David Hamilton, victime de la damnatio memoriae

Un monde qui décerne le prix Nobel de la « Paix » à Barack Hussein Obama (et bientôt à Trump?),

un monde où l’on voit François Hollande décréter que les Etats-Unis ont « bien » fait d’envoyer leurs missiles sur la Syrie (alors qu’affaiblir la Syrie, c’est par ailleurs affaiblir la lutte contre l’ISIS),

un monde où des missiles des Etats-Unis (qui ont déclaré et / ou mené pratiquement toutes les guerres du XXe siècle et de celui-ci, je le rappelle) tuent des enfants innocents sous prétexte de « venger » d’autres enfants pareillement innocents,

un monde où l’ONU n’a plus aucun rôle, un monde où le président américain ne demande même plus l’avis du Congrès américain pour aller bombarder la Syrie (membre de l’ONU),

un monde où l’on répond aux « crimes de guerre » (réels ous supposés) par d’autres crimes de guerre,

un monde où les peuples (par exemple le peuple palestinien) n’ont aucun droit à l’autodétermination,

un monde où les Etats-Unis ont recommencé à jouer aux « gendarmes du monde », et ont recommencé le 6 avril, et ce ne peut être un hasard, cent ans jour pour jour avant leur entrée dans la première guerre mondiale,

un monde qui décerne le prix Nobel de littérature à un chantailleur sans voix du nom de Robert Zimmerman (dit Bob Dylan), dont les textes sont à mon avis (j’espère avoir le droit de le dire) d’une pathétique nullité,

un monde qui « protège » (contre qui, contre quoi?) des écrivaillons « fameux » mais qui n’a nullement protégé David Hamilton, 83 ans, quand ce dernier disait publiquement qu’il sentait sa vie menacée,

un monde où l’on apprend qu’en Suède plus de 150 personnes viennent de se faire volontairement implanter sous la peau un « microchip »,

un monde où la NSA espionne toutes les communicatons de tout le monde,

mais un monde où personne ne réagit plus à rien,

ce monde sur lequel souffle le vent (pour mon odorat fétide) des néoconservateurs, de la médiocrité, de l’inversion des valeurs, du puritanisme,

ce monde est un monde depuis longtemps fini.

Et que dire d’un pays qui risque d’avoir à « choisir » entre Macron et Le Pen,

pays où par ailleurs on ne sait (officiellement) encore rien, par exemple, sur les meurtres de Boulin et de Fontanet, sans parler de la fin (atroce) de Khadafi?

On est dans un monde où trop souvent le beau est appelé laid, où le mensonge est appelé vérité, où les nullités sont appelées « écrivains », tandis que les vrais écrivains et les vrais artistes, les vrais penseurs, depuis bientôt un siècle, sont méconnus, ostracisés ou vilipendés, quand ils ne sont pas assassinés – ou voués à la damnatio  memoriae.

Tout cela donne envie de se replonger dans le monde de David Hamilton.

***

VOIR

https://lequichotte.wordpress.com/2017/04/07/sur-le-bloc-en-defense-de-david-hamilton/

 

 

Advertisements
Cet article a été publié dans David Hamilton. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour David Hamilton, victime de la damnatio memoriae

  1. A.D. dit :

    Oui, il faut se replonger dans le monde de David Hamilton. Ce monde peut être notre monde, notre réalité, notre BEAUTE et la beauté sauve !

    J'aime

Laissez un commentaire, merci (les commentaires anonymes, farfelus ou incorrects, émanant de gens qui ont du temps à perdre, passent directement à la poubelle)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s