David Hamilton, une enquête à sens multiples…

La chanson One way love (celle du film de David Hamilton, Laura les ombres de l’été), datant de 1979, écrite par un Néo-Zélandais, serait-elle indirectement une « clé » utile à résoudre les mystères qui entourent la mort de David Hamilton, survenue à Paris en 2016? C’est une très sérieuse question que voilà. Nous sommes d’ailleurs les premiers à la poser… Mais au blog « En défense de David Hamilton », nous posons les questions. TOUTES les questions. Les inattendues. Les vraies. Et nous sommes les seuls à le faire…

David Hamilton, Patrick Juvet, Dawn Dunlap

Bryan Southcombe

L’auteur du texte de la chanson One way love (« Amour à sens unique ») est Bryan Southcombe (né en 1937 à Nelson, Nouvelle Zélande – mort le 7 mars 2007, à Auckland, Nouvelle Zélande aussi). Si vous ne savez pas qui était Southcombe, cela signifie sans doute aussi que vous ne connaissez pas grand-chose aux années 1970.  Cet acteur, connu par exemple pour le film The man with two hands (1972), a épousé (de 1972 à 1976) l’une des femmes les plus symboliques des Années 1970, Charlotte Rampling, dont il a eu un enfant.  Bryan Southcombe – personnage légendaire, au moins dans les milieux qu’il fréquentait – s’installa à Londres au tout début des années 1960, probablement en 1963, et créa une société de relations publiques (ses associés s’appelaient, semble-t-il, Judith Heard et Matthew West). Ses clients étaient Judy Garland, Rock Hudson, Gary Glitter… Tout pareillement, Bryan Southcombe, ami de Mick Jagger ou de Roman Polanski, avait été présenté à David Hamilton.

David Hamilton, Dawn Dunlap, Patrick Juvet (1979)

J’ignore quand avait eu lieu la rencontre entre David Hamilton et Bryan Southcombe, et où, et j’ignore aussi qui, le cas échéant, les avait présentés l’un à l’autre. Il serait fort intéressant de le savoir. Nous y reviendrons plus loin. La chose qui nous intéresse dans un premier temps est que Bryan Southcombe signe le texte de la chanson interprétée par Patrick Juvet, One way love. On peut donc raisonnablement dire qu’en 1979, David Hamilton et Bryan Southcombe sont amis. Par ailleurs, en 1977, lors de l’ouverture du Festival de Cannes, maintes photos ont immortalisé l’arrivée publique de David Hamilton, sur la Croisette, en compagnie de Charlotte Rampling (qui, remariée à Jean-Michel Jarre, aura bientôt un autre fils qu’elle prénommera David).

David Hamilton et Charlotte Rampling à Cannes, Festival de Cannes, 1977

Le divorce Rampling-Southcombe, prononcé vers 1976, n’a donc pas eu d’influence sur les relations, professionnelles ou amicales, ou les deux à la fois, entre Charlotte Rampling et David Hamilton. Une question subsidiaire serait, ici, de comprendre si c’est Brian Southcombe qui a présenté Charlotte Rampling à David Hamilton, ou le contraire. En tout cas, David Hamilton et Bryan Southcombe collaborent toujours en 1984, puisque Southcombe traduit, à cette date, en anglais, le texte français d’un album de David Hamilton, Hommage à la peinture.

DAVID HAMILTON, Hommage à la peinture (album)

Le meilleur article, en anglais, sur Bryan Southcombe, le plus complet, se trouve à mon avis ici :

https://www.noted.co.nz/culture/movies/life-of-bryan/

Bryan Southcombe que son ex-épouse Charlotte Rampling (de nationalité anglaise, tout comme David Hamilton) définissait encore tout récemment comme « un bon vivant, joyeux, hédoniste« .

https://www.parismatch.com/Culture/Cinema/Charlotte-Rampling-Mon-image-et-moi-on-vit-separees-900467

***

Eléments d’une enquête.

Glenn Holland

Passons maintenant à la deuxième partie – un peu pénible –  de notre exposé.

En 1979, sort la chanson de Southcombe (texte) et Juvet (musique), One way love, d’une durée de 3 minutes 36 environ (quatrième chanson de la face A du 33 tours). Southcombe est également le parolier de la première chanson de la face B, « Fire« .

