« Je crie à toutes filles mercis »

Photo O.M., 2007

 

Olivier Mathieu

Je crie à toutes filles mercis

Mémoires éphébophiles.
(Paris, 2018).

Mon livre « Je crie à toutes filles mercis » (l’allusion à François Villon est évidente), sous-titré : « Mémoires éphébophiles », est paru.

532 pages, couverture en couleurs, format 17 X 24 cm.

Illustrations internes (photographies dont je suis l’auteur).

2018.

Première édition, 2000 exemplaires.

Date de parution : 28 octobre 2018 (anniversaire de Dawn Dunlap, née le 28 octobre 1964).

Un livre à lire sur les cimes

*

Les « Mémoires éphébophiles » sont, d’abord, les mémoires de ma vie sentimentale. Ils se situent, de la sorte, dans la lignée du « Catalogue chronologique et descriptif des femmes avec qui j’ai couché » de Pierre Louÿs.

Mon emploi du terme « éphébophile » pourra surprendre, et pourquoi pas donner lieu à une facile ironie,  mais j’emploie ici le mot « éphèbe » comme substantif féminin,  au sens de «jeune fille ». Exemple littéraire, extrait d’autres mémoires fameux: « La vive épousée ne veut pas se reconnaître dans la délicieuse éphèbe représentée par le captif » (Chateaubriand, Mémoires, tome 4, 1848, page 443).

Mes mémoires « éphébophiles » me permettent dès lors des digressions sur la Philosophie de la Jeune Fille de David Hamilton.

J’ai dédié le livre à Roland Jaccard.

Il y est donc question de David Hamilton, de Vladimir Nabokov, de Lolita, de Roland Jaccard, de Dawn Dunlap, etc., et d’une infinité d’autres personnages et sujets.

Il s’agit enfin des mémoires d’un écrivain et du regard qu’il lance sur près d’un demi-siècle de littérature.

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David Hamilton au milieu de ses modèles

Bonne lecture à tous!

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Photo David Hamilton, 1988 (date approximative)

Au sujet de mon titre
Je crie à toutes filles mercis
*

A  Chartreux et a Celestins.
A Mendians et a Dévotes.
A musars, a claquepatins.
A servans, et filles mignotes
Portans surcotz et justes cotes,
A cuidereaux d’amours transsis
Chaussans sans meshaing fauves botes,
Je crie a toutes gens mercis.
Afilletes monstrans tetins
Pour avoir plus largement hostes,
A ribleurs, mouveurs de hutins,
A bateleurs, traynans marmotes,
A folz et folles, sotz et sotes,
Qui s’en vont siflant cinq et six,
A marmosetz et mariotes,
Je crie a toutes gens mercis.
Sinon aux traistres chiens mastins,
Qui m’ont fait chier dures crostes
Maschier mains soirs et mains matins,
Qu’ores je ne crains pas trois crotes.
Je feisse pour eulx petz et rotes;
Je ne puis, car je suis assis.
Au fort, pour éviter notes,
Je crie a toutes gens mercis.
Qu’on leur froisse les quinze costes
De gros mailletz, fors et massis,
De plombées et telz pelotes.
Je crie a toutes gens mercis.

François Villon

*

A lire : «François Villon, l’éternel poète des enfants perdus» (Olivier Mathieu), dans le magazine Eléments n° 133.

http://www.revue-elements.com/elements-L-empire-du-bien-le-politiquement-correct.html

Un livre pour voir de haut

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