Macron Fillon Le Pen, qui va gagner? La réponse.

 

Jérôme Bosch

Dimanche 23 avril, on vote en France: premier tour de l’élection présidentielle. On a même décidé – j’ignore pourquoi – que les bureaux de vote fermeront à 19, et non à 18 heures. Dans plusieurs grandes villes, ce sera même à 20 heures. Bon, personnellement cela ne m’intéresse pas, cela ne me concerne pas puisque, même si on me payait pour ça, je n’irais pas voter.

Il paraît que ça « angoisse » les « sondeurs », lesquels sont censés fournir des estimations pour la « révélation » de 20 heures. Où ne va pas se nicher « l’angoisse », de nos jours?… On les imagine, les sondeurs, vers 19 heures 50: « Elle est où Le Pen« ?

Personnellement, il m’importe fort peu de savoir dès 20 heures qui seront les candidats du second tour. On ne pourrait pas attendre? Les derniers « sondages » en date indiqueraient que quatre candidats (Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon) « pourraient l’emporter » et, ajoute la presse, « jamais autant de Français n’avaient été indécis ». Moi, ce qui m’émerveille, c’est qu’il existe ne serait-ce qu’un électeur pour voir une seule différence entre ces Messieurs-Dames.

Le joueur de bonneteau, musée de La Rochelle

Connaîtra-t-on dès 20 heures le nom des deux prétendants ? Peut-être pas, et moi je m’en fous. Il paraît, dans le même temps, qu’il « faille » empêcher la « divulgation des résultats » avant 20 heures. On a même adopté une loi, pour ça, en date du 25 avril 2016. Tout ça est ridicule. En gros, les instituts de « sondages » espèrent que les bureaux de vote « dépouilleront » plus vite. Moi, ce qui m’émerveille, c’est qu’il existe ne serait-ce qu’un Français pour allumer sa téloche et voir s’afficher deux ou trois visages. C’est ça qu’on appelle le jeu des trois cartes, celui où il y a deux rois noirs et une dame rouge et où le bonimenteur demande « Elle est où la reine« ?

Paris, années 50: l’indécision des Français, déjà

 

En attendant, l’Académie française  a publié un communiqué:

« L’Académie française a pour mission de défendre la langue française et d’en accompagner les évolutions. Elle déplore que la langue soit absente des débats auxquels donne lieu actuellement la campagne pour l’élection présidentielle et s’étonne du silence observé par les différents candidats sur cette question, alors même que l’attachement à la langue est regardé par les Français comme l’expression première du sentiment d’appartenance à la nation ».

Que l’Académie « s’étonne du silence observé par les différents candidats sur cette question », je partage cette stupeur. Surtout à une époque où il suffit d’allumer une télé pour se rendre compte que des journalistes illettrés démontrent qu’ils ne savent pas le français (en employant par exemple après que suivi du subjonctif), ou d’ouvrir un journal  (où les plumitifs écrivent par exemple « combattif » avec deux t, ou « évènement » avec un accent grave…), quant aux jeunes générations elles ignorent tout simplement ce qu’est un subjonctif…

Autre étonnement de ma part: pas un candidat, je crois, n’a évoqué l’affaire David Hamilton. Il y aurait pourtant tellement à en dire…

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