Disque Patrick Juvet / David Hamilton / Laura les ombres de l’été

Selon des informations qui circulent sur Internet, Southcombe et un autre Néo-Zélandais, Glenn Roderick Holland, auraient (j’emploie le conditionnel) contacté Patrick Juvet pour réaliser la musique de Laura. Informations douteuses, à mon avis, notamment parce qu’elles apparaissent des dizaines de fois sur Internet mais toujours sous la même forme, de telle sorte qu’on a l’impression d’un « troll », et qu’une seule personne a posté cette prétendue information, avant de la multiplier. Comment Southcombe était-il devenu le parolier de ces deux chansons de Juvet?

C’est ici qu’il nous faut dire quelques mots de ce Monsieur Glenn Roderick Holland. Ce citoyen néo-zélandais a connu David Hamilton. Il s’est même très longtemps présenté, à tort ou à raison, comme son « porte-parole ».

Le problème, extrêmement grave, est que Glenn Holland a été condamné à de très nombreuses reprises pour « agressions sexuelles », « pédophilie » et « possession d’images pédo-pornographiques ».

Il a aussi ouvert, pendant des années, un site Internet officiellement dédié à David Hamilton. Ce site, que je n’ai jamais consulté (il est en effet fermé depuis de très nombreuses années), présentait – à ce que l’on m’a dit – des images absolument ignobles. Des images qui, cela va de soi, n’étaient en aucun cas les oeuvres de David Hamilton. Mais celles de Glenn Holland qui, très longtemps, a en effet prétendu être photographe. Il a été condamné parce qu’il photographiait (sans y participer) les ébats sexuels d’une petite fille moscovite de sept ans, avec un adulte.

On entre ici dans une page très sombre. Comme on va le voir, il est plus que probable que Glenn Holland ait profité de la naïveté d’un David Hamilton vieillissant. Celui-ci lui a alors sans doute confié la réalisation d’un site Internet autour de son oeuvre.

Glenn Holland (74 ans aujourd’hui) a toujours tout fait, devant les journaux mais aussi, ensuite, devant les tribunaux (y compris en 2017), pour profiter de l’aura de David Hamilton, et pour exagérer son propre rôle auprès du grand photographe britannique. Les exemples d’articles de presse sont innombrables où Glenn Holland s’autoproclame manager, porte-parole, agent, épigone de David Hamilton…

Lequel, en artiste qu’il était, a très souvent été berné par des gens privés de la moindre délicatesse. David Hamilton a  souvent accordé sa confiance, et trop vite, à des gens qui ne la méritaient pas du tout et qui profitaient de sa gentillesse, puis de son âge. Il y a au moins trois personnes qui, ces dernières années, se présentaient comme son « agent ». Il suffit, pour se rendre compte de la situation, de constater le grand silence de ses supposés « amis », après sa mort, tandis que d’autres personnes – trop de personnes, dans des pays différents – prétendent être les dépositaires de son oeuvre.

J’ignore qui avait présenté Glenn Holland à David Hamilton, et quand. Je ne peux faire, à ce sujet, que des hypothèses. Glenn Holland s’est notamment manifesté en 2005, en se présentant comme le « porte-parole » de David Hamilton, et en déclarant – secret de Polichinelle – qu’il était de plus en plus difficile de vendre les livres de David Hamilton aux États-Unis et au Royaume-Uni.

A l’âge de 56 ans, en l’an 2000, Glenn Holland avait été condamné à 6000 dollars d’amende parce que la douane avait trouvé, dans ses bagages, un ordinateur contenant 3000 images jugées « pédopornographiques ». Il s’était justifié en prétendant travailler pour David Hamilton.

Mais ce qu’il faut noter est ceci. Dès l’an 2000, les juges ont établi  qu’il n’y avait aucune raison de comparer l’oeuvre de David Hamilton avec les photos trouvées dans l’ordinateur de Glenn Holland.

TEXTE ANGLAIS

https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=157742

However, Judge Kerr yesterday told Holland that David Hamilton photos, while containing nude young women, were artistic.

« When those photos are compared to the images you have downloaded it is hard to see any similarity. »

Judge Kerr described the images as « grossly disgusting, objectionable and pornographic … [which] could only appeal to a pervert. »

EN FRANCAIS :

Cependant, le juge Kerr a rétorqué hier à Holland que les photos de David Hamilton, bien que contenant des jeunes femmes nues, étaient artistiques.

« Lorsque ces photos sont comparées aux images que vous avez téléchargées, il est difficile de voir une similitude. »

Le juge Kerr a décrit les images comme « grossièrement dégoûtantes, répréhensibles et pornographiques … [qui] ne pourraient appartenir  qu’à un pervers ».

