,
C’est mes soleils en multitude,
Mes soleils que j’ai allumés
Solitaires, aux nuits d’été.
Quête de Soleil fut brûlante,
Rejointe, n’est qu’ une mort lente.

(Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, première édition 2010, deuxième édition 2016, troisième édition 2018)

Photo de Max Stolzenberg, photographe allemand, ami de David Hamilton. Emprunté au site : http://maxstolzenberg.com/

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Esculique oui, culique non?

A-t-on remarqué qu’aucun adjectif ne semble avoir été formé en français sur le mot « cul » (du latin culus)?

Esculine a donné un adjectif rare, « esculique », synonyme de « saponique ».  Mais cul n’a rien donné du tout. Je ne trouve pas la moindre trace, dans les dictionnaires, de « culique », de « culien » ou de « culéen ».

Le cul – qui peut être victime de tant de problèmes de santé et de choses inesthétiques, douloureuses, désagréables, malodorantes, comme les hémorroïdes, la colique, la constipation,  la cellulite, l’obésité, les coups de pied qu’il reçoit, la merde qui colle à l’anus,  j’en passe et j’en oublie – n’a malheureusement pas mérité de susciter un adjectif « culique« , « culien » ou « culéen« . Je trouve cela injuste.

Je me disais aujourd’hui que David Hamilton, en somme, est l’artiste qui a réussi à faire oublier toute l’horreur qu’il peut y avoir dans un cul.

David Hamilton, album paru au Japon (années 1980)

 

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Nouvelles de la pauvre humanité

Très peu de gens sont capables de s’en rendre compte: nous sommes arrivés à la fin de l’être humain. Nous sommes en train de passer à une autre humanité, robotique et ultra-technologique. Il y a même des tas de pauvres types qui, aujourd’hui, s’en réjouissent et appellent cette horreur de leurs voeux.

Prenons un premier exemple, celui du microchipage. Combien d’êtres humains (ou, disons, encore partiellement humains, ou supposés tels) se promènent parmi nous, aujourd’hui, en 2019, bardés d’un microchip interne qui leur permet de communiquer avec l’extérieur, ou de recevoir des ordres émanant de ceux qui les dirigent? Un chiffre minimal est celui de 20.000 individus microchipés. C’est le chiffre qui est indiqué par les spécialistes de ce domaine. J’ai envie de dire: c’est le chiffre qu’ils se sentent autorisés, ou qu’ils sont autorisés à indiquer.

Donc, officiellement, 20.000 « êtres humains » microchipés sont en circulation. Où cela? Dans les pays les plus puissants et les plus technologiques, imaginera-t-on sans peine: Etats-Unis, Israël, Russie, Chine, France. Ce sont là, sans aucun doute, les Etats qui sont, et se vantent à juste titre d’être à la pointe du « progrès » ultra-technologique et aussi des recherches dans « l’intelligence artificielle ». 20.000 individus microchipés, donc, probablement volontairement. Quant aux individus microchipés à leur insu, j’ignore combien ils pourraient être. De toute évidence, en tout cas, le nombre des individus microchipés, désormais, ne pourra plus jamais diminuer, mais seulement augmenter.

L’humanité actuelle est capable de manifester pour se polluer et s’empoisonner encore davantage (je suis anti-Macron mais les « gilets jaunes » veulent l’essence moins chère, et le permis de conduire gratuit, parce qu’ils veulent être « libres » de faire vroum vroum dans leurs chères bagnoles), mais fort rares sont ceux qui manifesteraient – dans nos « démocraties » ivres de « liberté » – contre le microchipage programmé, déjà en partie réalisé, de l’humanité… Curieux, non?

Cette même humanité n’est pas seulement microchipée, voire désireuse et ravie d’être microchipée. Elle court le risque d’être manipulée génétiquement. Ici encore, naturellement, on reparle de la vieille blague du « Progrès humain ». Au nom du « Progrès », on évoque la possibilité de guérir (même avant la naissance, en opérant les bébés encore dans le ventre de leurs mères) les maladies génétiques.

