Quand une « médaillée de l’humain », Valentine Monnier, accuse Roman Polanski

On a peut-être un peu trop vite tendance, de nos jours, à dire que tel ou tel est « acteur », ou telle ou telle « actrice », et cela pour avoir passé quelques minutes devant une caméra.  Valentine Monnier (tel est son nom), née en 1958, a semble-t-il été une jeune fille plutôt jolie, autrefois,  à l’époque où elle était modèle à New York avant de tourner dans quelques films. En cherchant bien, on apprend ainsi qu’elle a tenu le rôle de Maria dans Le bar du téléphone, avec Daniel Duval (1980).  Son ultime apparition cinématographique datant de 1985, cette actrice à la fort brève carrière n’avait plus guère fait parler d’elle.

En tant que photographe, installée en région parisienne, Valentine Monnier avait pourtant pris des photos d’éléphants en Afrique avant de recevoir, en 2004, la « Médaille de l’Humain« , en 2006 et 2009 le « Diplôme du Reportage » et en 2008 la « Médaille du Sport » ( https://www.vozgalerie.com/artistes/valentine-monnier/   ).

Ici, des oeuvres photographiques de Valentine Monnier-Vazeux, en collaboration avec Corinne Vazeux:

https://shareslides.org/doc-detail.html?utm_source=les-yeux-fermes-photographies-valentine-monnier-scenographie-corinne-vazeux

 “Je venais d’avoir 18 ans”, a déclaré ladite Valentine Monnier au Parisien, puisqu’elle accuse le réalisateur Roman Polanski d’un « viol ». Ce viol présumé remonterait à 1975, et aurait eu lieu à Gstaad, en Suisse.

“Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine », a déclaré Valentine Monnier citée par la presse. « Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet. Il me frappa, roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans”.

Vous vous demanderez peut-être, comme moi, comment n’ayant aucun lien personnel ou professionnel avec quelqu’un, vous pouvez vous retrouver dans son chalet.
Valentine Monnier a la réponse: ce serait une amie qui lui aurait proposé de venir skier avec Polanski en Suisse.

Quelqu’un qui se présente comme un « ami » du réalisateur aurait même confirmé le récit de Valentine Monnier, mais a désiré rester anonyme: “Elle avait l’air bouleversée. Quand elle est arrivée dans mon chalet, je crois me souvenir qu’elle avait un bleu sur la joue. Puis, elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée par Polanski”.

Quoi qu’il en soit, Valentine Monnier n’a jamais porté plainte, depuis 1975. Mais, sans doute confortée par ce témoignage d’un anonyme qui « croit se souvenir » (près d’un demi-siècle après) de ce qu’elle avait ce soir-là « un bleu sur la joue », voilà qu’elle vient de porter publiquement cette accusation de viol, et cela – coïncidence ? – juste avant la sortie toute prochaine (13 novembre!) du film “J’accuse”, avec Louis Garrel dans le rôle d’Alfred Dreyfus.

Ces deux dernières années, l’ex-actrice a paraît-il rapporté les faits – selon la presse – à… la police de Los Angeles ainsi qu’à Brigitte Macron et Marlène Schiappa. Laquelle lui aurait répondu que, les faits étant prescrits, elle ne pouvait rien faire, tout en affirmant qu’elle appuyait une démarche « courageuse”.

Maître Hervé Témime, avocat du cinéaste, a rétorqué quant à lui que “Roman Polanski conteste fermement toute accusation de viol”, ajoutant également: ”À titre personnel, je ne peux que constater que les faits allégués datent d’il y a quarante-cinq ans. Qu’ils n’ont, pendant toutes ces longues années, jamais été portés à la connaissance de l’autorité judiciaire ou de M. Polanski. Dans de telles conditions, je déplore gravement la parution, à la veille de la sortie du film, de telles accusations.”

Les accusations de Valentine Monnier ont fait le tour du monde, la presse en parle et va en causer dans tous les pays. Valentine Monnier-Vazeux, de la sorte, va avoir elle aussi ses cinq minutes de célébrité.

En attendant les développements de tout cela, je ne peux que répéter ce que j’ai souvent dit: Roman Polanski, qui n’est pas – je le précise – un cinéaste que j’apprécie particulièrement, a droit comme tout citoyen à cette présomption d’innocence niée, il y a juste trois ans de cela, à David Hamilton (novembre 2016).

Il y a longtemps – très longtemps ! – que je le dis, cette habitude de pourchasser des vieillards (David Hamilton avait 83 ans en 2016, et Roman Polanski est né en 1933, exactement comme Hamilton), et cela pour des faits non seulement présumés mais encore remontant à un demi-siècle, me semble une déplorable habitude.

D’autant que de telles accusations surviennent toujours, ou presque, juste au moment de la sortie d’un film (Polanski) ou, dans le cas de David Hamilton, d’une exposition qui devait avoir lieu juste au moment des allégations proférées par Flavie Flament.

Roman Polanski nie fermement et, quant à lui, il a la chance que n’a pas eue David Hamilton: des journaux font part de ses vigoureuses dénégations. Autre chance de Polanski, dont fut privé David Hamilton, il a des avocats.

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