Joyeuse (?) Pâque sur le monde : où va frapper, la prochaine fois, l’Ange de la Mort?

Pessa’h, la Pâque juive, le « passage », aura lieu du mardi 11 avril au mardi 18 avril 2017, afn de commémorer l’exode des Hébreux hors d’Égypte. Espérons qu’au même moment pas trop de personnes ne passent de vie à trépas sous les bombes américaines… Selon le récit biblique, en effet, les Israélites furent esclaves en Égypte pendant quatre cent trente années (Exode, 12, 41) avant d’être libérés. Cet esclavage valut aux méchants Égyptiens d’être frappés, en guise de « punition », par les plaies d’Égypte. Une marque de la protection et de la faveur que leur Dieu manifeste au peuple des israélites. Il est bien bon, jugeons-en, ce dieu, puisque quand les israélites sortirent d’Égypte en traversant la mer Rouge, celle-ci s’assécha pour qu’ils puissent la franchir, avant de se refermer sur les troupes du méchant pharaon, qui périrent tous. Hag ha-Pèsah est la “fête de la Pâque” qui évoque le passage de l’Ange de la mort “par-dessus” les maisons des enfants d’Israël, le même « ange » qui mit ensuite à mort tous les premiers-nés égyptiens (Exode, 12,27). Les israélites par chance furent épargnés, car, toujours selon le récit biblique, l’ordre (divin, lui aussi) leur fut donné de sacrifier l’agneau pascal et de répandre son sang sur les portes de leurs maisons, l’Ange de la mort ayant été par bonheur averti qu’il ne fallait pas frapper les maisons portant ce signe distinctif.

Relisez l’Exode 13:1-2,11-16: les premiers-nés de tous les Egyptiens furent tués, pendant que ceux des Israélites furent épargnés. De la sorte, le dixième et dernier fléau, le châtiment des premiers-nés d’Egypte, prouvait que les « dieux » d’Egypte n’avaient aucun pouvoir, qu’ils n’existaient pas, alors que le Dieu d’Israël était de toute évidence tout puissant.

« Je parcourrai l’Egypte cette nuit-là et je frapperai tout premier-né dans le pays, homme et bête, et j’exercerai ainsi mes jugements contre tous les dieux de l’Egypte; je suis l’Eternel. » (Exode 12:12).

Oh ben c’est pas gentil tout ça, M’sieur!

De la sorte, on voit qui sont, chronologiquement parlant, les précurseurs des massacres d’enfants au proche-Orient.

Mais demain?

Les temps du « onzième fléau » sont-ils venus?…

En quelques jours, Trump a donné l’ordre de bombarder une base en Syrie et, hier, l’Afghanistan au moyen d’une bombe au nom biblique, « Moab », qui est l’anagramme de: massive ordnance air blast bomb. Ou mother of all bombs ? Combien de morts, combien d’enfants sous les bombes américaines en Syrie et en Afghanistan?…

Contrairement à ce que la presse a dit dans un premier temps, ce n’est même pas la bombe non conventionnelle plus puissante des Etats-Unis. La bombe plus puissante des Etats-Unis est la bombe GBU-57A/B Massive Ordinance Penetrator (Mop), dite aussi ‘Big Blu’. 13,6 tonnes. Un missile qui perfore vingt mètres de ciment armé.

A quand la Corée du Nord, au risque de provoquer un désastre nucléaire? A quand l’Iran? A quand de nouveau la Syrie, de nouveau l’Afghanistan? A qui le tour?…

Le monde ne semble pas du tout se préoccuper du fait qu’un chef d’Etat, à peine élu, ait bombardé en l’espace de quelques jours des pays censés être « souverains », et cela à des milliers de kilomètres des frontières des Etats-Unis.

Dans le même temps, l’ordre moral s’installe dans les mentalités, il s’invite dans la campagne électorale, il gangrène les esprits, il menace la jeunesse. Ordre moral? c’est beaucoup dire. Ce n’est pas même un ordre: c’est un chaos. Il n’a rien de « moral », c’est  un ordre moralisateur et normalisateur.

Les années 1970 furent, surtout en apparence, celles de la libération sexuelle. On en est bien loin aujourd’hui. La libération sexuelle a été instrumentalisée, récupérée, dévoyée, niée et anéantie.

Plus que jamais, l’hégémonie américaine se fait sentir. Plus que jamais, les tabous règnent. La censure ne fait que commencer! La liberté, dans la société de la surveillance de masse, n’existe plus. L’atmosphère est celle des chasses aux sorcières.

Ce monde ne fait plus l’amour et il ne fait plus la guerre, non plus: il largue des bombes monstrueuses du haut du ciel.

La globalisation est répugnante et ce monde pue le puritanisme et l’hypocrisie.

C’est le règne des faux artistes, de la laideur et de la vulgarité: et David Hamilton – au détour de plus d’un entretien – l’avait souvent dénoncé:  « Les nouvelles générations ne se rendent sûrement pas compte mais on ne vit pas dans la meilleure époque aujourd’hui, loin de là« .

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