Novlangue: Gabriel Matzneff vit dans un habitation, l’emprise est un mot masculin et Vanessa S. a dû vivre une relation traumatisante avec l’accord du participe passé

Il est consternant – mais presque drôle! –  de constater qu’en France, où tout le monde emploie désormais des mots grotesques en les mettant au féminin (« auteure », « écrivaine »), en revanche lorsqu’il existe un mot féminin (HLM = habitation à loyer modéré), les journalistes le mettent au masculin. Des dizaines de journaux parlent ainsi « du » (au masculin) HLM de Gabriel Matzneff…

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« Emprise » serait-il devenu un mot masculin?

Etonnantes, de même, les fautes d’accord du participe passé dans les articles consacrés à Vanessa Springora.

Sur des dizaines de sites (vérifiez!), on lit en effet:

« le personnage central du livre « Le Consentement », dans lequel Vanessa Springora raconte l’emprise qu’il a exercé » (SIC!!!)

( https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/affaire-gabriel-matzneff/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-gabriel-matzneff-un-ecrivain-aux-pratiques-pedophiles-assumees_3762443.html )

« La directrice des éditions Julliard raconte dans un livre l’emprise que l’auteur, alors presque quinquagénaire, a exercé » (SIC!)

( https://www.bfmtv.com/culture/vanessa-springora-denonce-une-relation-abusive-sur-fond-de-pedophilie-avec-gabriel-matzneff-1830422.html )

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« Vanessa Springora, écrivaine et éditrice, publie un récit terrifiant sur l’emprise, notamment sexuelle, qu’a exercé (SIC!) sur elle »

 ( http://portail.bouyguestelecom.fr/actu/A-14-ans-sous-l-emprise-de-l-ecrivain-Gabriel-Matzneff-le-consentement-de-Vanessa-Springora-provoque-une-deflagration-1211704/

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L’écrivaine, femme de lettres et auteure aurait-elle vécu une relation traumatisante avec le participe passé, niveau BEPC ?

On lit dans Le Monde, encore aujourd’hui, ces propos de Vanessa Springora au sujet de Gabriel Matzneff:

« Jamais un homme ne m’a regardé (SIC!!!) de cette façon-là », note-t-elle.

 ( https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/10/avec-le-consentement-vanessa-springora-depeint-les-ressorts-de-l-emprise_6025374_3232.html )

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« Springora refuse de se séparer de celui qui l’a changé (SIC!) en « déesse ».

( https://www.bfmtv.com/culture/elle-publiele-consentement-sursa-relation-a-14-ans-avec-gabriel-matzneff-qui-estvanessa-springora-1833330.html  )

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Dérisoire.

Même les voisins de Gabriel Matzneff sont apparemment interrogés par des journalistes. On lit dans Valeurs actuelles:

« Dans l’immeuble, beaucoup décrient (SIC, A LA PLACE DE « décrivent », quel lapsus! ) un « homme normal », « une personne adorable » ou un « homme charmant », mais aussi quelqu’un de souvent absent parce qu’il voyage beaucoup. D’autres voisins – qui ont voulu rester anonymes – concèdent que l’affaire a quelque peu changé leur vision de l’écrivain. « Ça va être difficile de le revoir dans l’immeuble, de le croiser, de faire semblant. » » ( https://www.valeursactuelles.com/societe/le-loyer-derisoire-de-gabriel-matzneff-paris-114893  )

Ridicule.

Même article, pour ainsi dire, dans Capital, où le loyer qui semble « dérisoire » à Valeurs actuelle devient « ridicule » pour Capital.

Profondeurs de la pensée journalistique! C’est sans doute à de telles prodigieuses nuances que l’on voit la grandeur de la déontologie de la presse, et ce qu’est devenu le journalisme aujourd’hui…

( https://www.capital.fr/economie-politique/le-loyer-ridicule-que-verse-gabriel-matzneff-dans-le-quartier-latin-1359368  )

Rappel

Je me permets de signaler aux abonnés de ce blog que s’ils désirent lire mes propres livres, y compris ceux sur David Hamilton, et pour certains d’entre mes ouvrages sous forme de PDF, ils sont priés de m’écrire. Merci.

Lire, merci:

https://wp.me/p89w8Z-543

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