David Hamilton, photographe de nos vingt ans.

Le manque de curiosité de nos contemporains est presque total. Dès qu’il s’agit de connaître, et surtout s’il s’agit de connaître quelque chose d’intéressant, ils se détournent. C’est la bêtise et la laideur qui attirent. Et l’opinion toute faite.

Une de ces opinions est que David Hamilton ait été détesté, oublié, démodé.

Ce n’est pas vrai! Il y a des écrivains qui ont dit récemment, dans leurs livres, leur admiration pour lui et / ou son oeuvre.

Il y a aussi des « blogueurs » – et des blogueuses. Nombre de blogs féminins, oui, disent leur admiration, leur affection, leur nostalgie pour David Hamilton.

Il y a des gens anonymes, et il y a des gens connus.

En voici quelques exemples.

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Un exemple, parmi tant d’autres, d’un livre

récent qui a dit du bien de David Hamilton.

A lire, par exemple: « L’Ecrit-Ecran des Rougon-Macquart : Conceptions iconiques et filmiques du roman chez Zola« , livre d’Anna Gural-Migdal, où on lit:

« David Hamilton est à présent reconnu comme un acteur majeur de la photographie contamporaine, même s’il a eu certains problèmes a début des années 1990 avec la droite puritaine américaine qui a taxé son oeuvre de pornographie enfantine« …

*

Un exemple, parmi tant d’autres, d’un journaliste

qui a dit du bien de David Hamilton.

Christophe Naigeon écrivait, un mois avant la mort de David Hamilton :

« Ainsi, le britannique David Hamilton, photographe des jeunes filles en fleurs banni du monde anglo-saxon par les ligues de vertu qui, malgré un usage massif du flou artistique l’accusaient de pornographie enfantine, rendit Ramatuelle célèbre en venant y travailler« .

C’est ici:

http://www.cabotages.fr/les-cites-perchees-du-golfe-gassin/

*

Le cinéma de Hamilton serait mauvais? Faux.

Frédéric Mignard, ici, rappelle ce qui suit:

« Pour notre part, on reviendra surtout la carrière cinématographique de l’artiste, chantre d’un érotisme cotonneux où les jeunes femmes nubiles étaient exposées dans un flou dit « hamiltonien », trace indéniable de son rapport aux effluves visuelles qu’Hamilton aimait contraster à la vulgarité de la nudité contemporaine.
En 1977, décennie propice au déploiement de la chair, l’artiste qui a bâti sa carrière cinéma sur le thème de l’initiation à l’amour, avait triomphé en salle avec Bilitis, sur un scénario sulfureux de Catherine Breillat, où il dirigeait Bernard Giraudeau et Mathieu Carrière. Le film avait fini en 17e place annuelle en France, avec plus d’1.400.000 entrées.
Suivront 4 autres longs métrages entre 1979 et 1983, Laura, les ombres de l’été, avec la James Bond Girl Maud Adams (1979) et Un été à Saint-Tropez (1982), et surtout Tendres cousines (1980), où l’on croise Macha Méril, et Premiers Désirs (1983), avec Patrick Bauchau, Stéphane Freiss, et la débutante Emmanuelle Béart.
Tendres Cousines avait été un succès considérable, scrutant la 23e place annuelle avec 1.400.000 entrées en 1980″.

C’est ici:

http://www.avoir-alire.com/mort-de-david-hamilton-icone-de-la-photographie-et-du-cinema-erotique

Ailleurs, Frédéric Mignard rappelle: « Premiers désirs qui marque un pas en arrière dans la carrière du monsieur sort donc un beau 16 novembre 1983, et attire tout de même 8.202 entrées parisiens, soit le double de A nos amours de Pialat. Même Eddie Murphy et Dan Aykroyd, unis dans Un Fauteuil pour deux, démarrent moins fort (6.959 entrées) ».

