Roland Jaccard recense, avant la nuit, « Encore une gorgée de soleil »

Très jolie couverture du livre « En torno al diario íntimo », au sujet d’Amiel, par Roland Jaccard (traductrice, Laura Freixas).

Voir : https://leblogderolandjaccard.com/2021/02/28/a-onze-kilometres-de-gourville/

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« Dans nos sociétés modernes, l’autre est réduit à une pure fonction instrumentale ; nous le cotoyons, mais nous ne le rencontrons jamais. Nous vivons socialement dans une sorte de vaste coït interrompu. » (Roland Jaccard, en 1975, dans L’exil intérieur).

Cette phrase de Roland Jaccard s’adapte parfaitement à la société de la crise du « coronavirus », des masques-muselières, des lockdown  et de la distanciation sociale. Enfin, dans les années 1970, les esprits lucides (pas nombreux) voyaient autour d’eux une société du coït interrompu. Aujourd’hui, avec le lockdown et la phobie hygiéniste, c’est le coït même pas commencé…

Le même Roland Jaccard vient de publier sur son blog un article sur mon dernier livre, Encore une gorgée de soleil qui, malgré les temps que nous vivons, se trouve dès à présent dans plusieurs pays d’Europe – en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Suisse,  en France, ailleurs encore – entre les mains de ses lecteurs et de ses lectrices.

Comme on sait, la petite ville d’lliers (Eure-et-Loir) s’appelait seulement Illiers jusqu’en 1971, date à laquelle elle est devenue Illiers-Combray, en hommage au grand Marcel Proust. Roland Jaccard s’amuse donc à évoquer dans le titre de son article une ville normande imaginaire, « Gourville », où se déroule l’un des textes littéraires de Encore une gorgée de soleil.

Ma petite Gorgée de soleil, elle aussi, aura été ma tentative à moi de protester contre la schizoïdie par laquelle est en train de s’achever, sous nos yeux, ce que l’on appelait jadis la civilisation européenne. D’ailleurs, elle est morte depuis longtemps.

Roland Jaccard, 1991.

L’article de Roland Jaccard sur « Encore une gorgée de soleil » est à lire ici : https://leblogderolandjaccard.com/2021/02/28/a-onze-kilometres-de-gourville/

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Pour la mort, je vais demander à…

Voici l’un des textes – le premier – de Encore une gorgée de soleil (76 pages), texte d’abord paru sur ce blog  : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/12/11/11-decembre-pour-la-mort-je-vais-demander-a/

Dans Encore une gorgée de soleil, par ailleurs, je cite L’exil intérieur de Roland Jaccard, lorsque j’écris (pages 22 et 23): « De la sorte, la fable appelée Covid 19 illustrait-elle à merveille ce qu’avaient depuis longtemps annoncé La Boétie dans Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr’un, George Orwell et Ivan Illich dans tous leurs livres ou encore Michel Foucault dans Surveiller et punir, Guy Debord dans La comédie du spectacle et Roland Jaccard dans L’Exil intérieur. » (Encore une gorgée de soleil, pp. 22-23).

Roland Jaccard, « L’exil intérieur » aux éditions du Seuil, collection Points / Sciences humaine numéro 95, 1978.

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