7 questions, again, about the alleged « suicide » of David Hamilton

  1. Un « suicide » que David Hamilton n’avait pas annoncé? Le suicide est un argument délicat et complexe mais, selon ce que je sais – il faudrait demander confirmation à des spécialistes – on estime que trois personnes sur quatre décédées par suicide l’avaient préalablement annoncé. Or, David Hamilton n’avait pas, que je sache, annoncé son suicide. Tout au contraire, il avait annoncé son intention de porter plainte pour diffamation et insultes…

2. Un « suicide » sans confident? Toujours selon ce que je sais, dans le cas d’un projet suicidaire, un proche  (voire un médecin; un professeur, quand il s’agit d’adolescents; ou encore un collègue) est très souvent le confident de ce projet. Dans le cas de David Hamilton, personne, à ma connaissance, n’a évoqué un tel projet suicidaire. Tout au contraire, David Hamilton avait des projets professionnels, par exemple selon de mystérieux « amis », ou présumés tels, qui ont fait des déclarations dans ce sens – sous couvert d’anonymat – à la presse. Je connais personnellement des gens qui avaient des projets en cours avec David Hamilton, et je connais la nature de ces projets. Voilà donc un homme qui se serait suicidé sans en parler à personne ou, par exemple, sans laisser de lettre, mais en s’amusant, quelques heures avant, à bâtir des projets d’avenir?

3. Peut-il exister, dans le cas d’un suicide, une cause unique et facilement identifiable? Dans énormément de cas (et je parle ici selon l’expérience que j’ai eue de gens et d’amis qui se sont suicidés autour de moi, y compris dans ma propre famille),  je ne crois pas me tromper non plus en affirmant que tout suicide – sauf peut-être dans des cas absolument exceptionnels – obéit à une accumulation de facteurs. Dire ou croire que David Hamilton se serait suicidé parce qu’une présentatrice de téloche avait porté (hors délais légaux) des accusations improuvables contre lui, et alors qu’il ne risquait absolument rien, voilà quelque chose qui semble plus que douteux.

4. Un suicide sans avertissement préalable?… Pourquoi David Hamilton se serait-il suicidé, et cela sans le moindre avertissement préalable? Je ne crois pas me tromper en disant que la très grande majorité des personnes qui se suicident donnent des signes qui trahissent leur intention. Je connais personnellement des gens qui ont parlé avec lui, par téléphone, le 25 novembre 2016 (certains, même, à deux reprises). Ils n’ont rien décelé. Dans le cas de David Hamilton, un mois avant son « suicide » officiel, il déclarait tout au contraire craindre pour son existence… S’il avertissait de quelque chose, c’était donc exclusivement de sa crainte d’être assassiné.

5. Le « suicide » de David Hamilton, quelque chose qui irait contre toutes les statistiques… Admettons même que, suite à la campagne de presse dont il était la victime, et par exemple aux insultes (particulièrement grossières et ignobles) d’Ardisson contre lui, David Hamilton ait songé au suicide.  Toutefois, je crois que tout psychologue ou sociologue sérieux, connaissant leur sujet, confirmeront que si l’idée du suicide peut certes traverser l’esprit d’un peu tout le monde, très rares seront ceux qui poursuivront dans leur intention jusqu’à élaborer un plan et passer à l’acte. Je suppose qu’il existe là-dessus des thèses, des travaux, des statistiques. En une année, sur par exemple cent mille (100 000) personnes, combien auront une idée suicidaire? Parmi ces personnes, combien à leur tour feront une tentative? Et parmi celles qui feront une telle tentative, combien réussiront leur suicide? Dix sur cent mille?…

6. Autre chose. Selon ce que me dit un ami qui s’y connaît en suicidologie, plus de la moitié  des personnes qui se sont effectivement suicidées souffraient d’un (voire de plusieurs) problème(s) de santé mentale. Sans réduire bien évidemment le suicide à cela, je note que David Hamilton, toujours à ma connaissance, n’avait aucun problème de santé mentale. Problème qui, s’il avait existé, aurait pu être un facteur de risque. Quelles raisons aurait diantre pu avoir David Hamilton, à l’âge de 83 ans, pour se suicider?

7. La crise suicidaire – quand elle survient – est, très souvent, de courte durée. En d’autres termes, peut-on supposer que David Hamilton ait décidé de se suicider à l’issue d’une brève crise suicidaire? Mais alors, il aurait dû faire – en quelques instants – le choix d’une méthode: l’asphyxie dans un sac de plastique?… Un tel choix représenterait un processus complexe et exigerait des connaissances techniques. Or, par exemple, David Hamilton avait-il fait des recherches, sur Internet, au sujet des moyens de se donner la mort?

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