C’est ici:

http://www.avoir-alire.com/premiers-desirs-le-dernier-ete-d-une-jeune-fille-quand-david-hamilton-regnait-sur-l-erotisme

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Un exemple, parmi tant d’autres, d’un blog

qui a dit du bien de David Hamilton.

Génération Hamilton:

http://caramellebonbonetchocolat.com/tag/david-hamilton/

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Ou encore…

David Hamilton, photographe de mes quinze ans:

http://mamu47.canalblog.com/archives/2013/07/28/27720538.html

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LE SALON D’AUTOMNE, D’AUGUSTE RENOIR À DAVID HAMILTON

LE SALON D’AUTOMNE, D’AUGUSTE RENOIR À DAVID HAMILTON

Un exemple, parmi tant d’autres, d’un livre (et d’une exposition)

qui a parlé de David Hamilton.

LE SALON D’AUTOMNE, D’AUGUSTE RENOIR À DAVID HAMILTON, L’ART MODERNE DU XXÈME SIÈCLE: UNE EXPOSITION PROPOSÉE PAR NOËL CORET, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DU SALON D’AUTOMNE, DU 11 AU 19 MAI 2011 À CHÂTEAU-THIERRY.

Voir:

http://www.artaujourdhui.info/a05989-le-salon-d-automne-d-auguste-renoir-a-david-hamilton-l-art-moderne-du-xxeme-siecle.html

 https://www.salon-automne.com/2011/05/06/le-salon-dautomne-dauguste-renoir-a-david-hamilton-lart-moderne-du-xxeme-siecle-une-exposition-proposee-par-noel-coret-president-de-la-societe-du-salon-dautomne-du-11-au-19-mai-2011-a-cha-2/

LE SALON D’AUTOMNE, D’AUGUSTE RENOIR À DAVID HAMILTON

LE SALON D’AUTOMNE, D’AUGUSTE RENOIR À DAVID HAMILTON

Discours de Thierry Lhermitte (extraits)

« De toutes tes préfaces, auxquelles j’ajouterai celles réalisées gracieusement sur la demande d’artistes sociétaires, ce sont quelques 100 préfaces qui ont été rédigées, sans compter les nombreux textes sur les réseaux sociaux, les conférences et participations aux colloques, etc, etc… Mais ce sont tes publications, toutes fort bien distribuées et qui ont connu un véritable succès éditorial, qu’il convient de mentionner. Qu’il s’agisse de ton tout premier livre consacré aux « Impressionnistes de la vallée de la Marne » édité chez Casterman en 1994, ouvrage dans lequel mon arrière-grand-père le peintre Léon Augustin Lhermitte occupe une place de choix, ou des trois volumes publiés par Casta Diva, « 1903-2003 ; Salon d’Automne : l’art en effervescence », commande du Salon d’Automne, de « Fauvisme, la couleur en héritage » édité par France Loisirs en 2005. Ou encore de l’ouvrage « De Renoir à David Hamilton, Salon d’Automne : un siècle d’art moderne » publié à compte d’auteur et qui accompagnait une superbe exposition que tu as réalisée en 2011 à Château-Thierry avec le soutien décisif de notre ami Pierre-Mary Bachelet ».

(Extrait de : http://www.vuduchateau.com/actu-1666-chevalier-des-arts-et-lettres-au-salon-d-automne-noel-coret.html#.WFWVR0uWGw1 )

*

Je pense que personne n’aura l’ingénuité de penser (ou la bêtise de croire) que les accusations tardives et unilatérales, portées au moyen d’un « roman » et trop tardivement au regard de la loi française, par une journaliste de télé, puissent empêcher les artistes, et les amateurs d’art, de continuer à aimer David Hamilton.

C’est ce que nous ferons, pour notre part. Aimer David Hamilton.

*

N’en déplaise aux catholiques néoconservateurs et à la droite puritaine.

Qui ne se souvient des millions de personnes qui ont défilé, en France, en scandant le slogan: « Je suis Charlie »?

Moi, je choisirais pour slogan : « Je suis David Hamilton ».

 

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