Académie française : Olivier Mathieu candidat à l’élection (la quatrième) au fauteuil de M. Michel Déon

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ».

La dernière élection en date, à l’Académie française, le 31 janvier 2019, a eu de quoi surprendre. Alain Duault a en effet reçu neuf voix. C’est beaucoup et surtout, dans le langage académique, cela indique qu’il sera sans doute élu d’ici quelques années, quand il se représentera. Charles Dantzig aussi a reçu plusieurs voix. Mais malgré cela, la presse presque unanime a consacré exclusivement ses titres à « l’échec » de Luc Ferry, lequel a reçu quant à lui seulement six voix au troisième tour: c’est-à-dire moins que Duault et Dantzig.

La presse, toujours elle, a soigneusement évité d’évoquer les « petits » candidats, entre lesquels existent pourtant, il est facile de le supposer, de substantielles différences.

Plus inquiétant encore, il est à craindre que beaucoup d’académiciens n’aient tout simplement pas lu – par exemple – mon dernier livre en date, mes mémoires, intitulés Je crie à toutes filles mercis.

Or, l’Académie française s’occupant de langue française, il me semble que l’on pourrait s’attendre à ce que les académiciens prennent connaissance des oeuvres littéraires de ceux qui postulent à un fauteuil.

J’ai été – en outre – le collègue de Michel Déon à la Nouvelle Revue de Paris mais, malgré cela, la grande (?) presse n’a pas daigné citer mon nom, lors d’une élection au fauteuil de ce même Michel Déon…

Nouvelle Revue de Paris, paraissant aux éditions du Rocher, sous le patronage de Jean Mistler, de l’Académie française

N’y a-t-il pas là quelque chose de curieux? Tout pareillement, lors de chaque élection, le nombre des académiciens qui répondent à mes lettres est infime. N’est-ce pas étonnant, surtout quand on connaît le salaire mensuel perçu par les académiciens, qui devrait leur permettre de dépenser le prix d’un timbre pour répondre à ceux qui s’adressent à eux?

Sinon, ne vaudrait-il pas mieux dire ouvertement que les élections académiques sont décidées d’avance, et que les « petits » candidats n’y ont aucune chance? Or, dans la devise de la France, n’y a-t-il pas, si mes souvenirs sont exacts, le mot « égalité »?

Pour les élections académiques, pas d’égalité?…

Si l’on votait à l’Académie pour les mérites littéraires des uns et des autres, et non pas pour leur rôle ou pour la position qu’ils se sont gagnée dans le petit monde snobinard et germanopratin de l’édition, alors on voterait pour… moi.

L’Académie française dénonce, quelquefois encore, la décadence de la langue française. Elle le fait très timidement, mais elle le fait. C’est à son honneur. Pourtant, je connais quelques personnes en habit vert, et quelques Prix Goncourt, qui pourraient tirer un grand, un très grand profit de la lecture de mes romans, ou de mes leçons de français.

Voilà pourquoi, ce jeudi 7 février 2019, le site officiel de l’Académie française vient de rendre publique ma nouvelle candidature au huitième fauteuil, qui fut de M. Michel Déon .

Pour en savoir davantage, cliquez ici :

http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-michel-deon-f8-10

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