Un bouclier naturel contre la merde?

On lisait hier dans Le Monde: « Depuis le début de la pandémie, certaines personnes n’ont jamais été infectées malgré leur exposition au risque. Mutations génétiques, rencontres passées avec d’autres virus, groupe sanguin, modes de vie… : les chercheurs tentent de percer les mystères de ces éventuels boucliers naturels. » ( https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/02/covid-19-les-secrets-de-ceux-qui-resistent-au-virus_6115748_3244.html )

Pour aider de mon mieux ces prodigieux cerveaux, ma réponse est quant à moi que j’ai continué à vivre exactement comme avant, ce qui signifie notamment rencontrer le plus petit nombre possible d’êtres humains, ou dits tels. J’aurais tendance à dire que la distanciation sociale est loin de n’avoir que du mauvais.

Par ailleurs, ayant décidé de ne jamais trimer de ma vie plusieurs années avant que Guy Debord ne lance son « ne travaillez jamais » (et, en ce qui me concerne, parce que j’ai toujours été ému jusqu’aux larmes de rire par le désir effréné qu’avaient mes contenporains de tripalier, et que je n’ai pas voulu priver le moindre d’entre eux de toute opportunité d’esclavage), j’ai poursuivi comme j’avais commencé.

Je n’ai pas allumé la télévision, non plus, pour la simple raison que je ne possède point cet extraordinaire instrument de crétinisation.

Macron, qui est devenu protecteur de l’Académie française après avoir suivi les cours de Madame Brigitte Trogneux, doit connaître le sens des mots, par exemple le mot: emmerder. Je ne me suis jamais couvert la face d’une couche-culotte et, malgré les efforts méritoires de Macron si aimablement soucieux d’emmerder les non vaccinés, il va lui falloir redoubler d’efforts en ce qui me concerne car je ne me suis toujours pas fait piquouzer au moyen d’une, de deux, de quatorze ou de cinquante-sept inoculations du vaccin super-efficace je ne sais mais, certainement, efficace à remplir les pauvres comptes en banque des pauvres hères de Big Pharma.

Me foutant impérialement des campagnes de terreur médiatique, qu’elles concernent le Covid 19 ou maintenant « les risques d’une troisième guerre mondiale », je me suis borné à continuer à vivre mes amours david-hamiltoniennes (avec une jeune fille pas vaccinée et qui n’a pas davantage que moi besoin de porter une couche culotte, parce qu’elle ne souffre ni d’incontinence intestinale, ni de terreur de choper ce bon vieux coronavirus).

Pour le reste, si les gens étaient radins avant le début de la farce, ils ont encore progressé – et il fallait le faire – dans leur avarice.

Deux ou trois personnes, qui m’apportaient un rien d’aide, ont mis un terme aux sommes dérisoires, absolument dérisoires, qu’elles consentaient à mon égard. Une sensibilité vraiment extrême…

Quant à mes livres, dont certains sont encore disponibles, ils n’intéressent personne, que ce soit sur papier ou sous forme de PDF. Ce qui est une autre excellente nouvelle pour moi.

Mes contemporains, en 2022, entre Covid 19 et événements ukrainiens et en attendant la suite, n’ont évidemment pas quelques euros pour lire. Et encore moins pour lire un de mes livres. Le pognon doit être réservé à remplir leur organe principal qui, davantage qu’un cerveau dont je ne puis qu’hypothiser l’existence, ou d’un coeur dont il est aisé d’affirmer l’absence, est l’estomac.

Mes chers amis, favorables qu’ils soient aux vaccins ou pas, ont pour dénominateur commun d’être des moutons de Panurge, des gens sans aucun goût, sans la moindre générosité, des consommateurs (et notamment des consommateurs de David Hamilton) et, pour le dire avec une infinie amabilité à leur égard, de si banales ordures.

Dans toute leur non vie, ils n’auront jamais fait ni la guerre, ni l’amour. Faire l’amour sera resté, pour eux, un slogan, rien qu’un slogan.

La plupart des amateurs ou des imitateurs de David Hamilton sont des minables. Ce que ce dernier savait très bien.

Voici quelques citations de ce qu’il disait. Il s’agit d’un entretien paru en 1974, et que j’ai republié dans mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard).

« Je ne suis membre d’aucun club, association, mouvement ou syndicat interprofessionnel qui ergote à longueur de journée sur la place de la photographie dans le monde moderne ou le libellé des factures et les prix. Tout cela, pour moi, est une vaste blague. » (David Hamilton, 1974).

« Je sais, j’ai quelques pâles et mauvais imitateurs. Ce ne sont pas des photographes, mais des putains. » (David Hamilton, 1974)

Réactionnaire? « Je le suis, et je m’en fous. J’aime ce monde, je n’ai rien à voir avec la société d’aujourd’hui. » (David Hamilton, 1974)

« L’avant-garde, les pseudo-révolutionnaires, ils emmerdent. Le bruit, la fureur, la pop française, de la vulgarité tout cela! Courrèges et ses jupes à mi-cuisses pour mémères de quarante ans. » (David Hamilton, 1974)

 » Je n’aime pas les «femmes». Avec elles, il y a toujours des histoires de Jules, des problèmes, du frelaté et des kilomètres d’expérience. Ce que j’aime, c’est l’éveil, la beauté d’un corps tout neuf; ce n’est pas la fin d’une virginité, c’est l’éveil d’une féminité. » (David Hamilton, 1974)

« Une vraie blonde a les yeux et la peau que j’aime. Ensuite, il y a les gestes, le visage, les jambes qui montent jusqu’aux oreilles. Néanmoins, tout peut être détruit si elle est vulgaire. Si elle ne dit rien, cela peut aller. Mais un geste, une voix fausse et c’est fini, je fuis comme un fou. » (David Hamilton, 1974)

Un parler vrai qui permettait de prédire, dès 1974, que David Hamilton ne se ferait jamais beaucoup d’amis, lui non plus…

David Hamilton, lui aussi, avait un bouclier naturel contre la merde. Comme moi contre le « coronavirus ».

Dawn Dunlap par David Hamilton
Photo David Hamilton, fin des années 1960
Photo David Hamilton, fin des annèes 1960

Le prestigieux magazine « Réalités » présentait autrefois, en couverture, le monde de David Hamilton, celui des Jeunes Filles en Fleurs.

Décembre 1971

De la même époque, ces quelques illustrations extraites au hasard, de la revue « ouest » – allemande Konkret, dont David Hamilton était dans les années 1970-1973 l’un des photographes attitrés. Les photographies qui suivent ne sont pas de David Hamilton.

Konkret 2 août 1973 (détail)
Konkret 2 août 1973
Konkret 2 août 1973
Konkret, 2 août 1973
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