*

David Hamilton, dans le cours de sa longue vie, a croisé le chemin de milliers de personnes. Dont celui de Glenn Holland. Ce dernier a ouvert un site sur Internet, qui contenait beaucoup de photographies, y compris des images de David Hamilton. Ce site a été fermé non pas à cause des images de David Hamilton, mais exclusivement à cause de celles de Glenn Holland.

En 2005 encore, selon l’article de presse qui suit, Glenn Holland affirmait « diriger le site de David Hamilton » et se vantait toujours d’être son ami.

Pourtant, même le journaliste n’avait pas l’air d’y croire plus que cela:

http://tvnz.co.nz/content/604281/2483318.xhtml

« Holland claims to be (…) a close personal friend of business partner and famous English photographer David Hamilton ».

« Holland prétend être (…) un ami personnel et un partenaire commercial du célèbre photographe anglais David Hamilton ».

David Hamilton n’a jamais été inculpé, où que ce soit, pour des délits ou crimes de l’espèce de ceux qui ont été reprochés à Glenn Holland.

Lors de la mort de David Hamilton, nous n’avons pas connaissance de la moindre déclaration de ce monsieur qui, les années précédentes, se disait si volontiers « porte-parole » de David Hamilton.

*

Séance de pose: photo publiée dans PARIS-MATCH en 1982.

La vérité: nos révélations, nos hypothèses et nos premières conclusions

Quiconque connaît un peu la vie de David Hamilton sait qu’il a rencontré toujours davantage de problèmes, avec le temps, pour trouver autant de modèles qu’autrefois. Ce problème s’est posé à partir du milieu des années 1980. Désormais, très souvent, les filles voulaient de l’argent. La situation avait empiré dans les années 1990. Les mouvements féministes, de plus en plus ouvertement misandres, étaient devenus très puissants. David Hamilton n’avait plus de jeunes filles à photographier, originaires des pays scandinaves.

Mais en même temps, de nouvelles opportunités semblaient s’offrir. Le Rideau de Fer étaient tombé et il y avait, dans les pays nés du démembrement de l’ex-Union soviétique, des terrains peut-être propices à la recherche de jeunes filles à photographier. Or, Glenn Holland y avait – à en croire la presse – de nombreux contacts.

Une hypothèse vraisemblable, corroborée par certains témoignages, me semble celle qui suit: David Hamilton a-t-il fermé un oeil sur l’évident manque de talent artistique de Glenn Holland, et sur ce qu’il faut appeler son exécrable mauvais goût, parce qu’il espérait trouver, grâce à lui, de jeunes mannequins?

Détail encore plus triste, Glenn Holland avait-il promis à David Hamilton quelque argent à gagner grâce à l’ouverture d’un site Internet payant? Il faut le dire et on peut le répéter aujourd’hui. David Hamilton, dans les années 1990 et 2000, était pauvre. Toujours à court d’argent. Est-ce cela qui l’a engagé à entrer en affaires avec ce Glenn Holland?

David Hamilton, comme chacun sait, avait besoin de jeunes modèles pour poursuivre son oeuvre.  Des filles se présentaient à lui, ou même toquaient à sa porte,  mais sans doute les trouvait-il souvent trop vieilles. Si vous observez les photographies que David Hamilton a faites dans ces années-là, vous pourrez constater que les filles qu’il photographiait étaient beaucoup plus âgées que celles qu’il avait immortalisées au début de sa carrière. Certains de ses modèles, désormais, avaient environ trente ans.

Cela dit, un homme de l’intelligence de David Hamilton était certainement conscient – s’il savait tout de lui –  du danger évident qu’il y avait à suivre Glenn Holland.

Une question, à ce point. Une question extrêmement intéressante. En France, les ennemis (et les ennemies) de David Hamilton n’ont jamais parlé de Glenn Holland. Curieux! En effet, ils savaient forcément tout du passé de pédophile de Glenn Holland. Et voici pour quelle raison. Glenn Holland était  présent lors de certains vernissages de David Hamilton, tout comme y étaient présentes certaines des accusatrices de David Hamilton. Il existe des photos qui le prouvent.

