De la nécessité d’arriver un jour à la vérité dans l’affaire du suicide de David Hamilton

J’avoue que, ne possédant pas la télévision, j’ignorais jusqu’à tout récemment l’existence de Mme Flavie Lecanu-Flament. Ayant cherché sur Internet, je crois qu’il est possible à tout un chacun – comme à moi – de constater qu’il existe diverses photos de la même Madame Flavie Flament, disons plus ou moins dénudée. D’après ces photos, elle ne semble – et l’on ne peut que s’en réjouir – pas traumatisée. Rappelons qu’en 1987, alors qu’elle fréquentait avec ses parents une plage de naturistes, un photographe – David Hamilton – l’avait recontrée et avait demandé à ses parents qu’elle pose pour lui. Tout récemment, elle a déclaré – dans un bouquin publié chez Lattès – que David Hamilton l’aurait violée. Elle raconte aussi qu’un jour, elle aurait été fort choquée de voir David Hamilton la recevoir nu. Même si, suppose-t-on, et puisqu’elle fréquentait une plage de naturistes avec ses parents eux-mêmes naturistes, elle devait avoir l’habitude.

PEDOPHILIE ET ETYMOLOGIE.

Il convient de condamner la « pédophilie ». Cela dit, et dit avec force, il faudrait aussi noter que « pédophilie », étymologiquement, veut dire « aimer les enfants » de « pais, paidos », enfant, jeune garçon, jeune fille).

La modernité a donc détourné le sens du mot (un mot que l’on devrait écrire « paidophile », les Anglais écrivent « paedophile ») puisque, à l’origine, le mot état à ranger dans la famille des « philes ». « Cinéphile » veut dire « aimer le cinéma », ou « bibliophile », « aimer, être un amateur de (généralement vieux ou rares ou beaux) livres ». La modernité, en revanche, a fait de « pédophile » un terme exclusivement péjoratif et a ainsi remplacé le terme de pédéraste (« qui est épris des enfants ») qui, lui, était péjoratif depuis belle lurette.

Ce terme de pédophile désigne désormais toutes les formes d’agressions sexuelles sur des enfants, du « geste déplacé » à la pire des barbaries.

PSYCHIATRIE

Cela dit, et parce que l’on espère arriver un jour à la vérité dans « l’affaire David Hamilton », il convient aussi de rappeler l’existence, bien connue de la psychiatrie, du syndrome des faux souvenirs (ou des souvenirs transformés):

http://psyfmfrance.fr/

On y lit ce qui suit.

« Cette lutte contre la fausse mémoire ne doit pas être confondue avec le combat légitime et indispensable mené contre les pédophiles et les incestes avérés. Les témoignages de jeunes enfants ayant subi des abus sexuels véridiques n’ont rien à voir avec de faux souvenirs remontant à 20 ou 30 ans en arrière, suggérés par un thérapeute et qui ne sont pas corroborés. Les violences réelles subies par les victimes ne sont généralement pas oubliées, bien au contraire. Mais la mémoire est malléable et l’implantation de faux souvenirs, par des techniques de manipulation mentale, est aujourd’hui expérimentée et prouvée par les scientifiques du monde entier. »

http://psyfmfrance.fr/faux_souvenirs.php

http://psyfmfrance.fr/quisommesnous.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_souvenirs

http://fauxsouvenirs-afsi.org/

Pas question, naturellement, de dire que Mme Flament serait victime de faux souvenirs. Par malheur, elle n’a pas porté plainte en temps utile, lorsque donc c’eût été à la Justice française de déterminer l’éventuelle culpabilité de David Hamilton, et de le condamner si nécessaire. Par malheur, David Hamilton est mort (par suicide?) et l’action civile est éteinte.

De la nécessité d’ouvrir un débat.

En revanche, Madame Flament est toujours en vie, tout comme l’est sa mère et tout comme l’est son frère. Rien n’empêcherait donc, par bonheur, que devant les tribunaux, la fille et la mère (et le frère, M. Olivier Lecanu) se mettent d’accord au sujet de leurs souvenirs de ce qui s’est passé, ou pas, au Cap d’Agde en 1987. En effet, la lecture du bouquin de Mme Flament, et des propos de sa famille, semblent montrer qu’il existe de grandes divergences entre toutes ces personnes.

Cela afin de permettre, pour le bien de Mme Flament et de tous, l’établissement de la vérité.

Car il ne faudrait pas oublier non plus que, dans cette histoire, un homme est mort. Suicidé.

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