David Hamilton et d’inactuelles mais éternelles questions au sujet de sa mort

Toutes photos prises, depuis le trottoir de l’avenue du Montparnasse, le 10 février 2020, à Paris

Voici l’immeuble (photo prise à Paris le 10 février 2020, vers 16 heures) où est mort le célèbre photographe David Hamilton. Un immeuble dont toute la presse avait divulgué, avant sa mort et après, l’adresse. D’ailleurs, David Hamilton était aussi sur les pages blanches de l’annuaire.

Cet immeuble a été photographié par des dizaines d’organes de presse, toujours en relation avec David Hamilton.

Pour entrer, il faudrait avoir le code secret (toujours à cette date du 10 février, un code de quatre chiffres, supposé-je par pure imagination). Toujours par pure imagination, tiens, je m’amuse à songer qu’il pourrait contenir les chiffres 6 et 9 (69 année érotique, ce serait très david-hamiltonien non?)…

 

 

En tout cas, le numéro de l’immeuble (41) ne peut certes échapper à personne, quant à lui, se trouvant à la fois à droite mais aussi au haut de la porte. Face aux « révélations » de la presse au sujet de cette adresse, il était donc très facile à qui que ce soit de trouver les lieux où habitait David Hamilton. Eventuellement, de le harceler (ce qui est un délit).

Et en effet, un mois avant sa mort, David Hamilton avait fait noter qu’il craignait pour sa vie.

Il y a deux portes à l’immeuble. La première, celle où il faut un code d’accès pour entrer. Et puis encore une autre – derrière laquelle s’ouvrent, sur la gauche, les escaliers qui mènent directement à l’ancien studio de (Petula Clark puis de) David Hamilton. Entre les deux portes, il y a un hall – et, sur le mur de droite, les sonnettes.

Bref, le 25 novembre 2016, ou aussi durant les mois d’octobre et de novembre 2016, prenons l’exemple de la journaliste, amie de Flavie Flament, qui a déclaré noir sur blanc dans son journal « avoir glissé un billet » sous la porte de David Hamilton. Vu que ce dernier avait publié un communiqué indiquant ne pas vouloir de contacts avec la presse, on peut assez aisément supposer qu’il ne lui a pas ouvert. Et donc, on peut subodorer que cette dame possédait le code secret de David Hamilton. Tiens tiens! Qui le lui avait donné? Mystère et boule de gomme. Qui sait si la police s’est intéressée à des « détails » de ce genre? Pourtant, ce code (dans un immeuble fort bien protégé), qui est en sa possession sinon les résidents et le(s) gardien(s) de l’immeuble?

Le gardien d’immeuble, en outre, est un policier (comme l’a largement révélé la presse) et c’est également lui qui aurait (toujours selon la presse) trouvé David Hamilton agonisant.

Pourquoi et comment une journaliste arrivait-elle à passer les deux portes, pour aller « glisser un billet » sous la porte du photographe?… Qui lui ouvrait? Au nom de quoi?

Quant au dernier visiteur qui aurait vu David Hamilton en vie (avant le gardien de l’immeuble), il devait lui aussi avoir le code, forcément, puisque c’était quelqu’un au service (ou censé se trouver au service) de David Hamilton.

 

Photo du 10 février 2020: l’immeuble où est mort David Hamilton (25 novembre 2016)

J’ai interrogé pas mal de voisins. Relativement élevé, le nombre de personnes qui m’ont affirmé ne pas avoir été présentes le 25 novembre 2016. Certaines croient (ou disent croire) au « suicide » de David Hamilton. D’autres ont tout bonnement refusé de me répondre. J’ai conseillé, à toutes, la lecture du blog « En défense de David Hamilton ».

Puis je me suis aventuré parmi les commerçants du quartier. Les réponses ont été à peu près identiques. Le temps a passé. La plupart des gens ne sont doués ni de curiosité, ni d’esprit critique. Ils sont emportés par le tourbillon de l’actualité – ou, pour le dire comme Nietzsche, de l’inactualité.

J’ai en tout cas fait de la « pub » au blog. Quatre ou cinq des personnes par moi rencontrées ont aussi fini par m’accorder, après avoir entendu mes arguments, qu’il y avait en effet de quoi se poser des questions.

Et moi, qui suis un inactuel, j’ai continué mes investigations.

(A suivre)

 

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