Certes, c’est très bien, très vertueux, très chic de soigner les maladies génétiques. Ou, en tout cas, cela paraît indiscutablement bien. A part que si la Nature a inventé les maladies, cela devait avoir un sens. Probablement même, une espèce sans maladies ne serait pas une espèce saine, car c’est en luttant naturellement contre des maladies naturelles que l’espèce, dans son ensemble, se renforce et va mieux. Si plus personne n’est malade, tout le monde est malade.

La génétique est désormais capable – si elle le veut – de créer des êtres humains dits « parfaits ». Parfaits, selon quels critères?… Il y a des savants, ou des « philosophes », pour s’en vanter…

Toute personne encore en possession d’un cerveau en état de fonctionner devrait pourtant comprendre que le risque est énorme de dénaturer  (de dé-naturer) l’Homme. Et de le changer en un robot technologique qui n’aura plus rien d’humain (au sens qu’avait, jusqu’à aujourd’hui, ou plutôt jusqu’à hier, le mot humain).

Les Etats cherchent à créer des intelligences artificielles qui, bientôt, pourraient hélas échapper à leurs créateurs. Les généticiens manipulent les gènes et sont déjà capables de faire naître de malheureuse créatures. Cela veut dire qu’il est possible à des Etats, en 2019 (et peut-être même depuis des dizaines d’années?), ou à des « savants fous », de choisir un certain type de gènes, et de décider de la couleur des yeux, ou du patrimoine génétique d’un enfant pas encore né… Tout récemment, un certain He Jiankui, « chercheur » de la Southern University of Science and Technology de Shenzhen, en Chine, a fait  venir à la lumière deux fillettes dont il aurait modifié l’Adn afin qu’elles ne puissent jamais être frappées par le Sida…

On peut se demander – mieux encore, on devrait se demander – combien d’expériences ont eu lieu, et depuis combien de temps, en ce sens. J’ai en effet tendance à craindre que lorsqu’une information arrive aux oreilles du grand public, c’est qu’en très haut lieu on a donné carte blanche pour sa diffusion. Un peu comme ce qui concerne Internet, que l’on a offert aux masses, à un moment donné, alors qu’Internet existait depuis des dizaines d’années (et qu’il était réservé aux Etats et notamment aux communications militaires). Quand on annonce que des jumelles sont nées en Chine avec un patrimoine génétique modifié, spontanément me vient à l’esprit de me demander si, par « hasard », il n’y a pas déjà aujourd’hui dans les rues de nos villes, ou dans des laboratoires situés le Diable sait où dans des zones inaccessibles ou interdites, des individus génétiquement modifiés de la sorte.

Je me demande, dès lors, s’il n’y a pas en 2019 dans nos rues des individus à la fois modifiés génétiquement, et microchipés. Toutes choses qui ont été depuis longtemps annoncées par le cinéma de « science-fiction ». Un cinéma dont les metteurs en scène, soit dit entre parenthèses, n’ont pas la moindre imagination. Un tel cinéma n’a jamais eu d’autre but que de préparer l’opinion publique (et de contrôler les réactions de l’opinion) au passage progressif, puis de plus en plus brutal, de l’ancienne humanité à une nouvelle « humanité » génétiquement trafiquée (technologies du genre de la technologie Crispr-Cas9, capables de substituer un gène à un autre dans une molécule d’Adn), une « humanité » microchipée et bientôt dirigée par des ordinateurs surpuissants à travers le contrôle de la pensée.

L’homme moderne de 2019, actuellement, se gargarise (on en trouve des exemples dans la publicité) de pouvoir diriger à distance des robots domestiques. Quelle jouissance que celle de l’abruti contemporain, assis dans le salon de sa maison, que de pouvoir allumer sa chère téloche sans même avoir à lever son cul de son divan!

On comprend aisément que cet être humain-là n’opposera aucune résistance le jour où, demain ou après-demain, c’est le robot, c’est l’ordinateur qui, en sens inverse, lui fileront des ordres. Regardez une foule, dans la rue. Regardez tous ces gens qui sont devenus les prothèses (encore vaguement humaines) de leurs téléphones portables… Regardez le désir forcené qu’ils ont de devenir les domestiques, les esclaves de la technologie!

