Où il est question de Roman Polanski, de Samanta Geimer, de David Hamilton et des « Jeunes filles en fleurs » (Festival de Cannes, 1972)

  • Il y a maintes questions que les admirateurs de David Hamilton se posent et, sans doute, voudraient vous poser.
  • Olivier Mathieu : – Je vous suggère de m’en poser quelques-unes.

Première question: de l’homosexualité au cinéma

  • Très bien. Première question: certains s’étonneront quand vous dites que David Hamilton, contrairement à ce que l’on dit communément, ne serait nullement une icône des années 1970.
  • O.M.: David Hamilton a beaucoup oeuvré pendant les années 1970. Mais malgré les apparences, il n’a jamais suivi le courant. Dans une période de pseudo-libération sexuelle, sa philosophie a été celle d’un maître. J’ai toujours et souvent expliqué que seuls les esclaves ont besoin de se libérer. C’est totalement logique, si vous êtes en prison, vous cherchez à vous évader, à vous rendre libre. Personne de libre ne pense à s’évader. David Hamilton, étant libre, n’avait pas besoin de se libérer de quoi que ce soit. En d’autres termes, si son oeuvre a pu coïncider  avec son époque, ce fut superficiellement.
  • Pouvez-vous préciser?
  • O.M.:Bien sûr. Je vous donne un exemple, si vous voulez.
  • Volontiers.
  • O.M.:J’ai été l’un des premiers, pour ne pas dire le seul à parler, sur ce blog, du film Les jeunes filles en fleurs (Festival de Cannes, 1972) de David Hamilton. C’est un film dont personne ne parle, d’une part parce qu’il est rare, et d’autre part parce qu’il faudrait, pour en parler, une intelligence et une sensibilité dont sont hélas privés la plupart des gens. Pourtant, il n’est pas vrai que personne n’en parle. Voici un article, fort peu connu, qui rapporte les propos d’une cinéaste, Chantal Akerman. Il s’agit d’une dame qui a fait, jadis, quelques films par exemple sur l’homosexualité. Que dit-elle? Elle dit ceci, en parlant justement des Jeunes filles en fleurs de David Hamilton : « On a trop tendance à se représenter l’amour entre femmes comme le montre les Jeunes filles en fleurs de David Hamilton« . C’est ici :  http://www.cinematheque.fr/article/1175.html
  • En effet, c’est plutôt cocasse.
  • O.M.: Vous avez dit le mot exact, c’est cocasse. Cette cinéaste affirme qu’on (qui ça, « on »?) a « trop tendance » à se représenter l’amour entre femmes comme David Hamilton. En d’autres termes, la cinéaste Chantal Akerman estimait que la vision de l’homosexualité féminine de son collègue cinéaste David Hamilton n’était pas la « bonne ». La bonne, on suppose, pour Mme Akerman, c’était la sienne.  Le pauvre David Hamilton risquait donc l’ire des réactionnaires poussiéreux et sexophobes de l’extrême droite ou des cagots des années 1970, qui prétendaient représenter l’orthodoxie en matière de moeurs. Mais également l’ire des gens de gauche qui, eux, prétendaient représenter l’orthodoxie en matière de transgression.
  • Quelle est votre conclusion?
  • O.M.: Ma conclusion est que Madame Akerman n’avait évidemment pas le monopole au sujet de l’homosexualité féminine. Libre à Madame Akerman, naturellement, d’avoir eu sa vision! Mais David Hamilton avait bien le droit d’avoir sa vision à lui.  Je, tu, il, elle était un film de Chantal Akerman, sorti en 1974. Deux ans après les Jeunes filles en fleurs de David Hamilton. Ma tante aujourd’hui décédée, une gauchiste qui habitait Bruxelles, adorait d’ailleurs Chantal Akerman. « Tous les goûts sont dans la nature », comme on dit. Personnellement, sur une île déserte, j’emporterais avec moi les Jeunes Fillles en fleurs de David Hamilton, davantage que les oeuvres complètes de Madame Akerman. Je partage, quant à moi, la vision de la Femme de David Hamilton.
  • David Hamilton, donc, un grand amant de la Femme?
  • O.M.: Oui. Dire qu’il y aurait eu un David Hamilton  des années 1970 et un autre des années 2010 est un peu scolaire. David Hamilton était déjà destiné à ce que beaucoup de féministes le considèrent comme un ennemi, dès les années 1970. Dejà en 1974, on lisait: « Among the best-selling books of 1973 was Sisters, by the English photographer David Hamilton. It consists entirely of photographs of young women, and it was certain to raise the hackles of militant feminists » (Photography Year, Time-Life Books, 1974).

