David Hamilton, un très drôle de suicide

Un très drôle de suicide…

David Hamilton: un corps trouvé selon la presse tantôt par son voisin, tantôt par sa femme de ménage…

La tête dans un sac de plastique, et la porte du studio ouverte…

Un corps trouvé, selon la presse, à telle heure, ou peut-être à telle autre…

Un corps trouvé, selon les premières informations, avec des médicaments voire une bouteille d’alcool près de lui…

Mais l’autopsie a ensuite exclu toute prise de médicaments…

Un mois avant, David Hamilton craignait d’être assassiné…

Trois jours avant, il avait annoncé qu’il allait porter plainte pour diffamation…

Avant de se suicider, le 25 novembre, jour de la célébration féministe de la « Journée des violences contre les femmes »…

Son acte de décès, rédigé hors délais légaux, affirme que « le jour du décès est impossible à déterminer »…

*

25 novembre 2016, Paris.

Qui sait dans quel état se trouvait l’appartement parisien de David Hamilton quand les secours et les services de police y ont pénétré? Cela, la police le sait, puisqu’elle a photographié les lieux. Mais voilà, il y a des « fuites » et des photos de petites ou grandes vedettes du rock ou de la variété finissent parfois dans les salles de rédaction des journaux pipole, mais dans le cas de David Hamilton – miracle? – aucune photo n’a terminé chez des journalistes. En tout cas, aucune photo n’a été publiée dans la « grande » presse…

Je répète: qui sait dans quel état se trouvait l’appartement parisien de David Hamilton? La police. Et puis, la personne qui aurait trouvé la porte ouverte et le corps. Et puis, bien entendu, les derniers visiteurs de David Hamilton. Ceux qui, peut-être, par inadvertance ou volontairement, ont laissé la porte ouverte en s’en allant

La police, subodoré-je, aura interrogé la dernière personne qui a déclaré (selon la presse) avoir vu David Hamilton en vie? Une personne dont l’anonymat a été totalement respecté jusqu’à présent.

On lit par exemple ici:

https://www.closermag.fr/vecu/temoignages/mort-de-david-hamilton-un-proche-temoigne-je-l-ai-eu-encore-hier-matin-au-telephone-687042

« Une nouvelle réaction vient d’être rapportée par Le Point. N’ayant pas réussi à joindre son ex-femme ni son agent, le journal a cependant obtenu le témoignage de son comptable et ami. « Je l’ai eu encore hier matin au téléphone. Il n’était ni malade ni dépressif. Je connais David depuis 40 ans. Je me suis occupé de son mariage puis de son divorce. On est sous le choc. Il était avec un collaborateur qui l’a quitté vers 18-19 heures vendredi, avec plusieurs projets en cours », explique-t-il.

Ah! Si Closer dit que Le Point dit que le comptable (anonyme) dit qu’un de ses collaborateurs (anonyme) était avec lui « vers 18-19 heures »…

La police a aussi dû consulter les registres des communications téléphoniques de David Hamilton. Dont le numéro de téléphone portable – 06 79 28 etc etc – était bien connu. Si ça peut aider, il était chez Orange FR

Nous, au blog « En défense de David Hamilton », sommes en train de reconstituer la liste de ses communications, en particulier celles du 25 novembre…

Carte de visite personnelle, et récente, de David Hamilton. Nous avons masqué la fin de son numéro de téléphone, ainsi qu’une partie de son adresse de courriel.

Pour autant que je puisse l’imaginer, c’était un studio très en désordre, celui de David Hamilton, avec des images qui traînaient partout. Peut-être  des centaines, des milliers d’images. Il n’y avait qu’un petit chemin, à certaines périodes, qui consentait le passage entre toutes ces photos.

 Ce studio était plein de papiers, de diapositives. Un couloir conduisait au salon. Sur le côté, il y avait une porte, probablement celle de la cuisine. Il y avait également une autre porte, j’imagine, qui devait être celle des toilettes et de la salle de bain. N’est-ce pas là, si j’en crois la presse française de novembre 2016, dans cette salle de bain, que l’on aurait découvert le corps de David Hamilton?… Dans cette hypothèse, la (d’ailleurs mystérieuse) personne qui aurait trouvé le corps a dû entrer et traverser tout l’appartement.

Le studio, cela aussi la presse l’a répété, était relativement petit, disons de 45 à 60 mètres carrés. Un studio décoré par de vieux meubles, datant des années 1960, certains autres des années 1980. Une ambiance du milieu ou de la fin des années quatre-vingt.