Les Etats, par exemple, travaillent à changer les soldats des armées en robots, sous prétexte de « réalité augmentée« . Bien sûr, ici aussi, tout se drape de vertu. On met en avant le fait qu’il est possible à des technologies de permettre aux handicapés de retrouver l’usage de leurs bras ou de leurs jambes. On en est ravi pour les handicapés mais, si un robot ou un ordinateur permettent à tous les Lazare d’aujourd’hui de se lever et de marcher, ce même robot et ce même ordinateur pourront également convaincre quiconque, demain, d’aller faire la guerre, de déposer des bombes et de tuer leurs voisins.

Voilà dressé brièvement le tableau de ce qui se passe actuellement dans les coulisses du monde: recherches sur l’intelligence artificielle, microchipage déjà commencé des personnes, manipulations génétiques. Un triple cocktail de mort.

Ce à quoi il convient d’ajouter très souvent, parallèlement, le bourrage de crâne massif des populations, par la « grande » presse. Cela dans un monde où (et bien malin qui dira où est l’effet, et où la cause)  le quotient intellectuel ne cesse de chuter et où règnent l’illettrisme et l’ignorance, quand ce n’est pas le mensonge pur et simple.

Et voilà le monde où l’on comprend mieux que la mort de certaines personnalités (on pourrait citer David Hamilton, mais aussi le chanteur noir James Brown) reste entourée de tant de mystères.

Le fait est que l’individu, en France et ailleurs, en 2019, n’a en général plus les moyens de se poser les moindres questions au sujet de la mort et des circonstances exactes et véritables du « suicide » de David Hamilton.

L’individu n’en a plus les moyens, parce que la « grande » presse fait silence. La mort de David Hamilton pose des dizaines de questions, dont pas une seule n’a été résolue. Dont pas une seule n’a reçu réponse! Mais voilà, le grand public ignore jusqu’à l’existence de ces questions!…

Le public ne se pose pas de questions au sujet du « suicide » (« thèse privilégiée » de la mort, comme baratine la presse) de David Hamilton, non seulement par manque d’information (curieux, non, dans le monde de la surinformation?) mais aussi parce que la mort de David Hamilton, diffamé, conspué, insulté, lynché médiatiquement, menacé de mort de son vivant, cette mort fait partie des questions « politiquement incorrectes » que l’on n’a pas le droit d’évoquer.

Au risque, dans le cas contraire, de finir sa vie asphyxié et « suicidé » dans un sac de plastique…

2019, très curieux monde, vraiment, où la publicité donne en exemple l’abruti moderne qui ordonne à sa téloche (à sa téloche qui est par ailleurs l’outil principal de son abrutissement) de s’allumer.

Un monde, encore, où des dizaines de publicités racontent qu’il serait possible (justement, grâce à des moyens technologiques) « d’apprendre sans effort une langue étrangère en un quart d’heure par jour« . Mensonge éhonté, parce que même si je connais parfaitement bien le français et l’italien, mon apprentissage de ces langues ne sera pas achevé au jour de ma mort.

Une humanité microchipée, une humanité génétiquement modifiée, une humanité fière de donner des ordres à sa téloche, une humanité au quotient intellectuel en chute libre, une humanité dont ne fût-ce qu’un certain pourcentage de la population imagine que l’on puisse apprendre une langue sans effort et en un quart d’heure par jour, une humanité qui en France ne peut plus prononcer une phrase qui ne s’achève par un « quoi », on conçoit très largement que cette humanité-là était mûre pour gober l’historiette du suicide de David Hamilton!…

 

 

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Hypertrophie des mots, absence de la pensée…

David Hamilton et Dawn Dunlap, 1979

Parfaitement étonnant! Lors d’une toute récente partie de fouteballe, deux sympathisants de l’équipe de Southampton auraient mimé le vol d’un avion. Ils ont été arrêtés, identifiés, fichés et interdits de stade pendant trois ans.

