Si vous aimez lire quelque chose qui ne soit pas à la mode de la merde

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ».

Nous vivons une époque étonnante! Etonnante par son manque de curiosité, par son manque de goût, par son conformisme!

Mes trois derniers livres en date sont:

  • Je crie à toutes filles mercis, 532 pages de mémoires : et les plus passionnants parus depuis au moins cinquante ans;
  • Une dernière leçon de mon école, avec une couverture en couleurs qui est l’oeuvre d’un ami de David Hamilton, Max Stolzenberg:
  • Dans le ciel, roman (automne 2019).

Avec une photographie de couverture de MAX STOLZENBERG

Qu’on le croie ou non, ces trois livres ont suscité fort peu d’articles dans la presse ou sur Internet, à l’exception principale de ceux que leur a consacrés un écrivain de renom comme Roland Jaccard. Qu’on le croie ou non, ces livres ont été lus par tout au plus quelques centaines de personnes,  principalement en France (et aussi en Italie). Qu’on le croie ou non, ces livres ne sont même pas demandés par quelques personnes qui visitent pourtant chaque jour ou presque ce blog (ou laissent des commentaires sous pseudonyme). Internet est le royaume des anonymes et de l’Ephémère.

Les raisons de tout cela sont multiples. Les masses ont perdu la passion de la lecture. Les masses, et les fausses « élites », lisent de la merde – oups, pardon, de la mode. Les masses sont éduquées et vivement engagées à lire de la merde. Celle que leur vante la pub des épiceries « littéraires » que sont, à 99, 99%, les maisons d’édition et les journaux. De la merde et de la mode, c’est kif kif. Les masses préfèrent lire des auteurs (qui vendent parfois des dizaines ou des centaines de milliers d’exemplaires) et qui, pourtant, écrivent un million de fois moins bien que moi. Ajoutez à cela la bonne vieille avarice. « On » ne commande pas un livre, on préfère raquer sa redevance téloche ou aller au restaurant. Terrifiant aveu de gens chez qui l’estomac, et les intestins, ont depuis longtemps beaucoup plus d’importance que le cerveau. Beaucoup de gens sont très généreux en protestations de « soutien moral » – d’autant plus inutile qu’il reste à l’état de promesses verbales – mais disparaissent comme par enchantement dès lors qu’il pourrait s’agir de glisser un demi-doigt dans leur larfeuille, pour acheter un bouquin.

Il reste cette réalité: je m’honore d’avoir, en Europe (voire dans le reste du monde), quelques lecteurs – souvent fidèles. J’estime qu’ils constituent une toute petite élite, une vraie élite. J’aime qu’ils me choisissent et fassent de moi leur écrivain de chevet. J’aime les choisir, moi aussi. Je n’ai pas envie d’être lu par n’importe qui. Je n’ai pas envie d’être lu par des gens qui lisent n’importe quoi.

Si trouver un lecteur est difficile, trouver une lectrice – ce que j’appelle, moi, une lectrice – est une gageure. On est bien loin, aujourd’hui en 2019, du monde david-hamiltonien qui n’était sans doute, dès les années 1970 et en très grande partie, qu’une – belle – illusion.

Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, 2010. Couverture de la troisième édition (2018).

Voici un poème de mon recueil Les jeunes filles ont l’âge de mon exil (2010, deuxième édition 2016, troisième édition 2018). Un livre qui écrase et ridiculise tous les poétereaux d’aujourd’hui, y compris ceux qui reçoivent des « Nobel » ou des « Goncourt » – prix qui sont en réalité exclusivement réservés aux valets du politiquement correct, et aux faux rebelles.

Aux Dieux le temps des pommes bleues
Qui sont aimables aux miroirs
Grands ensoleillés des trottoirs,
Aux Dieux le temps des robes lestes
Qui sont aimables aux fenêtres
Des nuits de grande canicule,
Boucles et mèches sur les nuques,
Aux Dieux chignons, bijoux d’un sou,
Aux Dieux la lune reflétant
La pure candeur de l’actrice,
De l’actrice au jeu se prêtant,
Aux Dieux, les mains aux fronts charmantes,
Ogives, rubans et ovales,
Aux Dieux les temps de la moisson
Où la Mort tue une statue
Dans sa danse innombrable et tue.


Il ne sera d’autre moisson
Que de la Mort et que des ruines,
Marbres brisés et profanés.
Ma moisson est à l’horizon
Et ma moisson est l’horizon.
Horizon, l’or des transparences.
Horizon, les vergers célestes
A l’horizon du temps perdu,
Des règles du jeu transgressées
Et des règles du jeu trop sues
A l’horizon de ma prison,
A l’occident de mon exil
Qui a nom mort : ainsi soit-il.
Et c’est le Temps, le Temps qui marche
Dans les foins blonds des nuits d’été,
Le long des chemins, sous la lune,
Le Temps qui s’assied sur les murs
De pierre, au soleil, en tailleur.


Et c’est le Temps, le Temps qui danse,
Et c’est le Temps qui se déhanche
Scandé de robe en robe blanche,
Sandales de cuir, pieds de marbre,
Musique d’un pas qui s’éloigne,
Le Temps qui dévale les marches
De mes temples déconsacrés,
Le Temps qui court, le Temps qui passe.
Il ne reviendra pas, mon temps,
C’est le Temps sous lequel je ploie,
C’est le Temps que si mal emploient
Les filles qui ont dix-sept ans.


Ne fus-je rien ? Fus-je le ciel ?
Le Temps m’emporte, et le silence
M’a donné toutes les réponses.
Aux Dieux, le temps des robes claires
Qui au grand soleil, sous les arbres,
Les seins en proue et l’œil aigu,
Joue rouge aux choses inouïes,
Au sein de l’ombre bleuissaient.

(Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, livre largement diffusé puisqu’il a eu trois éditions: 2010, 2016 et 2018).

Roman « Dans le ciel », hors commerce, 172 pages, 12 chapitres

Trois livres à lire.

  1. Je crie à toutes filles mercis.

Un livre auquel Roland Jaccard a consacré un brillant article, paru à la fois dans la presse écrite (Le service littéraire) et sur deux blogs !

Voir: https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles

Voir par ailleurs: https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-se-souvient-de-david-hamilton

2. Une dernière leçon de mon école.

Je renvoie à :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/05/29/une-derniere-lecon-de-mon-ecole-eine-letzte-lektion-meiner-schule-a-last-lesson-of-my-school/

Et à:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/une-derniere-lecon-de-mon-ecole/

Ou encore à:

http://maxstolzenberg.com/2019/05/02/une-derniere-lecon-de-mon-ecole/

Ici, quelques extraits de ma Dernière leçon de mon école :

https://lequichotte.com/2019/05/30/une-derniere-lecon-de-mon-ecole-un-nouveau-livre-dolivier-mathieu/

3. Dans le ciel.

Article (octobre 2019) de Roland Jaccard: https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/

 

 

A propos defensededavidhamilton

On est prié de demander une autorisation explicite et écrite AVANT de republier, sur Internet ou ailleurs, des articles de ce blog. Toute republication effectuée sans autorisation n'a pas notre consentement.
Cet article a été publié dans David Hamilton. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Les commentaires anonymes, injurieux, inintéressants, hors sujet ou qui se répètent passent directement à la poubelle. Les abonnés et les autres sont priés de LIMITER le nombre de leurs commentaires. MERCI. D'avance.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s