Photo David Hamilton (Mona), en couverture

Deuxième question: quoi  était important pour David Hamilton?

  •  Dans Bilitis, David Hamilton avait choisi pour actrice sa compagne de l’époque, Mona Kristensen.
  • O.M.: Pardon de vous interrompre, il y a ici un petit mystère puisqu’elle disait s’appeler, au moment de sa rencontre avec David Hamilton, Mona Ostergaard. Etait-ce un pseudonyme? S’appelait-elle Mona Ostergaard Kristensen? Dans Les jeunes filles en fleurs, le film de David Hamilton (Festival de Cannes, 1972), elle s’appelait (  https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/09/young-girls-in-blossom-enclave-de-liberte-erotique-quand-a-cannes-le-seul-vrai-festival-etait-celui-du-film-erotique-les-jeunes-filles-en-fleurs-de-david-hamilton-1972/ )Mona Ostergaard… Quoi qu’il en soit, poursuivons…
  • La deuxième question que je me pose, et que je vous pose, est de chercher à comprendre pourquoi David Hamilton est mort solitaire et pauvre en 2016, et pourquoi très rares sont – semble-t-il – ceux qui l’ont aidé. Sait-on ce que Mona Kristensen-Ostergaard, qui ne semble pas avoir réagi publiquement lors de la mort de David Hamilton, est devenue?
  • O.M.: Nancy Arnold, décédée en 2011, était présidente de Fashion Insights International, une société de conseil en recherches sur la mode basée à Chicago et à New York, et par ailleurs éditrice du RAM Reports, célèbre magazine de mode. Son époux était président de Rome Arnold and Company, une entreprise d’études de marché établie à Chicago. Ils ont eu trois enfants: Rome George Arnold III, né en 1955 (vice-président en finance d’entreprise chez Goldman Sachs à New York), Gregory H. Arnold et le cadet, Christopher C. Arnold.
  • Quel rapport avec David Hamilton?
  • O.M. – J’y arrive. Rome George Arnold III a épousé en 1991, en secondes noces, Lisa Mary Ochs, alors âgée de 33 ans, dont le père était responsable des comptes internationaux pour International Business Machines, à New York. Quant à samère, Arlene Ochs, elle était présidente de Gale Greetings, une entreprise de papeterie de Southampton. La plupart de ces informations ont été rendues publiques, par exemple par le New York Timeshttps://www.nytimes.com/1991/09/15/style/lisa-ochs-and-rome-arnold-3d-marry.html mais ce qui nous intéresse, ici, est qu’en 1983, le 7 août pour être précis, à Ramatuelle, Mona Kristensen, qui n’avait jamais été mariée à David Hamilton (contrairement à ce qu’on lit très souvent sur Internet) a épousé Gregory H. Arnold. Sous les yeux des photographes de presse et aussi sous ceux d’un David Hamilton particulièrement réjoui, qui photographiait joyeusement les heureux époux. Il y a là tout un symbole, puisque David Hamilton – en cette année 1983 –  photographiait Mona, sa muse du début des années 1970, et qu’il photographiait même ses noces… Autre symbole, Mona depuis lors fait partie de « l’élite » new-yorkaise, dans une famille entièrement vouée à la mode (Nancy Arnold) ou à la haute finance internationale (Goldman Sachs).
  • Et David Hamilton, lui?
  • O.M.: C’était un artiste. Il est mort pauvre. Ce qui intéressait David Hamilton, c’était l’art, c’était les jeunes filles en fleurs, pas la mondanité new-yorkaise; il l’a d’ailleurs dit. Je pense que tout ça est clair.
  • Oui, Olivier, je crois qu’il n’y a rien à ajouter…

