Viol et Rossignol, dansons la Carmagnole, vive le son, vive le çon, le hardi çon !

Ovide (Métamorphoses, livre VI) a raconté le viol de Philomèle par Térée.

C’est aussi le thème ( « Non pas, c’était un Roi dont les feux violents Me firent ressentir leur ardeur criminelle ») de la fable de Jean La Fontaine, dont l’un des personnages est un Rossignol.

LA FONTAINE

LE MILAN ET LE ROSSIGNOL

Après que le Milan, manifeste voleur,

Eut répandu l’alarme en tout le voisinage

Et fait crier sur lui les enfants du village,

Un Rossignol tomba dans ses mains, par malheur.

Le héraut du printemps lui demande la vie :

Aussi bien que manger en qui n’a que le son ?

Ecoutez plutôt ma chanson ;

Je vous raconterai Térée et son envie.

Qui, Térée ? est-ce un mets propre pour les Milans ?

Non pas, c’était un Roi dont les feux violents

Me firent ressentir leur ardeur criminelle :

Je m’en vais vous en dire une chanson si belle

Qu’elle vous ravira : mon chant plaît à chacun.

Le Milan alors lui réplique :

Vraiment, nous voici bien : lorsque je suis à jeun,

Tu me viens parler de musique.

J’en parle bien aux Rois. Quand un roi te prendra,

Tu peux lui conter ces merveilles.

Pour un Milan, il s’en rira :

Ventre affamé n’a point d’oreilles

FABLE DE MOI

LE FLAMANT ET LE ROSSIGNOL

Après que le Flamant, manifeste menteur,

Eut répandu l’alarme en tout le voisinage

Et fait crier sur lui les enfants du village,

Rossignol le nomma spécialiste en malheur.

Le héraut du printemps lui dit avec envie :

(Rossignol) – Vous les avez bien eus, avec votre hardi çon !

(Flamant) – Ah oui ! Ecoutez ma chanson ;

Je leur ai inventé Satyre et son envie.

(Rossignol) – Un satyre ? est-ce un mets propre pour les Flamants ?

(Flamant) – J’ai dit que c’est un Roi dont les feux violents

Me firent ressentir leur ardeur criminelle.

(Rossignol) – Ah ! Tu vas donc leur dire une chanson si belle

Qu’elle les ravira : ton chant plaît à chacun.

Le Flamant alors lui réplique :

– Vraiment, nous voici bien : lorsque je suis à jeun,

Tu me viens parler de musique.

J’en parlerai aux porcs. Quand un porc me prendra,

Je lui conterai ces merveilles.

Pour moi Flamant, il s’en rira :

Couille affamée a point d’oreilles !

***

https://lequichotte.wordpress.com/2017/04/04/sur-le-blog-en-defense-de-david-hamilton-50/

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