Suicide, meurtre, assassinat ? David Hamilton, victime de l’Omo-umirtà?

Le mot napolitain omertà (je vis en Italie, je le rappelle, depuis vingt-cinq ans) vient d’omo, « homme », et du terme italien umiltà (en napolitain, umirtà, «humilité »). Dans les diverses branches de la Mafia, règne  la loi du silence. On ne prononce jamais  le nom de l’auteur d’un crime. On dissimule avec soin son identité  et l’on s’abstient délibérément de porter des accusations, de déposer des plaintes, d’apporter des témoignages.

Suicide ? Meurtre ? Assassinat ? C’est là une question qui se pose fréquemment, plus fréquemment qu’on ne le croit, dans une infinité d’affaires. C’est la question que se pose par exemple un journaliste du nom d’Eric Lemasson, auteur d’un ouvrage intitulé : L’assassinat du docteur Godard (éditions Les Arènes, 2011, 234 pages).

Suicide? Meurtre? Assassinat? Dans beaucoup d’affaires, la police et/ou la presse et / ou les tribunaux changent d’opinion. Le 26 octobre 1977 à Nice, lors de la disparition d’Agnès Le Roux, la police avait pensé à un suicide. La famille avait rejeté cette thèse. Le corps n’a jamais été retrouvé. On ne sait toujours pas la vérité.

Songeons au suicide (?) ou au meurtre (?), ou au meurtre-suicide (?) d’Yves Belluardo et de sa femme, le 27 novembre 2004. Un suicide mis en scène? Un meurtre? Un assassinat? Mystère…

Nous sommes en France. Songeons à l’affaire Yves Godard. Mais aussi aux affaires Estelle Mouzin, Dupont de Ligonnès, de la tuerie de Chevaline, de la tuerie du Bar du Téléphone, des disparues de Perpignan, du petit Grégory, du petit Jonathan, de Brigitte Dewèvre (Bruay-en-Artois), de Marion Wagon, de Gaëlle Fosset

Autant d’affaires qui, en 2019, n’ont jamais été officiellement résolues. Encore celles-ci sont-elles les affaires dont on peut parler sans trop courir de risques. Des affaires « médiatiques ».

Il y a les affaires dont on parle dejà moins, beaucoup moins, par exemple celle du pasteur Joseph Doucé : né le 13 février 1945 à Saint-Trond en Belgique  et mort (suppose-t-on) il y a vingt-neuf ans presque jour pour jour, le 19 juillet 1990, dans la forêt de Rambouillet.

Comment ne pas songer aussi aux mystères entourant les morts de Pierre Bérégovoy, François de Grossouvre, Robert Boulin, Joseph Fontanet?…

Et enfin, il y a eu la mort de David Hamilton, en novembre 2016. Suicide? Meurtre? Assassinat? Autre chose?

Dans le cas de David Hamilton, c’est vraiment frappant. Silence absolu. On n’en parle tout simplement pas. Il faudra sans doute dix ans, vingt ans, trente ans pour que les langues se délient. Peut-être

Dans beaucoup d’autres affaires, on pose la question: suicide, meurtre, assassinat?

Pour David Hamilton, on ne la pose même pas. C’est tellement plus simple… Plus reposant…

En ce qui concerne l’affaire David Hamilton aussi, dans la « grande » presse française, « on » s’abstient délibérément de porter des accusations, de déposer des plaintes, d’apporter des témoignages.

Chut!…

 

 

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