De « C’est Flavie qui a décidé » (Cyril Valéry Isaac Hanouna) au grand silence du C.S.A., en passant par le bon sens de Capucine Anav

La séquence ignoble de « Salut les terriens » (celle où Thierry Ardisson avait insulté Leonard David Hamilton, en l’accusant d’être un « violeur ») a fait l’objet peu après d’une « discussion » entre les chroniqueurs d’une autre émission, appelée celle-là « Touche pas à mon poste ».

L’un des invités à ce « débat » n’étant autre que… Benjamin Castaldi, qui a déclaré qu’il « ne peut que soutenir » la démarche de son ex-femme et a considéré que « les mots employés par Thierry Ardisson, c’est le minimum » (sic).

« Enculé » et « connard » c’était le minimum, qu’est-ce à dire? Benjamin Castaldi voudrait-il préciser sa pensée? « Enculé » et « connard » ce n’était pas assez, c’était le « minimum »? Et qu’aurait été, alors, le maximum? Quel aurait été le vocabulaire approprié, Benjamin Castaldi peut-il nous le dire? Ou encore, qu’aurait été la juste peine, selon Benjamin Castaldi érigé en juge (bien que n’étant pas juge)?

A ce moment, la comédienne Capucine Anav a quant à elle fait remarquer qu’on « ne peut pas balancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien ».

C’était là un argument de bon sens. J’ai même envie de dire, quant à moi, que la réflexion de Capucine Anav était le minimum du bon sens.

Ce à quoi, pourtant, deux personnes présentes sur le plateau, un certain Jean-Luc Lemoine et une certaine Isabelle Mori Dubosc, lui répondirent que Flavie Flament « connaissait le nom de son agresseur » et « qu’elle avait l’air d’accord avec le nom qui a été prononcé ».

Précisions fort dignes qu’on les souligne et qu’on s’en souvienne: Flavie avait l’air d’accord.

Au demeurant, si elle n’avait pas été d’accord, elle aurait pu demander que la séquence soit coupée au montage…

Cela dit, la formulation de Jean-Luc Lemoine et d’Isabelle Mori Dubosc était incorrecte. Il fallait dire, si l’on voulait respecter et la langue française, et le droit aussi, que Flavie Flament connaissait le nom de l’homme qu’elle accusait de l’avoir agressée.

On se demande dans quel pays, ou à quelle époque, le fait de « connaître le nom » d’une personne que l’on accuse de « viol » aurait jamais été une « preuve » de culpabilité du « violeur » présumé…

Sinon, je vais aller accuser mon voisin de m’avoir piqué dix millions d’euros. Le commissaire : « Vous avez des preuves? » Moi: « Euh, non. Mais je connais son nom »…

Ce à quoi le petite amie de Louis Sarközy eut le bon goût, voire le courage de rétorquer: « Je ne sais pas, moi je me pose la question, pourquoi elle l’annonce si tard, en fait? »

Encore un propos de parfait bon sens.

Bon sens qui provoqua pourtant le silence et le malaise des chroniqueurs, Cyril Hanouna décidant d’enchaîner le plus rapidement possible sur la séquence suivante : « On va pas rentrer dans des débats là dessus, c’est Flavie qui a décidé » (sic).

La presse pipole en a conclu que « Capucine Anav avait évité de justesse le dérapage médiatique »

.Hallucinant. Tout simplement hallucinant!

Le seul et unique propos de bon sens était qualifié de « dérapage médiatique ».

Capucine Anav faisait noter qu’on ne peut pas lancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien, parce que c’est en effet du lynchage médiatique.

Et cela contredit le principe même de présomption d’innocence!

Faisant usage de sa liberté d’expression, Capucine Anav demandait aussi pourquoi Flavie Flament avait parlé si tard de ce viol présumé.

Ce sont pourtant là les deux premières choses qu’énormément de personnes se demandaient.

Mais non, c’était un « dérapage médiatique ».

Tandis que traiter de « connard » et « d’enculé » un homme de 83 ans, tandis que se substituer à la justice pour accuser un homme au casier judiciaire vierge, un homme qui n’avait pas été non plus invité sur le plateau pour avoir la possibilité de se défendre, ça ce n’était pas un dérapage…?

Curieuse société.

Curieuses moeurs télévisées.

Curieux épisode, vraiment, où la présomption d ‘innocence d’un homme a été bafouée, où de graves accusations ont été lancées, où des insultes ont été proférées, mais où l’on a noté le silence complet du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et où la pauvre Capucine Anav a été accusée, elle, de « dérapage »…

Il faut reconnaître que le « c’est Flavie qui a décidé » de Cyril Valéry Isaac Hanouna est admirable.

En français, qu’est-ce que cela veut dire? Que quand Flavie « décide », la présomption d’innocence n’existe plus?

Et / ou que l’on n’a pas le droit d’avoir un autre avis que Flavie, ou simplement de se poser des questions, sous peine de « dérapage médiatique »?

Folie pure.

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A propos defensededavidhamilton

Dans de nombreux domaines, j'en ai souvent fait l'expérience, et ceci vaut aussi pour la défense de David Hamilton, j'ai rencontré beaucoup de gens qui démontraient ou cherchaient à démontrer ce que j'appellerai une sorte de dévouement. Malheureusement, le dévouement ne peut jamais excuser l'incompétence. Par exemple quand il s'agit de Dawn Dunlap, actrice à laquelle je suis pour l'instant le seul écrivain à avoir consacré un livre, je me désolidarise totalement de tous ceux qui, parfois par vulgarité, parfois par ignorance, font de flagrantes erreurs de méthode. Ou, plus exactement encore, n'ont strictement aucune méthode. C'est pourquoi je tiens à répéter la stricte indépendance du blog "En défense de David Hamilton". ************* JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS !!! LES MEMOIRES LES PLUS PASSIONNANTS D'AUJOURD'HUI. Le 19 octobre 2018 (date officielle, le 28 octobre) est paru un nouveau livre d'O. Mathieu, dont le titre est un clin d'oeil à François VILLON (Ballade de merci). 532 pages, couverture en couleurs, une introduction, 14 chapitres, une trentaine d'illustrations. La couverture est illustrée par une photo en couleurs d'une jeune fille (années 1980), sur sa demande. L'ouvrage se situe dans la lignée du "Catalogue chronologique et descriptif des femmes avec qui j'ai couché" (Pierre Louÿs). Ce livre est consacré aux souvenirs littéraires de l'auteur, aux Jeunes Filles, et à la Philosophie de la Jeune Fille. Réservé à quelques pairs écrivains, et aux bibliophiles. Roland Jaccard a déjà consacré une vidéo à "Je crie à toute filles mercis". Il vient de publier, sur son blog, un article à lire ici : https://leblogderolandjaccard.com/2018/11/12/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles/
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