Pourquoi des gens qui n’aimaient pas David Hamilton, ou plutôt qui le haïssaient, n’ont-ils pas parlé de Glenn Holland? Si l’une ou l’autre de ses accusatrices voulait détruire David Hamilton, alors Glenn Holland leur offrait une occasion parfaite!  Répétons-le, Glenn Holland a organisé plusieurs expositions – notamment en Allemagne – de David Hamilton. Ses accusatrices auraient pu dire: « Regardez, voilà David Hamilton en compagnie d’un pédophile. Vous voyez, j’ai raison! »

Pourquoi aucune de ses accusatrices ne l’a-t-elle fait? Tout ceci est décidément très complexe. Et l’est, peut-être, encore plus qu’on ne l’imagine…

Allons encore plus loin. Connaissez-vous le livre signé par David Hamilton, Une place au soleil? Il faut le dire, certaines photos sont très laides. Ces photos-là ne semblent tout simplement pas être de David Hamilton. Elles ressemblent à des photos de… Glenn Holland.

Il existe une vidéo d’une interview où l’une des accusatrices de David Hamilton montre des images de ce livre. Question: est-ce que ce sont vraiment des photos de David Hamilton? Certaines ne correspondent pas du tout à son style…

Il existe aussi un tout petit site, en France, qui publie parfois des photos non signées par David Hamilton, en les attribuant pourtant à ce dernier. Nous l’avons même signalé au site en question. Lequel n’en a tenu aucun compte. Mais a préféré continuer à présenter – presque avec fierté – une photo qui n’est probablement pas de David Hamilton, mais du condamné pour pédophilie Glenn Holland. Chose que savent les amis et les proches de David Hamilton, mais qu’ignore visiblement (et ne veut pas admettre) ce site.

Dans les dernières années se sa vie, David Hamilton éprouvait sans doute le besoin de fréquenter quelqu’un qui partageait sa passion pour la photographie et qui, par la même occasion, l’admirait. C’est peut-être une explication à cette vérité, qu’il est inutile de se cacher: David Hamilton a fait quelques photographies de pas très bonne qualité, à la fin des années 90. Il existe des images issues de séances photographiques de cette époque, qui n’ont sans doute pas toutes été publiées et cela vaut mieux, car elles n’apportent strictement rien à son oeuvre. Moi qui ne suis pour ma part qu’un photographe amateur, je n’oserais pas publier de telles photos.  En tant que photographe, certes,  il est parfois difficile de bien faire les choses. La frontière entre ce qui est convenable, d’une part,  et ce qui est sexuellement offensant, d’autre part, est très mince. Surtout de nos jours. Et plus un photographe fait de photos, et plus il a tendance à dépasser cette frontière. Petit à petit, un photographe qui n’est pas très attentif risque se se retrouver entouré de gens qui secouent la tête avec des mines horrifiées.

Mon opinion est en tout cas que David Hamilton ne savait rien de ce que Glenn Holland faisait dans les coulisses. Ou qu’il l’a découvert peu à peu. Cependant, il est à craindre que Hamilton ait été influencé par Holland, dont plus d’une personne a affirmé qu’il s’agit d’un très habile manipulateur. Et sans doute était-il facile de persuader David Hamilton, en lui présentant quelque projet et en lui laissant croire qu’il lui serait bénéfique.

La chose la plus stupide, dans la vie de David Hamilton, me semble avoir été la collaboration avec Glenn Holland. Ne peut-on même pas aller jusqu’à dire que c’est avec Glenn Holland que tous les problèmes de David Hamilton ont commencé? Glenn Holland n’a pas été le seul dans ce cas mais il a été l’un des nombreux individus qui ont essayé de devenir célèbres en employant le nom de David Hamilton et en se cachant derrière.

Quand Glenn Holland (et sa petite amie transsexuelle) sont apparus – ou répparus de façon stable – dans la vie de David Hamilton, Glenn Holland vivait en Allemagne, à Hambourg, sans doute parce qu’il comptait sur le libéralisme des lois allemandes en la matière, pour y poursuivre ses activités.

Le vrai drame de David Hamilton, dans ces années-là, est à mon avis que Glenn Holland ait recherché sa fréquentation, justement pour se protéger derrière l’aura d’artiste de David Hamilton.

David Hamilton, désespéré par son manque d’argent, a travaillé avec lui. Glenn Holland, en deux mots, est la raison pour laquelle David Hamilton a été qualifié pour la première fois de « pédophile ».

Glenn Holland a été déclaré coupable. Son site Internet a disparu. David Hamilton est sorti quant à lui de tout cela en échappant à tous les problèmes ultérieurs qu’il aurait pu avoir à affronter,  mais en se trouvant confronté à davantage encore de problèmes financiers.

