METOO, au féminin, est-ce une CHATTE (oh mon Dieu! quelle horreur! une chatte! ) ou une MITOUE?

Quand j’entends « Metoo », moi qui n’ai pas été élevé dans le franglais et le globish,  je pense au français « mitou ».

Mitou, c’est un matou.

Et c’est quoi, le féminin de matou?

Une chatte?

Ouh là, une chatte!? Peut-on vraiment encore dire chatte, en France, sans risquer la prison ou l’hosto psychiatrique?

Je suppose qu’au féminin, dans l’orthographe et le jargon féministement correct chers à Marlène, un matou n’est pas une chatte, mais une matoue…

*

En attendant, le mitou, mieux encore le franc-mitou, par exemple chez Victor Hugo, est un voleur, un mendiant, un gueux qui contrefait un malade, ou encore qui se couvre d’une plaie factice afin d’apitoyer les personnes charitables.

« Il y a cent trucs » (pour simuler des maladies) « et − comme on disait jadis − les francs-mitoux le savent bien » (Grison, Paris, 1882).

*

 « Tu es entré dans le royaume d’argot sans être argotier, tu as violé les privilèges de notre ville. Tu dois être puni, à moins que tu ne sois capon, franc-mitou ou rifodé, c’est-à-dire, dans l’argot des honnêtes gens, voleur, mendiant ou vagabond. Es-tu quelque chose comme cela? »

Hugo, Notre-Dame de Paris,1832, p. 103.

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