Feus Xavier Jugelin et David Hamilton, et l’article 40 du Code Pénal.

Selon un journal français, que je cite ici: « Le ministre de l’Intérieur Mathias Fekl a saisi ce mardi la procureure de Nanterre après des commentaires homophobes visant le policier tué aux Champs-Elysées« .

Voilà une nouvelle des plus intéressantes. Le journal poursuit: « Qui a sali la mémoire de Xavier Jugelé sur les réseaux sociaux? Selon nos informations, le ministre de l’Intérieur, Mathias Fekl, a saisi ce mardi la justice après avoir relevé plusieurs commentaires homophobes et injurieux visant le policier de 37 ans, assassiné jeudi lors de l’attentat des Champs-Élysées. Ce signalement, déposé auprès du procureure de Nanterre -lieu de l’emplacement de la plateforme Pharos- se fonde sur l’article 40 du code de procédure pénale qui oblige toute administration ou fonctionnaire à signaler une infraction constatée« .

Ne nous attardons pas à relever que les journalistes, ou certains d’entre eux, écrivent parfois « la procureuse » (sic) et, d’autrefois, parlent – comme ici, nous l’avons souligné en rouge- « du procureure » (resic). Il y a ici, de toute évidence, confusion des genres grammaticaux.

Le journal continue: « En l’occurrence, la place Beauvau dénonce des faits d’apologie au crime et de provocation à la haine et à la violence en raison de l’orientation sexuelle ».

Cela appelle plus d’un commentaire. Cela démontre que, comme le blog « En défense de David Hamilton » l’a souvent écrit, les autorités surveillent Internet. Il existe même l’article 40 du code de procédure pénale qui oblige toute administration ou fonctionnaire à signaler une infraction constatée.

Très bien. Il est en effet absurde que l’on publie sur  Twitter, Facebook ou Youtube des propos contre ce policier tué. Personnellement, il me semble assez inintéressant de savoir les orientations sexuelles de feu Xavier Jugelin. Je me demande même pourquoi la presse en a parlé.

Mais j’en reviens à David Hamilton. Comment ne pas noter que le ministre de l’Intérieur, ou ses services, ont « repéré » des mesages homophobes à l’encontre de feu Xavier Jugelin, mais n’ont semble-t-il pas remarqué, d’octobre à novembre 2016, que David Hamilton avait déclaré craindre pour sa vie?

N’y a-t-il pas eu sur Internet des faits d’apologie au crime contre David Hamilton? N’y a-t-il pas eu, contre David Hamilton, provocation à la haine et à la violence en raison de l’orientation sexuelle? J’entends par là: en raison de son orientation sexuelle présumée par ses accusateurs et ses censeurs. Des gens, des « blogueurs », des journalistes ne l’ont-ils pas traité, noir sur blanc, de « violeur » ou de « pédophile »? Ne s’agit-il pas là d’orientations sexuelles? Or, David Hamilton a-t-il jamais été condamné pour de tels délits? (La réponse est: non). A partir de là, le traiter de « violeur » ou de « pédophile » n’était-il pas une provocation à la violence en raison de son orientation sexuelle présumée?

A supposer même que David Hamilton ait été coupable de quoi que ce soit, c’était à la seule Justice de l’établir, pas aux « justiciers » anonymes d’Internet. Même si ces derniers regrettent les temps du Far West. Ou même si la télévision a hélas donné, depuis des années, de tristes et fameux exemples de « lynchages médiatiques ».

Voulez-vous que je vous fasse une liste, sur les « forums » d’octobre et novembre 2016, des propos (et parfois des menaces de mort) contre David Hamilton? J’engage les lecteurs de ce blog, comme moi, à les chercher et à les recenser.

Si un (ou des?) internaute(s) se réjoui(ssen)t vraiment de la mort de ce policier, Xavier Jugelé, à cause  de son « engagement », comme l’écrit la presse, « pour la cause LGBT », c’est fort répréhensible.

Mais David Hamilton, par exemple avec « Bilitis », n’a-t-il pas beaucoup fait, lui aussi, pour la cause homosexuelle, ou pour la liberté des moeurs?

Plusieurs syndicats de policiers ont protesté, dit-on, au sujet des commentaires injurieux visant feu Xavier Jugelé. On les comprend.

On aimerait aussi comprendre pourquoi aucun ami de David Hamilton, aucun collègue de David Hamilton, aucun avocat de David Hamilton, aucun avocat tout court (à l’exception notable de Régis de Castelnau dans Causeur), aucun ministre de l’Intérieur n’a pris la défense de David Hamilton. Or, la loi étant égale pour tout le monde, l’article 40 du code de procédure pénale qui oblige toute administration ou fonctionnaire à signaler une infraction constatée devait, devrait et doit valoir également pour feu Xavier Jugelé et feu David Hamilton.

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