Chez lui, pendant des années, il mangeait des conserves et faisait ses courses dans des supermarchés à bas prix. Il vendait les droits de dizaines de ses séances photographiques pour littéralement rien. Il n’était pas en bonne santé, loin de là (il était malade du coeur).

David Hamilton, avril 2015, Paris.

Ensuite certains de ses amis – rares et discrets – l’ont sorti du pétrin et ont commencé à reconstruire une image de lui conforme à la réalité, par exemple en organisant de nouvelles expositions. Ils ont payé ses repas. David Hamilton, peu à peu, a rétabli sa situation. Il n’est redevenu lui-même qu’après  l’exposition allemande Ado-Couture, en 2005.

Couverture du livre rarissime de David Hamilton « For ADO Couture Buch + Booklet », paru en 2005. Livre rédigé en allemand. Il existe une et une seule édition. L’éditeur est : ADO Gardinenwerke. Edition numérotée, tirage de 800 exemplaires au monde. 33 x 26 cm. 160 pages. Plus bas, photographie fameuse de David Hamilton lors de l’exposition David Hamilton -ADO-COUTURE.

Couverture du livre rarissime de David Hamilton « For ADO Couture Buch + Booklet »

Hélas, l’image du pédophile lui collait désormais à la peau. On lui a même tiré dessus, dans les années 1980-1990, à la carabine. Et c’en est ici, sur le blog « En défense de David Hamilton », la toute première révélation.

Depuis des années, David Hamilton était littéralement poursuivi par des menaces de mort téléphoniques, des lettres anonymes, et ce genre de choses aussi lâches que viles. (D’où, ici encore, la surprise que ce même David Hamilton n’ait pas été protégé, en octobre et novembre 2016, par les autorités françaises).

Collaborer avec Glenn Holland, voilà ce qui avait sans doute semblé – dans un premier temps, et à tort – un bon choix à David Hamilton. Nous faisons tous des erreurs. Pourtant, je le répète, les images que Glenn Holland publiait sur ce site étaient écoeurantes. Pas de nymphes, chez Glenn Holland, pas de jeunes filles en train de devenir adultes, pas de photos belles, esthétiques, décentes!

Rien d’hamiltonien en Glenn Holland! Rien d’artistique. Ces images n’avaient absolument aucune valeur. Rien à voir avec le talent photographique, et même pictural, de David Hamilton.

Mais voilà, beaucoup de gens l’ont dès lors assimilé aux images odieuses de Glenn Holland.  Comme chacun sait, en outre, dans les années 90, Internet n’était absolument pas sécurisé. Les mots de passe et les sites web étaient facilement piratés ou passaient de mains en mains, d’une façon ou d’une autre. David Hamilton, ici encore, s’était montré très naïf.  Il n’avait pas pensé qu’il y aurait des gens pour pirater le site et en obtenir le contenu gratuitement (et cela survint, en effet, à de nombreuses reprises).

*

Plusieurs questions se posent.

Les ennuis de Glenn Roderick Holland  se poursuivent après la mort de David Hamilton. Les articles qui suivent sont tous en anglais :

http://www.scoop.co.nz/stories/PO1203/S00165/sentence-for-overseas-sex-offending-applauded.htm

http://www.courtsofnz.govt.nz/cases/glenn-roderick-holland-v-the-chief-executive-of-the-department-of-corrections

https://www.stuff.co.nz/national/crime/97486392/sex-photographer-challenges-extended-supervision-order

https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11937782

*

Départ du fourgon emmenant le corps de David Hamilton

Questions qui demandent réponse.

  1. Est-ce que Bryan Southcombe connaissait Glenn Holland? En d’autres termes: serait-ce Bryan Southcombe qui a présenté Glenn Holland à David Hamilton. Ou serait-ce Glenn Holland qui a présenté Bryan Southcombe à David Hamilton?

2. David Hamilton a fréquenté Charlotte Rampling à la fin des années 1970, et collaboré avec Bryan Southcombe de 1979 à 1984. On en sait un peu moins quant aux dates du rapport professionnel noué (années 1990 et une partie des années 2000?) entre Glenn Holland et David Hamilton.

3. Qu’aura pensé ou ressenti Glenn Holland lorsque David Hamilton – peut-être en plusieurs étapes – a rompu avec lui?

4. Pourquoi Glenn Holland, qui se disait « ami de David Hamilton » du vivant de ce dernier, a-t-il ensuite gardé le silence? Pourquoi?… Voilà un monsieur qui a parlé de lui en des dizaines d’occasions, mais qui a soudain choisi d’observer un silence complet en 2016.

