David Hamilton: Love Love Love ?

Hildegard Knef

Hildegard Knef (1945)

Un peu d’histoire du cinéma.

LOVE! LOVE! LOVE!

Il semble (je dis il semble parce que je n’ai pas vu personnellement ce film) que David Hamilton (à moins qu’il ne s’agisse d’une homonymie?) ait été le scénariste d’un film TV, datant de 1971, « Love! Love! Love!« , de Sterling Johnson avec Helen Reddy.

Cela, à en croire la page Wikipédia dédiée à David Hamilton. Moi, je me demande s’il ne s’agit pas d’une homonymie.

Ce qui voudrait alors dire que serait attribué à David Hamilton, sur sa page Wikipédia, un film avec lequel il n’a rien à voir…

*

Hildegard Knef

Hildegard Knef

Hildegard Knef und ihre lieder.

Il est beaucoup plus probable que David Hamilton ait effectivement collaboré, en revanche, au film documentaire « Hildegard Knef und ihre lieder » en collaboration avec le cinéaste français de confession juive François Reichenbach (1921-1993) et le preneur de vues hollandais Gérard Vandenberg (né le 10 mars 1932, à Amsterdam; mort le 16 janvier 1999 à Münich.

Il s’agissait d’un film consacré à l’actrice et chanteuse allemande, née le 28 décembre 1925 (à Ulm) et décédée le 1er février 2002 à l’âge de 76 ans (à Berlin), qui fut aussi la maîtresse de Boris Vian et se rendit célèbre par une fameuse scène de nu intégral.

Boris Vian

Boris Vian

Elle avait commencé à étudier l’art dramatique en 1940, avant de tomber amoureuse de son producteur, dit-on.

C’est à lire ici: http://leszallucines.free.fr/?page_id=728

« Et c’est le coup de foudre. Que le cœur d’une apprentie comédienne batte la chamade pour un producteur n’a rien de répréhensible. Sauf que dans le cas d’Hildegard le producteur en question est un nazi pur jus qui veille à l’aryanisation du grand écran comme à la prunelle de ses yeux bleus. «Mon premier grand amour», écrira-t-elle dans ses mémoires. Passion aveugle ou carriérisme? Difficile de porter un jugement. Ses biographes n’ont rien trouvé qui prouve une quelconque implication dans le régime. On dit même qu’elle n’aurait pas été étrangère à l’arrestation de son amant, en 1945. Une rumeur, pas de preuve. Reste une zone d’ombre dans son CV ».

Le producteur en question, qui n’est pas nommé dans l’article que je viens de citer, était Ewald von Demandowsky, condamné à mort en 1945 et « réhabilité » en 1990…

Voir la page anglaise de Wikipédia :

https://en.wikipedia.org/wiki/Ewald_von_Demandowsky

Et la page allemande:

https://de.wikipedia.org/wiki/Ewald_von_Demandowsky

Ewald v. Demandowsky

Ewald v. Demandowsky

*

Emprisonnée dans un camp soviétique, à la chute de Berlin en 1945 (on dit qu’elle s’habillait en homme pour éviter d’être violée par les Soviétiques), elle s’était fait connaître du grand public dans Unter den Brücken de Helmut Kautner, avant de faire carrière comme chanteuse, et comme actrice – notamment dans des films dénonçant le national-socialisme.

Voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Hildegard_Knef

Helmut Käutner

Helmut Käutner

Et sur Helmut Käutner: https://en.wikipedia.org/wiki/Helmut_Käutner

« Helmut Käutner (born 25 March 1908 in Düsseldorf, Germany; died 20 April 1980 in Castellina in Chianti, Italy) was a German film director active mainly in the 1940s and 1950s. He began his career at the end of the Weimar Republic and had released his first major films in Nazi Germany ».

HELMUT KAÜTNER

Quelques films de Helmut Käutner.

1939 : Kitty et la conférence mondiale (Kitty und die Weltkonferenz)
1940 : Frau nach Maß
1940 : L’habit fait le moine (de) (Kleider machen Leute)
1941 : Au revoir Franziska! (Auf Wiedersehen, Franziska!)
1942 : Anuschka
1942 : Vive la musique (Wir machen Musik)
1943 : Romanze in Moll (Les Bijoux)
1944 : La Paloma (Große Freiheit Nr. 7)

Quelques films où il joua comme acteur.

1926 : Kreuzer Emden : un marin
1943 : Romanze in Moll (Les Bijoux) : le poète
1944 : La Paloma (Große Freiheit Nr. 7) : Karl

Quelques scénarios de Helmut Käutner.

1939 : Die Stimme aus dem Äther, de Harald Paulsen
1939 : Salonwagen E 417, de Paul Verhoeven
1939 : Marguerite : 3, de Theo Lingen
1939 : Schneider Wibbel, de Viktor de Kowa
1939 : Kitty et la conférence mondiale (Kitty und die Weltkonferenz)
1940 : Frau nach Maß
1940 : L’habit fait le moine (de) (Kleider machen Leute)
1941 : Au revoir Franziska! (Auf Wiedersehen, Franziska!)
1942 : Anuschka
1942 : Vive la musique (Wir machen Musik)
1943 : Lumière dans la nuit (Romanze in Moll)
1944 : La Paloma (Große Freiheit Nr. 7)
1945 : Sous les ponts (Unter den Brücken)

A la suite de quoi, « après une période de retrait » (comme on le lit sur Internet), il fit une longue carrière en RDA.

Le « court retrait » est évoqué ici.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/helmut-kautner/

« Ce cinéaste allemand aura été l’un des très rares à donner quelque dignité à la production de la R.D.A. dans les années du « miracle économique », années qui ne furent pas particulièrement fastes pour l’art cinématographique. Les débuts d’Helmut Kautner, né à Düsseldorf, restent mal connus. (…) Son premier film comme réalisateur, Kitty et le congrès mondial (Kitty und die Weltkonferenz, 1939), est l’une de ces comédies anodines que le régime encourageait, mais qui permettaient des descriptions assez fines de caractères et quelque désinvolture dans les évocations d’atmosphère. C’est dans cette voie que Kautner persévéra jusqu’après 1945. À cette époque, il opère un court retrait ».

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