Septembre 1977, calendrier (Mona)

Photo David Hamilton (on reconnaît Mona)

David Hamilton lors du mariage de Mona (qui n’avait jamais été son épouse) avec Gregory Arnold le 7 août 1983 à Ramatuelle,

Troisième question: David Hamilton, le méconnu

  • David Hamilton, qui est-ce, en définitive? Un homme très connu? Un inconnu?
  • O.M.: Le nombre des livres où il est question de lui est énorme. Absolument énorme. Je dirais qu’il y a  des livres sérieux. Et d’autres qui se limitent à répéter, au sujet de David Hamilton, une version médiatique et superficielle.
  • Commençons par les livres sérieux!
  • O.M.: Je connais tant de livres, de romans, d’essais qui parlent de lui que leur liste serait trop longue. Parmi les livres qui parlent sérieusement de David Hamilton, je pourrais citer d’abord une étude de grande qualité, il s’agit de Studies in Human Sexuality: A Selected Guide, par Suzanne G. Frayser et Thomas J. Whitby, un ouvrage qui date de 1987 et où on lit (page 318): « A blending of innocence and eroticism characterizes David Hamilton’s photography, beautifully expressed in this collection of some eighty color plates, halftones, and sepia photographs« . En français: « Un mélange d’innocence et d’érotisme caractérise la photographie de David Hamilton, magnifiquement exprimée dans cette collection de quelques 80 plaques en couleur et de photographies sépia« …
  • Certes, on comprend vite, en vous écoutant, que votre amour à l’égard de David Hamilton n’est pas celui des dames ménopausées qui se pâment sur ses photos de jeunes filles à chapeaux de paille… Et parmi les livres hostiles à David Hamilton?
  • O.M.: Songez que le sénateur américain Bill Diamond, dans son livre The Evil and the Innocent, a cité David Hamilton. Dans un passage, on lit:  « David discovered the photographic work of David Hamilton, a controversial photographer who is known for using children in sexually suggestive poses as the subjects of some of his work. Hamilton’s work probably influenced David’s private« , etc. On a très souvent, dans des livres de cette espèce, des propos sur David Hamilton qui se répètent d’un ouvrage à un autre et d’un auteur à un autre. Ce sont des bouquins qui ne disent pas grand-chose. En tout cas, pas grand-chose au sujet de David Hamilton.

  • Il y a aussi eu des romans, disiez-vous?
  • O.M.: L’auteur australien Tim Winton a écrit en 1985 Scission, où on lit par exemple: « The wallhangings are mostly photographs by David Hamilton; furtive, voyeuristic, but tranquil. Their apparent innocence puzzles Ruth Phillips. She cannot tell if they are pornographic or beautiful« . Ici encore, on se demande si Mr Tim Winton sait, par exemple, que David Hamilton a  connu Leni Riefenstahl, qu’il a connu Ernst Fuchs dont il a été l’ami, qu’il a collaboré avec Pasolini… Je me demande par quel miracle un homme tel que David Hamilton, un artiste tel que lui, un génie incontestable, une grande figure de l’art au XXe siècle, pourrait être résumé en trois lignes par Mr Tim Winton. Ou par quiconque.
  • Je dois confesser que le blog « En défense de David Hamilton » est le seul et unique, sur tout Internet, à être aussi bien renseigné que vous sur David Hamilton!
  • O.M. : Merci pour votre opinion. Songez enfin que même dans La fille: Ma vie dans l’ombre de Roman Polanski, livre signé par Samantha Geimer, il est question de David Hamilton!
  • Ah bon! Je l’ignorais! Et que dit-elle?
  • O.M.: Elle en parle dans un seul passage, à ma connaissance, mais c’est fort intéressant. C’est le passage qui dit, au sujet bien sûr de Roman Polanski : « He was inspired, he said, by the British-born photographer David Hamilton, whose dreamy, grainy, often-nude photos of prepubescent girls—ten, eleven years old »… Etc… A ceci près qu’il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de trouver des photos de David Hamilton de « filles de onze à treize ans ».  La presque totalité, en tout cas, pour ne pas dire la totalité de ses modèles, étaient pubères et ce n’était plus des enfants.