Encore faut-il dire que la partie opposait l’équipe de Southampton à celle de Cardiff. Cette dernière étant l’équipe dans laquelle avait été transféré le joueur argentin Emiliano Sala, dont le vol privé s’est abîmé dans les flots de la Manche.

S’il est évident qu’offenser la mémoire d’un mort est une chose vile, on peut quand même s’interroger sur une société qui attente à la liberté de mouvement de deux citoyens, les cloue au pilori et leur interdit de se rendre dans un stade, semble-t-il pour le seul et unique motif d’avoir imité le vol d’un avion.

Si j’étais un des deux lascars en question, je dirais que, l’avion de ce Monsieur Sala dans la réalité étant malheureusement tombé dans la mer, j’ai voulu signifier qu’idéalement, son avion planait toujours dans les airs, et qu’il était donc immortel.

Voilà une société fort dangereuse et très orwellienne, que celle où l’on peut désormais être arrêté, fiché, honni pour un geste, interprétable à merci par les policiers et les juges qui vont ensuite prononcer une condamnation…

Cette même société démocratique, contemporaine et moderne, n’a eu en revanche  aucune réaction lorsque, au moment de la mort de David Hamilton, l’ex-Miss OK 1988 a déclaré qu’elle « le poursuivrait jusque dans la mort », ou qu’il fallait « interdire ses photos ».

Cette même société démocratique, contemporaine et moderne, n’a eu aucune réaction lorsque, au moment de la mort de David Hamilton, des centaines ou des milliers d’internautes anonymes ont répandu leur haine, leurs insultes, leurs diffamations, leurs insinuations au sujet d’un homme – David Hamilton – mort à l’âge de 83 ans, et qui n’avait jamais été condamné à quoi que ce soit de son vivant

En ce qui concerne Emiliano Sala – joueur de ballon au talent extrêmement modeste, et dont le nom m’était totalement inconnu, tout comme il était inconnu du grand public – un écrivain du nom de Philippe Delerm aurait même parlé de… « mythe universel« .

Au train où vont les choses, quelqu’un va-t-il proposer la béatification d’Emiliano Sala?

L’hypertrophie des mots ne cache jamais, disait Jean Paulhan, que l’absence de la pensée…

Or le mythe universel, c’était – et c’est – David Hamilton.

 

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Les médiocres aboient, David Hamilton passe et son talent est éternel / Die mittelmäßige Rinde, David Hamilton geht vorbei und sein Talent ist ewig

Malgré la haine vouée à David Hamilton, ses photographies continuent à être appréciées et collectionnées. Voici l’édition limitée de Jardin Secret (tirage de 290 exemplaires seulement, au monde) avec une photographie signée de la main de David Hamilton. Merci à Hans Peter.

Trotz des Hasses, der David Hamilton zuteil wird, werden seine Fotografien weiterhin geschätzt und gesammelt. Hier ist die limitierte Ausgabe von Secret Garden (gedruckt von 290 Exemplaren nur, in der Welt) mit einem Foto von der Hand von David Hamilton signiert. Danke an Hans Peter.

David Hamilton, édition tirée à 290 exemplaires, dans le monde entier. Collection privée.

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Académie française : Olivier Mathieu candidat à l’élection (la quatrième) au fauteuil de M. Michel Déon

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ».

La dernière élection en date, à l’Académie française, le 31 janvier 2019, a eu de quoi surprendre. Alain Duault a en effet reçu neuf voix. C’est beaucoup et surtout, dans le langage académique, cela indique qu’il sera sans doute élu d’ici quelques années, quand il se représentera. Charles Dantzig aussi a reçu plusieurs voix. Mais malgré cela, la presse presque unanime a consacré exclusivement ses titres à « l’échec » de Luc Ferry, lequel a reçu quant à lui seulement six voix au troisième tour: c’est-à-dire moins que Duault et Dantzig.

