« Quelques réflexions à propos de la mort de David Hamilton ». Article de Jean-Pierre Fleury, écrivain.

Tribune libre.

Quelques réflexions à propos de la mort de David Hamilton.

Par Jean-Pierre Fleury, écrivain.

Moi aussi, je trouve ce suicide curieux. Ou plutôt les circonstances du suicide, si suicide il y a eu.

Moi aussi, j’ai noté le silence apparent de l’entourage d’Hamilton, de son ancienne épouse, de ses amis du milieu de l’art ; j’ai noté l’évolution dans l’enquête de police ; j’ai noté l’absence d’informations sur son enterrement…

Peu d’informations finalement, ou celles indigentes, comme toujours, de la presse « pipole » qui se recopie.

Moi aussi enfin, je note que personne (avocat ? entourage ?) ne fait taire la « grande presse » qui sans gêne, ni tracas, voire en totale infraction avec la loi française, a organisé et organise encore son lynchage, en l’occurrence posthume. Il est toujours facile et plutôt lâche de cracher sur les morts.

Je note aussi le manque de retenue. L’unique procès à charge! Et, me semble-t-il (est-ce que je me trompe ?) une certaine outrance dans les mots.

Les témoignages présentés dans d’autres articles ou ici (s’ils sont exacts) évoquent de la contrainte, des gestes, des actes répréhensibles (s’ils sont avérés) mais aucune violence barbare, alors est-ce que le mot « bourreau » est le bon mot ? Comme si Hamilton avait pu être un Marc Dutroux!

On dirait, une fois encore, que les mots ne veulent plus rien dire. Et que l’on a affaire à une mélasse « intellectuelle ».

Enfin, on peut être sidéré par ce que dit cette personne, Flavie Lecanu, qui était certes jeune aux moments des faits supputés.

On dirait, à la lire, qu’Hamilton aurait séquestré (tant dans le Midi qu’à Paris) ses supposées victimes et qu’il aurait abusé de la présente personne plusieurs fois. Mais alors, comment cela a-t-il pu se produire et reproduire plusieurs fois ? Elle n’en informait pas ses parents ? Qu’en disaient ces derniers ? Quelle a été leur part de responsabilité ?

Ce que je note également, c’est que dans notre société il vaut mieux être membre des « bons » cénacles et bien soutenu que vieux, passé de mode et oublié de beaucoup.

Hamilton devenu vieux, sans soutien d’aucune sorte, et surtout devenu plutôt pauvre, finalement ne pouvait pas avoir d’autre fin. Cela dit, il reste encore au politburo des media à ajouter, aux archives du temps, qu’il ne fut jamais artiste, et pour quelque courageux à buriner son nom, afin de le rendre illisible, sur le marbre de son futur tombeau, s’il en a un, un jour.

Ainsi va l’humanité qui – par contre – accueille au travers de ses lucarnes télévisuelles tout le gratin de la pédérastie confirmée (et si l’on peut dire estampillée et officielle ; d’État), sans que cela ne gêne grand monde.

Je pense par exemple à l’académicien Finkielkraut qui dans les années 70 fut un propagandiste de la pédérastie, je pense aussi au pseudo-anarchiste Cohn-Bendit qui dans les années 80 a étalé rigolard à la télé (chez Polac) les histoires de sa braguette qui intéressait disait-il, les enfants.

Et bien, depuis, celui-ci a été très bien reçu, dans ses émissions, par son ami Ardisson.

Voilà donc le nouveau pestiféré Hamilton, sans soutien médiatique d’aucune sorte, accusé par une journaliste (élément important). Et l’on entend l’antipathique, hargneux et caractériel Ardisson, fort de sa place et au mépris des lois, éructer à l’encontre d’une personne qui ne peut lui répondre, devant des centaines de milliers de gens (acte mûrement réfléchi, puisque ses émissions sont en différé et montées !) : « t’es un bel enculé, connard« .

Pendant que les moutons de l’assistance applaudissent.

Aucune suite d’aucune sorte, ni poursuite, aucune remontrance (CSA ou employeur par exemple). C’est « normal »?…

On pourra noter d’ailleurs le niveau d’excellence, le niveau aristocratique de cet Ardisson qui se targue d’être monarchiste. Je n’ose le comparer aux « speakers » de la TSF d’antan !

C’est bien dans l’air du temps vulgaire de notre monde déliquescent.

Voir ici :

https://www.youtube.com/watch?v=EIVlD-eMmVg

Cherchez l’erreur. Deux poids, deux mesures ! encore une fois. Et même pire que ça puisque l’un (Cohn-Bendit) a revendiqué publiquement des faits que l’autre (Hamilton) a récusés!

Une question pour finir : quelle est la part de responsabilité de certains journalistes dans la mort (suicide ou autre chose) de David Hamilton ?

Jean-Pierre FLEURY.

Ecrivain.

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