20 avril, hommage à un maître de la pornographie et de l’obscénité.

Le débat « Erotisme ou pornographie? »…

Encore une fausse question!

Quelques snobinards, quelques lâches disent préférer l’érotisme et condamnent la pornographie…

L’érotisme serait acceptable, pas la pornographie…

Débats pour gogos du politiquement correct!

Personnellement, je n’aime pas la pornographie, je n’en consomme pas. Les films X, ça me fait rire. Rien d’autre.

Cela dit, je ne condamne pas la pornographie. Elle ne m’intéresse pas mais je ne la condamne pas. Je ne condamne absolument rien. Je ne condamnerai jamais un seul livre, un seul film, une seule oeuvre artistique, une seule opinion.

Ma seule façon de condamner un livre, c’est de ne pas le lire. Ma seule condamnation d’une opinion, c’est de ne pas la partager. Mais je suis favorable à la diffusion maximale de tous les livres, de tous les films, de toutes les oeuvres, de toutes les opinions que je n’aime ou ne partage pas.

J’aime ce que j’aime, sans chercher à savoir si pour les commissaires aux bonnes moeurs il s’agit d’érotisme ou de pornographie.

J’aime ce qui me plaît et j’aime ce qu’il me plaît.

Je me moque de savoir si le commissaire aux bonnes moeurs voit de l’érotisme ou de la pornographie en Robbe-Grillet. J’aime Robbe Grillet.

Je n’aime pas, par exemple, le personnage de déflorateur mécanique que Fellini a fait de Casanova. Mais je ne vais pas le « condamner ».

Le débat « érotisme ou pornographie? » est un débat pour ânes politiquement corrects, ânes de droite, ânes de gauche, ânes réactionnaires, ânes progressistes. Le Grand Guignol. La comédie du spectacle.

J’aime le bon érotisme. J’aime les jeunes filles de Proust, même si je sais qu’elles étaient inspirées par des garçons. J’aime les prostituées d’André Baillon. J’aime les extases d’Hedy Lamarr. J’aime Georges Bataille. J’aime La Pornographie de Witold Gombrowicz. J’aime Nabokov. J’aime les comédies tendres des années 1970 comme Dany la ravageuse.  J’aime Balthus. J’aime David Hamilton.

Mais je suppose qu’il y a  et qu’il y aura des grenouilles de bénitier et des flics de la morale pour voir dans tout ça de la « pornographie ».

J’aimerais la bonne pornographie, s’il y en avait.

L’obscénité (étymologiquement, porno) est dans les yeux de qui regarde.

Ce qui est ennuyeux avec la pornographie d’aujourd’hui, c’est qu’elle soit si ennuyeuse, si plate, si conformiste, si bourgeoise. Au fond, qu’elle ressemble au monde moderne.

Ce qui est ennuyeux, c’est que la pornographie soit si peu obscène. C’est que le pornographie soit si peu hors de la scène.

Ce qui est ennuyeux, c’est que la pornographie soit sur la scène.

Ce n’est pas la pornographie que l’on doit condamner.

C’est le fait que le monde moderne soit entièrement vulgaire, nullissime, obscène de bêtise, obscène d’insensibilité, obscène de puritanisme, obscène de moralisme.

J’aime la pornographie de la Grèce antique.

J’aime la pornographie de Pierre l’Arétin (Pietro Aretino), écrivain, poète  et dramaturge italien, né le 20 avril 1492 à Arezzo (Toscane). Un maître.

Pierre l’Arétin, ce n’était pas de la pornographie de sex shop.

 

 

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