Un bonsai. Un visage scupté de Bouddha. Un canapé rouge. David Hamilton, dans son existence quotidienne, aimait les couleurs vives. A tous les murs, une dizaine de cadres: des tableaux dans le style de Balthus. Plus rares, des photographies de David Hamilton lui-même; dont l’une, en couleurs, extraite de Laura les ombres de l’été.

Certainement, on pourrait obtenir une description plus precise des lieux si ses amis voulaient en parler. Sans doute ne lisent-ils pas le blog « En défense de David Hamilton »? Ou n’ont-ils pas envie de parler? Ou quelqu’un le leur a-t-il déconseillé? Leur discrétion est frappante…

Si David Hamilton recevait dans son studio parisien des jeunes filles, alors celles-ci ont eu l’occasion de faire une visite plus profonde de l’endroit.

David Hamilton avait, je crois, le goût du secret.  J’ignore si beaucoup de gens  lui rendaient visite dans son appartement à Paris. Peut-être était-ce un lieu où il s’autorisait à être quelque peu désordonné. Une sorte de refuge.

Une question interessante, tiens, serait : pourquoi, à supposer qu’il ait voulu se suicider, se serait-il tué à Paris? Etait-ce vraiment le plus bel endroit qu’il aurait pu élire pour cela?… Un esthète tel que David Hamilton n’aurait-il pas pu choisir, par exemple, une dernière vue sur le coucher du soleil? Pourquoi se supprimer, un soir d’hiver, au début de la nuit, dans un endroit manquant tellement d’espace?

Ou alors, peut-être y avait-il quelque chose ou quelqu’un d’important qui reliait en quelque sorte David Hamilton à cet appartement parisien? Qui sait?

Sur les bords de la Méditerranée, il fréquentait deux ou trois endroits fort connus.  On y voyait, depuis longtemps, des jeunes filles dont certaines avaient été ses modèles des dizaines d’années auparavant…

Sans doute, dans la longue enquête sur la mort de David Hamilton,  faudrait-il interviewer ses « dernières nymphes », les ultimes jeunes filles qui lui ont servi de modèles… Mais voilà, c’était des nymphes aquatiques, j’imagine: car elles aussi, elles ont pris le large.

Qui sait, oui, dans quel état était le studio quand on a retrouvé le corps de David Hamilton?…

Qui pourrait raconter ce que cet appartement ou son atmosphère feutrée  avaient de spécial – avec sa profonde et silencieuse moquette de couleur mauve…? Une sorte de musée où un vieil homme avait entassé les souvenirs d’une vie.

Cette vie a pris fin, en cet endroit, le 25 novembre 2016…

Jadis, David Hamilton avait dit :

« I rented a studio in Montparnasse that had once belonged to Petula Clark. I practised this new hobby and experimented with a flash light but found I could never achieve what I wanted with artificial lighting. My studio became a popular meeting place for models, artists and photographers. Often forty or more people would crowd into the forty square metres and start to queue at the door if it was too packed. Charles Matton, Matti Klawine, Saul Steinberg, Omar Sharif, Sean Flynn (son of Errol) and Coleman Hawkins were just a few of the ‘names’ who called in. There were parties, too, with different themes. Once I had a ‘black’ evening based on the idea in Huysman’s book À Rebours. The walls, the rugs, the furniture were black, even the food: caviar, grapes, mussels, black sausage. The guests were dressed in black—everything was black—except the blondes!« 

(Traduction anglaise d’un texte fameux de David Hamilton, empruntée à cet excellent site :

https://pigtailsinpaint.org/archives/transcriptions/david-hamilton-reflections-english/ )

*

Avant David Hamilton, le studio avait appartenu (et cela, sauf erreur de ma part, jusqu’en 1967) à Petula Sally Olwen Clark, compatriote de David Hamilton, et née un an avant lui.

https://www.petulaclark.net/membersonly/covergirl/noireetblanc112362.html

*

Peu après une heure du matin, dans les premières heures du 26 novembre 2016, un fonctionnaire de la 3e DPJ ferma la porte de ce studio…

Affaire classée.

Vraiment?

Départ du fourgon emmenant le corps de David Hamilton

Qui désire s’entretenir avec nous de ces questions peut nous contacter sur le blog « En défense de David Hamilton »…………..

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