 

  • Pourquoi dites-vous: le livre « signé par » Samanta Geimer? Elle n’en est pas l’auteur?
  • O.M. Le livre de Samantha Geimer, officiellement, a été coécrit avec son avocat, Lawrence Silver. « La Fille. Ma vie dans l’ombre de Roman Polanski » est un ouvrage paru  aux éditions Plon. Sorti en librairie, en France, en octobre 2013. Intéressant, non?
  • Intéressant, en quel sens?
  • O.M.: Vous avez un livre, illustré en couverture par une photo de Samanta Geimer prise par Roman Polanski, qui paraît aux Etats-Unis, puis en France en octobre 1913. Dans le livre, Samanta Geimer et Lawrence Silver font dire à Roman Polanski qu’il s’inspirait de David Hamilton. Et juste trois ans plus tard, notez la coïncidence en tout cas chronologique, une ex Miss OK 1988  publie en France un livre qui propose, en couverture, une photographie prise par David Hamilton… La recette est la même.
  • Et par conséquent… ?
  • O.M.: J’ai dejà dit que l’affaire Polanski est extrêmement diverse de l’affaire Hamilton. Roman Polanski a avoué les faits qui lui étaient reprochés. Contrairement à David Hamilton, qui a rejeté toutes les allégations portées contre lui. En outre, les rares plaintes déposées contre David Hamilton ont été classés sans suite par la justice française. Ce que je dis ici, tout simplement, c’est que dans les deux cas on a des accusations publiées au moyen d’un livre, et que ces deux livres avaient des couvertures illustrées par des photographies prises, dans un cas par Roman Polanski, dans l’autre par David Hamilton. Il y a donc une certaine similitude, ou une similitude certaine, dans le modus operandi.

  • A noter que lors de la mort de David Hamilton, Roman Polanski ne l’a pas défendu. Tout comme Mona. Quelle est votre conclusion de tout cela?
  • O.M. : Ma conclusion est qu’il est bon – malgré tout – de lire tous les ouvrages qui citent David Hamilton. Y compris ceux qui lui sont hostiles. Il n’y a pas de débat possible, à n’importe quel sujet, sans entendre les arguments des deux camps. Je parle même des ouvrages totalement hostiles à David Hamilton.  C’est le cas me semble-t-il d’un livre de Malka Markovich – paru en 2018, deux ans après la mort de David Hamilton. Le titre de ce livre est : L’Autre héritage de 68: La face cachée de la révolution sexuelle. Pourtant, en ce qui me concerne, je ne pense pas qu’il y ait eu quoi que ce soit de soixante-huitard en David Hamilton. Je ne pense pas qu’il ait appartenu en quoi que ce soit à la pseudo-révolution sexuelle. Certains acteurs de cette révolution sexuelle étaient soixante-huitards; d’autres (comme Catherine Breillat) étaient même… gaullistes! David Hamilton, lui, n’était ni l’un ni l’autre. Il était David Hamilton. Ses traditions artistiques et philosophiques n’avaient rien de contemporain. Il était à la fois classique et futuriste, éternel.

1983

  • A quel temps appartenait-il?
  • O.M.: Les romantiques n’ont pas d’époque. Les romantiques sont de toutes les époques. Les romantiques sont la vraie élite et la minorité de toutes les époques. « You may discover that you are at heart a romantic, like professional photographer David Hamilton, who took the picture of the girl…« , lit-on par exemple dans  Take Better Pictures (The Kodak Library of Creative Photography, 1983, 104 pages). David Hamilton avait un coeur romantique. Aujourd’hui, en photographie, seul le photographe allemand Max Stolzenberg a, lui aussi, le coeur romantique.  « You may discover that you are at heart a romantic, like professional photographer David Hamilton, who took the picture of the girl… », ces mots évoquent aussitôt Max Stolzenberg.

