Quand David Hamilton faisait basculer le monde de l’autre côté du miroir

Il est des livres, il est des poèmes, il est des photographies qui coupent le souffle. Ce sont des oeuvres d’une telle beauté, d’une beauté vraiment sublime, qu’elles expriment à elles seule une philosophie – et toute une époque, aussi.

Voici une image de David Hamilton qui, sauf erreur de ma part, n’a jamais été publiée dans aucun de ses albums. Elle est pour ainsi dire introuvable sur Internet, et date du tout début des années 1970.

Est-il seulement besoin de la commenter? Est-il besoin de souligner la passion avec laquelle David Hamilton appuie sur le déclencheur, face au miroir, pour capturer l’instant? La lumière d’une journée d’été à travers la fenêtre? Il y a, ici, de l’éternité pure.

David Hamilton fut un maître d’intemporalité, un cristal éternel de beauté au milieu des propos de concierges et des médiocrités d’une éphémère et insignifiante modernité.

Une telle photographie réduit à néant tous les ragots dont a été ignominieusement victime David Hamilton. On devrait d’ailleurs en dire aussi des livres – aussi bien des romans que des essais – de Gabriel Matzneff.

Comment ne pas songer, ici, à Green?

« Un grand silence dans la maison, où tout brille: les miroirs inclinés, les meubles de bois sombre, et le parquet noir »

(Green, Journal, 1934).

David Hamilton, photographie très rare, datant de la toute première partie des années 1970. Blog « En défense de David Hamilton »

David Hamilton, première partie des années 1970.

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