La presse, toujours elle, a soigneusement évité d’évoquer les « petits » candidats, entre lesquels existent pourtant, il est facile de le supposer, de substantielles différences.

Plus inquiétant encore, il est à craindre que beaucoup d’académiciens n’aient tout simplement pas lu – par exemple – mon dernier livre en date, mes mémoires, intitulés Je crie à toutes filles mercis.

Or, l’Académie française s’occupant de langue française, il me semble que l’on pourrait s’attendre à ce que les académiciens prennent connaissance des oeuvres littéraires de ceux qui postulent à un fauteuil.

J’ai été – en outre – le collègue de Michel Déon à la Nouvelle Revue de Paris mais, malgré cela, la grande (?) presse n’a pas daigné citer mon nom, lors d’une élection au fauteuil de ce même Michel Déon…

Nouvelle Revue de Paris, paraissant aux éditions du Rocher, sous le patronage de Jean Mistler, de l’Académie française

N’y a-t-il pas là quelque chose de curieux? Tout pareillement, lors de chaque élection, le nombre des académiciens qui répondent à mes lettres est infime. N’est-ce pas étonnant, surtout quand on connaît le salaire mensuel perçu par les académiciens, qui devrait leur permettre de dépenser le prix d’un timbre pour répondre à ceux qui s’adressent à eux?

Sinon, ne vaudrait-il pas mieux dire ouvertement que les élections académiques sont décidées d’avance, et que les « petits » candidats n’y ont aucune chance? Or, dans la devise de la France, n’y a-t-il pas, si mes souvenirs sont exacts, le mot « égalité »?

Pour les élections académiques, pas d’égalité?…

Si l’on votait à l’Académie pour les mérites littéraires des uns et des autres, et non pas pour leur rôle ou pour la position qu’ils se sont gagnée dans le petit monde snobinard et germanopratin de l’édition, alors on voterait pour… moi.

L’Académie française dénonce, quelquefois encore, la décadence de la langue française. Elle le fait très timidement, mais elle le fait. C’est à son honneur. Pourtant, je connais quelques personnes en habit vert, et quelques Prix Goncourt, qui pourraient tirer un grand, un très grand profit de la lecture de mes romans, ou de mes leçons de français.

Voilà pourquoi, ce jeudi 7 février 2019, le site officiel de l’Académie française vient de rendre publique ma nouvelle candidature au huitième fauteuil, qui fut de M. Michel Déon .

Pour en savoir davantage, cliquez ici :

http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-michel-deon-f8-10

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Que va en penser Madame LE Ministre?

Aujourd’hui, est parue la nouvelle version – en ligne et gratuite – du Dictionnaire de l’Académie française (neuvième édition).

On salue ce que dit l’Académie au sujet du mot « ministre »:

http://www.dictionnaire-academie.fr/entry/A9M2261

« L’emploi du féminin dans La ministre, et dans Madame la ministre, qui est apparu en 1997, constitue une faute d’accord résultant de la confusion de la personne et de la fonction« .

On dit Monsieur le ministre, et Madame le ministre. Point final. Débat clos.

Idem pour le « secrétaire perpétuel » de l’Académie, que celui-ci soit de l’un ou l’autre genre:

http://www.dictionnaire-academie.fr/entry/A9P1664

« Qui remplit à vie une charge, une fonction. Le secrétaire perpétuel de l’Académie française ».

En revanche, on s’étonne de l’absence de l’adjectif hamiltonien, ou david-hamiltonien.

 

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1980, année david-hamiltonienne

1980, calendrier David Hamilton

Romantic Flair

Il ne nous manque que le mois de janvier, en ce qui concerne ce calendrier (en noir et blanc).

 

Danke an Bernhard, einen unersetzlichen Beitrag zum Blog.

 

Voir :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/calendrier-1980-2/

Calendrier Romantic Flair de 1980, mentions légales (collection personnelle)

Février 1980

Mars 1980

Avril 1980

Mai 1980

Juin 1980

Juillet 1980

Août 1980

Septembre 1980

Octobre 1980

Novembre 1980

Décembre 1980

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