Chronologie de l’affaire Hamilton

Un résumé de l’affaire de la mort de David Hamilton.

En octobre 2016, une animatrice télé (Flavie Flament née Lecanu) publie « La Consolation » (chez Lattès), qui se présente comme un « roman » autobiographique et dans lequel elle affirme avoir été « violée » en 1987, au Cap d’Agde, alors qu’elle avait 13 ans, par un célèbre photographe aujourd’hui âgé de 83 ans. Le livre est illustré par une photo de David Hamilton.

Interrogée aussitôt par les journalistes français (étant animatrice de télé, elle a de toute évidence bien des amis dans ce milieu), elle raconte « qu’elle ne peut nommer son violeur en raison du délai de prescription dans la loi française ».

Naturellement, et comme on pouvait s’y attendre de nos jours, le nom de David Hamilton  est cité par la presse tandis que les « réseaux sociaux » s’en prennent au photographe.

David Hamilton fait alors publier par un avocat un droit de réponse, qui est (me semble-t-il) relativement peu ou mal diffusé.  David Hamilton protestait contre les journalistes qui « n’ont pas hésité à rapporter d’abominables diffamations »; évidemment, il répétait avec véhémence n’avoir jamais été l’auteur des « comportements criminels qui [lui] sont imputés ».

*

A RELIRE

« J’ai pris connaissance des propos diffamatoires circulant à mon sujet depuis plusieurs jours (…). Aucun de ces journalistes n’a relevé que ledit ouvrage se présente sur sa seconde couverture comme étant un roman, à savoir une œuvre de fiction. Je suis particulièrement indigné par l’absence totale de respect de ma présomption d’innocence et par la volonté à peine dissimulée de certains de s’ériger en juges ou procureurs de la rumeur, si prompts à jeter les pires suspicions à mon égard. »

DAVID HAMILTON

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Si Madame Flament a vu David Hamilton nu, ce ne doit pas être la seule, il ne s'en cachait pas trop

Si Mademoiselle Lecanu a vu David Hamilton nu, ce ne doit pas être la seule, il ne s’en cachait pas trop

Dans le même temps, la propre mère et le frère de Flavie Flament mettaient en doute les accusations envers le photographe : « C’est pour nous tota­le­ment hallu­ci­nant ! Elle entre­mêle des faits réels et des passages complè­te­ment roman­cés ».

VOIR:

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/exclu_-_flavie_flament_son_frere_remet_en_cause_ses_propos_sur_son_enfance_abusee_377088

En effet, il est à noter que, pour qui a lu les paragraphes contre David Hamilton dans le bouquin signé par Mme Flament, le photographe est accusé d’avoir un jour ouvert la porte tout nu. Le détail de la porte revient TOUJOURS.

Une nudité qui ne risquait pas de surprendre: depuis au moins dix ans, David Hamilton fréquentait cet endroit; en outre, les parents de Flavie Lecanu pratiquaient le naturisme avec leurs enfants.

Pourtant on lit dans « Elle »:

Un « photo­graphe mondia­le­ment connu », qui ouvre sa porte nu, son sexe comme un appât, et, déci­dé­ment répu­gnant, obli­gera Flavie à regar­der celui des femmes nudistes sur la plage.

Et dans « Femme actuelle »:

Ainsi elle situe la scène lors d’un séjour de vacances au Cap d’Agde, dans cette partie réputée pour son quartier naturiste. C’est dans ce contexte que la toute jeune adolescente a été repérée par le photographe qui a abusé d’elle. Le lendemain, lorsqu’elle l’a déposée chez lui, la mère de Flavie n’a pas cillé lorsqu’il leur a ouvert la porte, nu comme un ver. “Le simple fait que ma mère valide mon entrée dans l’appartement en demandant “Mais je viens la chercher à quelle heure?” a validé aussi chez cet homme l’idée qu’il pouvait abuser de moi. Et j’ai été violée. Et je suis rentrée comme si de rien n’était.”

*

Mademoiselle Lecanu et l’homme nu :

« Quand vous avez un photographe qui ouvre la porte, nu, avec juste un appareil photo en bandoulière posé sur le ventre, a priori, on n’est pas dans quelque chose de tout à fait normal, et pourtant, j’y allais, et pourtant j’étais laissée l’après-midi avec ce photographe »  (Mme Flament sur France 2)

**

En  novembre 2016, le journal français « L’Obs » publie le « témoignage » (un témoignage anonyme) attribué à trois autres femmes déclarant elles aussi avoir été violées, dans des situations similaires, par le même David Hamilton. L’une d’entre elles situe même les faits la concernant en 1967.

Le dernier mot devant revenir à la loi, il est à noter que de toute façon, les faits supputés sont prescrits dans les trois cas. Dès le lendemain, Flavie Lecanu-Flament, probablement encouragée par ces nouveaux « témoignages », confirme ses accusations contre David Hamilton.

Le 23 novembre 2016, le grand photographe fait part de son intention de déposer plusieurs plaintes en diffamation.

Le 25 novembre 2016, l’artiste a été retrouvé mort, ou agonisant (un massage cardiaque aurait été tenté) dans son petit appartement du boulevard Montparnasse. Sa tête aurait été couverte d’un sac. Selon certanes sources, il avait ingéré de l’alcool. Selon d’autres sources, il y avait des médicaments près de lui.

De source journalistique plus encore que policière, la piste du suicide serait « privilégiée ».

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