« You may discover that you are at heart a romantic, like professional photographer David Hamilton, who took the picture of the girl »… Photo Max Stolzenberg

  • Certes, on en apprend davantage, avec vous, sur David Hamilton, qu’en lisant les milliers d’articles minables  de la « grande « presse. Merci, Olivier.
  • O.M.: Merci à vous.

Propos recueillis par R.P.

 

 

 

 

 

 

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6 commentaires pour Où il est question de Roman Polanski, de Samanta Geimer, de David Hamilton et des « Jeunes filles en fleurs » (Festival de Cannes, 1972)

  1. Bernhard dit :

    Ich bezweifle, daß Hamiltons Models (fast) alle 14 oder älter waren. Sehr viele von den Fotos zeigen Mädchen von nicht mehr als 12 oder 13 Jahren. David Hamilton selbst schreibt im Buch « 25 Jahre » von einem Mädchen, das er fotografiert, seit sie 12 war, und in einem Youtube-Video glaube ich mich zu erinnern, hat er als Alter 12 bis 14 Jahre genannt (ich habe beide Quellen nicht nachgesehen).

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  2. « Dix ou onze ans », comme le dit ici Samanta Geimer, me semble très exagéré. Personnellement, je connais beaucoup de photos – faites par David Hamilton – de filles de 15 à 17 ans (et, naturellement, de tous les âges au-dessus de 17 ans). Un certain nombre, mais plus restreint, de filles de 13 à 15 ans. Je ne connais pas de photos de filles de « dix ou onze ans » (comme l’affirme Samanta Geimer).

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  3. Bernhard dit :

    Vielleicht ist 10 oder 11 wirklich nicht häufig. Aber ich habe das Video gefunden, in dem er nach dem Alter gefragt wird:

    Etwa 00:21: Mein Französisch ist nicht gut, ich habe es leider nie gelernt. Aber ich glaube zu verstehen, daß er 12, 13 oder 14 Jahre sagt, höchstens 15.

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  4. Les déclarations de David Hamilton, sur ce point, ont légèrement évolué au fil du temps. Je connais plusieurs textes où il parle de jeunes filles de quinze à dix-sept ans. Il y aussi eu des modèles (comme Dawn Dunlap) qu’il photographiait depuis qu’elles avaient douze ans. Je crois pouvoir dire qu’en général, elles avaient quinze ans et plus. Avec des exceptions à cette règle. En tout état de cause, Samanta Geimer a accusé Roman Polanski d’un viol commis en 1977. A cette époque, il me semble que les modèles de David Hamilton avaient environ 15 ans. Il se peut que, les années suivantes, la moyenne d’âge ait relativement baissé. A titre personnel, et ceci soit dit entre parenthèses, ma préférence va souvent aux photographies de jeunes filles. Je ne connais d’ailleurs presque aucune photo (voire même, aucune) de David Hamilton représentant des nus de jeunes filles pas encore pubères.

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  5. Bernhard dit :

    Es waren praktisch immer Mädchen in der Pubertät, doch die Pubertät beginnt heute oft schon im Alter von 10 Jahren. Mit 12 Jahren ist mehr als ein Drittel der Mädchen bereits geschlechtsreif (Menstruation), die meisten der übrigen werden es mit 13 Jahren. Sie sind biologisch und körperlich keine Kinder mehr.
    Die Äußerungen in dem Video tat David Hamilton vor ein paar Jahren, als so eine Aussage schon eine Hexenjagd auslösen konnte. Seine Modelle wurden seit den 1990er Jahren älter, auch weil der Zeitgeist es ihm kaum noch erlaubte, wirklich junge Mädchen als Modelle zu bekommen.
    Die Behauptung von Frau Geimer, David Hamilton habe vor allem Mädchen von 10 oder 11 Jahren fotografiert, ist natürlich trotzdem Unsinn. Das war nie der Fall. Und Mädchen vor der Pubertät hat er so gut wie nie fotografiert.

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  6. Wir teilen die gleiche Meinung.

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