5 Et surtout, comment explique-t-on que des personnes qui ont submergé David Hamilton d’accusations n’aient JAMAIS parlé de Glenn Holland, lequel a été condamné pour des affaires remontant à 1988 ? Et cela, alors que ces personnes ne pouvaient pas l’ignorer et ne l’ignoraient pas?…

One way love, chantait Patrick Juvet sur des paroles de Bryan Southcombe.

Pour résoudre les mystères de la mort de David Hamilton, on aimerait pouvoir dire: One way investigation

Non, ce ne peut pas être une enquête à sens unique que celle sur la mort de David Hamilton. En vérité, les pistes qu’il faut suivre sont nombreuses…

Capture d’écran, dans un reportage sur la mort de David Hamilton

Un peu comme si beaucoup de personnes – ses vrais ennemis, ses ennemies déclarées; mais aussi ses faux amis – avaient tous eu un quelconque intérêt, direct ou indirect, à sa disparition…

Il y a  ceux ou celles qui pouvaient ressentir l’extase de la vengeance. Il y a ceux ou celles qui désiraient éviter que David Hamilton parle de choses gênantes pour eux. Il y a ceux ou celles qui pouvaient gagner ou espérer gagner dans l’affaire de l’argent, beaucoup d’argent.

A supposer que David Hamilton ait été assassiné, qui pourraient avoir été les exécutants, mais aussi qui pourraient avoir été les mandataires? Toutes ces personnes, quelle alliance, même tacite, pourrait-elle donc s’être nouée entre elles?

Certaines des photos qu’exhibe volontiers une des accusatrices de David Hamilton sont fort douteuses.  Il convient de commander « A Place In The Sun », version anglaise (Aurum Press, 1996, mais imprimée en France), qui est financièrement abordable. Les photos en question ne s’y trouvent pas! Elles ont donc été retranchées de la version anglaise. Ou rajoutées dans la version française… Avec ou sans l’accord de David Hamilton?… David Hamilton a-t-il eu la faiblesse d’insérer des photos qui n’étaient pas de lui, pour faire plaisir à quelqu’un? Les a-t-on insérées à son insu? Ces photos, en tout cas, sans doute insérées par de faux amis de David Hamilton, servent bien les thèses de ses vrais ennemis… (Note : Le titre français de « A Place In The Sun » est : « Le Monde de David Hamilton » aux éditions Denoël. Décembre 1996).

Je reviendrai sur tout cela.

PS : pas de sac de plastique pour moi, merci!

Tout ce que je n’ai fait pour ma part qu’esquisser dans cet article de blog, les gens vraiment bien informés le savent…

Publicités

A propos defensededavidhamilton

On est prié de demander une autorisation explicite et écrite AVANT de republier, sur Internet ou ailleurs, des articles de ce blog. Toute republication effectuée sans autorisation n'a pas notre consentement.
Cet article, publié dans David Hamilton, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour David Hamilton, une enquête à sens multiples…

  1. Bernhard dit :

    Danke für die Informationen zu David Hamiltons Verhältnissen und seiner Armut. Darüber gäbe es sich so manches zu sagen…
    Tatsächlich gab es eine neuseeländische Hamilton-Website, die von Glenn Holland betreut wurde und nur Bilder von David Hamilton zeigte, soweit ich sie gesehen habe. Es gibt auch einen Film auf Youtube über Hamilton, in der Glenn Holland als « Producer » im Abspann auftaucht, ich finde ihn aber nicht mehr auf Youtube.

    J'aime

  2. Lieber Bernhard,

    ja, David Hamiltons Armut am Ende seines Lebens war Realität. Wenn Sie Informationen über David Hamilton haben, schreiben Sie mir bitte.

    Es gibt ein solches Video auf You Tube. Also ich denke, Sie beziehen sich auf das Video hier:

    BLOG :

    https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/15/trois-videos-de-david-hamilton-en-1987-au-cap-dagde/

    J'aime

  3. Bernhard dit :

    Ja, das ist das Video.
    Ich habe keine Informationen, es ist aber ein interessantes Thema für Gespräche.
    Was ich habe, sind Hamilton-Bilder, die man nicht oft sieht, jedenfalls nicht im Internet. Davon kann ich etwas schicken, wenn ich herausfinde wie das geht.

    J'aime

  4. Vielen Dank für Ihre Antwort.
    Ich sehe, dass ich die E-Mail-Adresse nicht wählen muss. Kannst du es mir schicken?

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s