Destins croisés: la maman de Proust, des aréoles au soleil, Roland Jaccard et Gabriel Matzneff

Charles Haas (1832-1902) par Chartran, Theobald (1849-1907).
Charles Haas a inspiré le personnage proustien de Swann, dreyfusard

Tout lecteur fervent de Marcel Proust se souvient de la scène où, dans Jean Santeuil, le petit Jean voit sa mère – en maillot de bain, naturellement – lui apparaître. Les eaux  de la piscine Deligny « paraissant sans fond, il avait eu le sentiment que sans doute – comme les anciens croyaient qu’à un certain endroit non loin de Pouzolles était l’entrée des enfers – là était l’entrée des mers glaciales ». Il semble alors à Jean /Marcel Proust qu’il était « le fils d’une déesse et qu’ainsi il avait pu voir l’entrée de ce monde fantastique inconnue de tous et pourtant si près du pont de la Concorde, près de laquelle tout le monde passait sans le savoir, de même que nous marchons tous les jours par-dessus d’immenses égouts navigables, dont l’entrée n’est pas visible : mais le préfet de police et d’autres font au milieu d’une place soulever une pierre qui ressemble à toutes les autres et y descendent ».

(Voir par exemple : https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2012-1-page-27.htm )

Ivre du temps perdu, roman de Gabriel Matzneff, ici la couverture de l’édition parue en Catalogne en 1989

Si la mère de Proust était en maillot de bain, Roland Jaccard quant à lui a vu à la piscine Deligny  des nymphettes aux seins nus: « C’est là que par le plus grand des hasards, entre deux minettes offrant leurs aréoles aux caresses du soleil, j’ai rencontré Gabriel Matzneff. » (Roland Jaccard)

Roland Jaccard est un fidèle. Parlant de Gabriel Matzneff, Roland  revient donc sur « la chasse à l’homme dont il a été victime » l’an dernier. Cette année, c’est le tour à Olivier Duhamel. En 2022, on ne sait pas encore…

L’article, sur le blog de Roland Jaccard, est passionnant : https://leblogderolandjaccard.com/2021/01/16/a-la-piscine-deligny-avec-gabriel-matzneff/

Un ancien article de Roland Jaccard sur Gabriel Matzneff

Particulièrement important, enfin, me semble ce propos de Gabriel Matzneff : « J’estimais – et j’estime toujours – qu’un écrivain doit toujours prendre la défense des gens qui sont en prison. C’est pour moi une règle absolue. On ne me trouvera jamais du côté des gendarmes et des juges et quel qu’il soit, un homme en prison m’est un frère. »

Roland Jaccard et Gabriel Matzneff: savoir écrire n’empêche pas de savoir manier une raquette

L’univers du terrible.

Roland Jaccard conclut, parlant de Gabriel Matzneff : « Il est aujourd’hui dans l’univers du terrible. Il va de soi que j’ai pris sa défense : la piscine Deligny crée des liens indéfectibles. » (Roland Jaccard).

Heureux les écrivains qui, dans l’univers du terrible où ils sont plongés, trouvent en des hommes comme Roland Jaccard des amis qui ne les oublient pas. Ce ne fut pas le cas, par exemple, du malheureux David Hamilton.

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