Les photos « condamnées » de David Hamilton

Quelquefois je songe à vous, David Hamilton. Il n’est jamais facile d’aborder aux domaines du dernier roman, du dernier été, du dernier amour ou de la dernière photographie. Cependant, quel que soit le mystère qui entoure votre mort, et désormais que vous reposez en paix loin des fracas médiatiques des médiocres, qu’il soit permis de dire que votre oeuvre est grande et que votre vie fut belle. Puissent s’en souvenir au moins certaines de vos jeunes filles, qui ne sont plus des jeunes filles mais, grâce à vous, le sont pour toujours.

O.M.

*

31 août 1867 – août 2017.

Né à Paris le 9 avril 1821, Baudelaire meurt dans la même ville le 31 août 1867.

Le 31 mai 1949, la Chambre criminelle de la Cour de cassation (!!!) « absolvait » Baudelaire…

Dans ses attendus, la Cour énonça que : « les poèmes faisant l’objet de la prévention ne renferment aucun terme obscène ou même grossier et ne dépassent pas, en leur forme expressive, les libertés permises à l’artiste ; que si certaines peintures ont pu, par leur originalité, alarmer quelques esprits à l’époque de la première publication des Fleurs du Mal et apparaître aux premiers juges comme offensant les bonnes mœurs, une telle appréciation ne s’attachant qu’à l’interprétation réaliste de ces poèmes et négligeant leur sens symbolique, s’est révélée de caractère arbitraire ; qu’elle n’a été ratifiée ni par l’opinion publique, ni par le jugement des lettrés ».

Les Bijoux :
« Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d’aise
À mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise. »

Le Léthé:
« Je veux longtemps plonger mes doigts tremblants
Dans l’épaisseur de ta crinière lourde ;
Dans tes jupons remplis de ton parfum. »

À celle qui est trop gaie:
« Ainsi je voudrais, une nuit, (…)
Comme un lâche, ramper sans bruit,
(…) Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,
Et, vertigineuse douceur !
À travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T’infuser mon venin, ma sœur ! »

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